20 03 13

Une fresque fantastique et magnifique !

 

d_un-certain_fevrier.jpgEnfin ! Avec quelle impatience nous attendions l'écrivain(e) qui poursuivrait cette merveilleuse lignée des « Maîtres de l'Imaginaire » ! Nancy Vilbajo non seulement s'inscrit dans ce réalisme poétique, qu'illustrent bien des auteurs (Jean Ray, Thomas Owen, Jean-Baptiste Baronian, Jean Muno, André-Marcel Adamek, pour ne citer qu'eux), mais elle rejoint aussi le cercle fermé du « Fantastique féminin », qualifié par Anne Richter, fine analyste, d'art sauvage !

 

« Tout ce dont je suis sûr » dit un des personnages « c'est que parfois, il faut accepter de traverser cet impossible univers, celui qui n'est pas soumis aux servitudes du début et de la fin ».

 

C'est une fresque magnifique qui commence avant l'humanité et qui se poursuit dans l'épopée d'une ville, jamais nommée – il n'en est nul besoin, vous la connaissez ! -, mais qui est révélée ici dans toute sa beauté, son histoire, sa violence et son mystère, ses amours, ses traditions, son architecture et sa musique. « Nous sommes tous à la recherche d'un endroit, qui pour y bâtir son foyer, qui pour s'y recueillir, qui pour y mourir » dit d'emblée l'auteure. Mais la ville de ce livre « D'un certain février » est vivante, les veines gonflées du sang de la musique...

Une superbe phrase décrit ce rapport ville-musique-histoire... : « A chaque fois, c'était pareil, elle avait l'impression que ses racines lui sortaient des jambes et l'envoyaient puiser toutes ses forces dans une mystérieuse mémoire collective ».

 

Nous suivons ainsi l'histoire des personnages, des « élus » liés au-delà des générations et qui nous emmènent dans un fantastique flamboyant, poétique, lyrique, dont on peut difficilement se détacher une fois la lecture entamée. Et je vous rassure déjà : la finale est grandiose !

Les récits de Nancy Vilbajo nous font entrer dans une multitude d'émotions palpables par le miracle de ses mots et de son style : la peur, par exemple, comme dans « La nuit des goules », où le naturel des dialogues contraste avec l'effroi.

La mort est aussi un des sujets principaux du livre. « La mort nous fascine alors que nous habitons un monde qui ne tourne que pour ce qui vit », observe l'auteure. Ou ailleurs cette si juste ntotation : « Une nuit sans rêve c'est l'apéritif de la mort ».

La mort et son corollaire la guerre : « Sans prévoir, la guerre se dénuda sous mes yeux. Comme elle était laide sans son masque de bravoure ! »

Mais dans ce tableau de la vie et de la mort, on trouve aussi l'enfance et ses « contes de fée », la nature et ses jardins, le sourire de l'humour et les secrets. Le secret ! On trouve aussi comme nom propre d'un personnage « Secret ». Mais secret est un mot magique, qui parcourt comme une vibration invisible toute la lecture.

 

C'est un livre original, qui comporte par exemple en son sein une courte nouvelle de Gérard Prévot, sans doute un des plus grands et des plus méconnus Maîtres de l'Imaginaire belge, un de nos grands auteurs fantastiques. Ce n'est pas un hasard puisqu'il est né dans cette même ville. Avec quel talent Nancy Vilbajo parvient à l'intégrer dans sa propre odyssée !

 

N'en doutez pas, nous sommes ici en présence d'une grande écrivaine et d'un grand livre ! Un de ceux qu'appelait de ses vœux Friedrich Nietzsche dans « Le gai savoir » : « Qu'importe un livre qui ne sait même pas nous transporter au-delà de tous les livres ? » Ou comme ceux définis par Jean d'Ormesson dans « C'est une chose étrange à la fin que le monde » : « Les bons livres sont ceux qui changent un peu leurs lecteurs. » Croyez-moi, vous ne serez plus les mêmes après avoir lu cet ouvrage aux résonnances infinies, comme l'écho des tambours...

 

Jacques Mercier

"D"un certain février". Nancy Vilbajo. Editions Murmures des soirs. Collection "Fantastique", 20X15. broché. 338p. 20 euros. 

           

 

02 02 13

Les mystères de Bruxelles ! Un régal !

