27 06 17

Un emblème des années 1950…

Jean Valhardi, l’intégrale 3, 1950-1954.jpgL’album intitulé Jean Valhardi, l’intégrale 3, 1950-1954 sorti aux Éditions Dupuis à Marcinelle rassemble les aventures – passionnantes – du détective pour les compagnies d’assurance Jean Valhardi qu'Eddy Paape dessina à l’époque pour le Journal de Spirou.

Ce troisième volume rassemble, après un important volet introductif de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, Jean Valhardi et les êtres de la forêt (1950-51, scénario d’Yvan Delporte), Le château maudit (1951-52, scénario de Jean-Michel Charlier, une BD cultissime…), Le rayon super-gamma (1952-53, scénario de Jean-Michel Charlier) et La machine à conquérir le monde (1953-54, scénario de Jean-Michel Charlier). Y est adjoint un conte illustré de deux pages, inédit en album, intitulé Au feu !... (septembre 1952, scénario de Xavier Snoeck).

Un monument de la bande dessinée belge des Golden Fifties !

Bernard DELCORD

Jean Valhardi, l’intégrale 3, 1950-1954 par Eddy Paape, Jean-Michel Charlier et Yvan Delporte, introduction de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, Marcinelle, Éditions Dupuis, juin 2017, 300 pp. en quadrichromie, au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 €

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06 06 17

La sottise contemporaine mise à nu…

Lauzier Intégrale.jpgLes Éditions Dargaud à Bruxelles ont réuni dans Lauzier les quatre albums du grand maître de l’humour décapant qu’était [1] l’auteur de La Course du rat (1978), de La Tête dans le sac (1980), de Souvenirs d'un jeune homme (1983) et de Portrait de l'artiste (1992) dans lesquels il croquait à pleines dents et avec un talent fou des cadres dépressifs, des intellectuels de gauche suffisants, des révolutionnaires pathétiques, des bourgeois satisfaits et des femmes sublimes de beauté, de naïveté, de bêtise ou d’ambition.

La charge – qui n’a pas pris une ride, rien n’ayant changé sous le soleil – était à la fois terrible, monumentale et drôlissime, et elle fit des ravages dans les rangs de la gauche caviar et parmi les bobos parisiens dont elle suscita l’ire, tant le portrait ridicule qu’elle brossait d’eux était criant de vérité.

Trois de ces albums, adaptés au cinéma avec Christian Clavier (Je vais craquerLa Course du rat, 1980) et Guy Marchand (La Tête dans le sac, 1984 et P’tit con – Souvenirs d'un jeune homme, 1984), sont d’ailleurs devenus des classiques incontournables.

Quatre pintes de bon sang !

Bernard DELCORD

Lauzier par Gérard Lauzier, Bruxelles, Éditions Dargaud, avril 2017, 240 pp. en quadrichromie au format 24,2 x 31,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,99 €

 

[1] Dessinateur de BD (Les Sextraordinaires Aventures de Zizi et Peter Panpan dans Lui, 1974, Tranches de vie dans Pilote, 1974-1978, Les Sexties, 1980, Les Cadres, 1981), scénariste (Psy, 1981, À gauche en sortant de l'ascenseur, 1988), auteur de pièces de théâtre (Le Garçon d'appartement, 1980, L'Amuse-gueule, 1986) et réalisateur de cinéma (Mon père, ce héros, 1991, Le plus beau métier du monde, 1996), Gérard Lauzier était né à Marseille en 1932 et est décédé à Paris en 2008.

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25 05 17

Clap de fin...

La Patrouille des Castors, l’intégrale 8.jpgPubliés dans Le journal de Spirou entre 1990 et 1994, les deux albums réunis dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 8 (chez Dupuis à Marcinelle) ont pour titre Torrent sur Mesin (1990) et La pierre de foudre (1993), auxquels sont joints 11 planches en noir et blanc de Les naufragés de la Marie-Jolie (s.d., inachevé en raison du décès de MiTacq), 6 planches en couleurs des Zoms (1989) et 8 planches en couleurs de La patrouille des Zoms (1994), deux pastiches animaliers de la patrouille des Castors, dont les personnages sont… des castors.

