11 12 17

Sans avoir l’air d’y toucher…

En love mineur.jpgParues aux Éditions Quadrature à Bruxelles, les 17 nouvelles rassemblées dans En love mineur, le nouveau recueil de Dominique Costermans, par ailleurs auteure de l’inoubliable Outre-Mère [1], constituent un véritable régal de variations subtiles sur le thème de l’amour abordé en fines touches allusives par des zeugmes, des répétitions, des pirouettes, des flash-backs… brillantes facettes de ces petits bijoux littéraires qui entraînent le lecteur un peu partout – à Bruxelles, en Italie, au Portugal, en Grèce, dans les Alpes, à Charleroi… – sur une jolie carte de Tendre où les plages, les villes, les villages, les routes, les rues et les chemins, mais aussi les lasagnes aux artichauts et les confitures de citron mènent à l’émoi.

D’exquises esquisses, comme disait Serge Gainsbourg…

Bernard DELCORD

En love mineur par Dominique Costermans, Bruxelles, Éditions Quadrature, décembre 2017, 116 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

[1] Un roman publié en janvier 2017 chez Luce Wilquin à Avin.

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10 12 17

Pour apprendre à cuisiner...

Techno Culinaire Bac Pro 3 ans.JPGProfesseur chef de cuisine honoraire du lycée technologique des métiers de l'hôtellerie Jean Drouant à Paris, Michel Maincent-Morel est l’auteur aux Éditions BPI à Clichy de Travaux pratiques de cuisine - Practical kitchen work - Technologie culinaire, de Cuisine de référence, de Technologie culinaire 1ère année et 2ème année, de BEP Technologie culinaire, et de La cuisine de référence, version complète (qui existe aussi en version espagnole, portugaise et italienne), tous couronnés d’un grand prix du meilleur ouvrage de l'Académie Nationale de Cuisine.

Robert Labat, quant à lui, est professeur d'enseignement professionnel honoraire à l’EREA-Cronstadt (Paris 15e) et on lui doit en tant qu’auteur chez BPI l'Aide-mémoire de l'apprenti cuisinier ainsi que l'Aide-mémoire des cuisines régionales françaises et des cuisines européennes et, en tant que co-auteur, Technologie culinaire 1ère année et 2ème année et BEP Technologie culinaire, grand prix du meilleur ouvrage 2003 de l'Académie Nationale de Cuisine.

Ils ont publié en 2009 [1], chez le même éditeur une bible intitulée Techno Culinaire Bac Pro 3 ans qui fut elle aussi lauréate en 2010 du Grand Prix de l’Académie Nationale de Cuisine.

Il s’agit d’un ouvrage très complet qui traite de l’histoire de la cuisine, du personnel de cuisine, des produits, des produits semi-élaborés, des cuissons, des préparations de base, des préparations culinaires, des procédés de conservation, des préparations culinaires élaborées à l’avance (P.C.E.A.), de l’éducation du goût, de l’odorat, de l’association des mets et des garnitures d’accompagnement, des relations cuisine/restaurant, des approvisionnements des services, des régions de France ainsi que des pays d’Europe.

Avis aux (futurs) professionnels de la gastronomie, aux fins becs et aux cordons bleus !

Bernard DELCORD

Techno Culinaire Bac Pro 3 ans par Michel Maincent-Morel et Robert Labat, Clichy, Éditions BPI, décembre 2009, 524 pp. en quadrichromie au format 21 x 29,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 28,70 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce référentiel culinaire l’image suivante :

LES CATÉGORIES DE LA VIANDE DE VEAU

Catégories du veau.jpg

[1] Ce best-seller est toujours disponible en librairie et chez l’éditeur.