 

dulle griet.jpgDéjà le pseudonyme « Dulle Griet » choisi par cet auteur bruxellois me plaît beaucoup. Dulle Griet c'est Margot la Folle qu'on trouve au milieu du tableau de Bruegel. Elle est l'incarnation de l'avidité furieuse et se dirige vers l'enfer pour y mettre son butin en sécurité ! Sous ce joli pseudonyme se cache un lauréat de plusieurs prix littéraires et surtout un excellent auteur de polars. Il nous a déjà livré « Petits meurtres chez ces gens-là » et cette fois, il s'agit de « Les fenêtres murmurent » dans la collection « Les Mystères de Bruxelles ». Étrangement sur la couverture on découvre le célèbre Gille de Binche et son masque et pas une vue de Bruxelles, mais bien entendu le récit nous en donnera la raison. Le livre commence par « Vé van Boma, patate mè saucisse », qu'on se doit de renvoyer en note en bas de page pour traduire « Vive Bonne-Maman... » ! Outre le bonheur pour nous de découvrir les décors typiques de la capitale de l'Europe, ainsi que son patois, l'histoire elle-même nous tient en haleine : Que s'est-il passé dans la rue Porselein, à Anderlecht ? L'inspecteur Lilas Klaus et son partenaire Serge Zwanze (en bruxellois, c'est la blague typique du coin !) vont essayer d'élucider les énigmes en cette période de carnaval 2012, car on suit de jour en jour, avec la mention des dates, l'avancée palpitante de l'histoire. Une petite interrogation à l'auteur : il parle de « brise-lames », d'Ostende, de James Ensor dans les premières pages, dans un souffle magique ; mais le « brise-larmes » qui apparaît tout-à-coup est-il conscient ou une jolie faute typographique ? Je penche pour la volonté de glisser ce néologisme poétique ! Pour vous donner le ton, quelques phrases cueillies dans le feu de l'action : « Elle songe qu'il n'existe pas meilleure protection contre la tentation que la conviction de n'être soi-même une tentation pour personne » C'est à propos d'une femme qui ne se trouve pas belle. Et un peu plus loin : « Aussi, il faut bien l'avouer, parce que la réalité a beau être une sacrée garce, les rêves et les illusions ont la vie dure et ne meurent jamais tout à fait. » Ici on a le ton « policier » si particulier au genre et la réflexion qui en fait un grand roman, au-delà des anecdotes. C'est Érasme que Dulle Griet a choisi de mettre en exergue avec cette phrase : « La perversité des méchants a plus d'effet que la sympathie des bons » !

 

Jacques MERCIER

 

« Les fenêtres murmurent », par Dulle Griet, Collection « Les Mystères de Bruxelles », Éditions Presses de la cité, 2013, 308 pp. 20,50 euros.

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21 01 13

Un road "tripes" !

Mad, Jo.jpgComme l'indique l'éditeur, il s'agit d'un "road tripes". J'adore quand on joue sur les mots de cette façon ! Les personnages sont pittoresques et tellement vrais ! On vit l'histoire, on la ressent, grâce à l'écriture de Fanny Lalande. "Mad, Jo et Ciao" c'est un périple dans le monde des routiers. Mad vit dans son camion depuis quinze ans. Son boulot est de conduire des moutons à l'abattoir ! Voilà un bon départ ! Il s'arrête chez Jo, de temps en temps. Il croise aussi Ciao, un vieux fou qui hante les stations-services et les aires de repos. Voilà pour définir en un mot les trois personnages qui font le titre du livre. Les chapitres sont sous-titrés d'un morceau de musique qui peut nous accompagner ou souligner l'action : des Animals et "The House of the Rising Sun" à "Don't be cruel" d'Elvis Presley ! Quelques mots pour situer le style : "L'odeur du bitume chaud mélangée à ncelle de la station-service m'apaisait" ! Toute une ambiance, non ? Un excellent choix de Xavier Vanvaerenbergh, le directeur de collection.

 

Jacques MERCIER

 

"Mad, Jo et Ciao", Fanny Lalande, Kerditions, 240 pp, format poche, 12 euros. www.kerditions.eu

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08 11 12

Petit meurtre entre copains...