L’ouvrage – le dernier de la collection – bénéficie en outre d’une introduction très documentée et abondamment illustrée de documents divers, rédigée par le journaliste Gilles Ratier, un grand érudit en matière de bandes dessinées.

La fin de bien belles aventures !

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 8 par MiTacq et Wasterlain, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », mai 2017, 220 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

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03 03 17

« Le vin fait surnager les secrets. » (Georg Christoph Lichtenberg)

Clos de Bourgogne – Le Monopole.jpgSur un scénario bien troussé de Corbeyran et avec des dessins d’une belle élégance signés Francisco Ruizge, la bande dessinée intitulée Clos de Bourgogne – Le Monopole (Grenoble, Éditions Glénat) raconte, transcendée par une enquête dans le passé et dans un décor magnifique, une histoire de rivalité amoureuse entre un viticulteur et un négociant en vins.

En voici le résumé apéritif :

« Paul Bernodet, 55 ans, est l'heureux propriétaire du « Clos du Pré Pentu », un vignoble réputé et très apprécié de la Bourgogne. Le jour où on lui diagnostique une maladie rare et incurable, il décide de tout plaquer et de mettre son domaine en vente pour profiter du peu qu'il lui reste à vivre avec sa fortune. Géraldine Barreyre-Leroy, journaliste spécialisée, s'entretient avec lui pour connaître les détails de cette surprenante décision.

Paul jure de tout lui dire si, en échange de ses confessions, elle enquête pour lui sur une histoire vieille de trente ans... »

Suspense…

Bernard DELCORD

Clos de Bourgogne – Le Monopole, scénario de Corbeyran, dessins de Francisco Ruizge, couleurs de Jesus Yugo, Grenoble, Éditions Glénat, juin 2016, 48 pp. en quadrichromie au format 24,2 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 13,90 € (prix France)

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01 03 17

« Qui a le droit avec soi peut aller le front haut. » (Sophocle)

Le droit d'auteur .jpgL’avocat Emmanuel Pierrat est l'un des plus grands ténors du Barreau de Paris. Ce spécialiste du droit d'auteur, de l'édition et de l'image est aussi éditeur, romancier, traducteur, essayiste et chroniqueur juridique pour la revue Livres Hebdo. Fabrice Neaud, quant à lui, s'est fait connaître dans le monde de la bande dessinée avec son Journal.

Ils se sont associés pour faire paraître aux Éditions Le Lombard à Bruxelles Le droit d’auteur – Un dispositif de protection des œuvres, une bande dessinée didactique fort originale qui aborde sous tous ses aspects, avec une clarté digne de tous les éloges, la question si complexe du droit de la propriété littéraire et artistique.

Car les images, les sons, l'architecture, les objets, mais aussi nos paroles, nos vêtements, nos tatouages, nos coiffures, nos gestes… presque tout ce qui nous entoure est protégeable par le dispositif juridique appelé « droit de la propriété intellectuelle et artistique », c’est-à-dire le droit d'auteur.

Après en avoir décrit le champ d’application, l’ouvrage se penche sur des questions aussi diverses que les droits moraux (de divulgation, de respect de l’œuvre, de repentir et de respect du nom), ceux de l’exploitation d’une œuvre, ceux dits « voisins », le droit des bases de données, les sociétés de gestion collective, la rédaction de contrats, la rémunération, la contrefaçon, l’uniformisation et la globalisation du droit d’auteur, les nouveaux outils (parmi lesquels les applications pour Smartphones), la loi Hadopi et le verrouillage, le droit de la culture et le droit à la culture…

Un sac de nœuds gordiens habilement tranchés !

Bernard DELCORD

Le droit d'auteur – Un dispositif de protection des œuvres, texte d’Emmanuel Pierrat, dessins de Fabrice Neaud, couleurs de Christian Lerolle, avant-propos de David Vandermeulen, Bruxelles, Éditions Le Lombard, collection « La petite bédéthèque des savoirs », janvier 2017, 80 pp. en quadrichromie au format 14 x 19,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 10 €

19 02 17

L’invention de la « quatre pattes »…

La naissance de la 4 CV Renault.jpgDugomier, Bruno Bazile et Yves Magne se sont associés pour faire paraître chez Glénat à Grenoble un bel album de bandes dessinées intitulé La naissance de la 4 CV Renault, dans lequel ils racontent l’histoire de la conception de la plus célèbre des voitures populaires françaises – la première à être vendue à plus d’un million d’exemplaires.

