16 05 07

Robert Muchamore, la star montante du thriller jeunesse

MUCHAMORELes gosses adorent, les chiffres de vente montent en flèche dans plusieurs pays d’Europe, les rumeurs d’adaptation cinématographique se font de plus en plus insistantes et les éditions Casterman jouent la carte de la promo tous azimuts depuis la sorite de "100 Jours en Enfer".
Qu’est-ce donc que cela ? Bon, j’avoue que d’entrée de jeu, j’ai abordé la série de Robert Muchamore avec un rien de méfiance. Je suis comme ça, quand on me pousse un roman sous les yeux en me hurlant aux oreilles : « C’est la sensation du moment, tu DOIS le dire », je me crispe. Tenez, il m’a fallu près de cinq ans pour ouvrir un Marc Lévy à cause de ça… Donc là, j’ouvre "100 Jours en enfer" et tout en avançant dans l’intrigue, j’me dis que j’ai déjà lu ça quelque part… Et pour cause ! Lors de mes pérégrinations, nombreuses, dans le royaume des versions originales, j’avais déjà lu, avec plaisir les trois premiers volumes de Cherub ! Ma cervelle, comme une passoire, avait simplement oublié de retenir le nom de l’auteur. Mes impression de l’époque restent les mêmes aujourd’hui, d’autant que la traduction, confiée à la même personne, est de haute tenue : Chérub fait partie de ces romans pour ados qui ne prennent pas les têtes blondes pour des ramollis du bulbe et osent aborder la réalité du monde qui nous entoure sans fard. Mais avec un sens du fun qui plaira également aux adultes !
Le pitch de Chérub est tellement évident que personne n’y avait songé avant : les enfants, dont personne ne se méfie, sont les éléments idéaux pour former des groupes d’intervention de lutte contre le crime.
Ainsi, dans "100 Jours en Enfer", le lecteur découvre le héros de la série, James Choke, dont la vie part peu à peu en lambeau : viré de son école pour violence, orphelin après que sa mère se soit noyée dans un cocktail d’alcool et de médicament… il atterit dans un orphelinat, avant d’être recruté par l’organisation Chérub et de suivre un programme d’entraînement intensif de 100 jours.
Rapide, tendue, piquée de scènes d’une violence rare mais jamais gratuite, les aventures de James et sa bande vous happent dès la première page et vous emmènent dans un tourbillon d’action et de réflexion loin, très loin de la fantasy « rassurante » d’un Harry Potter, ou de la haute technologie confortable d’un Alex Rider. Passionné par l’idée d’offrir un background réaliste à toutes ses histoires, Robert Muchamore joue avec les limites de la littérature jeunesse et déjoue les attentes des lecteurs adultes, tout en offrant le côté piquant absent de la plupart des productions un rien aseptisées de la littérature anglo-saxonne pour ados.
La troisième mission des Chérubs est prévue pour août prochain, alors que la série complète, elle, devrait faire 12 volumes. Avant que Muchamore ne se tourne vers les origines de cette organisation pas comme les autres, née avec la seconde guerre mondiale. On se réjouit déjà !
Chris Corthouts

