25 09 05

Frederic Brown par Ubu

Bienvenue dans le club des cinglés. Fredric Brown, auteur policier reconnu, a écrit deux très bons romans de SF : Martiens, go home ! et L’univers en folie, reparus dans la collection Folio SF. Brown délire avec les codes du roman de genre : les Martiens ne sont pas agressifs mais seulement impolis et grossiers, l’univers du soap opera met en scène des écrivains alcooliques (autobiographie, quand tu nous tiens !) qui voient leurs pires fantasmes prendre vie. Plusieurs recueils de nouvelles, souvent très brèves (deux pages : pour les lecteurs paresseux, c’est idéal !), ont également été réédités dans cette même collection.

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25 09 05

Robert Sheckley par Ubu

Robert Sheckley est le résultat de rencontres inopinées entre l’esprit zen des années 60, l’humour féroce du satiriste et une imagination sans frein. La plupart de ses œuvres n’ont pas été rééditées. Et pourtant … Chez lui, les robots déraillent (Le robot qui me ressemblait), l’univers mélange les genres (La dimension des miracles ou Options), un nouveau Candide parcourt les arcanes du gouvernement américain (Les erreurs de Joenes), les candidats d’un jeu s’entretuent (Le prix du danger : une nouvelle meilleure que le film calamiteux d’Yves Boisset ; La dixième victime : même constat malgré la présence de Marcello Mastroianni). Bref, avec Sheckley, tout saute et rien n’est logique, si ce n’est l’absurde. Trop subversif pour notre époque ?

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25 09 05

Raphaël Aloysius Lafferty par Ubu

Raphael Aloysius Lafferty est un véritable cinglé. Il métamorphose le soap opera en une histoire de pirates qui recherchent un trésor (Annales de Klepsis) ou invente des ordinateurs à forte personnalité, ajoutant le délire le plus complet aux lois de la robotique (Mémoires d’une machine ktistèque, aussi paru sous le titre Tous à Estrevin) On raconte que la boisson y était pour beaucoup : ses breuvages préférés devaient venir d’une autre planète, sûrement. Les deux derniers auteurs n’ont pas connu de réédition récente. Mais les quelques efforts que vous consentirez seront largement récompensés par des éclats de rires que je vous souhaite tonitruants.

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25 09 05

"Les plus qu'humains" par Ubu

Remontons le temps jusqu’en 1953 : des enfants marginaux, anormaux, subissent ce que l’on n’appelle pas encore l’exclusion tant il semble normal, à l’époque, de les placer loin d’une société très conformiste. Leurs solitudes se rassemblent, loin des villes, et forment un Gestalt incomplet jusqu’à l’arrivée d’un adulte qui apporte le dernier élément nécessaire à leur entité. Les plus qu’humains deviennent un groupe cohérent. Les écrivains de SF ont parfois cédé à la mode du mutant dangereux, qui exprimait les peurs de l’âge atomique. Theodore Sturgeon, lui, ne quitte jamais sa compassion et son admiration pour ses personnages d’enfants mutants, doublement décalés, et remet en cause notre regard sur l’enfance elle-même, sur la richesse de toutes les différences et sur nos cruautés ordinaires. Les monstres créent un nouveau monde humain, ni supérieur ni inférieur : simplement différent mais qui conserve toutes les qualités humaines oubliées par une société pourtant en plein essor économique. J’ai lu propose toujours les deux meilleurs romans de Sturgeon : Les plus qu’humains et Cristal qui songe. Les fans de Stephen King pourraient s’intéresser au second, qui démontre que les terreurs de l’enfance peuvent aussi être traitées sans guignolades quand elles conservent les qualités de l’imagination.

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25 09 05

"Dune" par Emmanuel

Parmi tous les livres de science-fiction, deux "sagas" m'ont véritablement époustouflé. La première, c'est "Dune" de Frank Herbert qui a décliné son histoire sur 5 ou 6 tomes et sur près de dix mille ans. Un livre culte que les fans de science fiction se doivent de lire. Pour moi, le plus beau de la saga, c'est "L'empereur-dieu de Dune" où Leto, le fils de Paul Atréides se transforme en ver des sables et règne sur l'empire de son père.

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25 09 05

"Hyperion" par Emmanuel

Et puis il y a Hypérion de Dan Simmons. Là aussi c'est grandiose, notamment le deuxième tome "La chute d'Hypérion". Voilà de la science fiction intelligente mais qui fait aussi rêver.J'ai aussi de bons souvenirs des livres d'Edmond Hamilton comme "Les rois des étoiles" mais c'est de la science fiction plus ludique. Agréable comme un Star Wars mais sans beaucoup de profondeur ni d'interrogation sur l'homme.