En voici le résumé :

« 1939, Salon de l’Automobile de Berlin. Ferdinand Picard et Charles-Edmond Serre, deux ingénieurs de chez Renault, sont impressionnés par les véhicules allemands. Inspirés par la petite, mais ingénieuse K.D.F. Wagen – la fameuse “Coccinelle” : – de Ferdinand Porsche, ils rentrent en France avec l’idée d’un modèle similaire de voiture pour budgets modestes.

Mais en seulement quelques mois, la guerre éclate, la France capitule et l’usine Renault de Boulogne-Billancourt est réquisitionnée par l’armée nazie pour la fabrication de camions.

Pour autant, ils n’abandonnent pas leur idée. Ils en sont persuadés, après la victoire inéluctable des Alliés, la France, en pleine reconstruction, aura besoin d’une véritable voiture accessible à tous. En secret, dans des ateliers souterrains, sous le fracas des bombardements, ils se mettent à dessiner les plans et à imaginer le moteur de celle qui deviendra la future 4CV… »

Le récit rondement et bellement mené d’une grande saga industrielle française !

Bernard DELCORD

La naissance de la 4 CV Renault, scénario de Dugomier, dessins de Bruno Bazile, couleurs d’Yves Magne, Grenoble, Éditions Glénat, collection « Plein gaz », février 2017, 48 pp. en noir et blanc au format 24 x 32 cm sous couverture brochée en couleurs, 13,90 € (prix France)

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28 01 17

« La révolution russe, c'est la révolution française qui arrive en retard, à cause du froid. » (Salvador Dali)

Tintin au pays des Soviets.jpgTintin au pays des Soviets (titre complet sur la couverture : Les Aventures de Tintin, reporter du « Petit Vingtième », au pays des Soviets) est le premier album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par Hergé (1907-1983).

Alors responsable du Petit Vingtième, le supplément jeunesse du journal belge Le Vingtième Siècle, Hergé reçoit, de son rédacteur en chef l'abbé Norbert Wallez, la commande d'une bande dessinée dont le héros ferait un reportage en URSS. L'abbé fournit à Hergé le pamphlet Moscou sans voilesNeuf ans de travail au pays des Soviets publié en 1928 par Joseph Douillet (1878-1954), ambassadeur de Belgique en Russie [1], dont l'auteur s'inspire très fortement, ce qui fait de cette aventure une critique particulièrement virulente du régime communiste.

Hergé considère cette œuvre comme une « erreur de jeunesse ». En effet, il fait preuve d'inconstance dans le caractère des personnages et dans le ton anticommuniste, mais il introduit néanmoins l'usage exclusif du dessin et des phylactères dans la bande dessinée européenne, comme Alain Saint-Ogan avant lui, et il montre un réel talent pour représenter le mouvement et le son. Outre la première apparition des célèbres personnages Tintin et Milou, plusieurs moments de l'album sont passés à la postérité, par exemple la scène de la manipulation des élections.

L’histoire est prépubliée dans Le Petit Vingtième du 10 janvier 1929 au 8 mai 1930, puis paraît en album en septembre 1930. Elle est également publiée dans le magazine français Cœurs vaillants à partir d'octobre 1930. Rapidement introuvable en librairie et victime de la contrefaçon sur le marché noir, l'album n'est réédité par les éditions Casterman qu'en 1973, au sein des Archives Hergé. Jamais redessinée par les Studios Hergé, cette histoire reste dans son format original, en noir et blanc, jusqu'en 2017 [2], quand les éditions Casterman et la société Moulinsart SA, chargée de l’exploitation commerciale de l’œuvre d’Hergé, en publient une version colorisée [3].

La mise en couleurs amplifie la lisibilité du récit, la clarté des dessins et surprend par sa modernité, comme s'il s'agissait d'un nouvel album. Elle a été confiée dans le cadre des Studios Hergé à Michel Bareau, assisté de Nadège Rombaux [4].