10 12 17

« Les animaux se repaissent ; l'homme mange. L’homme d’esprit seul sait manger. » (Anthelme Brillat-Savarin)

Guide Delta Belgique 2018.jpgLe Guide Delta 2018 des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg (qui en est à sa 17e édition et qui se décline aussi dans une version en langue néerlandaise) recense par ordre alphabétique des localités où ils sont situés quelque 1960 restaurants et hôtels du Royaume et de son aimable voisin, pour lesquels l'ouvrage fournit de nombreuses informations sous forme de logos, et la présentation de 1470 d’entre eux est en outre accompagnée d’un texte critique rédigé par les inspecteurs du guide (au nombre desquels figure votre serviteur qui a joyeusement perdu la ligne au cours de ces 17 années d’activité gourmande…) tout en permettant, par un système ingénieux de sept index, de sélectionner également les restaurants par ordre alphabétique de leur enseigne et dans chaque province, en fonction des coups de cœur de la rédaction, de la présence de salles de séminaire, de la possibilité de disposer d’un chef à domicile, du charme ou de la quiétude des lieux.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne en ouverture les lauréats annuels de la profession [1].

Les maisons exceptionnelles en Belgique et au Grand-duché de Luxembourg (4 toques dans la classification Delta) passent de 14 à 16.

Il s’agit des établissements suivants :

De Jonkman à Bruges, Lafarques à Pepinster, ‘t Zilte à Anvers, L’Air du Temps à Éghezée, L’Auberge du Moulin Hideux à Bouillon, Comme Chez Soi à Bruxelles, L’Eau Vive à Arbre, Hertog Jan à Zedelgem, Hof Van Cleve à Kruishoutem, Le Manoir de Lébioles à Spa, Mosconi à Luxembourg, Pastorale à Rumst, Sea Grill à Bruxelles et Zur Post à Sankt-Vith.

Il convient aussi d’applaudir l’exploit de L’écailler du Palais Royal à Bruxelles qui passe d’une à trois toques.

Enfin, soulignons la présence d'un « Passeport Delta » valable jusqu’au 31 décembre 2018 permettant à son utilisateur de bénéficier d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 55 restaurants de qualité.

Une seule utilisation de ce document rembourse donc le prix d’achat du livre !

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg 2018, Bruxelles, Les Guides Delta, décembre 2017, 608 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,75 €

Delta Gids België & Luxembourg van restaurants & hotels 2018, Brussel, De Delta Gids, december 2017, 608 pp, 29,75 €

Delta Gids België 2018.jpg

[1] Delta d’Or : Au Tour du Vin à Éghezée, Colette à Westerlo et La Cristallerie à Luxembourg ; Delta d’Argent : Maxens à Saint-Symphorien, DEssenti à ‘s Gravenwezel et Aal Schoul à Hobscheid; Delta de Bronze : Noir du Poivre & Rouge du Poivre à Waremme & à Sclessin, Marquize à Westende et Péitry à Roodt-sur-Syre. Lauréats par spécialités : Carcasse à Coxyde (viande de qualité), Couleur Rouge à Eupen (cuisine de fusion), I Cugini ! à Chapelle-lez-Herlaimont (cuisine italienne), Knossos à Tubize (cuisine grecque), Le Minaret à Boussu (cuisine du Maghreb), Le Saint-Gilles à Saint-Hubert (cuisine de terroir), OAK à Gand (cuisine italienne et asiatique), Rascasse à Kapellen (cuisine de la mer) et Villa Doria à Schoten (cuisine italienne).

09 12 17

« Le véritable enseignement n'est point de te parler mais de te conduire. » (Antoine de Saint-Exupéry)

Appren-tissages.jpgRassemblant des contributions remarquables, le premier numéro du très beau mook de pédagogie – sa maquette, elle aussi, est une belle réussite – intitulé Appren-tissages paru sous la direction de l’enseignant belge Gaël Bournonville et du célèbre théoricien et professeur d’université français (à l'université Lumière-Lyon 2) Philippe Meirieu a pris pour thème central « Entre deux mondes » et aborde en profondeur des sujets aussi divers que :

– Une interview d’Eirick Prairat, l’auteur d’Éduquer avec tact (Éditions ESF Sciences humaines, 2017) et la critique de son ouvrage par Christophe Quittelier ;

