19 02 18

Faites la planche !

Apéro plancha.jpgAncien chef de partie de restaurants parisiens comme la brasserie de l'hôtel Thoumieux (rue Saint-Dominique) ou de la Méditerranée (place de l’Odéon), Vincent Amiel est l’auteur, chez Larousse à Paris, d’un recueil de recettes intitulé Apéro plancha dans lequel il propose 25 préparations de viandes, de poissons, de fruits de mer et de légumes à savourer dès le retour des beaux jours.

Testez les oignons farcis au bœuf, les roulés d’asperges au jambon, les mini-saucisses au vin rouge, les magrets de canard grillés et leur sauce soja-wasabi, les manchons de poulet sauce barbecue à la framboise, les calamars-mayonnaise au citron vert, les couteaux grillés en persillade, les moules au comté et au chorizo, les Saint-Jacques rôties et pickles de betterave, les brochettes de crevettes panées au wasabi, les galettes de pommes de terre au fromage, les champignons de Paris grillés et laqués, les artichauts poivrade farcis au chèvre, les bouquets de brocoli grillés, sauce gingembre-soja…

Vous adorerez !

Bernard DELCORD

Apéro plancha par Vincent Amiel, photographies de Claire Payen, Paris, Éditions Larousse, mai 2017, 60 pp. en quadrichromie au format 17,8 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette marine suivante :

Salade de poulpe grillé

Pour 6 personnes

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 5 minutes

Ingrédients :

800 g de poulpe cuit coupé en morceaux

1 filet + 2 cuillers à soupe d'huile d'olive

2 oignons nouveaux

1 gousse d'ail

½ botte de cerfeuil

2 brins de thym

1 cuiller à café de piment d'Espelette

½ citron

Sel

Recette :

Faites dorer les morceaux de poulpe à la plancha pendant 5 min, arrosés d'un filet d'huile d'olive.

Émincez finement les oignons et l'ail.

Effeuillez le cerfeuil et le thym.

Mélangez le poulpe grillé avec les oignons, l'ail, le cerfeuil, le thym, le piment d'Espelette, le zeste et le jus du demi-citron et 2 cuillers à soupe d'huile d'olive.

Salez.

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18 02 18

Bras d'honneur...

Rien à battre.jpgTommy Jaud est un écrivain et scénariste allemand. À la fois fasciné par les livres de self-help parus aux États-Unis et profondément irrité par la vague montante des obligations sans limite, il s'est décidé à écrire son propre manuel de développement personnel.

Paru chez Favre à Lausanne, il s’intitule Rien à battre ! – Pour en finir avec la mauvaise conscience et il s’en prend avec drôlerie aux ukases de notre époque qui veut que l’on surveille constamment son poids, que l’on range et aménage son logis « comme il faut », que l’on soit en permanence écologiquement correct, que l’on ait une opinion sur tout, que l’on profite de sortir dès qu'il fait beau, que l’on mange toujours sainement, que l’on ait une vie sociale très active et que l’on affiche tous les prétendus signes de réussite, en les envoyant sur les roses.

Pour défendre ses thèses, il s'est inventé un double excessif et attachant, Sean Brummel, « grand gourou californien » et fervent adepte de la dolce vita, à qui il fait dire ce que chacun pense en son for intérieur mais n'ose plus assez revendiquer : le droit à la paresse, à la non-performance, au plaisir…

Un livre qui fait VRAIMENT du bien !

Bernard DELCORD

Rien à battre ! – Pour en finir avec la mauvaise conscience par Tommy Jaud, Lausanne, Éditions Favre, janvier 2017, 288 pp. en couleurs au format 14,3 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 19 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage joyeusement à contre-courant l’extrait délicieusement provocateur suivant :

Pourquoi les véganes n’ont pas le droit de freiner

Ne manger aucun produit alimentaire issu de l’animal, c’est la première étape du véganisme. La deuxième étape consiste, pour certains, à nourrir leurs animaux de compagnie aussi sur le mode végane, tout en posant des questions stupides à leurs concitoyens, qui ne leur ont rien demandé.

Pas plus tard que la semaine dernière, un de mes clients à la brasserie Brummelstore voulait absolument savoir si les étiquettes de mes bouteilles mentionnaient la présence de caséine ; car si tel était le cas, cela signifiait que ma bière contenait de la souffrance animale.

Suivit un bref, mais intense moment de souffrance, humaine cette fois, puis le type sortit de la boutique plus vite qu'il n'y était entré. Sans bière. Depuis, j'ai compris : il y a une catégorie d'abstinents qui non seulement s'interdisent toute nourriture d'origine animale, mais restent à distance de toute fabrication, même non comestible, ayant quelque chose à voir avec l'animal : sièges en cuir, édredons en plume, écrans LCD. Oui, c'est comme ça : on ne peut pas regarder la télé non plus, car beaucoup de cristaux liquides sont basés sur la cholestérine.