Crime à Louvain la Neuve.jpgDéjà riche de Meurtre à Waterloo par Jean-Baptiste Baronian, de Les dépeceurs de Spa (des démonteurs de voitures de collection volées) par Marc J. Hermant et de Le martyr de l'Étoile (un projet d'attentat islamiste à la Grand-Place de Bruxelles) par Évelyne Guzy, la collection de romans policiers belges « Kill and read » dirigée par votre serviteur et coéditée par la SNCB à Bruxelles et les Éditions Luc Pire à Liège accueille ces jours-ci un nouveau titre, Crime à Louvain-la-Neuve, signé Anouchka Sikorsky.

Bien connue du public, l'auteure est née à Liège, de mère polonaise et de père ukrainien. Animatrice radio à la RTBF, elle a présenté le festival de la chanson française à Spa et animé les petits matins liégeois avant de rejoindre l’équipe de RTL puis de RTL-TVI jusqu’à la fin de 1988. Elle y sera animatrice et productrice d’émissions diverses et y prendra la direction des programmes destinés aux juniors. Chaque semaine, elle a rédigé les scénarios et les dialogues de mini fictions réalisées et interprétées avec des enfants : Chocolat Show et Samedi en fête. Par ailleurs rédactrice de presse écrite, elle compose régulièrement des nouvelles et des billets d’humeur pour différents magazines.

Son polar, dont l'intrigue aux ressorts astucieux se situe à Louvain-la-Neuve – les (anciens) étudiants et enseignants ainsi que les connaisseurs de la ville retrouveront dans l'ouvrage nombre de lieux familiers – restitue l'ambiance typique de la vie estudiantine néo-louvaniste et donne une âme à des personnages attachants et originaux confrontés à un meurtre aussi surprenant qu'inattendu.

Le récit, non dénué d'humour mais aussi profondément humain, est mené tambour battant et entraîne le lecteur dans les méandres de sentiments contrastés, ceux qu'exprime sans complexe la jeunesse d'aujourd'hui.

Un texte qui aurait plu, n'en doutons pas, à Agatha Christie et à Georges Simenon !

Bernard DELCORD

Crime à Louvain-la-Neuve par Anouchka Sikorsky, Liège, coédition SNCB/Éditions Luc Pire, collection « Romans de gare – Kill and read », octobre 2012, 143 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

06 11 12

Kaï - Kaï...

url (28).jpg"Durant la Seconde Guerre mondiale, les soldats nippons partaient à la guerre avec une boîte suspendue au cou destinée à recevoir leurs cendres après leur disparition au combat."

Susbstrat du nouveau thriller de Jean-Christophe Grangé, le Japon met en scène le couple de Naoko, "une féline que 2000 ans de bienséance nippone n'étaient pas parvenus à dompter" et Olivier Passan, un inspecteur de police parisien, sorte de samouraï un rien marginal, passionné par l'âme ancestrale d'un pays dont il tente de comprendre l'alphabet:

"En le découvrant, il s'était découvert lui-même. Son premier voyage avait instantanément remis de l'ordre dans son existence."

Le couple est sur le point de divorcer tandis que se poursuit une traque à l'Eventreur, un tueur en série qui a pour cible des jeunes femmes en fin de grossesse. Particulièrement abject , le modus operandi semble porter la signature d'un certain Patrick Guillard et menacer la propre famille de Passan....A moins que ne se greffe une autre intrigue, liée au code de l'honneur nippon...

"Pour un Japonais,  l'existence est comparable à un fragment de soie. Ce n'est pas sa longueur qui compte mais sa qualité. Peu importe d'en finir à vingt, trente ou soixante-dix ans: il faut que l'existence soit sans tache ni accroc."

Machiavélique, violente, truffée d'action et de rebondissements subtilement dosés, l'intrigue est soutenue d'un rythme narratif imparable, qui  vous mène de Paris à Nagasaki et ne vous laisse en paix, qu'une fois sa lecture achevée

Apolline Elter

Kaïken, Jean-Christophe Grangé, roman, Albin Michel, septembre 2012, 472 pp, 22,9 €

 

01 10 12

Meurtre à la Grand-Place de Bruxelles…

Le martyr de l'Étoile.jpgAprès le binôme Meurtre à Waterloo par Jean-Baptiste Baronian et Les dépeceurs de Spa par Marc J. Hermant parus à l'automne dernier, la collection de romans policiers belges « Kill and read » dirigée par votre serviteur et coéditée par la SNCB à Bruxelles et les Éditions Luc Pire à Liège s'est enrichie en septembre 2012 d'un nouveau titre, Le martyr de l'Étoile, signé Évelyne Guzy.