– Une présentation de l’exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école » à voir au Musée national de l’Éducation de Rouen (jusqu’au 2 avril 2018) ;

– Un long reportage d’Anne-Cécile Huwart intitulé « Ihsane, entre deux mondes » relatant l’année scolaire 2015-2016 d’une adolescente de 17 ans, issue de l’immigration et sourde, qui remporte haut la main le pari de l’intégration ;

– Un vaste débat d’idées entre Serge Dupont et Serge Tisseron qui répondent à la question : « Les jeunes sont-ils condamnés à devenir stupides ? » ;

– Un épais dossier sur « Les enfants Rom et l’école » constitué sous la houlette d’Aurore Dudka ;

– Commentée par Boris Cyrulnik, Darlène, une nouvelle inédite de Geneviève Damas, l’auteure du roman à succès Patricia paru chez Gallimard ;

– Un reportage de Gaël Bournonville intitulé « Rasmane, petit prince de Pô » dans lequel il suit l’aventure d’une école pour enfants des rues au Burkina Faso soutenue par l’association Éducation sans Frontières ;

– « Fenêtres sur cours Freinet » par Philippe Meirieu, à propos du récent congrès de l’Institut coopératif de l’école moderne (ICEM) qui a rassemblé plus de 700 participants et à travers les notes d’un groupe d’enseignants réunis autour du projet d’une nouvelle école secondaire qui verra le jour dans quelques mois ;

– Une réflexion approfondie sur les rapports entre « Pulsion et pensée à l’École », par Jean-Sébastien Philippart, philosophe et enseignant ;

– Une recension réflexive du film de Thierry Michel intitulé Une année dans une classe de Cheratte sise à proximité des vestiges industriels de l’ancien charbonnage du Hasard non loin de Liège, composée d’enfants d’origine turque et animée par « Madame Brigitte, une prof à l’ancienne » qui y fait des miracles.

Épatant, non ?

Abonnez-vous !

Bernard DELCORD

Appren-tissages 1– Un autre regard sur l’éducation, revue semestrielle collective sous la direction de Gaël Bournonville et Philippe Meirieu, Bruxelles, décembre 2017, 164 pp. en quadrichromie au format 21 x 24,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 23 € (abonnement pour 1 an = 2 numéros : 44 € ; abonnement pour 2 ans = 4 numéros : 88 € sur www.revue-apprentissages.com)

07 12 17

Amour de la sagesse…

Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce.jpgJean-Louis Poirier, qui a longtemps enseigné en khâgne au Lycée Henri IV à Paris, est un philosophe spécialiste de l'Antiquité. Il collabora à l'édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, a rédigé de nombreux articles et publié des ouvrages aux Éditions Les Belles Lettres.

C’est dans cette vénérable maison qu’il a fait paraître sa Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce, un recueil de larges extraits et de pages significatives extraites de l’œuvre de divers philosophes antiques, des textes parfois peu connus, surprenants ou provocateurs, et bien souvent d’une extraordinaire modernité.

L’occasion de jeter un œil neuf sur un passé immensément riche !

Liste des auteurs :

Pythagore, Héraclite, Parménide, Empédocle, Gorgias, Démocrite, Thucydide, Platon, Aristote, Épicure, Zénon de Citium, Cléanthe, Chrysippe, Hermès Trismégiste, Cicéron, Lucrèce, Philon d’Alexandrie, Sénèque, Plutarque, Épictète, Apulée, Galien, Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Alexandre d’Aphrodise, Tertullien, Origène, Cyprien de Carthage, Sextus Empiricus, Plotin, Longin, Porphyre, Jamblique, Victorinus, Grégoire de Nazianze, Némésius, Augustin d’Hippone, Proclus, Damascius, Un cours de l’École d’Alexandrie, Boèce

Bernard DELCORD

Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce, textes rassemblés et présentés par Jean-Louis Poirier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, novembre 2017, 684 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19,4 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 29,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié le texte suivant, du philosophe romain Sénèque

(4 avant Jésus-Christ – 65 après Jésus-Christ) :

LE MAÎTRE ABSOLU : LA MORT

Sénèque dégage ici, très simplement, en quoi la mort, qui « affranchit l'esclave malgré son maître », est libératrice, comme le rappellera Hegel.