Bien que cette publication se fonde sur des motifs purement commerciaux, le filon des aventures de Tintin et Milou s’épuisant, et qu’elle s’apparente fortement à un raclage de fonds de tiroir, force est de constater qu’elle constitue une belle réussite graphique…

Bernard DELCORD

Tintin au pays des Soviets par Hergé, Bruxelles, Éditions Casterman-Moulinsart, janvier 2017, 137 pp. en noir et blanc au format 22,6 x 30,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,95 €

Moscou sans voiles.jpg

[1] Douillet lived in Russia from 1891 to 1926. He served as the Belgian consul in Rostov-on-Don. It has been said that he "had spent so long in the country that he was almost more Russian than Belgian." In 1925 he was arrested in the USSR and was imprisoned for nine months before being expelled from the country.

In 1928 he published a book Moscou sans Voiles Neuf ans de travail au pays des Soviets, which condemned the Bolshevik regime. Among the charges recorded in the book are that the Soviet government created false factories to deceive foreign visitors. "The first part of Douillet's book was called: 'How the red paradise is portrayed', and is full of examples of how foreign visitors are deceived.

Another part of the book recorded how one Oebijkon coerced people into assenting for Communist rule during an election. "We see the communist comrade Oebijkon (who is resigning from the presidency) delivering a speech. This is what he says: 'We have three lists: one of these comes from the communist party. Let anyone who is against this list raise their hand!' At the same moment Oebijkon and four of his comrades pull their revolvers and direct them menacingly at the peasant audience. Oebijkon continued: 'Who votes against this list? No one? Then I declare that anyone voted for the communist list. There is no need to vote for the other two lists anymore.'" This episode would later be used in Tintin in the Land of the Soviets. (Source – en anglais uniquement : https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Douillet)

[2] Année du centenaire de la Révolution d’Octobre.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tintin_au_pays_des_Soviets

[4] Source : http://www.decitre.fr/livres/les-aventures-de-tintin-tint...

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07 11 16

« Tintin ? Mon unique rival... » (Charles de Gaulle)

Hergé, Tintin & compagnie .jpgCoédité par les maisons Gallimard et Moulinsart dans la collection « Découvertes Gallimard » à l'occasion de l'exposition “ Hergé » présentée aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris jusqu'au 15 janvier 2017 en collaboration avec le Musée Hergé à Louvain-la-Neuve, le petit ouvrage fort joliment illustré de Dominique Maricq intitulé Hergé, Tintin & compagnie constitue une galerie de portraits des principaux personnages des aventures du jeune reporter créé en 1929 par le dessinateur Georges Remi, alias Hergé, père de la fameuse ligne claire belge qui fit les grandes heures et les grandes œuvres de la bande dessinée belge.

On y trouve donc la présentation et le pédigrée de Tintin, de Milou, du capitaine Haddock, du professeur Tournesol, de Dupont et Dupond, de Bianca Castafiore, de Tchang, du bandit Rastapopoulos, mais aussi du domestique Nestor, de l'agent soviétique Boustringovitch, du sorcier congolais Muganga, du gangster Al Capone, de l'égyptologue Philémon Siclone, du Chinois Wang Jen-Ghié, le général Alcazar et son épouse Peggy, l'explorateur Ridgewell, le marchand d'armes Basil Bazaroff, du docteur Müller, d'Abdallah, de la voyante Madame Yamilah, du petit Indien Zorrino, de l'ingénieur nucléaire Frank Wolff, du courtier d'assurances Séraphin Lampion, du boucher Sanzot, du sherpa Tharkey, du pianiste Igor Wagner et du milliardaire Laszlo Carreidas.

Une fameuse brochette d'échantillons humains de tout poil !

Bernard DELCORD

Hergé, Tintin & compagnie par Dominique Maricq, Paris, Éditions Gallimard et Éditions Moulinsart, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », septembre 2016, 64 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 9,20 € (prix France)

Informations pratiques :

Hergé, Tintin & compagnie (affiche).jpg

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Entrée du public :

Galeries nationales

Entrée Clemenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Accès des personnes à mobilité réduite :

Avenue du Général Eisenhower – Porte B - pour les expositions situées dans les Galeries Nationales

Des places de stationnement pour personnes handicapées, sous réserve de disponibilité, sont situées dans l'avenue du Général Eisenhower devant le square Jean Perrin.