MUCHAMORE2

MUCHAMORE - Chris Corthouts 1
MUCHAMORE - Chris Corthouts 2

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16 05 07

Cette chanson que je n’oublierai jamais

MARYHIGGINSCLARKMary Higgins Clark est adorable ! Je l'avais écrit au terme d'un déjeuner dont je me souviendrai encore longtemps. Et cette année, je le confirme : elle est adorable ! Exactement comme une grande tante un peu excentrique qui débarque chez vous avec sa belle robe et son grand chapeau pour les fêtes de Noël, Mary ne manquerait pour rien au monde le rendez-vous de l’été ! Après "Deux Petites Filles en Bleu" et une foultitude d’autres titres que je ne vous ferai pas l’affront de citer, "Cette chanson que je n’oublierai jamais" est donc la livraison annuelle. Soit l’histoire d’une jeune femme plutôt argentée, qui vit dans une belle maison du Nord-Est des Etats-Unis et qui voit tout son petit monde s’écrouler lorsque son mari est accusé de meurtre. Mais, est-il besoin de la préciser, les choses finiront pas s’arranger… Et Tante Mary de nous tisser avec son savoir-faire habituel une intrigue tordue juste ce qu’il faut, à base de somnambulisme et de secrets de famille.
Evidemment, les fans de la plus élégante de nos reines du crime seront ravis de frissonner pour la pauvre petite fille riche, alors que les amateurs de drogues dures se tourneront plus logiquement vers Maxime Chattam et son serial killer amateur d’hameçon et de têtes coupées. Chacun ses goûts, tant que la lecture reste un plaisir !
Chris Corthouts

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09 05 07

Eric Meyer et Christine Kerdellant vous ouvrent la porte dérobée

LAPORTEDEROBEEPetite séance de rattrapage ! Entre deux tueurs en série bien tordus etla descente aux enfers d’un « monsieur-tout-le monde » empêtré dans unehistoire impossible, que diriez-vous d’un petit techno thriller desfamilles ? Merci qui ? Merci docteur Corthouts !
« La Porte dérobée », comme son nom l’indique, développe au cœur de sonintrigue une idée selon laquelle il existe, dans tous les systèmesinformatiques, une « porte de derrière » (et je vous remercie d’avancede laisser vos sarcasmes et vos remarques scabreuses au vestiaire, c’estun site sérieux, ici !) qui permet aux développeurs de prendre lecontrôle des logiciels en cas de problème. Mais, que se passerait-il sicet accès tombait soudain entre de mauvaises mains ? C’est exactement lepostulat de départ de ce roman solidement charpenté qui se permetd’intégrer, au cœur même du suspense technologique, des élémentspassionnants de recherche historique liée aux jardins de Versailles. Etnon, je n’ai pas fumé de l’herbe qui fait rire et je ne commence pas àmélanger mes fiches, façon présentateur de télé partant en vrille !
« La Porte Dérobée » ose bien la fusion, improbable mais réussie, duthriller technologique pur (avec attaque terroriste et monde plongé dansle chaos à cause des puces qui perdent la boule) et du roman historiqueà énigme, façon Da Vinci Code ! Il fallait oser. Ils se sont mis à deuxpour réussir ce tour de force. Et ils ont marqué l’essai. Pour leprochain roman, je leur conseillerai juste d’engager un meilleurrelecteur, car certains personnages qui changent de vêtements d’unchapitre à l’autre, cela fait un peu désordre ! Mais c’est un détailau cœur d’une histoire véritablement passionnante.
Dr Corthouts

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06 05 07

La sélection de François-Marie

HARRY DICKSON 1Comme chaque mois, François-Marie propose à Nicky sa sélection de livres qu'il tire du rayon nouveautés chez Tropismes, dans les galeries de la Reine à Bruxelles.
Premier choix, la réédition, au Cri, des Harry Dickson de Jean Ray dont le Dr Corthouts vous parlait il y a peu en ces colonnes (cliquez sur la couverture).

  FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 1

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06 05 07

Garden of love

MARC MALTETroisième sélection thriller de la maison Tropismes : le nouveau Marcus Malt, paru chez Zulma.

FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 3

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06 05 07

Pascal Dessaint

PASCAL DESSAINTCruelles natures. Du thriller à la française, comme l'aime le Dr Corthouts.