Donc, les véganes vont aller au cinoche, direz-vous ? Mais pour quoi faire ? Un végane digne de ce nom, conscient de ses valeurs éthiques, s'interdira de regarder un film, car la pellicule est à base de gélatine.

De toute façon, la question ne se pose pas, car un végane archi-convaincu ne peut pas prendre sa voiture pour se rendre au cinéma : la fabrication des pneus comprend une petite proportion de stéarine animale.

Mais en imaginant que notre végane archi-convaincu se déplace prudemment en roulant sur les jantes, c'est dangereux pour lui, car il lui est interdit de freiner : le liquide de freins contient du glycérol.

Et c'est aussi tragiquement dangereux pour toutes les bestioles innocentes qui s'écrasent sur sa vitre à mesure qu'il accélère... et voici maintenant qu'un daim jaillit devant sa voiture !

Pardon ? Si c'est comme ça, autant se pendre tout de suite, non ?

Bon, la chose mérite d'être considérée, mais à une condition : refuser d'utiliser une corde avec de la laine !

Pensez à ces pauvres moutons !

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17 02 18

Vitamines à gogo…

Smoothies pour les petits.jpgDans Smoothies pour les petits – Sains et gourmands (Paris, Éditions Larousse), Irina Pawassar propose, pour faire manger des fruits et des légumes aux enfants qui n’aiment pas trop cela, 20 recettes illustrées, simples et amusantes, de boissons ludiques et saines mélangeant amandes, avocat, banane, brocoli, céleri, épinards, figue, framboise, fraise, kiwi, lentilles, mangue, menthe, miel, orange, ortie, pastèque, persil, pissenlit, poire, pomme, rose…

Elle les appelle Monsieur Fraise, Banana Joe, Lait rose, Petit violet, Feuilles de dragon, Pomme d’Api, Princesse Pastèque, Banana-mangue, Rouge framboise, Milkshake, Banana-coco, Une souris verte, Figamande, Chocorange, Vert citron, Roi Noix, Brocolily, Koko, Mandy Mango et Petit gars…

Bernard DELCORD

Smoothies pour les petits – Sains et gourmands par Irina Pawassar, Paris, Éditions Larousse, juin 2016, 57 pp. en quadrichromie au format 17,7 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette suivante, tout en énergie :

Choucoco

Le chou kale fait merveille dans les smoothies qu’il métamorphose comme par magie en des bossons ultra-tonifiantes. Essayez cet étonnant cocktail : vous déborderez d’énergie !

Pour 1 smoothie

Ingrédients :

2 ou 3 feuilles de chou kale (ou de chou de Milan) sans les côtes

250 g d’eau de coco

1 poire

5 ou 6 dattes

1 banane

Recette :

Passez les ingrédients au blender.

Conseil :

L’eau de coco peut être remplacée par de l’eau ordinaire.

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16 02 18

Visitez la perle de Toscane !

Visitez la perle de Toscane (Guide bleu de la Toscane).jpgTerre de culture s’il en est, la Toscane est une des plus belles régions d'Italie, située au centre-ouest du pays, dont la capitale est Florence.

Si vous vous y rendez pour un périple de découverte, emportez avec vous l'indispensable guide culturel qu’est le Guide bleu de la Toscane (Paris, Éditions Hachette) pour admirer tous les trésors de cette région, berceau de la Renaissance.

Vous y trouverez des introductions et des notices nombreuses, rédigées par des auteurs de référence, pour tout savoir sur la Toscane d'aujourd'hui, son histoire depuis les Étrusques et l'incroyable foisonnement intellectuel et artistique des XIVe et XVe siècles.

Mais aussi des informations nombreuses et détaillées pour vous lancer à la découverte des villes et des itinéraires principaux : joyaux du Moyen Âge et de la Renaissance (Florence, Sienne, Pise, Arezzo, Lucques, Cortona, Pistoia, San Gimignano et le val d’Elsa, Prato, Volterra, Montepulciano), vignobles du Chianti, criques de l'île d'Elbe, monts du Casentino, pinèdes de la Maremme...

Ainsi qu’une foule de conseils pratiques et des propositions de circuits pour organiser au mieux votre séjour, pour explorer la région en profondeur et en découvrir toutes les facettes.

