09 05 07

Eric Meyer et Christine Kerdellant vous ouvrent la porte dérobée

LAPORTEDEROBEEPetite séance de rattrapage ! Entre deux tueurs en série bien tordus etla descente aux enfers d’un « monsieur-tout-le monde » empêtré dans unehistoire impossible, que diriez-vous d’un petit techno thriller desfamilles ? Merci qui ? Merci docteur Corthouts !
« La Porte dérobée », comme son nom l’indique, développe au cœur de sonintrigue une idée selon laquelle il existe, dans tous les systèmesinformatiques, une « porte de derrière » (et je vous remercie d’avancede laisser vos sarcasmes et vos remarques scabreuses au vestiaire, c’estun site sérieux, ici !) qui permet aux développeurs de prendre lecontrôle des logiciels en cas de problème. Mais, que se passerait-il sicet accès tombait soudain entre de mauvaises mains ? C’est exactement lepostulat de départ de ce roman solidement charpenté qui se permetd’intégrer, au cœur même du suspense technologique, des élémentspassionnants de recherche historique liée aux jardins de Versailles. Etnon, je n’ai pas fumé de l’herbe qui fait rire et je ne commence pas àmélanger mes fiches, façon présentateur de télé partant en vrille !
« La Porte Dérobée » ose bien la fusion, improbable mais réussie, duthriller technologique pur (avec attaque terroriste et monde plongé dansle chaos à cause des puces qui perdent la boule) et du roman historiqueà énigme, façon Da Vinci Code ! Il fallait oser. Ils se sont mis à deuxpour réussir ce tour de force. Et ils ont marqué l’essai. Pour leprochain roman, je leur conseillerai juste d’engager un meilleurrelecteur, car certains personnages qui changent de vêtements d’unchapitre à l’autre, cela fait un peu désordre ! Mais c’est un détailau cœur d’une histoire véritablement passionnante.
Dr Corthouts

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06 05 07

La sélection de François-Marie

HARRY DICKSON 1Comme chaque mois, François-Marie propose à Nicky sa sélection de livres qu'il tire du rayon nouveautés chez Tropismes, dans les galeries de la Reine à Bruxelles.
Premier choix, la réédition, au Cri, des Harry Dickson de Jean Ray dont le Dr Corthouts vous parlait il y a peu en ces colonnes (cliquez sur la couverture).

  FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 1

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06 05 07

Garden of love

MARC MALTETroisième sélection thriller de la maison Tropismes : le nouveau Marcus Malt, paru chez Zulma.

FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 3

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06 05 07

Pascal Dessaint

PASCAL DESSAINTCruelles natures. Du thriller à la française, comme l'aime le Dr Corthouts.

  FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 4

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27 04 07

Deux minutes chrono

CRAISJe vous avais déjà parlé en long et en large de Robert Crais et de sa série consacrée aux aventures du détective privé Elvis Cole. Humour, action, énigmes tordues et personnages hauts en couleurs, Crais développe un univers dont il s’échappe de temps à autre pour offrir aux lecteurs un « one-shot » dont la force n’est pas sans rappeler un certain Michael Connelly.
Dans ce « Deux Minutes Chrono » le personnage central, Max Holman sort de prison où il a purgé une peine pour braquage de banque. Un braquage qui a mal tourné lorsqu’il a lui-même enfreint sa propre règle de ne jamais rester sur les lieux du crime plus de deux minutes.
Enfin libre, Holman retrouve un monde qui a bien changé, mais rêve surtout de renouer le contact avec son fils, bambin lors de son incarcération, devenu policier à L.A. Ce souhait vire au cauchemar lorsqu’Holman apprend non seulement que son fils a été tué, mais que le meurtre a eu lieu dans des circonstances troubles dans un univers de flics véreux. Perdu, Holman se tourne vers la seule personne qui a fait preuve d’humanité lors de son arrestation : l’agent du FBI Katherine Pollard.
Un véritable imbroglio donc que ce « Deux Minutes Chrono » où les apparences se rélèvent peu à peu trompeuses et où la limite entre le bien et le mal, les défenseurs de l’ordre et les malfrats, les intègres et les combinards, se brouille au fur et à mesure des découvertes de l’ancien taulard. Lui-même suspect aux yeux de la police, taché à jamais par son passé de braqueur, il aura toutes les difficultés à faire entendre sa voix dans un millieu ou le passé pèse aussi lourdement sur les épaules des protagonistes que le smog sur la cuvette de Los Angeles.
La comparaison avec Connelly est évidement toute trouvée, si ce n’est que Robert Crais laisse poindre dans ses écrits un optimisme, ou du moins un semence de rédemption, que l’auteur des aventures de Harry Bosh and Co semble rejeter en bloc. Certain y verront peut-être l’influence des happy end cinématographique sur l’écriture de Crais (ancien scénariste…) , d’autres y verront une foi encore intacte en l’homme. Naïf, peut-être, je choisirai la seconde solution.
Chris Corthouts

