16 08 12

¡Hasta la revolucion!

Instruments de design management 2.pngBien que s'opérant à l'insu de la plupart des gens, une révolution industrielle est en marche depuis un petit nombre d'années, qui met le design non plus en finale et non pas au cœur mais bien à l'initiale de la production industrielle de biens, avec toutes les conséquence que l'on devine sur les modifications de l'approche technologique et des rapports entre designers  et ingénieurs, ces derniers étant désormais au service de la créativité des premiers.

Cette révolution a nécessité la mise en place de nouvelles formes de prise de décision dans les entreprises, concrétisées par une approche dite du design management – aux frontières et aux attributions parfois encore floues dans certains esprits conservateurs – entièrement tournée vers les processus d'innovation à travers des pratiques nouvelles en interaction, le project management, le design stratégique et la gestion du méta-projet.

Or, il n'est pas de design sans appréhension émotionnelle du réel, tant il est vrai, comme le souligne le professeur Norman [1], que doit être pris en compte le fait « que les objets que nous utilisons tous les jours nous apportent ou non du plaisir et que la personnalité de chacun de nous est également déterminée par les objets qu'il utilise : nous les choisissons, les apprécions, non seulement pour le rôle qu'ils jouent pour nous, mais aussi pour les sensations qu'ils nous donnent ».

Il en résulte un chambardement généralisé non seulement dans les pratiques de production industrielle mais aussi de commercialisation à tous les niveaux, y compris de communication publicitaire, des pratiques que l'on désigne désormais sous le vocable de design thinking et qui doivent être abordées avec des méthodologies nouvelles.

 

Instruments de design management 3.pngC'est ce que démontrent avec autant de clarté que de brio les auteurs de deux ouvrages parus récemment aux Éditions De Boeck à Louvain-la-Neuve, intitulés respectivement Instruments de design management (par Cabirio Cautela [2], Francesco Zurlo [3], Kamel Ben Youssef [4] et Stéphane Magne [5]) et Design émotionnel (par Donald A. Norman), dans lesquels la théorie est illustrée de nombreux cas pratiques qui permettront aux lecteurs intéressés par ces questions (étudiants, managers ou curieux de modernité) de mesurer l'ampleur des bouleversements en cours.

Sans qu'il faille pour autant leur faire un dessin !

Bernard DELCORD

Instruments de design management par Cabirio Cautela, Francesco Zurlo, Kamel Ben Youssef & Stéphane Magne et Design émotionnel par Donald A. Norman, traduction et adaptation française de Kamel Ben Youssef, Cyril de Charentenay & Saverio Sbalchiero, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck Université, collection « Design & Innovation », février et mai 2012, 312 et 251 pp. en noir et blanc au format 17,5 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 27,50 € et 29,00 €



[1] Il a été professeur de sciences cognitives à l'Université de Californie (San Diego) et professeur de sciences informatiques et de design à l'Université Northwestern dans l'Illinois et au KAIST, en Corée. Il a également été vice-président des technologies de pointe chez Apple.

[2] Docteur en management, Cabirio Cautela enseigne à l’École Polytechnique de Milan.

[3] Francesco Zurlo est docteur en design industriel et professeur agrégé de design industriel à l’École Polytechnique de Milan.

[4] Kamel Ben Youssef est professeur certifié d’économie et gestion à l'IUT de Ville d'Avray (Université de Paris X-Nanterre).

[5] Stéphane Magne est maître de conférences en marketing à l’Institut d'Administration des Entreprises de Toulouse (Université Toulouse-Capitole) et docteur en sciences de gestion, diplômé de l'École supérieure de Commerce à Montpellier.

