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<title>Lire est un plaisir</title>
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<subtitle>Journal de chroniqueurs littéraires</subtitle>
<updated>2012-02-14T06:56:15+01:00</updated>
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<name>Karine Fléjo</name>
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<title>La liste de mes envies : un ENORME coup de coeur !!!</title>
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<updated>2012-02-13T14:41:31+01:00</updated>
<published>2012-02-13T14:41:31+01:00</published>
<category term="Romans" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img id=&quot;media-9070504&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/gregoire.jpg&quot; alt=&quot;gregoire.jpg&quot; /&gt;Canevas d'une femme bouleversante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jocelyne Guerbette, 47 ans, dite Jo, mène une vie simple à Arras. Un quotidien ponctué de petits bonheurs glanés entre son travail à la mercerie, son blog &lt;em&gt;dixdoigtsdor&lt;/em&gt;, sa vie de couple, ses enfants devenus grands, les potins du coin échangés avec ses amies du salon de coiffure. Jusqu'à ce jour où une nouvelle susceptible de bouleverser son existence tombe : elle gagne à l'Euro Millions. Une somme mirobolante. De quoi s'acheter et offrir tant de choses ! Liste de ses besoins, de ses envies, de ses folies, une fois ces trois listes dressées, quels choix opérer? Dépenser tout ou partie de cet argent pour exaucer ses rêves ? Mais exauce t-on ses rêves les plus chers avec de l'argent? Le bonheur, le temps, l'amour, la confiance, la présence, tout ce qui nous est essentiel s'achète t-il seulement...?&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec une sensibilité à fleur de plume, un style d'une extraordinaire épure, Grégoire Delacourt nous entraine dans le sillage de Jocelyne. Une femme bouleversante, que l'on suit de fil en aiguille avec une indicible émotion. Pas de patron tout tracé dans ce roman qui à l'image de la vie, n'est que rebondissements. Pas de broderie ni de dentelle inutile, pas plus que de galons ni de rubans. Non, Jo la mercière d'Arras, a l'étoffe d'une femme ancrée dans le réel, authentique, humaine, courageuse. Une femme qui décide de devenir actrice de sa vie, qui fait le choix d'être à un moment où l'argent lui permet d'avoir. Une femme aimante que l'on ne peut qu'aimer. Et à travers elle, au point de croix, l'auteur réalise pour nous un sublime canevas : celui d'un hommage vibrant aux femmes.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp; &lt;em&gt;Il n'y a que dans les livres qu'on peut changer de vie. Que l'on peut tout effacer d'un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilénies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» (P.35). Si vous souhaitez vous évader dans un monde de douceur, de bienveillance, de sensibilité, de générosité, si vous avez envie de découvrir l'univers de Jo, cette femme d'une si grande noblesse de coeur et d 'âme, alors n'hésitez pas. N'hésitez plus. Ajoutez en tête de la liste de VOS envies, celle de vous ruer sur l'éblouissant roman de Grégoire Delacourt ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P. 101&lt;/strong&gt; : «&amp;nbsp; &lt;em&gt;Être riche, c'est voir tout ce qui est laid puisqu'on a l'arrogance de penser qu'on peut changer les choses. Qu'il suffit de payer pour ça&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La liste de mes envies, Grégoire Delacourt&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Éditions Jean-Claude Lattès, Février 2012. 16€, 186 P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karine Fléjo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Bernard Delcord</name>
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<title>« Chaque baiser est un tremblement de terre. » (Lord Byron)</title>
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<updated>2012-02-12T14:24:49+01:00</updated>
<published>2012-02-12T14:24:49+01:00</published>
<category term="Arts" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-9067764&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/4125154053.jpg&quot; alt=&quot;Les Baisers.jpg&quot; /&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Manifestation de l'affection, de l'intimité ou de l'amour, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Baisers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, auxquels Serge Bramly et Jean Coulon ont consacré une magnifique monographie illustrée publiée aux Éditions Flammarion à Paris, sont aussi des moyens d'expression de la transgression et de la mort et ils occupent une place artistique importante dans bien des civilisations, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage reproduit fort bellement et commente judicieusement des sculptures, des fresques, des peintures, des estampes et des photographies d'auteurs aussi divers que Jérôme Bosch, Brassaï, Bruegel