Oh ! qu'ils méconnaissent leurs misères, ceux qui ne célèbrent pas la mort comme la plus belle invention de la nature et qui ne l'attendent pas avec espoir !

Soit qu'elle couronne une vie heureuse, soit qu'elle écarte de nous l'infortune, soit qu'elle termine la satiété et la fatigue du vieillard, soit qu'elle enlève le jeune homme dans sa fleur, à l'âge où l'on vit d'espérances, soit qu'elle réclame l'enfant avant le temps des épreuves, pour tous, elle est la fin, pour beaucoup la guérison, pour quelques-uns l'accomplissement du vœu suprême, et ceux qui lui ont le plus d'obligation sont ceux qui la reçoivent avant d'avoir imploré sa venue.

La mort affranchit l'esclave malgré son maître ; la mort soulage les captifs de leurs chaînes ; la mort ouvre leur prison à ceux qu'un pouvoir inflexible y maintenait despotiquement ; la mort montre aux exilés, dont la pensée et le regard se tournaient incessamment vers la patrie, qu'on repose tout aussi bien sous une terre que sous une autre ; quand la fortune répartit mal les biens communs à tous les hommes et subordonne l'un à l'autre des êtres venus au monde avec des droits égaux, la mort rétablit l'égalité.

Après la mort, nul n'est assujetti au bon plaisir d'autrui ; la mort ne se refuse jamais à personne, et cette mort, Marcia, ton père l'a désirée de tous ses vœux.

C'est grâce à la mort, je le répète, que naître n'est pas un supplice, c'est grâce à elle que les malheurs dont je suis menacé ne m'accablent point, que je puis conserver l'équilibre et l'indépendance de l'âme : je sais quel est mon recours.

Je vois devant moi des instruments de torture, non pas tous du même modèle, mais variant avec le maître qui les fait faire : il en est qui pendent leurs victimes la tête en bas, d'autres les empalent, d'autres les mettent en croix ; je vois des chevalets, je vois des fouets ; on va jusqu'à fabriquer des appareils particuliers pour chaque membre ! Mais je vois aussi la mort. J'ai devant les yeux des ennemis sanguinaires, des concitoyens intraitables ; mais je vois également la mort.

La servitude n'a rien de pénible quand on sait que l'on n'a qu'un pas à faire, le jour où l'on sera las du joug, pour se donner la liberté. Je t'aime, vie, en faveur de la mort !

Consolation à Marcia, chapitre XX

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06 12 17

Le hit-parade de Bacchus…

Bordeaux Grands crus classés 1855 – Médoc & Sauternes .jpgLa classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 a été établie à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855 et à la demande de l'empereur Napoléon III. Elle a légèrement évolué avec le temps et fait office de référence suprême.

Publié chez Flammarion, le beau livre de Hugh Johnson et Franck Ferrand intitulé Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes est le seul ouvrage consacré à l'ensemble de ces vins remarquables mettant en valeur la beauté des châteaux où ils sont élaborés et l'excellence de leur production.

L’écrivain et journaliste français spécialisé en histoire Franck Ferrand (°1967) y révèle l'histoire cachée derrière chacun de ces vins, les secrets des cuviers et des chais. Il guide le lecteur à travers ces vignobles et ces châteaux qui font rêver le monde entier.

De son côté, l’écrivain britannique Hugh Johnson (°1939), l’œnologue le plus réputé de la planète dont les livres sur le vin sont des best-sellers (plus de 15 millions d'exemplaires vendus à travers le monde), évoque la naissance des crus classés de médoc « au rouge plus intense et miroitant qu'un rubis » et l'origine mystérieuse de ce vin blanc unique aux arômes envoûtants qu'est le Sauternes.

