04 09 13

Nostalgique, mais heureuse !

index.jpgVous êtes déjà nombreux à avoir lu les avis sur le nouveau roman d'Amélie Nothomb, mais laissez-moi y ajouter quelques phrases extraites d'une lettre que je lui ai envoyée au moment de la lecture de l'avant-première du roman "La nostalgie heureuse" en juillet...

"Cette fois, comme toujours, le livre me surprend par le thème et le récit. Un roman sur le reportage d'une équipe de télévision. Tu dois deviner combien j'y retrouve les défauts, les tics, les envahissements, mais aussi l'invention que cela représente.

L'air de rien, tu déculpabilises les nostalgiques en faisant la part des choses : Proust et les romantiques, par exemple. Tu joues avec cette re-visitation du passé, qui est le grand moteur de nos vies. Le cerveau recycle et efface en permanence nos souvenirs : c'est la désormais fameuse résilience de Boris Cyrulnik...

J'aime tout : De la première phrase que tu mets en exergue et qui explique ta démarche littéraire jusqu'aux descriptions subtiles de l'air et du silence !

Picorées dans le livre, comme je le fais sur Radio-Judaïca avec Nicky Depasse, voici quelques phrases :

"Qu'est-ce qu'une caméra peut percevoir de ce qui se passe en moi ?"

"Nos villes européennes, où le temps s'est arrêté"

"Cette stèle qui annonçait le tsunami, il y a mille ans !

"Il n'y a pas d'avenir pour ce qui n'est que poétique ?"

Et j'adore cette définition de la ville de Paris : une armoire mal rangée dont on reçoit le contenu sur la tête !"

Bonne lecture ! Fan absolu d'Amélie, je suis toujours ravi de pouvoir témoigner que mon bonheur de découvrir son roman ne s'érode pas et n'est jamais déçu !

 

Jacques MERCIER

 

"La nostalgie heureuse" roman, Amélie Nothomb, Edition Albin Michel, 158 pp.16,5 Euros.

 

03 07 13

L'affaire des affaires


Zalbac, brothers, karel, renaudiereAlors que nous nous enfonçons depuis plus de vingt ans dans une société mondiale dont les rennes sont passées du monde de l'entreprise à celui de la finance avec les conséquences suicidaires que l'on sait mais que l'on ne combat pas encore, Karel De La Renaudière publie chez Albin Michel un premier roman qui traite de ce sujet : Zalbac brothers.

L'auteur venant lui-même du monde de la finance en lien avec l'entreprise, le livre n'en est que plus intéressant.

Toute ressemblance avec des personnages connus est évidemment tout-à-fait involontaire, les avocats très intéressés de Scarlet Johansson peuvent passer leur chemin.

Karel De La Renaudière est passé au Flore sur Judaïca ce jeudi à 13 heures pour un café en terrasse un peu venteux, faut-il vous l'avouer.


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20 06 13

Un roman sur l'école à lire en vacances !

opa 2.jpgCe roman "OPA sur le Mammouth" est jubilatoire ! A lire absolument, même pour ceux qui ne sont pas au fait du système scolaire français. C'est tellement bien écrit qu'on s'y retrouve grâce aux notes ! Une fois commencée, on ne lâche plus l'histoire à rebondissements de l'installation d'écoles nouvelles créées par une multinationale et s'appuyant sur toutes les dérives que sont la publicité, la rentabilité, le marché, etc. Mais tout n'est pas noir ou blanc, comme on le sait ! Et on en arrive à pencher parfois du côté des anciens, parfois des nouveaux ! Le point de départ est bien la réelle dégradation du système éducatif français. Dave Mulland, homme d'affaires, décide de mettre la main sur les neuf mille collèges et lycées de France ! L'éducation nationale peut-elle devenir une affaire juteuse ? Il s'agit du premier roman de Nicolas Sizaret. Il allie un ton et un style très actuels à une provocation géniale ! Et les questions que le récit pose sont celles de l'actualité la plus brûlante ! Evidemment, cela nous concerne tous ! Suivez donc l'histoire de ces improbables "Unités Scolaires Compétitives", plongez dans l'univers de l'audiovisuel où les cadeaux sont parfois des stylos espions qui filment des erreurs des professeurs ! On vit aussi avec les professeurs et les syndicats. C'est plus vrai que nature ! Pour vous donner le ton, dès le début on découvre et on suit l'arrivée d'une jeune prof : "Zoé Alfard pressent que cette année scolaire sera inoubliable. Une intuition fondée, même si la jeune enseignante ignore tout du tourbillon d'événements dans lequel elle ne va pas tarder à se faire entraîner" C'est une bonne accroche ou je ne m'y connais pas ! Et le débat peut se poursuivre sur le site du livre...