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25 04 07

L’Etrange Odd Thomas

KOONTZVéritable machine à succès à la fin des années 80 et au début des années 90, Dean Koontz n’a pourtant jamais bénéficié, en Europe, d’un fan club aussi développé que celui de Stephen King. La faute sans doute à une exposition médiatique moins importante et surtout une présence quasi nulle sur les écrans, grands comme petits.
Aujourd’hui, Koontz reste un solide auteur de best-sellers outre atlantique, mais ces romans ne bénéficient plus d’une traduction systématique, comme à la grande époque de la collection Pocket Terreur (et voilà, je commence à parler comme un ancien combattant… avant c’était mieux…), enfin, ne "bénéficiaient" plus, puisque les éditions Lattès semblent décidées à relancer la machine. D’où l’arrivée sous nos lattitudes de ce Odd Thomas, une perle d’humour décalé, de thriller et de polar comme Koontz adore les concocter.
Odd Thomas nous raconte, dans ce premier roman d’une série qui compte déjà trois volumes, sa vie dans la petite ville californienne de Pico Mondo. Une vie comme les autres… Si l’on excepte que Odd regarde le monde avec un sens de l’humour assez particulier et qu’il est capable de voir les morts. Les morts qui viennent lui rendre une petite visite lorsque, coincés entre notre monde et le suivant, ils ne parviennent pas à larguer les amarres ! Ajoutez à cela une sérieuse tendance à attirer les gros ennuis et vous obtenez avec Odd Thomas un héros koontzien type, bon gars, pas compliqué, dont la vie bascule régulièrement dans le plus terrifiant des cauchemars. Le coup de génie de ce roman, c’est bien entendu la voix de Odd Thomas, que Koontz est parvenu à capturer au travers d’une narration à la première personne qui mélange avec brio les passages d’un humour ravageurs, les envolées de poésie pure, les éclairs de tensions insupportables et les moments de profonde tendresse. Pêchant dans certains de ses derniers romans pas excès de manichéisme, Koontz retrouve dans Odd Thomas la verve, le rythme et surtout les personnages attachants qui ont fait le succès de ses meilleurs œuvres des années 90 (Chasse à Mort, Le Temps Paralysé ou Midnight pour n’en citer que trois parmi les incontournables).
Chris Corthouts