Bernard DELCORD

Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes par Hugh Johnson et Franck Ferrand, photographies de Guillaume de Laubier, Paris, Éditions Flammarion, décembre 2017, 264 pp. en quadrichromie au format 25,8 x 29,2 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ce classement dionysiaque :

VINS ROUGES

Premiers crus

– Château Lafite Rothschild, pauillac

– Château Latour, pauillac

– Château Margaux, margaux

– Château Mouton Rothschild, pauillac (second cru en 1855, promu en premier cru en 1973).

– Château Haut-Brion, en appellation pessac-léognannote (graves jusqu'en 1986)

Deuxièmes crus

– Château Pichon Baron, pauillac

– Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, pauillac

– Château Brane-Cantenac, margaux (à Cantenac)

– Château Durfort-Vivens, margaux

– Château Lascombes, margaux

– Château Rauzan-Gassies, margaux

– Château Rauzan-Ségla, margaux

– Château Ducru-Beaucaillou, saint-julien

– Château Gruaud Larose, saint-julien

– Château Léoville Barton, saint-julien

– Château Léoville Las Cases, saint-julien

– Château Léoville Poyferré, saint-julien

– Château Cos d'Estournel, saint-estèphe

– Château Montrose, saint-estèphe.

Troisièmes crus

– Château Boyd-Cantenac, margaux

– Château Cantenac Brown, margaux (à Cantenac)

– Château Desmirail, margaux

– Château d'Issan, margaux (à Cantenac)

– Château Ferrière, margaux

– Château Giscours, margaux (à Labarde)

– Château Kirwan, margaux (à Cantenac)

– Château Malescot Saint-Exupéry, margaux

– Château Marquis d'Alesme Becker, margaux

– Château Palmer, margaux (à Cantenac)

– Château Lagrange, saint-julien

– Château Langoa Barton, saint-julien

– Château Calon-Ségur, saint-estèphe

– Château La Lagune, haut-médoc (à Ludon).

Quatrièmes crus

– Château Duhart-Milon, pauillac

– Château Marquis de Terme, margaux

– Château Pouget, margaux (à Cantenac)

– Château Prieuré-Lichine, margaux (à Cantenac)

– Château Beychevelle, saint-julien

– Château Branaire-Ducru, saint-julien

– Château Saint-Pierre, saint-julien

– Château Talbot, saint-julien

– Château Lafon-Rochet, saint-estèphe

– Château La Tour Carnet, haut-médoc (à Saint-Laurent).

Cinquièmes crus

– Château Batailley, pauillac

– Château Clerc Milon, pauillac

– Château Croizet-Bages, pauillac

– Château d'Armailhac, pauillac (anciennement Château Mouton-Baronne-Philippe)

– Château Grand-Puy Ducasse, pauillac

– Château Grand-Puy-Lacoste, pauillac

– Château Haut-Bages Libéral, pauillac

– Château Haut-Batailley, pauillac

– Château Lynch-Bages, pauillac

– Château Lynch-Moussas, pauillac

– Château Pédesclaux, pauillac

– Château Pontet-Canet, pauillac

– Château Dauzac, margaux (à Labarde)

– Château du Tertre, margaux (à Arsac)

– Château Cos Labory, saint-estèphe

– Château Belgrave, haut-médoc (à Saint-Laurent)

– Château de Camensac, haut-médoc (à Saint-Laurent) (anciennement Château Camensac)

– Château Cantemerle, haut-médoc (à Macau, entré dans le classement le 16 septembre 1855).

VINS BLANCS

Premier cru supérieur

Château d'Yquem, sauternes.

Premiers crus

–  Château Climens, barsac

–  Château Coutet, barsac

–  Château Guiraud, sauternes

–  Clos Haut-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château Lafaurie-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château La Tour Blanche, sauternes (à Bommes)

–  Château Rabaud-Promis, sauternes (à Bommes)

–  Château de Rayne-Vigneau, sauternes (à Bommes)

–  Château Rieussec, sauternes (à Fargues)

–  Château Sigalas-Rabaud, sauternes (à Bommes)

– Château Suduiraut, sauternes (à Preignac).