  FM BIRRONEAU - Nicky Depasse 4

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27 04 07

Deux minutes chrono

CRAISJe vous avais déjà parlé en long et en large de Robert Crais et de sa série consacrée aux aventures du détective privé Elvis Cole. Humour, action, énigmes tordues et personnages hauts en couleurs, Crais développe un univers dont il s’échappe de temps à autre pour offrir aux lecteurs un « one-shot » dont la force n’est pas sans rappeler un certain Michael Connelly.
Dans ce « Deux Minutes Chrono » le personnage central, Max Holman sort de prison où il a purgé une peine pour braquage de banque. Un braquage qui a mal tourné lorsqu’il a lui-même enfreint sa propre règle de ne jamais rester sur les lieux du crime plus de deux minutes.
Enfin libre, Holman retrouve un monde qui a bien changé, mais rêve surtout de renouer le contact avec son fils, bambin lors de son incarcération, devenu policier à L.A. Ce souhait vire au cauchemar lorsqu’Holman apprend non seulement que son fils a été tué, mais que le meurtre a eu lieu dans des circonstances troubles dans un univers de flics véreux. Perdu, Holman se tourne vers la seule personne qui a fait preuve d’humanité lors de son arrestation : l’agent du FBI Katherine Pollard.
Un véritable imbroglio donc que ce « Deux Minutes Chrono » où les apparences se rélèvent peu à peu trompeuses et où la limite entre le bien et le mal, les défenseurs de l’ordre et les malfrats, les intègres et les combinards, se brouille au fur et à mesure des découvertes de l’ancien taulard. Lui-même suspect aux yeux de la police, taché à jamais par son passé de braqueur, il aura toutes les difficultés à faire entendre sa voix dans un millieu ou le passé pèse aussi lourdement sur les épaules des protagonistes que le smog sur la cuvette de Los Angeles.
La comparaison avec Connelly est évidement toute trouvée, si ce n’est que Robert Crais laisse poindre dans ses écrits un optimisme, ou du moins un semence de rédemption, que l’auteur des aventures de Harry Bosh and Co semble rejeter en bloc. Certain y verront peut-être l’influence des happy end cinématographique sur l’écriture de Crais (ancien scénariste…) , d’autres y verront une foi encore intacte en l’homme. Naïf, peut-être, je choisirai la seconde solution.
Chris Corthouts

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25 04 07

L’Etrange Odd Thomas

KOONTZVéritable machine à succès à la fin des années 80 et au début des années 90, Dean Koontz n’a pourtant jamais bénéficié, en Europe, d’un fan club aussi développé que celui de Stephen King. La faute sans doute à une exposition médiatique moins importante et surtout une présence quasi nulle sur les écrans, grands comme petits.
Aujourd’hui, Koontz reste un solide auteur de best-sellers outre atlantique, mais ces romans ne bénéficient plus d’une traduction systématique, comme à la grande époque de la collection Pocket Terreur (et voilà, je commence à parler comme un ancien combattant… avant c’était mieux…), enfin, ne "bénéficiaient" plus, puisque les éditions Lattès semblent décidées à relancer la machine. D’où l’arrivée sous nos lattitudes de ce Odd Thomas, une perle d’humour décalé, de thriller et de polar comme Koontz adore les concocter.
Odd Thomas nous raconte, dans ce premier roman d’une série qui compte déjà trois volumes, sa vie dans la petite ville californienne de Pico Mondo. Une vie comme les autres… Si l’on excepte que Odd regarde le monde avec un sens de l’humour assez particulier et qu’il est capable de voir les morts. Les morts qui viennent lui rendre une petite visite lorsque, coincés entre notre monde et le suivant, ils ne parviennent pas à larguer les amarres ! Ajoutez à cela une sérieuse tendance à attirer les gros ennuis et vous obtenez avec Odd Thomas un héros koontzien type, bon gars, pas compliqué, dont la vie bascule régulièrement dans le plus terrifiant des cauchemars. Le coup de génie de ce roman, c’est bien entendu la voix de Odd Thomas, que Koontz est parvenu à capturer au travers d’une narration à la première personne qui mélange avec brio les passages d’un humour ravageurs, les envolées de poésie pure, les éclairs de tensions insupportables et les moments de profonde tendresse. Pêchant dans certains de ses derniers romans pas excès de manichéisme, Koontz retrouve dans Odd Thomas la verve, le rythme et surtout les personnages attachants qui ont fait le succès de ses meilleurs œuvres des années 90 (Chasse à Mort, Le Temps Paralysé ou Midnight pour n’en citer que trois parmi les incontournables).
Chris Corthouts