l'Ancien, Paul Cézanne, Marc Chagall, Larry Clark, Honoré Daumier, Wim Delvoye, Maurice Denis, Marcel Duchamp, Giotto, Jeff Koons, Le Corbusier, René Magritte, Edvard Munch, Pablo Picasso, Man Ray, Bettina Rheims, Pierre-Paul Rubens, Henri de Toulouse-Lautrec, le Véronèse, Wang Du, ainsi que Gustav Klimt et Auguste Rodin bien entendu, sans oublier les anonymes à qui l'on doit des œuvres de l'Égypte, de la Grèce, de la Rome et de l'Inde antiques, du Moyen Âge et de la Renaissance en Europe, ou encore les sculpteurs africains sur bois et les peintres d'estampes japonaises du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;siècle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qu'il soit échangé entre le dieu Ptah et le pharaon Sésostris&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, Hercule et Omphale, Sappho et Errina, Léda et le cygne, Jupiter et Io, Psyché et l'Amour, la Vierge Marie et l'enfant Jésus, Judas et le même Jésus, Roméo et Juliette, Pygmalion et Galatée, la Muse et le Poète, la Mort et la Femme, des époux ou des amant(e)s, qu'il ait pour cadre les rues de Paris ou un salon particulier, les frises d'un temple ou un atelier d'artiste, le siège d'une automobile ou celui d'un piano, une chambre d'hôtel ou le jardin d'Éden, qu'il soit volé ou donné, tendre ou voluptueux, mêlé d'acide ou de miel, le baiser a de tout temps inspiré les passions les plus vives et exprimé les sentiments les plus profonds.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parce qu'il emmène, comme l'écrivait Musset, vers des mondes inconnus&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Baisers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; par Serge Bramly et Jean Coulon, Paris, Éditions Flammarion, &amp;nbsp;janvier&amp;nbsp;2012, 256&amp;nbsp;pp. en quadrichromie au format 21,3&amp;nbsp;x&amp;nbsp;28&amp;nbsp;cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,90&amp;nbsp;€&amp;nbsp; (prix France)&lt;/p&gt;
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<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Amours ardentes...</title>
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<updated>2012-02-12T13:55:28+01:00</updated>
<published>2012-02-12T13:55:28+01:00</published>
<category term="Érotisme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9067472&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/1523695455.gif&quot; alt=&quot;Éros émerveillé.gif&quot; /&gt;&lt;em&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;N'en déplaise aux censeurs de tout poil, au sein de la littérature française (y compris de Belgique), la poésie et l'érotisme ont toujours fait bon ménage depuis le XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;siècle, et les plus grands auteurs s'y sont essayé ouvertement, de Pierre de Ronsard à Arthur Rimbaud, de Paul Verlaine à Jean Genet, de Louise Labé à Joyce Mansour, de Clément Marot à Théophile Gautier, de Joachim du Bellay à Émile Verhaeren, de Rémi Belleau à Paul Valéry, de François Malherbe à Alfred de Musset, du marquis de Sade à Georges Bataille, de Charles Baudelaire à Jacques Prévert, de Pierre Louÿs à Marcel Moreau, de Stéphane Mallarmé à Henri Michaux, de Guillaume Apollinaire à Saint-John Perse, de Géo Norge à Léopold Sedar Senghor, de Boris Vian à Aimé Césaire, de Michel Leiris à Christian Dotremont, de Pierre-Jean Jouve à Jean-Pierre Verheggen...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est ce que démontre sans ambages l'anthologie composée par Zéno Bianu qui vient de paraître aux Éditions Gallimard à Paris sous le titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Éros émerveillé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, une compilation parfois osée de textes rédigés par deux cents auteurs, dont un grand nombre de modernes et de contemporains, qui y «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;disent l’incroyable besoin d’impudeur qui parfois les saisit&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car, écrit l'anthologiste, «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;embrasant les mots, la poésie érotique met le feu aux joues et ailleurs. Elle célèbre les sens, libère les énergies, elle chante le plaisir effréné de vivre hors des carcans de toutes sortes, la surabondance vibratoire, le grand jeu des attractions universelles&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contribue-t-elle pour autant au réchauffement de la planète&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Éros émerveillé. Anthologie de la poésie érotique française&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, textes réunis par Zéno Bianu, Paris, Éditions NRF Gallimard, collection «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Poésie&amp;nbsp;», janvier&amp;nbsp;2012, 626&amp;nbsp;pp. en noir et blanc au format 10,8&amp;nbsp;x&amp;nbsp;17,8&amp;nbsp;cm sous couverture brochée en couleurs, 12&amp;nbsp;€ (prix France)&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage très épicé le texte présentable suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un hémisphère dans une chevelure &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Charles Baudelaire, 1821-1867)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;(in &lt;em&gt;Petits poèmes en prose&lt;/em&gt;, 1864)&lt;/p&gt;