En voici le pitch :

« Bruxelles, Grand-Place. Sous les colonnes de la maison de l’Étoile, une silhouette noire s’effondre au pied de la statue d’Éverard t’Serclaes, héros emblématique à l’esprit frondeur. Laureen G. n’est pas vraiment là par hasard. Chercheuse infatigable, elle passe sa vie à fouiller les sites islamistes radicaux. Elle alerte aussitôt son amie, Marie B., une journaliste que le 11-Septembre a rendue célèbre. Laureen pense avoir tout compris, tout prévu. Mais la victime n’est pas celle qu’elle croit...

Commence alors une enquête sauvage, dans un Bruxelles dont la symbolique, réelle ou fantasmée, livrera graduellement les secrets d’un crime bien orchestré, une sorte d’assassinat ciblé.

Qui est capable d’un tel raffinement ? »

Diplômée en journalisme et communication de l’Université libre de Bruxelles, chercheuse en rhétorique et argumentation et spécialiste de l'islamisme radical, Évelyne Guzy a notamment dirigé l’essai Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien (Éditions Luc Pire, 2004). Elle a également publié un roman, Dans le sang (Bernard Gilson Éditeur, 2009), et une histoire urbaine, Bruxelles-les-Eaux (Maelström, 2010). Elle a aussi contribué à des ouvrages collectifs, littéraires ou scientifiques. Le Martyr de l’Étoile signe son incursion dans l’univers du roman noir.

Un « polar » à rebondissements propre aussi à susciter le débat et la réflexion autour du fondamentalisme musulman et de ses lectures hermétiques voire cabalistiques du Coran.

Bernard DELCORD

Le martyr de l'Étoile par Évelyne Guzy, Liège, coédition SNCB/Éditions Luc Pire, collection « Romans de gare – Kill and read », septembre 2012, 143 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

01 07 12

So exciting!

Les Mystères du West End.gifRivale en son temps d'Agatha Christie, la femme de lettres britannique Margery Allingham (1904-1966) a donné naissance en 1929 au personnage d'Albert Campion – un détective aussi excentrique que génial et aux antipodes d'Hercule Poirot – qui apparaît dans dix-sept romans et de nombreuses nouvelles.

Après avoir édité en 2010 La Maison des morts étranges, les Éditions Omnibus à Paris viennent de faire paraître, une nouvelle fois préfacé par le grand spécialiste des choses d'outre-Manche qu'est l'écrivain et scénariste François Rivière, un deuxième recueil des œuvres de Margery Allingham, Les Mystères du West End et autres aventures d'Albert Campion, qui rassemble cinq romans passionnants : Mort d'un fantôme (paru en 1934), La mode est au linceul (1938), Les deniers du traître (1941), La nuit du tigre (1952) et Il n'est pire sourd (1958).

Décrit physiquement comme un jeune homme mince, rasé de près, aux cheveux filasses et aux yeux clairs cachés derrière d'énormes lunettes d'écailles, Albert Campion brille par son intelligence et sa perspicacité, certes, mais aussi par sa voix légèrement de fausset et son bavardage humoristique et absurde, des traits banals et une silhouette dégingandée qu'il promène cette fois dans les milieux artistiques ou dans les coulisses de la haute couture, dans les bas-fonds les plus sordides de la capitale du Royaume-Uni et dans les salons huppés de l'aristocratie British pour des enquêtes où l'humour le dispute au mystère et l'ingéniosité au suspense.

Pour le plus grand plaisir des aficionados du genre !

Bernard DELCORD

Les Mystères du West End et autres aventures d'Albert Campion par Margery Allingham, préface de François Rivière, Paris, Éditions Omnibus, juin 2012, 1120 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 28,00 € (prix France)

29 06 12

Un règne sans état d'âme

ren manzor - site.jpg

     La fillette de treize ans qui se présente au père Arthur, lui fait une confession bien étrange. Un certain Jahal, incarnation du Mal, la poursuivrait. Elle seule serait apte à le voir, à le sentir. Plus, elle serait liée à lui par cette alliance en os sculpté. Une union terrifiante et exclusive avec cet être désincarné. Car Jahal ne supporte aucune autre présence aimante auprès d'elle. Or il existerait une autre âme soeur, une âme rivale, lui aurait-il confié. Un concurrent que d'existence en existence, il s'emploierait à rechercher et à systématiquement éliminer.