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08 08 12

Le péché originel !

de duve.jpgChristian de Duve est prix Nobel de médecine. Il a cette particularité d'être à la fois un grand biologiste et un moraliste. C'est en le voyant en discussion il y a quelques mois sur un plateau de télévision que j'ai eu envie d'acheter et de replonger dans cet essai, qui date déjà de 2010, mais dont on n'a pas encore parlé sur ce site. Le titre et le sous-titre de l'ouvrage sont évocateurs : "Génétique du péché originel" et "Le poids du passé sur l'avenir de la vie"... Le livre nous offre un panorama magnifique et compréhensible de toute l'histoire de la vie sur notre Terre. Surtout, l'auteur nous initie aux récentes découvertes de la science et c'est à cette lumière qu'on peut encore mieux réfléchir à notre destin. "L'humanité est, de fait, entachée d'un défaut intrinsèque, d'un "péché originel" génétique, qui risque d'entraîner sa perte", lit-on. Ce péché originel n'est sans doute pas celui qu'on soupçonne d'après Christian de Duve ! C'est la sélection naturelle... et la seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique serait dans le pouvoir humain d'agir contre la sélection naturelle. Car nous avons assez d'intelligence et d'adresse pour conquérir le monde, mais "pas assez de sagesse pour gérer les fruits de nos victoires" ! Parmi les solutions : les Eglises, qui sont qualifiées pour sauver l'humanité, la sauvegarde de l'environnement et les femmes ! "Les femmes sont la source principale des stimuli qui façonnent le câblage des cerveaux des bébés. Ainsi sont-elles particulièrement bien placées pour améliorer le monde". Mais leur problème, poursuit l'auteur, est de conquérir le pouvoir sans se conduire comme des hommes. Un essai passionnant pour ceux qui s'intéressent à l'évolution du genre humain, nous !

Jacques MERCIER

 

"Génétique du péché originel", Christian de Duve, Edition Odile Jacob, sciences, 2010, 242 pps. 24 euros.

26 06 12

Et toi, t'es qui?

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« Sous la Haute Antiquité, en Égypte, à l'époque des pyramides et des voyages privés dans l'au-delà, l'apparition de Facebook demeura un événement mineur dont personne ne soupçonna le destin fabuleux. Car au départ, Facebook, hiéroglyphes obligent, était une machine pesante et pataude qui se limitait aux profils. Personne n'était assez audacieux ou musclé, pour tailler des statuts toute la sainte journée ( il faudra attendre Phidias) ou, d'un coup de poinçon, liker un comment qui de toute façon n'existait pas, la glose n'en étant qu'à ses balbutiements. Aujourd'hui, disons depuis le 11 septembre 2001, Facebook semble le seul bâtiment susceptible de ne pas s'écrouler, et son application dans le domaine de l'égopériphérisme n'est plus à démontrer. »

 

Avec plus de 800 millions d'inscrits revendiqués en 2012, Facebook est aujourd'hui le plus grand réseau social mondial. La toile ne cesse d'étendre ses ramifications, petite fenêtre virtuelle sur un univers de profils pour le moins variés. Vrais et/ou faux profils, informations de toutes sortes, visibilité partagée ou non, photos et vidéos, qui n'a pas ou ne connaît pas quelqu'un ayant un compte Facebook?

L'auteur de ce livre, utilisatrice de Facebook depuis cinq ans, n'a donc rien inventé. En 5O portraits (Le pokeur frénétique, La gnangnan, Le compulsif du statut, Le bonnet de nuit, …) elle dresse une typologie des utilisateurs de ce réseau.

 

Si vous vous attendez à une étude sociologique un peu fouillée, vous serez très déçu. Les 25 lignes consacrées à chaque portrait-type ne font qu'effleurer le sujet.

Si vous souhaitez passer une petite heure à sourire en reconnaissant les divers comportements décrits, vous y trouverez votre bonheur.

 

Et toi, t'es qui?, de Mat Hild. Editions Flammarion, mai 2012, 141 P., 9,95€.

Karine FLEJO

 

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10 06 12

Récit de survie...

book_lesdisparus1200.jpgMai 1945, le Gremlin Special s'écrase en plein coeur de la jungle, dans une zone de la Nouvelle Guinée encore inexplorée... A son bord, une vingtaine de passagers, membres de l'armée américaine. Sur les 24 voyageurs, seuls trois survivront... Commence alors le défi de survivre dans cette végétation luxuriante, inconnue et impossible à localiser! Blessés par l'accident, nos trois survivants vont aller au-delà de leurs faiblesses, de leurs douleurs pour tenter de survivre. Ils seront également confrontés aux tribus indigènes tant rédoutées et pourtant...