Visitez la perle de Toscane (Un Grand Week-end à Florence).jpg

Si vous vous arrêtez à Florence, ville natale de Dante Alighieri (1265-1321), de Léonard de Vinci (1452-1519) et berceau des Médicis, entre autres, munissez-vous aussi du city guide intitulé Un Grand Week-end à Florence.

Il est complété d’un plan détachable et il fourmille de bonnes adresses (restaurants, osterie, bars, pizzerias...) tout en recensant les meilleurs endroits pour profiter de la nuit florentine ou pour faire du shopping (vêtements, sacs, artisanat, spécialités italiennes…) et en proposant des balades avec ce qu'il faut voir quartier par quartier, mais aussi pour se rendre à Fiesole ou faire une escapade champêtre...

Visitez la perle de Toscane (Florence – Le Routard 2018).jpg

Et si, dans cette ville, vous souhaitez coller au terrain et à la vie quotidienne de ses habitants, n’oubliez pas le Guide du Routard de Florence avec ses cartes et ses photos, pour découvrir plus facilement la ville et repérer les coups de cœur de ses rédacteurs, avec des adresses souvent introuvables ailleurs, des propositions de visites culturelles originales en dehors des sentiers battus, des informations remises à jour chaque année, des cartes et des plans détaillés.

Un bon moyen pour profiter de l'heure de l'aperitivo et de ses plantureux buffets pour déguster un verre de chianti !

Bernard DELCORD

Toscane, édition 2017, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hachette, collection « Guides bleus », août 2017, 530 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 19,5 cm sous couverture Intégra en couleurs et à rabats, 20,90 € (prix France)

Un Grand Week-end à Florence - Avec un plan détachable, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hachette, collection « Un Grand Week-end », avril 2016, 144 pp. en quadrichromie au format 10,7 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 8,95 € (prix France)

Florence – Le Routard 2018, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hachette Tourisme, février 2018, 224 pp. en quadrichromie au format 11,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9,90 € (prix France)

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15 02 18

Garçons et garçonnes...

Tamara de Lempicka.jpgÉlève à Paris de Maurice Denis puis d’André Lhôte, la peintre Maria Górska (née en 1898, probablement à Varsovie alors dans l’empire russe, et décédée à Cuernavaca au Mexique en 1980), connue sous le nom de Tamara de Lempicka [1] fut une figure de proue de l’Art déco.

À l’époque de sa gloire artistique (entre 1920 et 1935, après quoi son œuvre sombra dans l’oubli pour être redécouverte à la fin des années 1970) et de ses fastes mondains, ses tableaux, qui synthétisaient l'art maniériste de la Renaissance et le néo-cubisme, firent autant scandale qu’ils furent admirés, en raison de leur sensualité saphique exacerbée, en particulier la toile intitulée La belle Rafaëla (1927) représentant l’un des nombreux modèles féminins qu’elle croquait ouvertement, et pas seulement avec ses pinceaux...

C’est à la genèse de cette peinture qu’est consacrée la bande dessinée très réussie – ses qualités scénaristiques et graphiques se doivent d’être soulignées – de Virginie Greiner et de Daphné Collignon intitulée Tamara de Lempicka parue chez Glénat à Grenoble.

Les auteures y ressuscitent avec brio le Paris interlope, sans complexe ni tabou, des années 1920 où l’on voyait André Gide, Jean Cocteau, Colette et le gotha de l’époque s’encanailler dans les célèbres cabarets des années folles et Tamara de Lempicka se mettre en quête d’inspiration, d’acheteurs, de modèles ou d’amours d’un soir, au grand dam de son époux Tadeusz qui, outre ses nuits d’excès, lui reprochait de ne pas s’occuper de leur fille Kizette, mais se trouvait sous la dépendance financière de la peintre parce que la vente de ses tableaux faisait vivre la famille sur un grand pied...

La belle Rafaela 1927.jpg

Tamara de Lempicka, La belle Rafaëla.

Huile sur toile, 65 x 92 cm (1927)

Le portrait fidèle d’une femme très émancipée dans un monde bouillonnant !

Bernard DELCORD

Tamara de Lempicka par Virginie Greiner et Daphné Collignon, Grenoble, Éditions Glénat, collection « Les Grands Peintres », novembre 2017, 56 pp. en noir et blanc au format 24 x 3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,50 € (prix France)

 

[1] En 1916, elle avait épousé le comte Tadeusz Łempicki (1888-1951), un jeune avocat polonais. Elle divorcera en 1928 pour se remarier en 1933 avec le baron Raoul Kuffner (1886-1961). Cela ne l’empêcha pas, tout au long de sa vie, de revendiquer sa bisexualité.