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<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Preuves d'amour</title>
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<updated>2012-02-12T13:55:15+01:00</updated>
<published>2012-02-12T13:55:15+01:00</published>
<category term="Vie pratique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9067470&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/2052308602.2.gif&quot; alt=&quot;Aujourd'hui je t'aime.gif&quot; /&gt;&lt;em&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;À l'occasion de la Saint-Valentin, les Éditions Hugo &amp;amp; Cie à Paris proposent, sous la plume de Frédéric Ploton habilement soutenue par les illustrations de Diglee et de Nathalie Jomard, un amusant petit livre cadeau intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui je t'aime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui propose aux amoureux de l'offrir à l'élu(e) de leur cœur en guise de témoignage de leurs sentiments et de complicité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il s'agit d'un fascicule composé de petites rubriques à compléter seul(e), comme «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;la première photo que j'ai eue de toi&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;la liste de nos premières fois – premier rendez-vous, premier baiser, premier voyage, première dispute...&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;–&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;ton portrait chinois vu par moi&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;ce que je préfère te voir porter&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;la partie de toi que je préfère embrasser&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», notre chanson d'amour&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», l'électrocardiogramme de notre amour&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;le nid de notre amour&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»..., et de petits jeux auxquels s'adonner à deux («&amp;nbsp;le tarot de notre amour&amp;nbsp;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;le premier qui raccroche&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;love labyrinthe&amp;nbsp;», «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;le scrabble amoureux&amp;nbsp;»...).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour perpétuer l'unisson&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui je t'aime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; par Frédéric Ploton, illustrations de Diglee et Nathalie Jomard, Paris, Éditions Hugo &amp;amp; C&lt;sup&gt;ie&lt;/sup&gt;, janvier&amp;nbsp;2012, 50&amp;nbsp;pp. en quadrichromie au format 17&amp;nbsp;x&amp;nbsp;22&amp;nbsp;cm sous couverture brochée en couleurs, 7,99&amp;nbsp;€ (prix France)&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Un œuvre impérissablement vacharde...</title>
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<updated>2012-02-12T13:54:58+01:00</updated>
<published>2012-02-12T13:54:58+01:00</published>
<category term="Littérature générale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9061523&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/1761434222.gif&quot; alt=&quot;Les quatre Hollandais.gif&quot; /&gt;&lt;em&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Les trente nouvelles qui composent le recueil intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les quatre Hollandais&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; paru récemment en poche aux Éditions Robert Laffont à Paris ont été écrites par Somerset Maugham (1874-1965) avant la Seconde Guerre mondiale et elles ont pour cadre la Malaisie, à l'époque de l'Empire colonial anglais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une fois de plus, Maugham y fait la part belle aux voyages et aux colonies et il dépeint, au travers de portraits au scalpel et au vitriol, ceux qui ont fait le choix des îles, ces «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Européens, fonctionnaires, planteurs, commerçants qui passaient en Malaisie leurs années actives&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'auteur – dont les œuvres ont été adaptées quarante-trois fois au cinéma, excusez du peu&amp;nbsp;! –prend toujours le soin d'affubler ses personnages ordinaires d'un trait psychologique qui bouleversera leur vie, d'inclure à son histoire un événement fortuit qui changera irrémédiablement le cours des choses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi, les passions peuvent éclater et faire des ravages... On croise alors le chemin de ces quatre Hollandais, des marins qui parcourent les mers du Pacifique et dont l'amitié à toute épreuve fait l'admiration de tous, jusqu'à l'arrivée d'une jeune Malaise à bord de leur navire...