 

Jacques MERCIER

 

"OPA sur le Mammouth" roman de Nicolas Sizaret. Editions Souffle Court. www.opasurlemammouth.com 412 pages. 20 euros.

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24 05 13

Parler d'amour avec Pauline Delpech

Pauline Delpech, souvenanceUn changement de thème radical mais aussi de style. Y aurait-il du vécu derrière tout celà ?

Pauline Delpech, c'est aussi la planète people, avec laquelle la belle a pris ses distances ; elle en parle dans cette interview avec Brice Depasse sur Nostalgie.

Pauline nous donne également des nouvelles de son père à qui nous sommes tant attachés et, plus ludiquement, nous dévoile la chanson et l'histoire de son premier slow (et ... de la première fois ?).

Enfin, nous ne pouvions pas passer sous silence cette campagne pour laquelle Pauline a posé buste dénudé (que tout le monde a vue et reverra encore en octobre prochain, et dont le but est la sensibilisation à un mal qui se propage de plus en plus en Europe).

Souvenance, Pauline Delpech, Michel lafon, 28 mars 2013, 255p., env. 18€

Pauline, Delpech

 

 


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23 05 13

Les femmes de Sollers

 

sollers femmes.jpgA la manière de "Mémo" dans l'émission littéraire de Nicky Depasse "Café de Flore" sur Radio Judaïca, voici quelques extraits picorés dans le dernier livre de Philippe Sollers : "Portraits de femmes". Non seulement on en apprend encore plus (que dans ses romans et récits précédents) sur les relations personnelles et littéraires, et donc l'inspiration de l'auteur, mais également nous poursuivons ce que nous aimons chez lui : cette réflexion intelligente et ressentie du coeur à l'âme de l'écrivain et de la femme. "En tant qu' "homme ", vous avez gagné, si, en plus de l'autorité souple qu'elle vous reconnaît, vous la faites rire, et si vous devenez son frère, son partenaire de jeu, et, subrepticement, son enfant." Sollers insiste : "Faites-vous aimer comme un enfant, espèce d'homme. De là, viennent, parfois, des liens indéfectibles." Et encore : "L'enfance est un royaume dont les femmes ont la clé. Elles l'égarent, on la retrouve, on revisite leur enfance avec elles, ça peut durer une nuit, trois jours, des années". Et plus loin encore, de conclure avec une telle élégance :"Soyez l'enfant de votre femme, et, surtout, faites-la rire. Elle est particulièrement jolie quand elle rit." 

L'auteur cite cette pépite de Céline : "L'homme torche les lois, la femme fait l'opinion"

Et comment ceux qui écrivent ne seraient pas d'accord avec cette phrase !  "Une femme qui me permet d'écrire plus, et mieux, est un don du ciel".

 

 Et l'amour physique ? Et le baiser ?

"Quand une femme vous embrasse (ou s'embrasse à travers vous), vous savez exactement où vous êtes. Admis ou pas. Notre époque n'est pas favorable à l'âme, d'où l'apparition du répétitif et misérable « bisou ». "

 Voilà qui renvoie nos pauvres bisous, signes sympas sur le Net, sur nos réseaux... à ce qu'ils sont !