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24 04 07

Un os à la télé

DEJA DEADCe n’est pas tous les jours que je me penche sur la petite lucarne afin d’en extraire le sujet d’une chronique, mais là, la diffusion, ce vendredi sur RTL-TVI du premier épisode de la série "Bones" vaut bien un petit détour par la boite à images. Pourquoi me direz vous, légitimement curieux… Simplement parce que "Bones", n’est autre que l’adaptation télévisuelle des aventures de l’inspecteur Temperance Brennan, personnage récurrent et populaire né sous la plume de Kathy Reichs. Un petit tour sur le blog vous apprendra que je ne suis pas très bon client de la série, même si je soupçonne la qualité de la traduction des œuvres d’être responsable, en partie, de mon rejet quasi épidermique. Lancée avec Déjà Dead, la série de romans raconte les aventures policières d’une spécialiste des ossements (d’où le tire de la série télé cette fois, Bones, « Os », en français) dans un esprit qui n’est pas sans rappeler celui de Patricia Cornwell. Pour la petite lucarne, le lieu des aventures de « Tempe » a changé (on passe du Canada aux Etats-Unis) et elle se voit secondée par un ancien sniper devenu agent spécial du FBI.
bones Les romans sont donc passés à la moulinette d’une prod’ très américanisante, tant dans les ficelles des intrigues que des personnages types. Mais selon les spécialistes, cette nouvelle déclinaison du concept Expert and Co, vaut le détour. Allez, vendredi soir, lâchons nos livres pour quelques dizaines de minutes… Mon avis sur mon blog perso dans quelques jours…
Dr Corthouts

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22 04 07

Contretemps

FONTENEAUTout voir, tout lire, tout vivre… Pas facile, surtout lorsqu’une journée ne se décline qu’en vingt quatre heures et que dormir semble être un mal nécessaire, même pour le plus passionné des lecteurs ! J’avais donc souvent entendu parler de Pascale Fonteneau, croisé plusieurs fois son visage dans les journaux ou sur nos écrans de télé, mais je n’avais pas encore eu le temps de plonger dans un de ses récits. "Contretemps" arrive donc à … temps pour réparer cette faute de goût !
Un bande de copains un rien désœuvrés, un braquage qui tourne mal, l’amour qui surgit là où on ne l’attend pas … les ingrédients pourraient paraître cliché. Et pourtant, par un procédé narratif qui rappelle l’excellent "Memento", film de Christopher Nolan, Pascale Fonteneau lance sur son histoire un coup de projecteur oblique, qui oblige le lecteur à un exercice littéraire et sentimental tout à fait particulier. En fait, "Contretemps" s’offre le luxe d’une narration inversée, un cheminement bousculé où chaque chapitre nous propose de remonter plus loin dans la narration. Libre alors aux lecteurs de reconstruire le parcours du antihéros dont le destin est pourtant scellé dès le premier chapitre.
Mais toute la force de l’écriture de Pascale Fonteneau est justement de vous obliger à remonter le courant afin de comprendre comment et surtout pourquoi la vie du narrateur semble soudain partir en vrille.
D’une écriture limpide, avec un sens de la formule et une noirceur qui souvent reflète celle de notre société sans repère, ce Contretemps détaille l’implacable descente aux enfers d’un groupe de potes qui voulait simplement « vivre autre chose ». Lecture rapide mais qui imprègne longtemps le lecteur, mon premier Fonteneau confirme tout le bien que j’entendais dire d’elle autour de moi. Et voit encore s’agrandir la liste des romans que je dois redécouvrir ! Adieu, heures de sommeil…
Dr Corthouts

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22 04 07

Le retour d'Harry Dickson, le Sherlock Holmes Américain

HARRY DICKSON 1Sympathique initiative que celle du Cri qui lance la réédition des aventures d’Harry Dickson dans un format confortable, illustré des facsimilés de couvertures d’époque. C’est donc avec une certaine nostalgie que certains pourront se replonger dans ces histoires pleines de rebondissements, de violences et de terreur ! Creusant une veine bien plus fantasmagorique que celle de son soi-disant modèle de Baker Street, Harry Dickson dégage un charme plus vénéneux et plus gothique que le super détective de Conan Doyle. Pourtant écrites sur commande, les énigmes de Jean Ray n’ont rien de routinier et bénéficient de l’imagination macabre et débordante de l’auteur de Malpertuis.
Pour les « jeunes générations », biberonnées au polar d’aujourd’hui, rencontrer Harry Dickson c’est découvrir que le mélange polar-frissons ne date pas d’hier, mais forgeait déjà ses lettres de noblesses dans des publications populaires… dans le sens le plus noble du terme.
A raison de quatre, puis deux petits romans par mois d’ici décembre, Le Cri nous promet quelques heures de lecture plaisir !
Chris Corthouts