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14 02 18

Quand la plume rivalisait avec le pinceau…

Les dangers de la cour suivi de Alfred et de Victoria.jpgÉtablie par Servane Dargnies [1] sous la direction de Dominique de Font-Réaulx [2] et parue chez Flammarion à Paris à l’occasion de deux grandes expositions [3], l’édition scientifique d’une pièce de théâtre – Les dangers de la cour – et de deux nouvelles – Alfred et Victoria – rédigées par le peintre Eugène Delacroix (1798-1863), considéré comme le principal représentant du romantisme pictural en France [4], constitue une surprise considérable.

Écoutons les éditrices :

« Artiste peintre majeur du XIXsiècle, Delacroix, nous le savons moins, fut également un écrivain remarquable, dont les qualités d'expression étaient  servies par une culture classique profonde et un sens aigu de la composition et de la narration. C'est à dix-sept ans à peine qu'il écrit ses premières lignes au moment où il entrait chez Pierre-Narcisse Guérin pour se former comme peintre. Le jeune homme hésite brièvement entre la carrière d'artiste et celle d'écrivain qu'il abandonne néanmoins pour se consacrer à la peinture qui lui était plus spontanée.

Chacun de ces trois écrits de jeunesse met en scène de très jeunes gens, Victoria, Alfred et un jeune narrateur sans nom, tous trois orphelins. Les embûches et les injustices auxquelles les héros sont confrontés, la jalousie de leur entourage, sont autant de reflets des propres sentiments de Delacroix orphelin à dix-sept ans. (…)

Ces deux nouvelles et cette pièce de théâtre permettent de découvrir un Delacroix à l'aube de sa vie d'adulte. On y rencontre un jeune homme encore en formation, sensible à la poésie et au théâtre. L'ouvrage affirme une très grande aisance dans la composition du récit. Ses écrits gardent la trace d'une naïveté et d'une liberté de l'ébauche, en correspondance avec son style pictural. Les Dangers de la cour sont marqués par l'évolution du roman du XVIIIsiècle, les nouvelles valeurs de la société et l'esprit des Lumières luttant contre l'intolérance et les abus de pouvoir. »

Une belle découverte littéraire !

Bernard DELCORD

Les dangers de la cour suivi de Alfred et de Victoria par Eugène Delacroix, textes établis par Servane Dargnies sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, Paris, Éditions Flammarion, janvier 2018, 240 pp. en noir et blanc et un cahier de 16 pp. d’illustrations en quadrichromie au format 13,5 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 17 € (prix France)

 

[1] Servane Dargnies est conservateur du patrimoine, pensionnaire de l'Institut national français d'histoire de l'art.

[2] Dominique de Font-Réaulx est directrice du musée national Eugène-Delacroix. Elle enseigne également à l'École du Louvre et à l'Institut de Sciences politiques de Paris.

[3] Expositions « DELACROIX (1798-1863) » du 29 mars au 23 juillet 2018 au musée du Louvre et « UNE LUTTE MODERNE, DE DELACROIX À NOS JOURS » du 11 avril au 23 juillet 2018 au musée national Eugène-Delacroix à Paris.

[4] On lui doit notamment des œuvres fameuses comme La Mort de Sardanapale (1827-1828), L’Assassinat de l’évêque de Liège (1830), La Liberté guidant le peuple (1830), Fantasia marocaine (1832), Le Christ sur la croix (1835), Portrait de Frédéric Chopin et George Sand (1838), Cavalier arabe attaqué par un lion (1849-1850), La Mer à Dieppe (1852), La Chasse aux lions (1854), Les deux Foscari (1855), L'Enlèvement de Rébecca (1858)…

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14 02 18

« Miroir, mon beau miroir… »

Chirurgie esthétique – Pour ou contre.jpgLe docteur Vladimir Mitz (°1943 en URSS) est un chirurgien esthétique par ailleurs spécialisé en microchirurgie de la main et de la face. Il a aussi enseigné l’anatomie à la faculté des Saints-Pères à Paris tout en exerçant dans les hôpitaux de l'assistance publique de la capitale française (Hôpital Saint-Louis, Hôpital Boucicaut).

Il est également auteur d’ouvrages médicaux et il a traité de la chirurgie esthétique et réparatrice dans plusieurs essais, parmi lesquels Chirurgie esthétique – Pour ou contre ! paru tout récemment aux Éditions Flammarion à Paris.

Après y avoir raconté sa carrière professionnelle, il s’y penche sur le cas de vedettes médiatiques comme Michael Jackson, qui n’ont pas hésité à aller au-delà des normes, puis il met en lumière, pour les expliquer, un certain nombre d’échecs opératoires, pour montrer que certains sont bien réels et que d’autres ne le sont que dans l’esprit insatisfait de patient(e)s parfois à la recherche d’une perfection illusoire.