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25 09 05

"Des Fleurs pour Algernon" par Ubu

Une nouvelle paraît en 1959 : une expérience de laboratoire amène une souris, Algernon, à développer son intelligence. Le succès entraîne l’audace : Charlie, un rien simplet, subit la même expérience. Il découvre des capacités qu’il ne soupçonnait pas et comprend, avant tout le monde, que cet état sera passager. Il sait qu’il subira la déchéance que connaît Algernon la souris et qu’il redeviendra ce qu’il était. Un récit sur l’intelligence, qui sera développé en roman sans perdre de sa force. La SF des années 60 a souvent rompu avec le ton glorieux du space opera de l’âge d’or. Elle reflète ce double contexte de pessimisme parfois cynique, comme dans les œuvres de Robert Sheckley ou de P. K. Dick, mais se lance aussi dans l’humanisme, comme le fit le père tranquille Clifford D. Sidmak. Ce roman ne fait pas qu’exposer une thèse sur les limites de notre humanité : Charlie nous raconte ses histoires et ses émotions en utilisant les mots qu’il peut posséder aux divers stades de son évolution. En fait, plus qu’un roman sur l’intelligence, Daniel Keyes écrit un récit sur la sympathie qui préfère la compassion à la pitié. Le roman "Des fleurs pour Algernon" semble toujours édité dans la collection J’ai lu, qui fut l’une des meilleures avec Présence du Futur : si vous craignez la SF, offrez-vous un voyage dans l’un de ses meilleurs romans, à fleur d’humanité.

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18 09 05

Science-Fiction

A l'évocation du dernier "encore lui !" Houellebecq, nombre d'entre vous _nous_ ont parlé de science-fiction. Cela m'a rappelé les premiers bons souvenirs de lecture que furent les romans de S-F et de Fantastique alors à la mode en format poche dans les années soixante et septante. La grande vague des séries B des éditions Fleuve-Noire, les Bob Morane de chez Marabout et surtout les étals de romans dans la collection J'ai Lu avec des noms aussi magiques de A. E. Van Vogt, Philip K Dick, Isaac Asimov, HP Lovecraft, Jack Vance, JRR Tolkien, Robert Heinlein, Edmond Hamilton, etc (et je m'en voudrais d'oublier Frank Herbert et Edgar Poe). A une époque où le cinéma ne nous avait pas encore offerts des Star Wars, Alien et autres Blade Runner, ces romans nous ont ouvert une porte sur l'imaginaire, l'évasion, le merveilleux tellement indispensables à tous les adolescents. Parmi ces livres, je voudrais aujourd'hui en évoquer juste trois dont l'objet dépassait le divertissement. Si l'exercice vous inspire, envoyez-moi vos souvenirs de littérature S-F et fantastiques.

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18 09 05

Les premiers hommes dans la lune

Nous avons tous lus ou entendus parler ou vus les (mauvaises voire catastrophiques) adaptations cinématographiques des livres de Wells que sont : "La guerre des mondes", "L'homme invisible", "La machine à remonter le temps", "Le jour des fourmis" ou encore "L'île du docteur Moreau". Ces livres sont, encore et toujours, de vrais bijoux d'humanité et de littérature. Parmi tous les autres, celui qui m'a le plus marqué reste "Les premiers hommes dans la lune". Comment, me direz-vous, un lecteur qui a vu en direct, enfant, des hommes débarquer sur la Lune (combien d'entre nous ont regardé ce débarquement sur une télévision à la mer !!) peut-il lire un roman qui parle de créatures lunaires ? Lisez ce livre et nous en reparlerons. Il regorge de poésie et de trouvailles telles cette nuit glaciale de 29 jours terrestres pendant laquelle tout gèle, se fige pour renaître avec le retour du soleil pour une journée de 29 autres jours. La description de l'aube qui s'annonce, des premiers rayons du soleil et de la nature qui renaît avec la lumière vaut à elle seule l'acquisition de ce magnifique roman qui vaut son pesant d'exotisme façon art nouveau.

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18 09 05

Les cavernes d'acier

Isaac Asimov, bien connu des étudiants en médecine pour ses livres de vulgarisation sur le cerveau, fut l'initiateur d'un des plus grands mythes de la Science-Fiction : les robots. C'est à lui qu'on doit le concept du robot en métal anthropomorphe et même de l'androïde, réplique parfaite de l'homme, dont tous les auteurs et ensuite les cinéastes s'empareront. Dans "Les cavernes d'acier", Asimov imagine la Terre du futur bien loin de ce qu'en font ses contemporains. La conquête de l'espace ne concerne qu'une poignée de personnes, les spaciens. La grande majorité des hommes sont restés sur une Terre surpeuplée. Ils vivent dans des buidings immenses, mangent dans des cantines et cotoyent robots et androïdes qu'ils abhorrent (surtout le courant des Médiévalistes). C'est dans ce cadre, qu'un détective va devoir retrouver le meurtrier d'un érudit qui militait en faveur du rapprochement entre tous ces hommes. Sa plus grande difficulté sera de travailler avec un androïde, le robot R-Daneel (parfait réplicant) naviguant entre la crainte de voir son travail menacé par cette machine et la compassion naissante face l'ostracisme dont elle est victime de la part de beaucoup d'hommes.

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