     Touché par Cassandre, le prêtre n'accorde toutefois que peu de crédit à ses propos. Un ami imaginaire sans doute, ce Jahal. Une élucubration de son esprit trop fertile à cet âge.

     Et de la renvoyer gentiment tandis qu'elle sollicitait l'absolution.

     Se le pardonnera t-il un jour?

     Vingt ans plus tard, Cassandre défraie l'actualité pour avoir tenté d'assassiner son mari, le député charismatique Thomas Wells. Un acte incompréhensible de prime abord de la part de cette femme aimante. L'avocat Matt Collins prend cette affaire très à coeur. Il entend bien délivrer sa cliente. Et pas de sa seule cellule, mais aussi et surtout d'une incarcération plus terrible : cette prison mentale qui est sienne depuis toujours et dont le geôlier est un certain Jahal...

 

     Réalisateur émérite (Le passage, Dédales, entre autres), René Manzor signe ici son premier roman. Un thriller fantastique époustouflant. Une intrigue captivante qui nous emporte dans des dédales dont l'auteur seul a le secret. La mort, la vie après la mort, le corps comme simple «habitacle » des âmes d'une existence à l'autre, la survivance ou non des souvenirs et des sentiments lors de la réincarnation, sont autant de thèmes traités brillamment. Une écriture très visuelle, ciselée, efficace.

Un captivant moment de lecture!

Les âmes rivales, de René Manzor. Editions Kero, mai 2012, 300 P.,19,90€.

Karine FLEJO

Écrit par Karine Fléjo dans Thriller, Polar | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 05 12

À la manière de Candide...

La baronne meurt à cinq heures.jpgSpécialiste du XVIIIe siècle et de la Révolution française, Frédéric Lenormand qui est aussi l’auteur des « Nouvelles Enquêtes du juge Ti », une série policière traduite en plusieurs langues, est revenu l'année dernière à son domaine de prédilection avec La baronne meurt à cinq heures, un ouvrage pour lequel il a obtenu le Prix Arsène Lupin 2011 ainsi que le Prix historia du roman policier historique 2011 et dans lequel c'est Voltaire qui mène l'enquête.

Après avoir connu un grand succès dans sa version princeps aux Éditions du Masque à Paris, le livre a paru en poche chez le même éditeur au début de cette année, dans la collection « Labyrinthes ».

En voici le pitch :

« Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ?

En ce froid février 1733, c'est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s'en prenne à d'autres honnêtes gens – à lui-même, par exemple.

Heureusement, avec l'aide providentielle d'Émilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu'au cou, celle-ci va l'accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie.

Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant-général de la police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux-pas... »

Un polar qui décoiffe !

Bernard DELCORD

La baronne meurt à cinq heures par Frédéric Lenormand, Paris, Éditions du Masque, collection « Labyrinthes », janvier 2012, 332 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 8 € (prix France)

Écrit par Brice dans Thriller, Polar | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 04 12

Rallumez les Lumières ! Episode 8

sherlock.jpgSituation inédite cette semaine, puisque sur nos écrans, à moins que ma cervelle ne souffre d’un affreux ralentissement du aux températures automnales, pas un seul long métrage présents sur les écrans belges n’est né entre les couvertures d’un livre. J’en profite donc pour revenir en quelques lignes sur une réussite télévisuelle de taille : Sherlock, époustouflante réinterprétation moderne du personnage d’Arthur Conan Doyle sous la houlette de Sephen Moffat et Mark Gatiss. Casting, réalisation, scénario, musique… Rien ne dénote dans cet ensemble dont la seconde saison vient d’être diffusé sur France 4 et devrait être proposé par la RTBF dans quelques semaines. Chaque épisode s’inspire d’une des nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle, garde son titre (à l’une ou l’autre variation près…) et lui donne un éclairage moderne, pertinent… et drôle ! Benedict Cumberbatch campe un Sherlock fascinant et détestable à la fois et Martin Freeman (qui devrait exploser en fin d’année dans la peau de Bilbon Le Hobitt pour Peter Jackson…) est un John Watson à la fois tendre, combatif et humain. Bref, un délice qui a l’élégance de se décliner à petite dose (3 épisodes par saison, c’est le prix de la qualité) et qui donne envie de revenir au texte !

 

Et n’oubliez pas : le télévision aussi ça se lit !