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Ici et dans les nouvelles qui suivent, Somerset Maugham se fait l'analyste impitoyable et désabusé de tous les secrets que peut receler le cœur humain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Stéphane Denis, dans &lt;em&gt;Valeurs actuelles&lt;/em&gt; (du 02/12/2010), a montré l'influence de Jules Renard sur l'écrivain britannique qu'il décrit comme un misanthrope talentueux nourri d'une grande curiosité des êtres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rien n'est plus exact&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour le plus grand plaisir du lecteur tout ébaubi...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les quatre Hollandais&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; par Somerset Maugham, traductions de Joseph Dobrinsky, Jacky Martin, Pierre Nordon &amp;amp; Claude-Noël Thomas, Paris, Éditions Robert Laffont, collection «&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Pavillons poche&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», septembre&amp;nbsp;2011, 712&amp;nbsp;pp. en noir et blanc au format 12,3&amp;nbsp;x&amp;nbsp;18,3&amp;nbsp;cm sous couverture brochée en quadrichromie, 11,90&amp;nbsp;€&amp;nbsp; (prix France)&lt;/p&gt;
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<name>Apolline Elter</name>
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<title>Espèce de savon à culotte</title>
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<updated>2012-02-11T09:51:12+01:00</updated>
<published>2012-02-11T09:49:00+01:00</published>
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<category term="Histoire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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<summary>    &amp;nbsp;   … et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche...</summary>
<content type="html" xml:base="http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/">
&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9058807&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/119784/2494568238.3.jpg&quot; alt=&quot;51hLcis8PsL._SL160_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir, &amp;nbsp;dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et à vous, estimés visiteurs…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le roman de Sophie Arnould&lt;/em&gt; ( JC Lattès, mai 2010 - cfr chronique &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/07/15/le-roman-de-sophie-arnould.html&quot; href=&quot;http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/07/15/le-roman-de-sophie-arnould.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/07/15/le-roman-de-sophie-arnould.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;) &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;nous avait déjà ouvert l’appétit de métaphores et d’expressions du Siècle des Lumières.&amp;nbsp; Passionnée par un XVIIIe siècle, effronté et plutôt… libéré,&amp;nbsp; Catherine Guennec nous revient avec un recueil étoffé et exquis de noms d’oiseaux de l’époque&amp;nbsp;: Les ahuris de Chaillot, bigresses, bougresses, claudes, croquefredouilles, arpenteurs de guinguette, Marie Jacasse, Jean-fesse.. disputent la vedette aux lessivés (ondulés) de la toiture, cuisinières d’archanges, pisse-verglas et autres auteurs..mal reliés, hérités d’une certaine «&amp;nbsp;littérature poissarde&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Crus, osés, grossiers, imaginatifs, drôles, indélicats, ..ces «&amp;nbsp;gros mots&amp;nbsp;» appartiennent bien sûr à la langue populaire et sont essentiellement portés par l'oral. Difficile dès lors de les retrouver. Difficile mais pas impossible. Surtout que le cœur du XVIIIe siècle nous offre avec Vadé, &quot;le Corneille des ruisseaux&quot;, et ses imitateurs (le plus souvent anonymes), son incroyable littérature poissarde. Un genre méconnu qui a largement nourri cet ouvrage et mérite à plus d'un titre qu'on s'y attarde.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un recueil trrrrrrrrrès savoureux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui coiffera, &lt;em&gt;sapristi,&lt;/em&gt; plus d’un &lt;em&gt;anthropopithèque&lt;/em&gt;&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pas de doute, on en redemande.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Apolline Elter&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Espèce de savon à culotte&amp;nbsp;!… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir, &amp;nbsp;dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps.,&lt;/em&gt; Catherine Guennec, recueil, Editions First, fév.2012, 272 pp, 13,5 €&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Billet de ..saveur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;AE: Préfaçant votre ouvrage, Philippe Delerm vante l'insolence et la liberté&amp;nbsp; qui souffle sur le français du XVIIIe siècle: &quot; &lt;em&gt;Au XVIIIe, sûre de ses fondamentaux, la langue française prend un grand coup de frais&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;. Voilà qui fait du bien après un XVIIe siècle plutôt classique.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ce vent de fraîcheur va-t-il s'essouffler ou s'amplifier au XIXe siècle? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Catherine Guennec&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;:&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, c’est le français moderne. Avec l’apparition de nouveaux termes (politiques, sociaux, scientifiques…) Les dictionnaires se font de plus en plus gros. La langue populaire et l’argot s’immiscent en littérature. Soit. Et la langue fait preuve comme toujours d’une capacité de création et de renouvellement mais moi, je n’y retrouve pas cette petite «&amp;nbsp;musique&amp;nbsp;», ces petites folies… qui me font préférer le siècle des Lumières où à côté des préciosités mondaines des salons apparait une prose incisive, mordante qui s’affirme avec les philosophes. Le Français devient une grande langue diplomatique internationale, parlé dans toutes les cours des rois et les ambassades quand parallèlement il se fait drôle, imaginatif, débridé, provocateur… avec notamment le genre poissard qui reprend sans fausse pudeur les mots de la rue et des halles. Pour exploser de bonne humeur, d’insolence, d’incongruités «&amp;nbsp; qui sonnent dru, qui sonnent vrai, qui disent l’amour de la vie&amp;nbsp;» comme l’écrit si justement Philippe Delerm.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;AE: Certains mots&amp;nbsp; ont évolué et semblent avoir changé de connotation au cours du temps. Je songe à &quot;astrologue&quot;, qui n'est plus une injure aujourd'hui ou à &quot;arsouille&quot; dont la connotation est plus tendre désormais que celle de &quot;&lt;em&gt;mauvais sujet, fêtard, voyou&lt;/em&gt;&quot;. Ce doit être passionnant d'étudier, aussi, l'évolution sémantique des vocables:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Catherine Guennec:&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Oui, le sens de beaucoup de mots glisse au fil des ans. Et c’est très amusant de voir les changements de signification pour un même mot&amp;nbsp;: c’est vrai pour astrologue, artichaut, bestiole, cupidon, cœur, charrue, arbalétrier…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;L’intérêt de cette recherche est triple en fait, indépendamment du plaisir&amp;nbsp; de croiser de succulentes expressions :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle fait découvrir des mots et des expressions anciennes qui ont su traverser les années et rester en usage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle met en avant leur changement - ou pas- &amp;nbsp;de sens&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle remet enfin en lumière des mots complètement oubliés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Mon travail peut aussi se résumer par un «&amp;nbsp; à la recherche des mots perdus&amp;nbsp;»… Qui se souvient encore de gogurlu, béjaune, rigri, coquefredouille, ramasse-ton-bras, Nicolas tac tac, Roger bon temps, Perrette à l’oignon… &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;AE: Vos recherches sur les injures - étayées par une impressionnante bibliographie - ont dû vous mettre sur la voie de délicieux mots doux... Pourriez-vous en évoquer certains, en cette période de Saint-Valentin? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Catherine Guennec&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mes recherches m’amènent effectivement à faire de jolies rencontres. Des trésors de vocabulaire oublié qui m’ont &amp;nbsp;d’abord séduite pour leur musique, leur joliesse et qui m’ont aussi fortement intriguée. Parce que leur sens m’échappait. Que voulait dire par exemple&amp;nbsp;: un endormeur de mulot, un soupir du Danemark, un cataplasme de Venise&amp;nbsp;? Que voulait dire encore faire un trou à la lune ou la prendre avec ses dents&amp;nbsp;? s’amuser à la moutarde&amp;nbsp;? avoir le soleil qui luit dans le ventre&amp;nbsp;? voir des anges violets&amp;nbsp;?&amp;nbsp; rêver à la Suisse&amp;nbsp;?...