La médiatisation de ces échecs a entraîné une certaine défiance vis-à-vis de la chirurgie plastique qui en a pourtant tiré les leçons et demeure essentielle pour les accidentés de la vie qui souhaitent simplement être réparés ou reconstruits.

L'auteur prodigue au passage de nombreux conseils pour les adultes comme pour les adolescents, favorisant ainsi un recours intelligent et efficace à sa spécialité médicale.

Bernard DELCORD

Chirurgie esthétique – Pour ou contre ! par le Dr Vladimir Mitz, Paris, Éditions Flammarion, janvier 2018, 224 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 € (prix France)

13 02 18

« L’aventure est dans chaque souffle de vent. » (Charles Lindbergh)

Aventuriers des îles.jpgL’essayiste français – ô combien érudit – Bruno Fuligni [1] a dirigé le sixième numéro de la revue Folle Histoire (paru chez Prisma à Paris) qui s’intitule Aventuriers des îles et réunit quarante contributions faisant voyager le lecteur sur toutes les mers et à travers le temps.

Voici ce qu’il en dit :

« Il n'y a pas d'îles désertes : même les plus inaccessibles ont attiré des aventuriers venus y tenter leur chance. Parmi ces casse-cou qui ont rompu avec le continent, on trouvera des forbans et des assassins, faisant de leur île un repaire inexpugnable ; des conquérants et des utopistes, qui s'emparent d'une terre lointaine pour y planter leur drapeau et y imprimer leur marque ; des ermites et des naufragés, survivant à l'écart du monde ; des exilés et des relégués enfin, pour qui la robinsonnade tourne parfois au tragique. »

« La possibilité d'une infinité d’îles » aurait pu en dire Michel Houellebecq…

Bernard DELCORD

Aventuriers des îles sous la direction de Bruno Fuligni, dessins de Daniel Casanave, Paris, Éditions Prisma, collection « Folle Histoire » n°6, mai 2016, 102 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 17,95 € (prix France)

TABLE DES MATIÈRES

Le vrai trésor des îles par Bruno Fuligni

Le mythe

L'île de Ponape par Bruno Léandri

CHAPITRE I

FORBANS ET ASSASSINS

 

Tibère (42 av. J.-C.-37 apr. J.-C.)

Capri c'est infini, par Nicolas Mietton

 

Bertrand d'Ogeron (1613-1676)

La France à Saint-Domingue par Pascal Varejka

 

Sir Henry Morgan (v. 1635-1688)

Un sacré boucan par Philippe Di Folco

 

Al Capone (1899-1947)

En terre française par Matthieu Frachon

 

Kurt Student (1890-1978)

Sur la ligne de Crète par Jean-Yves Boriaud

 

Truong van Thoai (1908-1987)

Le roi des Montagnes par Franck Sénateur

 

Bob Denard (1929-2007)

Le sultan blanc des Comores par Matthieu Frachon

L’objet

Une vraie monnaie pour un faux roi par Claude Quétel

CHAPITRE II

CONQUÉRANTS ET UTOPISTES

 

Leif Eriksson (v. 970-v. 1020)

La saga du Vinland par Philippe Di Folco

 

Philippe de Clèves (1459-1528)

La croisade de Mytilène par Jean-Yves Boriaud

 

Louis de Saint-Aloüarn (1738-1772)

Australie française ! par Clémentine-Portier Kaltenbach

 

John Adams (1767-1829)

Le dernier mutin de Pitcairn par Marieke Stein

 

Giuseppe Garibaldi (1807-1882)

La république idéale de Caprera par Marieke Stein

 

George Graeme Watson-Taylor (1820-1865)

Une Autriche-Hongrie boréale par Pascal Varejka

 

Elisabeth d'Autriche (1837-1898)

Sissi à Corfou par Nicolas Mietton

 

Auguste Lutaud (1847-1925)

Le roi de l'île d'Or par Stéphane Mahieu

 

Gaston et André Durville (1887-1971 et 1896-1979)

Les apôtres du naturisme par Frédéric Chef

 

La baronne Wagner (?-1934)

L'impératrice des Galâpagos par Nicolas Carreau

 

Antoine Fornelli (1919-1999)

Le roi de Tanna par Pierre Mollier

 

Jacques Brel (1975-1978)

Belles Marquises par Hélios Azoulay

La caricature

Un tampon des îles de Crozet par Bruno Fuligni

CHAPITRE III

ERMITES ET NAUFRAGÉS

 

Pedro Luis Serrano (v. 1499-v. 1565 ?)