C'est ce récit de survie que Mitchell Zuckoff a tenu à raconter dans son roman "Les disparus de Shangri-La". Roman qui n'en est pas vraiment un... Au fil des pages, l'on découvre des photos, des témoignages, des extraits de journaux, pour nous rappeler que cette histoire est bien réelle... Un document exceptionnel, le résultat d'une enquête minutieuse menée par l'auteur sur cette facette de la Seconde Guerre Mondiale dont on parle peu.

"Les disparus de Shangri-La", un livre haletant, bouleversant, curieux... On tremble avec les passagers, on s'inquiète avec les autorités, on rit des rencontres avec les indigènes, on souffre avec les rescapés. Bref, on (sur)vit.  

 

"Les disparus de Shangri-La", Mitchell Zuckoff, éd. Flammarion, avril 2012, 384 pp, 22€. 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Documents, récits, essais, Société | Commentaires (1) |  Facebook | |

23 05 12

Il faut tout réinventer !

Serres poucette.jpgMichel Serres expose, une fois de plus, l'état des lieux de notre civilisation avec lucidité, avec générosité et aussi avec poésie. Jusque dans le titre : "Petite Poucette" faisant allusion au conte mais aussi aux pouces utilisés avec tant de virtuosité par les jeunes utilisateurs des iPhones et autres liseuses ! "Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années 1970." C'est la troisième grand révolution de la société occidentale que nous vivons en ce moment : après le passage de l'oral à l'écrit, celui de l'écrit à l'imprimerie, nous en sommes à celui de l'imprimerie à l'immatériel. Une nouvelle époque où tous nous avons voix au chapitre ! Michel Serres reprend point par point ce qui bouleverse la société actuelle : Par exemple, la connaissance "Pour le temps d'écoute et de vision, la séduction et l'importance, les médias se sont saisis depuis longtemps de la fonction d'enseignement."... avec une description des lieux qu'il connaît bien, comme professeur à Stanford University : "Les étudiants bavardent, dans un brouhaha, parce que tout le monde a déjà le savoir annoncé. En entier. A disposition. Accessible par Web, Wikipédia, portable, par n'importe quel portail. Expliqué, documenté, illustré, sans plus d'erreurs que dans les meilleures encyclopédies. Nul n'a plus besoin des porte-voix d'antan, sauf si l'un, original et rare, invente" et d'expliquer que tout le savoir est à portée de chacun. "Le seul acte intellectuel authentique, c'est l'invention. Préférons donc le labyrinthe des puces électroniques"! Retenons encore deux choses, pour nous qui sommes abreuvés d'informations et qui sur-consommons de la politique : "Concentrée dans les médias, l'offre politique meurt; bien qu'elle ne sache ni ne puisse encore s'exprimer, la demande politique, énorme, se lève et presse. La voix vote en permanence." Et enfin cette superbe image : "Les grandes institutions, dont le volume occupe encore tout le décor et le rideau de ce que nous appelons encore notre société, alors qu'elle se réduit à une scène qui perd tous les jours quelque plausible densité, en ne prenant même plus la peine de renouveler le spectacle et en écrasant de médiocrité un peuple finaud, ces grandes institutions, j'aime le redire, ressemblent aux étoiles dont nous recevons la lumière, mais dont l'astrophysique calcule qu'elles moururent voici longtemps." Quel magnifique destin que celui de ce philosophe, un Michel Serres qui parvient à mettre en mots, en phrases compréhensibles ce malaise que nous ressentons tous face à l'accélération des moyens de communication, de la mondialisation, de la perte des repères ! Merci.

Jacques MERCIER

"Petite Poucette" par Michel Serres, Edition le Pommier, 2012. 84 pp. 9,50 euros.

15 11 11

S'échapper de ce monde...

 

colombe.jpg« Colombe », le second roman d'Eric Brucher raconte l'histoire de Paola, une adolescente mélancolique, mal dans sa peau dont l'âme est blessée et enfermée.« Mon thorax est une cage qui enferme une colombe fragile, ses ailes veulent s'ouvrir pour s'en aller. Mon corps l'empêche et la blesse. » Elle aspire à la liberté, elle a en elle ce désir d'évasion, d'échapper au monde et de rejoindre l'immensité du ciel.