&amp;nbsp; Je traque &amp;nbsp;tous ces mots, ces expressions. J’en ai une collection impressionnante&amp;nbsp;! Les gros mots et les insultes d’autrefois qui paraissent aujourd’hui ne sont qu’un volet de mes recherches qui comportent, aussi,&amp;nbsp; bien entendu, l’incontournable thématique de la douce chose…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour la Saint Valentin, soyons donc «&amp;nbsp;tournés à la friandise&amp;nbsp;» et préparons-nous, heureux pélerins de Cythère, &amp;nbsp;à&amp;nbsp; faire la carpe pâmée, à jouer de la harpe…&amp;nbsp; et recevoir en pluie nourrie&amp;nbsp; tous les cachets de l’amour (des baisers) Refusons de &amp;nbsp;mourir comme les citrouilles&amp;nbsp; (disparaitre sans avoir connu l’amour). Ne faisons pas trois queues d’une cerise&amp;nbsp; (se refuser sous de futiles prétextes). Préférons mourir tout debout&amp;nbsp;! (avoir fortement le béguin)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Autres jolis petits mots encore&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voici l’entendourinette (une petite curieuse qui écoute aux portes les secrets des amoureux au risque de se mettre le feu aux oreilles), les bagatelles de la porte (les préliminaires)…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Finissons par de plus «&amp;nbsp;salés&amp;nbsp;»&amp;nbsp; comme&amp;nbsp;: passer du B dur au Bémol (perdre de sa vigueur…), folichonner l’as de trèfle, saigner une femme entre les orteils (lui faire l’amour), trinquer du nombril, faire du potage à quatre genoux, faire zon…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les expressions sont nombreuses et croustillantes. Une petite dernière encore et pas des plus laides&amp;nbsp;: faire les yeux en coulisses&amp;nbsp;(faire les yeux doux). Joli, non&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Apolline Elter</name>
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<title>Je suis la femme la plus heureuse du monde</title>
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<updated>2012-02-09T08:45:50+01:00</updated>
<published>2012-02-09T08:45:50+01:00</published>
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<summary>  Sacrée Soeur Emmanuelle. Voici trois ans que vous nous avez quittés, à...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9043258&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/119784/315243048.jpg&quot; alt=&quot;9782268072708FS.jpg&quot; /&gt;Sacrée Soeur Emmanuelle. Voici trois ans que vous nous avez quittés, à l'aube de votre (premier) centenaire...et nous avons dans l'oreille cette voix haut perchée, convaincue, convaincante qui ajoutait&amp;nbsp; un timbre mémorable au charme irrésistible de votre grand âge et de votre - fameuse-&amp;nbsp;personnalité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Quelle grâce de n'avoir rien d'autre à faire que d'être la &quot;soeur universelle&quot; de tous ceux que je rencontre chaque jour: je n'ai rien d'autre à faire que de les écouter, les regarder, leur souhaiter tout le bien possible, comme une soeur attentionnée et affectueuse. Je n'ai rien d'autre à faire que d'aspirer l'amour du coeur de Dieu pour le respirer et l'expirer autour de moi! Quelle chance d'être vieille!&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Transcrivant de manière thématique et structurée une série d'entretiens qu'elle eut, entre 2004 et 2006 avec Soeur Emmanuelle, Angela Silvestrini, membre de la communauté laïque et romaine de Sant'Egidio, &amp;nbsp;réactive le témoignage vital de la célèbre chiffonnière du Caire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vieillesse, pauvreté, mort, éternité,&amp;nbsp;prière, dialogue oecuménique..arborent vigueur et&amp;nbsp;lettres de noblesse dans les propos d'une femme qu'une vie d'amour universel &amp;nbsp;et &amp;nbsp;22 ans passés au sein des bidonvilles du Caire on rendue &quot;&amp;nbsp;&lt;em&gt;la femme la plus heureuse du monde&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Consacrée à l'héritage de Soeur Emmanuelle, la dernière partie de l'ouvrage fait le point sur les projets en cours en France et en Egypte. Pour chaque livre acheté, 1 € sera versé à Asmae, association des amis de Soeur Emmanuelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puissiez-vous, chère Soeur Emmanuelle, désormais tutoyer Dieu avec l'entrain que nous vous connaissons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Apolline Elter&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Soeur Emmanuelle. Entretiens avec Angela Silvestrini. Je suis la femme la plus heureuse du monde&lt;/em&gt;.Document. Editions du Rocher, janvier 2012 (traduit de l'italien par Sylvie Garoche), 236 pp, 17 €&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Une voix d'or</title>
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<updated>2012-02-08T15:01:18+01:00</updated>
<published>2012-02-08T15:01:18+01:00</published>