Jacques MERCIER

 

"Portraits de femmes", de Philippe Sollers. Flammarion 2013. 160 pp. 15 euros.

 

 

 

 

 

 

20 04 13

Prose gastronomique

Gestapo et chocolat.jpgLe texte ci-dessous a paru le 20 avril 2013 dans l'édition belge de l'hebdomadaire Marianne :

S'étant lancées dans un genre nouveau, le roman culinaire, les Éditions Memory à Tenneville ont fait coup double en publiant Gestapo et chocolat de Claude Raucy & Cédric Lamkin et Prestidigi' Saveurs d'Amandine Fairon & Olivier Bauche, deux textes issus de l'association d'un écrivain et d'un maître des fourneaux, complétés des recettes originales faisant partie intégrante de l'intrigue, présentées sous forme de fiches détachables.

Voici l'argument du premier : Julien vient passer quelques jours à Williers, un village près d’Orval où il venait en vacances chez son grand-père lorsqu’il était enfant, afin de rencontrer Valentin qu’il a connu par le Net. Tous deux se découvrent une passion pour le chocolat et projettent d’écrire un livre sur celui-ci. Mais qui était le grand-père de Julien et qui est vraiment Valentin ?

Et celui du second : Vika, jeune étrangère, rencontre Thomas dans un bar marchois et l'accompagne à son cours de cuisine à « La Gloriette ». C’est dans les lettres qu’elle envoie à sa grand-mère que Vika dévoile une histoire douloureuse entrecoupée de recettes de cuisine qu’elle partage avec son aïeule.

Des livres à dévorer !

Bernard DELCORD

 Prestidigi' Saveurs.jpgGestapo et chocolat par Claude Raucy & Cédric Lamkin et Prestidigi' Saveurs par Amandine Fairon & Olivier Bauche, Tenneville, Éditions Memory, février 2013, 82 pp. en noir et blanc au format 13 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € chacun

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13 04 13

Crime et châtiments...

L'Enfer d'une saison.jpg Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13 avril 2013 de l’édition belge du magazine Marianne :

L'académicien belge Jean-Baptiste Baronian est l'un des meilleurs spécialistes actuels des inspirateurs de la poésie symboliste (on lui doit, publiées chez Gallimard, de remarquables biographies de Baudelaire en 2006, de Verlaine en 2008 et de Rimbaud en 2009) et ses connaissances intimes de la vie et de la production littéraire de ces géants des lettres constituent un avantage décisif pour leur mise en perspective auprès du public.

C'est pourquoi son roman L'Enfer d'une saison paru ces jours-ci à Paris constitue un événement considérable, qui retrace au plus près les événements ayant conduit Paul Verlaine, l'auteur des Poèmes saturniens, à la prison de Mons après qu'il eut, à Bruxelles le 10 juillet 1873, tiré deux coups de revolver sur Arthur Rimbaud, et qui décrit dans un style flamboyant les dix jours d'errance « à la fois mystérieuse, vertigineuse et magnifique » de ce dernier dans la capitale belge, où il est allé de surprise en surprise.

Une pérégrination qui certes bouleversa le destin de « l'homme aux semelles de vent », mais aussi celui de la littérature française tout entière...

Un livre captivant, dans tous les sens du terme !

Bernard DELCORD

L'Enfer d'une saison par Jean-Baptiste Baronian, Paris, Éditions de Fallois/L'Âge d'homme, février 2013, 179 pp. en noir et blanc au format 13 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 18 € (prix France)

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13 04 13

Bienvenue chez les Flamands carolos...

La merditude des choses.gifLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13 avril 2013 de l’édition belge du magazine Marianne :

Saluons comme il se doit la parution en poche, chez 10/18 à Paris, de la version française (l'ouvrage a été traduit en douze langues) de La merditude des choses, un roman flamboyant pondu – c'est le mot ! – en 2008 par l'écrivain flamand Dimitri Verhulst (né en 1972) et dont l'adaptation cinématographique de Felix Van Groeningen remporta le prix Art & Essai 2009 au Festival de Cannes.