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24 04 07

Un os à la télé

DEJA DEADCe n’est pas tous les jours que je me penche sur la petite lucarne afin d’en extraire le sujet d’une chronique, mais là, la diffusion, ce vendredi sur RTL-TVI du premier épisode de la série "Bones" vaut bien un petit détour par la boite à images. Pourquoi me direz vous, légitimement curieux… Simplement parce que "Bones", n’est autre que l’adaptation télévisuelle des aventures de l’inspecteur Temperance Brennan, personnage récurrent et populaire né sous la plume de Kathy Reichs. Un petit tour sur le blog vous apprendra que je ne suis pas très bon client de la série, même si je soupçonne la qualité de la traduction des œuvres d’être responsable, en partie, de mon rejet quasi épidermique. Lancée avec Déjà Dead, la série de romans raconte les aventures policières d’une spécialiste des ossements (d’où le tire de la série télé cette fois, Bones, « Os », en français) dans un esprit qui n’est pas sans rappeler celui de Patricia Cornwell. Pour la petite lucarne, le lieu des aventures de « Tempe » a changé (on passe du Canada aux Etats-Unis) et elle se voit secondée par un ancien sniper devenu agent spécial du FBI.
bones Les romans sont donc passés à la moulinette d’une prod’ très américanisante, tant dans les ficelles des intrigues que des personnages types. Mais selon les spécialistes, cette nouvelle déclinaison du concept Expert and Co, vaut le détour. Allez, vendredi soir, lâchons nos livres pour quelques dizaines de minutes… Mon avis sur mon blog perso dans quelques jours…
Dr Corthouts

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22 04 07

Contretemps

FONTENEAUTout voir, tout lire, tout vivre… Pas facile, surtout lorsqu’une journée ne se décline qu’en vingt quatre heures et que dormir semble être un mal nécessaire, même pour le plus passionné des lecteurs ! J’avais donc souvent entendu parler de Pascale Fonteneau, croisé plusieurs fois son visage dans les journaux ou sur nos écrans de télé, mais je n’avais pas encore eu le temps de plonger dans un de ses récits. "Contretemps" arrive donc à … temps pour réparer cette faute de goût !
Un bande de copains un rien désœuvrés, un braquage qui tourne mal, l’amour qui surgit là où on ne l’attend pas … les ingrédients pourraient paraître cliché. Et pourtant, par un procédé narratif qui rappelle l’excellent "Memento", film de Christopher Nolan, Pascale Fonteneau lance sur son histoire un coup de projecteur oblique, qui oblige le lecteur à un exercice littéraire et sentimental tout à fait particulier. En fait, "Contretemps" s’offre le luxe d’une narration inversée, un cheminement bousculé où chaque chapitre nous propose de remonter plus loin dans la narration. Libre alors aux lecteurs de reconstruire le parcours du antihéros dont le destin est pourtant scellé dès le premier chapitre.
Mais toute la force de l’écriture de Pascale Fonteneau est justement de vous obliger à remonter le courant afin de comprendre comment et surtout pourquoi la vie du narrateur semble soudain partir en vrille.
D’une écriture limpide, avec un sens de la formule et une noirceur qui souvent reflète celle de notre société sans repère, ce Contretemps détaille l’implacable descente aux enfers d’un groupe de potes qui voulait simplement « vivre autre chose ». Lecture rapide mais qui imprègne longtemps le lecteur, mon premier Fonteneau confirme tout le bien que j’entendais dire d’elle autour de moi. Et voit encore s’agrandir la liste des romans que je dois redécouvrir ! Adieu, heures de sommeil…
Dr Corthouts

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