Une salle de l’exposition Hergé n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Horaires :

Jusqu'au 15 janvier 2017

Hors vacances scolaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h et en nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Vacances scolaires (du 18 décembre 2016 au 2 janvier 2017) : samedi, dimanche, lundi de 10h à 20h

Nocturnes les mercredis, jeudis et vendredis jusqu’à 22h

Fermetures anticipées à 18h les samedis 24 et 31 décembre

Fermé le mardi

Fermé le 25 décembre

Tarifs :

Normal : 13 €

Réduit : 9 €

Tribu (4 personnes dont 2 jeunes 16-25 ans) : 35 €

Conformément au plan Vigipirate niveau alerte attentats et vigilance renforcée, et afin d'assurer la sécurité des visiteurs, le Grand Palais applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques. Le Grand Palais est ouvert dans les conditions habituelles mais l'accès est interdit à toutes les valises, sacs de voyages et sacs à dos de taille supérieure au format A3.

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11 08 16

Agapes à la Buster Keaton…

Manger, quelle aventure (cover).jpgOn connaît surtout Quino pour le personnage de Mafalda, célèbre à travers le monde. Mais le talent du génial auteur argentin ne s'arrête pas là.

Illustrateur pour la presse internationale, il a également mis sa plume et son pinceau à contribution pour croquer l'absurdité du monde et dresser le portrait acide de notre quotidien.

Paru chez Glénat à Grenoble, Manger, quelle aventure ! est un recueil inédit centré autour de la table et du repas, et on y trouve de fins gourmets, des repas somptueux, des tables dressées avec raffinement, mais aussi des serveurs maladroits, des clients exigeants, des chefs presque étoilés, des manifestants affamés…

En strips ou en illustrations pleine-page comme celle que nous reproduisons ci-dessous, on retrouve dans cet album toute la sensibilité, la poésie et la tendre insolence de ce maître du dessin d'humour, pour un thème on ne peut plus universel.

Bernard DELCORD

Manger, quelle aventure ! par Quino, Grenoble, Éditions Glénat, juin 2016, 104 pp. en noir et blanc au format 18,5 x 26 cm sous couverture Intégra en couleurs, 12,75 € (prix France)

Manger, quelle aventure (dessin).jpg

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28 06 16

« Un crime peut être une œuvre d'art, et un détective un artiste. » (Agatha Christie)

Jean Valhardi, l’intégrale 2.jpgLe volumineux album intitulé Jean Valhardi, l’intégrale 2, 1946-1950 sorti aux Éditions Dupuis à Marcinelle rassemble dans leur intégralité les 199 planches des aventures du détective pour les compagnies d’assurance Jean Valhardi qu'Eddy Paape dessina entre 1946 et 1950, après que Jijé lui eut confié la série.

Alors débutant, Eddy Paape (1920-2012, connu aussi pour les séries Marc Dacier et Luc Orient) réussit pourtant à fédérer autour de lui les fans du personnage qui, depuis sa création en 1941, l'avaient élevé au rang de vedette du Journal de Spirou, et le scénariste Jean Doisy (1900-1955) continua de lui imaginer des histoires pleines de rebondissements, avant de passer le relais au très jeune Yvan Delporte (1928-2007), futur rédacteur en chef du journal et scénariste pour Peyo, Franquin, Will, Roba, Jannin ou encore Carine De Brab.

Ce deuxième volume réunit Sur le rail (1946, inédit en album), Jean Valhardi et les Rubens (1946-1947), Diamants artificiels (1947), Valhardi détective (1947-1949), Le roc du diable (1949) et À la poursuite de Max Clair (1949-1950).

Ces pages sont introduites par un dossier remarquablement documenté réalisé par Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, auteurs de La véritable histoire de Spirou.

Bernard DELCORD

Jean Valhardi, l’intégrale 2, 1946-1950 par Jean Doisy, Eddy Paape et Yvan Delporte, Marcinelle, Éditions Dupuis, juin 2016, 288 pp. en quadrichromie, au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 €

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