L'auteur y raconte, dans un style breughelien et avec des accents qui rappellent ceux du grand Hugo Claus [1], son enfance à Nieuwerkerken près d'Alost.

En voici le pitch : Dimitri vit chez sa grand-mère dans un trou perdu de Flandre, avec son père et ses trois oncles – des soiffards invétérés buvant sa maigre pension et fans furieux de Roy Orbison. Entre deux cuites, des amours sales, une course cycliste nudiste et la ronde des huissiers, le clan des Verhulst ne travaille pas, ou seulement en cas d'extrême nécessité, et vit en parasite, fier de sa nullité. Une certaine forme de bonheur, qui ne convainc pas les services sociaux...

Ni les flamingants parvenus façon (Vlaanderen) Bar(s)t De Wever ?

Bernard DELCORD

La merditude des choses par Dimitri Verhulst, traduit du néerlandais par Danielle Losman, Paris, Éditions 10/18, février 2013, 215 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture souple en quadrichromie, 7,50 € (prix France)



[1] Exemples : « Palmyre avait tout d'une sirène : elle était mince et sentait le poisson ». « Il y a deux personnes que je hais. Deux femmes. De l'une je suis né, et l'autre est en ce moment en train de mettre au monde mon enfant ». « Nos meubles n'allaient plus rapporter grand-chose en vente publique, ils avaient été trop souvent la cible malheureuse d'une frustration dont il fallait se défouler ».

 

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08 04 13

Les "demains" qui chantent de Guillaume Musso

Demain, Guillaume Musso, 2013, XOAprès avoir été le N°2 durant de longues années (ce qui est déjà exceptionnel), Guillaume Musso a réussi à s'installer confortablement à la première place des vendeurs de livres dans l'Hexagone.

Pourtant, son nouveau roman ne voit pas ce très sympathique auteur se reposer sur ses lauriers. Que du contraire, puisqu'il offre aujourd'hui le meilleur livre qu'il ait écrit à ce jour.

Rayon page turner, Guillaume Musso vaut à lui seul l'armée des auteurs de Dan Brown car il n'a nul besoin de complot ni d'ésotérisme pour maintenir son lecteur prisonnier d'une histoire dont il n'aura de cesse de voir le terme. La compagnie de ses personnages en plus. Une jeune New Yorkaise en mal d'âme soeur s'éprend sur internet d'un professeur de Harvard, veuf incosolable.

Ca sent le roman à l'eau de rose, pas vrai ?

Et c'est là qu'une nouvelle fois, Guillaume Musso vous cueille de manière magistrale dans ce nouveau divertissement d'excellente qualité. Nous n'en dirons pas plus. Ou plutôt si, un tas de choses puisque Guillaume Musso était l'invité de Brice Depasse dans Nostalgie Pop culture.

Ecoutez le podcast intégral

Guillaume Musso, Brice Depasse

06 04 13

L'homme qui valait un demi-million de livres

Affaire, Harry, Quebert, Joel DickerLa vérité sur l'affaire Harry Quebert a été pour 500.000 d'entre nous, la meilleure lecture de cet hiver voire de ces dernières années.

Joël Dicker est devenu en l'espace d'un trimestre le nom qui court sur toutes les lèvres, auteur d'un livre d'une qualité telle qu'on ne peut imaginer un instant qu'il n'est pas fait pour rester.

L'interview que vous propose Nicky Depasse est celle d'un écrivain qui a retrouvé la sérénité après la bourrasque médiatique de l'automne dernier. A l'image du  personnage principal de son roman. A moins que ce ne soit le contraire ? Si c'est le cas, nous sommes en face du plus grand coup de bluff de toute l'histoire de la littérature.

 
podcast

Joel Dicker, Nicky Depasse, Harry QuebertCette interview a été diffusée dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.

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