<category term="Audio Livres" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-9058678&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/1828622854.gif&quot; alt=&quot;L'étrange voyage de Monsieur Daldry.gif&quot; /&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Remarquablement lu, sur un CD audio MP3 sorti aux Éditions Audiolib à Paris, par notre compatriote Valérie Muzzi (il est vrai que cette comédienne belle et talentueuse, voix-off de Be TV, a fait de brillantes études à l'INSAS et est en outre diplômée de la section cinéma de l'Université Libre de Bruxelles, ce qui explique pourquoi elle a écrit et réalisé plusieurs courts-métrages), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'étrange voyage de Monsieur Daldry&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Marc Lévy débute à Londres en 1950.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En voici le pitch&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Alice mène une existence tranquille, entre son travail, qui la passionne, et sa bande d'amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d'une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: &quot;L'homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer six personnes qui te mèneront jusqu'à lui... Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t'attend depuis toujours&quot;. Alice n'a jamais cru à la voyance, mais elle n'arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu'incompréhensibles. Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambiguës, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin. De Londres à Istanbul, il décide de l'accompagner dans un étrange voyage...&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’interprétation de Valérie Muzzi, qui alterne le sérieux et la cocasserie, l’inquiétude et l’insolence, ravira autant les fans – innombrables – de Marc Lévy qu'il séduira les – rares –auditeurs qui ne le connaissent pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et il transportera même, tant l'adaptation transcende le roman, les lecteurs qui ne l'apprécient guère&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'étrange voyage de Monsieur Daldry&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Marc Lévy lu par Valérie Muzzi, Paris, Éditions Audiolib, juillet&amp;nbsp;2011, 1&amp;nbsp;CD audio MP3 de 8h45 sous pochette cartonnée en quadrichromie au format 14&amp;nbsp;x&amp;nbsp;19&amp;nbsp;cm, 21,50&amp;nbsp;€ (prix France)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-9058676&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/1524951863.jpg&quot; alt=&quot;L'étrange voyage de Monsieur Daldry (Valérie Muzzi).jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Valérie MUZZI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Scripta manent...</title>
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<updated>2012-02-08T14:58:52+01:00</updated>
<published>2012-02-08T14:58:52+01:00</published>
<category term="Histoire de la littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-9058669&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/3251083979.jpg&quot; alt=&quot;Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles Florilège.jpg&quot; /&gt;Le texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques &lt;strong&gt;DELTA&lt;/strong&gt; avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Situé à moins de 500&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;mètres de la Gare Centrale et à moins de 800&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;mètres de la place de Brouckère, le Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles a ouvert ses portes le 23&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;septembre&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;2011 au cœur historique de la capitale européenne, au sein des somptueuses Galeries Royales Saint-Hubert.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans une ancienne boutique de luxe, intégralement réaménagée, littérature, musique, arts, sciences et histoire y sont présentés sur deux niveaux à travers des manuscrits, des lettres, des autographes et des dessins exceptionnels, autant de documents propres à rapprocher le public de nombre d'auteurs, hommes et femmes, qui ont fait l'histoire de l'humanité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'un de ces niveaux est consacré aux expositions temporaires, au nombre de trois ou quatre par an, et l'autre à l'exposition des collections permanentes du musée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces richesses constituent la matière même de leurs recherches pour les historiens de tous horizons et elles établissent parfois le lien unique entre une période lointaine et notre monde actuel. Collectés et rassemblés par les équipes du Musée des lettres et manuscrits, ces trésors du patrimoine écrit forment un pan exceptionnel de notre histoire qu'il convient aujourd'hui de préserver et de montrer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À cette occasion, les Éditions Racine à Bruxelles ont fait paraître un ouvrage remarquable et splendide, intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles Florilège&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui réunit quelque 120&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;documents signés par des personnages historiques (François&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, Charles Quint, Catherine de