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22 04 07

La dernière arme

LE ROYAttention attention, best-seller en puissance. Nathan Love est de retour ! Le profileur zen revient après l’affaire du « Dernier Testament », qui a connu un réel succès : prix du Polar en 2005, traduit en plusieurs langues. Voici « La Dernière Arme », sa deuxième enquête peut-être encore plus solide que la première… C’est dire !
J’attendais ce deuxième opus avec impatience tant j’avais adoré le premier volume, « Le Dernier Testament », et je n’ai pas été déçu. C’est le genre de bouquin qui nous prend entre deux sentiments. Chaque page nous donne envie de continuer, mais plus on avance, moins on a envie de le terminer. Sentiment contradictoire, difficile à comprendre, mais tellement vrai…
Nathan Love est un as du profiling qui, après sa première enquête, s’est complètement retiré du monde pour vivre dans la solitude la plus totale. Il se voit rappelé à la vie active par Sylvie Bautch, une profileuse belge. En effet, de par le monde de jeunes et jolies femmes intelligentes disparaissent.
A Paris, au cours d’un dîner, Annabelle Domange disparaît sous le nez de ses convives.
A Washington, Galan Ryler s’évapore dans un taxi en pleine circulation.
A Tokyo, Suyani Kamatsu se volatilise dans une ruelle.
Elles sont 247 à disparaître à travers le monde. Les victimes, qui en plus d’être belles et intelligentes, occupent des postes clés auprès de chefs d’Etat ou de riches industriels. Elles sont leur collaboratrice et/ou leur maîtresse.
L’enquête piétine, la pression monte. Nathan Love, le profileur de génie, est indispensable à la résolution de cette enquête.
Il va voyager du Japon au sud de la France, en passant par le Rif africain, la mer de Chine et les Balkans. Au fil de son périple, il sera de plus en plus seul, tous les enquêteurs étant tués ou mutés.
Nathan va découvrir un monde cruel, la face cachée de l’humanité va lui être révélée. Un terrorisme d’un nouveau type fait son apparition. Les fondements même de notre économie sont bousculés. Il abordera la mondialisation, la prospérité, la mafia du sexe…
Dans ce deuxième roman mettant en scène Nathan Love, quatrième livre de l’auteur, on retrouve évidemment la philosophie zen de l’enquêteur, sa vision du monde, son efficacité, son intelligence, sa connaissance de la nature humaine et du terrain.
Des personnages du premier roman Le Dernier Testament reviennent ici pour apporter à l’histoire une autre dimension, encore plus abyssale.
LE ROY dernierIl y a des moments dans la vie où il faut baisser pavillon, où il faut s’incliner, où il faut reconnaître le talent. Et du talent, Philip Le Roy en a, c’est évident. Il allie intelligence, clairvoyance, humour, regard vivace sur le monde, action, réflexion.
Philip Le Roy est un vrai manipulateur et on aime ça. Il parvient à interpeller ses lecteurs, à les faire voyager, à les faire réfléchir et à les divertir tout à la fois. Philip Le Roy a inventé un nouveau concept. Il a créé le livre-happeur. Une fois qu’on ouvre un de ses romans, on ne peut plus s’en détacher, littéralement happé par l’histoire, face à quelque chose d’intelligent, face à quelque chose qui va nous faire voir le monde différemment, face à quelque chose qui va nous changer. Non seulement ce livre va vous divertir, mais va aussi vous rendre plus… à l’écoute de ce qui vous entoure.
Né en 1962, Philip Le Roy s'est imprégné d'Hitchcock, Kubrick, De Palma ou Tarantino. Initié aux arts martiaux et bassiste rock à ses heures, c’est un écrivain en pleine maturité, un écrivain en phase avec son époque.
Marc Bailly

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