Le Robinson espagnol par Philippe Di Folco

 

Alexander Selkirk (1676-1721)

Le vrai Robinson Crusoé par Frédéric Chef

 

Joseph Kabris (1780-1822)

Le prince tatoué de Nuka-Hiva par Frédéric Chef

 

Gabriel Auguste Jugan (?-1855)

L’infortune de mer par Jean-Yves Boriaud

 

Narcisse Pelletier (1844-1894)

L'Aborigène vendéen par Philippe Di Folco

 

François Édouard Raynal (1830-1898)

Le naufragé des Auckland par Nicolas Carreau

 

Tom Neale (1902- 1977)

Le Robinson volontaire de Suwarrow par Frédéric Chef

 

Jacques Talrich (1927- ?)

L'heureux gagnant par Philippe Godard

Le document

Un décret sur Madagascar par Bruno Fuligni

CHAPITRE IV

EXILÉS ET RELÉGUÉS

 

Julia Livilla (18-42)

Les errances d'une princesse impériale par Jean-Yves Boriaud

 

Sénèque (v. 1-65 apr. J.-C.)

Ô Corse, île d'amour... par Jean-Yves Boriaud

 

Les îles des Princes (IXsiècle)

L'archipel du goulag byzantin par Nicolas Mietton

 

Marie Stuart (1542-1587)

Le fantôme de Lochleven par Nicolas Mietton

 

Ranavalona (1862-1917)

Les trois exils de la reine de Madagascar par Mohamed Sadoun

 

Georges Goursat dit Sem (1863-1934)

Les chiens d'Oxia par Hélios Azoulay

 

Shoichi Yokoi (1915-1997)

Le dernier soldat du Mikado par Philippe Godard

Le film

Les Naufragés de l'île de la Tortue par Guilkmette Odicino

 

[1] Bruno Fuligni (°1968) est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1991). Après avoir participé à la rédaction du compte rendu analytique des séances de l'Assemblée nationale (1996-2005), il a dirigé la Mission éditoriale de l'Assemblée nationale (2005-2012). Régent du Collège de 'Pataphysique, c'est un grand amateur d’histoire, d’utopies et d’aventures humaines insolites. Depuis 2014, il dirige la revue Folle Histoire aux Éditions Prisma ainsi que la collection « Archives du crime » aux Éditions de l'Iconoclaste.

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13 02 18

« Le manager trop mou et le manager trop dur sont deux catastrophes. » (Carlos Ghosn)

Management humain.jpgLaurent Taskin, docteur en sciences de gestion, est professeur de management humain et des organisations à la Louvain School of Management et à l'Institut des Sciences du Travail et titulaire de la chaire laboRH en management humain et transformations du travail, à l'Université catholique de Louvain, où il dirige les masters en gestion des ressources humaines et en sciences du travail. Ses recherches portent sur le changement organisationnel en gestion des ressources humaines et, plus spécifiquement, sur les nouvelles formes d'organisation du travail et sur les processus de partage des connaissances, dans une perspective critique.

Anne Dietrich est docteur en sciences de gestion, maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Institut d’administration des entreprises – École universitaire de management à Lille où elle a créé le master de GRH [1] en 2004 et l'a dirigé jusqu'en 2015. Elle a rédigé de nombreux articles et ouvrages sur les compétences, l'employabilité, le management de proximité, la gestion des ressources humaines et le travail.

Ils ont cosigné chez De Boeck supérieur à Louvain-la-Neuve un essai très technique, néanmoins accessible à un large public, intitulé Management humain et qui présente, ainsi que l’indique son prière d’insérer, l’avantage de réunir dans un même ouvrage deux champs de connaissances et de pratiques trop souvent séparés dans les manuels, alors qu’ils s’entremêlent largement dans la pratique du management : la gestion des ressources humaines et le comportement organisationnel.

Il met en perspective leurs concepts, théories et pratiques et procède à leur analyse critique afin de proposer une alternative au modèle instrumental qui domine la gestion des entreprises aujourd’hui. Il appelle à faire du management un véritable projet politique et invite à remettre le travail au cœur de la GRH, plaidant pour une autre vision de l’homme au travail, celle d’un être réflexif, et du manager, considéré comme bienveillant, car soucieux des autres et de leur travail.

Les auteurs invitent à repenser les modèles et les pratiques traditionnels de la GRH et du comportement organisationnel et leur confèrent d’autres finalités et modalités, davantage centrées sur le travail et sa reconnaissance.

L’ouvrage s’adresse aux étudiants, chercheurs et enseignants en sciences de gestion, du travail et en GRH, ainsi qu’aux personnes en formation professionnelle continue dans ces domaines. Il intéressera également toute personne soucieuse d’avoir un recul critique pour renouveler son approche et ses pratiques : direction générale, cadres, responsables opérationnels, DRH [2] et cadres syndicaux.