Depuis quelques temps, elle ne s'alimente plus. De l'anorexie? Pas tout à fait plutôt une idée de révolte par rapport au monde dans lequel elle vit et dont elle veut s'échapper.« Je pourrais, je crois, vivre en ne mangeant rien. Seulement boire le ciel, ingurgiter l'espace. »

Son père est parti de la maison et sa mère Arielle (comme elle l'appelle) a beaucoup de mal à comprendre la souffrance de sa fille. Une mère silencieuse, discrète et pourtant porteuse d'un lourd secret. Une mère dont il serait plus judicieux de s'éloigner pour recommencer à vivre.

Paola ne va plus en cours et passe ses journées allongée sur son lit à regarder les nuages et les oiseaux.

Un jour son quotidien va changer... Elle part habiter chez sa tante à la campagne et retrouve les vraies valeurs et le contact avec la nature, un monde dont elle ignorait totalement l'existence...


« Colombe », un roman touchant, poignant et tenant en haleine. On s'attache à l'héroïne, on partage son mal-être et on s'interroge sur son propre désir. Un livre qui pousse à réfléchir sur le quotidien, sur le bien-être intérieur, sur la colombe qui vit en chacun de nous et surtout sur l'abondance de biens de ce monde.


Colombe, Eric Brucher, Ed. Luce Wilquin, Octobre 2011, 134pp, 15€

 

 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Romans, Société | Commentaires (0) |  Facebook | |

11 11 11

Mercédès s'habille en Monoprix

9782847243680_1_75.jpg" Ne cherchez pas en vain les motifs qui poussent un individu normalement constitué à se métamorphoser en fossoyeur de l'humanité. La raison est d'une simplicité désarmante: à la télévision, tout marche par relations."

 

C'est à une visite guidée des coulisses de la TV qu'Isabelle Dumas-Pelletier entraîne le lecteur. Lequel découvrira, sidéré, l'univers... sidérant de stars et d'émissions à grande audience. Autopsiant d'un regard incisif, assaisonné d'humour, parfois de tendresse,  et de certaines crudités,  les usages d'une société impitoyable, Isabelle Dumas nourrit sa plume d'envolées verbales rythmées, d'images et d'un sens de la formule saisissants.

 

"Ce qui est grave,  chez Nicolas Poupon, ce n'est pas d'avoir la tête qu'il a mais de la mériter."

 

Plaisante Comédie humaine,  désopilant remake d'un Diable s'habille en Prada, version Mercédès s'habille en Monoprix, l'ouvrage d'Isabelle Dumas-Pelletier démythifie, pour le moins, l'aura de l'animateur-vedette.

 

Une chose est sûre. On en redemande...

 

Apolline Elter

Télevision. Dans le secret des dieux et des divas , Isabelle Dumas-Pelletier, essai, Editions Jacob-Duvernet, oct 2011, 330 pp, 20 €

 

 

 

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16 10 11

Une initiative à soutenir !

Journée mondiale du bégaiement - affiche 2011.jpg

Écrit par Brice dans Société | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 09 11

Ondes de choc pour une décennie agitée

Blog-couv-ONDE-DE-CHOC.jpgPassionné par l'actualité et le dessin, Vadot a décidé de devenir dessinateur de presse à l'âge de 18ans. Dessinateur du Vif/L'Express depuis 1993 et de l'Echo depuis 2008 il nous propose ici un nouveau recueil de 150 dessins qui ont marqués la décennie 2001-2011 dans un bouquin intitulé Ondes de choc.

 

Il nous offre une vision décalée des évènements de ces 10 dernières années qui ont marqués l'esprit collectif.150 dessins classés par ordre chronologique, dix chapitres relatant différents faits d'actualité comme l'intervention de Bush en Afghanistan, la marée noire du Prestige, la présence au second tour de Jean-Marie Lepen, la capture de Saddam Hussein ou encore le Tsunami, la mort de Jean-Paul II...

 

Rencontre avec Nicolas Vadot.

 

Qu'avez-vous voulu montrer à travers ce livre?

J'ai voulu montrer que le monde a changé à vitesse grand V durant cette décennie. Et dans l'histoire moderne, je pense que c'est vraiment une décennie marquante. Le monde s'est un peu cherché pendant 10ans, il y a eu énormément de changements. On est passé d'un monde de Guerre Froide à un monde multipolaires.