Médicis, Philippe&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;II, Mazarin, Louis&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;XIV, Madame de Pompadour, Joseph&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;II, Danton, Mata Hari...), des hommes d'État (Charles de Gaulle, Dwight Eisenhower, Léopold&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;, Léopold&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;II, Winston Churchill, Franklin Roosevelt...), des écrivains (Érasme, Voltaire, Rousseau, Lamartine, Dickens, Hugo, Dumas, Baudelaire, Flaubert, Zola, Verlaine, Verhaeren, Maeterlinck, Proust, Zweig, Cocteau, Breton, Hemingway, Saint-Exupéry, Camus, Hugo Claus...), des scientifiques (Vésale, Newton, Montgolfier, Bernoulli, Volta, Darwin, Pasteur, Eiffel, Marie Curie, Diesel, Berthelot, Freud, Bordet, Einstein...), des artistes (Géricault, Delacroix, Courbet, Manet, Rops, Van Gogh, Cézanne, Monet, Renoir, Gauguin, Van Rysselberghe, Signac, Rodin, Ensor, Dufy, Matisse, Picasso, Mondrian, Delvaux, Magritte, Dali, Dotremont, Alechinsky, Hergé...), des musiciens (Mozart, Beethoven, Rossini, Berlioz, Schumann, Liszt, Wagner, Offenbach, Saint-Saëns, Fauré, Ysaÿe, Puccini, Debussy, Strauss, Ravel, Stravinski, Honegger...) ou des vedettes parmi les plus célèbres (Édith Piaf, Jacques Brel).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une véritable caverne d'Ali-Baba pour chasseurs d'autographes&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles Florilège&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Bruxelles, Éditions Racine, septembre&amp;nbsp;2011, 235&amp;nbsp;pp. en quadrichromie au format 29&amp;nbsp;x&amp;nbsp;30&amp;nbsp;cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 39,95&amp;nbsp;€&amp;nbsp; (prix France)&lt;/p&gt;
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<name>Bernard Delcord</name>
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<title>Air Nostalgie...</title>
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<updated>2012-02-08T12:36:38+01:00</updated>
<published>2012-02-08T12:36:38+01:00</published>
<category term="Histoire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Le catalogue de l'exposition   SABENA Le progrès venait du ciel   qui se...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-9058392&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://static.skynetblogs.be/media/65120/2588638354.jpg&quot; alt=&quot;SABENA Le progrès venait du ciel.jpg&quot; /&gt;Le catalogue de l'exposition &lt;strong&gt;&lt;em&gt;SABENA Le progrès venait du ciel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui se tient aux Musées royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles jusqu'au 26 février 2012 ravira les passionnés d'histoire de l'aviation dont on sait qu'ils sont fort nombreux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rédigé par une belle brochette de spécialistes sous la direction de Marguerite Coppens, conservateur des Musées royaux, et édité en langue française aux Éditions Borgerhoff &amp;amp; Lamberigts à Gand, ce fort bel ouvrage retrace en effet l'histoire du transport aérien belge et de son fleuron, la compagnie nationale qui fut pionnière dans bien des domaines, notamment en Afrique noire et en matière de démocratisation des voyages en avion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Superbement illustrés, tous les thèmes sont abordés&amp;nbsp;: les débuts de l'aviation et la création de la SABENA en 1923, l'évolution de la sécurité à bord, les liaisons entre Bruxelles et le Congo, la création de l'aéroport de Zaventem pour l'Expo&amp;nbsp;58, l'arrivée des avions à réaction en 1960, l'utilisation des hélicoptères de 1953 à 1966, l'option sur le Concorde en 1965, l'évolution des sièges pour passagers, les mutations de la profession d'hôtesse de l'air, le design des affiches publicitaires et des bagages, les transformations des métiers d'équipage, la sociologie des passagers, l'apparition des charters et de nouvelles compagnies (Sobelair, BIAS, DAT, TEA, EA, VLM et... Brussels Airlines), la faillite en 2001, l'émergence du low cost et les perspectives d'avenir dans l'ère de l'après-pétrole.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce catalogue très complet se ferme sur deux répertoires très fournis, l'un des uniformes du personnel et l'autre des avions utilisés par la compagnie, qui ne manqueront pas d'éveiller bien des souvenirs nostalgiques...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard DELCORD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;SABENA Le progrès venait du ciel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; , ouvrage collectif sous la direction de Marguerite Coppens, Gand, Éditions Borgerhoff &amp;amp; Lamberigts, septembre&amp;nbsp;2011, 247&amp;nbsp;pp. en quadrichromie au format 20,5&amp;nbsp;x&amp;nbsp;26,5&amp;nbsp;cm sous couverture Intégra en couleurs, 29,95&amp;nbsp;€&lt;/p&gt;
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