Bernard DELCORD

Management humain par Laurent Taskin et Anne Dietrich, préface de Pierre-Yves Gomez, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck supérieur, collection « Manager RH », avril 2016, 256 pp. en gris au format 17,5 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 30 €

TABLE DES MATIÈRES

Préface par Pierre-Yves Gomez

INTRODUCTION

Vers un management (plus) humain

CHAPITRE 1

Quelle conception de l'homme au travail pour quel management humain ?

  1. Dénoncer les dérives de l'organisation du travail pour fonder une approche renouvelée

1.1 La gouvernance en questions

1.2 Le travailleur en souffrances

  1. L'imposture d'un management amoral

2.1 Pour une conception humaniste du management

CHAPITRE 2

Management humain et transformations du travail

  1. Contexte d'émergence et de développement de la GRH et du comportement organisationnel

1.1 L'Ancien Régime : une logique professionnelle

1.2 1790-1849 : une logique entrepreneuriale

1.3 1850-1896 : une logique industrielle

1.4 1897-1944 : une logique planificatrice

1.5 1945-2000 : une logique bureaucratique, puis de flexibilité

1.6 2000 à nos jours : une logique agile

  1. Limites d'une représentation historiciste

2.1 Une perspective universaliste

2.2 Une représentation figée

2.3 Des limites méthodologiques

  1. Comprendre et incarner les transformations du travail

3.1 Des transformations sociétales

3.2 Des transformations organisationnelles et managériales

3.3 Transformations des attentes des individus

3.4 Définir l'objet du management humain

CHAPITRE 3

De la motivation au travail au sens du travail

  1. Une pluralité de théories sur la motivation

1.1 Perspective du contenu : les approches en termes de besoins

1.2 Perspective du processus

  1. Limites du concept et des théories de la motivation : éléments de critique

2.1 Des théories fortement contextualisées

2.2 Une approche universaliste

2.3 Des limites méthodologiques

  1. Sens et non-sens du travail : comment ne pas démotiver ?

3.1 Le monde du travail est-il encore motivant ?

3.2 Technologie gestionnaire et non-sens au travail

3.3 Parler de la motivation des travailleurs, c'est questionner le sens au travail

CHAPITRE 4

Rôles du management humain : de la création de valeur à la production de reconnaissance

  1. Rôles, stratégies et métiers de la GRH

1.1 L'optimisation des ressources au service de la performance

1.2 La création de valeur

1.3 Métiers et expertises de la GRH : des responsabilités partagées

1.4 Construire une stratégie RH : un besoin de contextualisation

  1. Limites des modèles de GSRH

2.1 Une perspective universaliste

2.2 Une question trop simple, des réponses vagues

  1. Management humain : création de reconnaissance
  2. Quelles pratiques de gestion pour promouvoir la reconnaissance au travail ?

4.1 Systèmes de rémunération

4.2 Évaluation de la performance

4.3 Gestion des carrières

CHAPITRE 5

Le lien individu-organisation : de la culture organisationnelle à la relation d'emploi

  1. La culture organisationnelle

1.1 Des définitions en théorie des organisations

1.2 La culture organisationnelle : outil et objet de gestion

1.3 La culture d'entreprise : une notion à contextualiser

  1. Un usage et une vision contestés de la culture d'entreprise

2.1 Retour sur un concept de l'anthropologie

2.2 Des usages déviants et abusifs

2.3 L'organisation : espace pluriculturel ou lieu d'affrontement de cultures ? Les apports critiques d'études de terrain

  1. Pour une vision pluridimensionnelle du lien individu-organisation

3.1 L'intérêt d'une approche « anthropologique » de l'organisation

3.2 La relation d'emploi : le lien employeur-employé

3.3 L'intégration à l'épreuve du recrutement

CONCLUSION

Management humain : mettre en œuvre une approche renouvelée de la GRH et du comportement organisationnel

Management humain : un cheminement critique pour une approche renouvelée de la GRH et du comportement organisationnel

Des principes à la réalité : quelques balises et témoignages

Références

Index

 

[1] Gestion des ressources humaines.

[2] Directeur des ressources humaines.

11 02 18

« Plus une découverte est originale, plus elle semble évidente par la suite. » (Arthur Koestler)

L'Étreinte du crapaud .jpgJuif hongrois de langue allemande, fils d'industriel, né à Budapest en 1905 et naturalisé britannique, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie.