 

La boucle est bouclée. On commence avec les attentats du 11 septembre 2001 et on termine par la mort de Ben Laden.

Exactement c'est tout à fait ça. Mais quand Ben Laden est mort on était déjà en train de faire le bouquin mais on va dire que cela m'a bien servi.

Maintenant je dirais que la boucle des attentats du 11 septembre et des années Bush est bouclée en partie. Bush nous a malheureusement laissé un héritage avec lequel on va vivre encore très longtemps. Mais je pense que ce qu'il s'est passé dans le monde arabe est un vecteur d'espoir.

 

Y'a t-il des dessins inédits?

Il y en a peut-être un ou deux. Tout le gros travail, c'était surtout d'élaguer. Il y avait à peu près 6000 dessins. J'ai d'abord fait une pré-sélection et puis j'ai demandé des avis extérieurs.

 

Quels dessins avez-vous privilégiés?

Je n'ai gardé que les dessins qui parlaient de sujets qui ont vraiment frappés la mémoire collective. Il y en a certains que j'aimais beaucoup mais qui étaient sur des sujets plus ponctuels. Je voulais garder cette vertu didactique du livre.

 

Le métier de dessinateur de presse est-il facile en Belgique?

On est parfois censuré mais c'est très rare. On vit dans une démocratie, on contribue à coup de petites pierres à préserver cette démocratie grâce à la liberté d'expression et de la presse.

J'ai de temps en temps des pressions mais c'est quand même assez rare, c'est vrai qu'il y a certaines formes de bienséance à respecter.

 

Qu'est ce qui fait une bonne caricature?

En fait il faut quatre ingrédients; il faut de l'humour si possible, de l'esprit de synthèse, du sens politique et beaucoup de mauvaise foi. Si on arrive à mélanger tout ça, ça marche! Il faut que le dessins marque l'inconscient, il faut que ce soit compréhensible en un clin d'oeil. Il faut vraiment être efficace car il y a beaucoup de concurrence d'images, ce qu'il n'y avait pas il y a 30-40ans.

 

 Vous avez des thèmes fétiches?

Un dessinateur de presse doit être capable de réagir sur tout ce qui se passe dans le monde. J'ai des thèmes que je préfère à d'autres évidemment, la politique internationale notamment. Tout ce qui est belgo-belge je le traite régulièrement mais ce n'est pas ce que je préfère. Et puis le dessin traverse les frontières, c'est un langage universel.

 

Un petit chat accompagne tous vos dessins, d'où vient-il?

Il est là depuis le début! Les gens me disent que j'ai voulu faire comme la souris de Plantu mais il était là avant. Quand j'ai commencé, je mettais un chien mais je n'aime pas les chiens. J'ai donc décidé de mettre un chat. Puis un jour il est devenu vert et voilà. Parfois je l'oublie et les gens sur mon mail; sur Facebook me demande où est le chat. C'est un peu une mascotte et puis il agit comme un gyrophare, il permet de bien dire aux gens même si je traite d'un sujet glauque ce n'est jamais qu'un dessin, d'ailleurs il y a un chat. N'oublions pas non plus que tous les palaces du monde lui sont ouverts, il va partout.

 

Quels sont vos projets?

En tant que dessinateur de presse, il y a toujours le Vif et l'Echo. Avec la Renaissance, on va faire un ou deux bouquins par an. Et puis j'ai la BD avec Maudit Mardi qui vient de sortir aux Editions Sandawe. Je suis également chroniqueur radio pour la RTBF. Une vie bien remplie c'est le moins que l'on puisse dire.

 

En parallèle à la sortie de ce livre, une exposition se tient du 8 septembre 2011 au 31 janvier 2012 au Musée Royal de l'Armée et de l'Histoire militaire de Bruxelles. Le visiteur peut découvrir des caricatures de Vadot mises en parallèles avec des dessins de Marec.

 

Ondes de choc, Nicolas Vadot, Renaissance du livre, septembre 2011, 128pp, 19€

Écrit par Gwendoline Fusillier dans B.D., Humour, Société | Commentaires (0) |  Facebook | |