Il part un an en Union soviétique et participe ensuite à la guerre civile espagnole, ce qui lui vaudra d’être emprisonné et condamné à mort par les franquistes, puis échangé quelque temps plus tard contre un prisonnier espagnol par le gouvernement britannique. De cet épisode est né le texte autobiographique Un Testament espagnol (1937) qui connut un grand succès international.

Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste en raison des procès de Moscou (1936-1938), Arthur Koestler combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini publié en anglais en 1940 et traduit en français en 1945, au grand dam d’intellectuels de « gauche » comme Simone de Beauvoir.

À partir de 1940, il vit en Angleterre, où, atteint de la maladie de Parkinson et de leucémie, il se suicide avec sa troisième épouse en mars 1983.

Son œuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.

Dans la remarquable collection « Le goût des idées » qu’il dirige aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, Jean-Claude Zylberstein a fait paraître récemment deux essais scientifiques d’Arthur Koestler, qui se lisent l’un comme un roman policier et l’autre comme un récit de science-fiction.

Le premier s’intitule L’étreinte du crapaud et voici la présentation qu’en donne l’éditeur :

« Le 26 septembre 1926, un biologiste autrichien nommé Paul Kammerer se tua d'un coup de revolver. Dans les milieux scientifiques, on considéra ce suicide comme le dénouement d'une bataille tantôt obscure, tantôt scandaleuse, autour des doctrines fondamentales de l'évolution.

Aux disciples de Lamarck, apôtres de l'hérédité des caractères acquis, les expériences de Kammerer menées pendant plus de quinze ans sur des générations d'amphibiens tels que la salamandre et le fameux crapaud accoucheur, apportaient des arguments apparemment décisifs.

D'où la fureur du camp opposé : celui des néo-darwinistes, adeptes des mutations fortuites préservées par la sélection naturelle. À leur tête, le savant anglais William Bateson insinua que les expériences étaient truquées, mais réussit à ne pas en examiner les résultats – s'arrangeant en particulier pour ne pas voir une pièce capitale : les "rugosités nuptiales" du dernier spécimen de crapaud accoucheur...

Un biologiste américain devait administrer le coup de grâce : se trouvant à Vienne, il y fit une découverte qu'il publia, et à la suite de laquelle Kammerer se suicida.

Longtemps intrigué par cette curieuse affaire, Arthur Koestler s'attendait, lorsqu'il décida de reprendre l'enquête, à raconter la triste histoire d'un savant qui trahit sa vocation : le suicide de Kammerer était, en effet, passé pour un aveu, et toute son œuvre en est restée discréditée.

Or, en analysant la documentation de l'époque et en se renseignant auprès de tous les survivants du drame, Koestler s'aperçut peu à peu qu'il procédait à la réhabilitation d'un homme qui, très probablement, fut la victime d'une trahison. »

Passionné de parapsychologie, Arthur Koestler a par ailleurs rédigé un curieux et passionnant ouvrage intitulé Les Racines du hasard.

Les Racines du hasard.jpg

Voici ce qu’en écrit Jean-Claude Zylberstein :

« Ce livre est une excursion à la frontière de deux domaines fondamentaux de la recherche : la physique quantique, infra atomique, d'une part, la parapsychologie, d'autre part.

En montrant comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, Koestler rappelle qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinèse et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche.

De plus en plus "occulte", la physique théorique, enfreignant joyeusement les lois de la nature, naguère encore sacro-saintes, montrait une inclination étonnante pour des concepts "surnaturels" comme la masse négative, les trous dans l'espace, le temps renversé. Dans le monde fantastique de la physique des quanta, les notions raisonnables d'espace, de temps, de matières et de causalité n'ont plus cours.

Les plus grands physiciens de notre époque, Einstein, Planck, Heisenberg, ont été parfaitement conscients du caractère "mystique" des concepts dont ils se servaient, et plusieurs d'entre eux ont tenté une synthèse de la physique et de la parapsychologie.

Koestler examine certains de ces efforts de synthèse pour relier les sciences exactes aux intuitions de l'homme en quête de réalités profondes ; il esquisse une hypothèse personnelle à propos de ce problème qu'il demande à tous les chercheurs d'aborder sans préjugés, en se gardant à la fois d'un matérialisme figé et d'une crédulité superstitieuse. »

« Étonnant, non ? », comme disait Pierre Desproges…

Bernard DELCORD

L'Étreinte du crapaud par Arthur Koestler, traduction de l’anglais par Georges Fradier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Le goût des idées » dirigée par Jean-Claude Zylberstein, janvier 2018, 207 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)

Les Racines du hasard par Arthur Koestler, traduction de l’anglais par Georges Fradier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Le goût des idées » dirigée par Jean-Claude Zylberstein, janvier 2018, 138 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)