Deuxièmes crus

– Château Broustet, barsac

– Château Caillou, barsac

– Château Doisy Daëne, barsac

– Château Doisy-Dubroca, barsac

– Château Doisy-Védrines, barsac

– Château de Myrat, sauternes (château de Myrat)

– Château Nairac, barsac

– Château Suau, barsac

– Château d'Arche, sauternes

– Château Filhot, sauternes

– Château Lamothe, sauternes

– Château Lamothe Guignard, sauternes

– Château de Malle, sauternes (à Preignac)

– Château Romer, sauternes (à Fargues)

– Château Romer du Hayot, sauternes (à Fargues).

29 11 17

« Si la merde valait de l’argent, les pauvres naîtraient sans cul. » (En-tête du papier à lettres de Henry Miller)

1 semaine avec Henry Miller.jpgAuteur dramatique réputé, écrivain talentueux (Le fouille-merde, 1987, rédigé avec Gaston Compère, L’homme caramel, 1995 et 2017), artiste conceptuel et journaliste politique belge, Pascal Vrebos (°1952) est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre (Tête de Truc, 1973, Entre-chats, 1978, Crime magistral ou L’homme descend du songe, 1999, Viol d'une cerise noire, 2008, L’Accusateur, 2014…) jouées en France, en Allemagne et aux États-Unis, traduites en néerlandais, en tchèque, en allemand et en anglais. Il a remporté de nombreux prix littéraires, dont celui de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques pour l’ensemble de son œuvre.

Il a fait paraître, chez Genèse Édition à Bruxelles et sous le titre 1 semaine avec Henry Miller – Ultime rencontre avec l’écrivain et sa muse, Brenda Venus, une version revue et augmentée d’Une folle semaine avec Henry Miller (1983, Éditions Le Cri), son stupéfiant reportage littéraire dans lequel il relate sa rencontre en février 1979 à Pacific Palisades en Californie avec Henry Miller (1891-1980), l’auteur génial et sulfureux de Tropique du Cancer (1934), de Tropique du Capricorne (1939), du Colosse de Maroussi (1941), de la trilogie de La Crucifixion en rose (Sexus, 1949, Plexus, 1952, Nexus, 1960) ou encore de Jours tranquilles à Clichy (1956), de Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957) et de Jours tranquilles à Brooklyn (1978).

On y entre dans l’intimité du géant, sa simplicité, son humour, son désespoir, sa hauteur d’esprit, ses souvenirs, sa conception de la littérature, ses frasques mémorables et son amour pas du tout platonique pour sa dernière muse [1], la jeune actrice américaine Brenda Venus (°1957), de 66 ans sa cadette, à qui il écrivit près de 1 500 lettres torrides jusque sur son lit de mort et que Pascal Vrebos a revue en juin 2017, une rencontre qui donne la postface de son ouvrage.

Un texte remarquablement écrit et scandaleusement riche de passions humaines, avouables ou pas, sur un formidable écrivain dans le cœur de qui Éros et Thanatos se sont affrontés dans un combat homérique permanent !

Bernard DELCORD

1 semaine avec Henry Miller – Ultime rencontre avec l’écrivain et sa muse, Brenda Venus par Pascal Vrebos, Bruxelles, Genèse Édition, novembre 2017, 159 pp. + 1 cahier photos de 8 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19,50 €

 

[1] Il y en avait eu d’autres, parmi lesquelles la danseuse June Edith Smith (1902-1979), qui devint sa deuxième épouse et dont Miller parle longuement dans Sexus, ainsi que l’écrivaine et diariste américaine d’origine franco-cubaine Anaïs Nin (1903-1977), auteure de Vénus erotica (1977, posthume), qui entretint une relation amoureuse avec Henry et June.

28 11 17

Une contre-révolution française…

La grande histoire des guerres de Vendée.jpgPar ailleurs journaliste, essayiste et politologue, l’historien français très droitier – c’est le moins que l’on puisse dire… – Patrick Buisson (°1949) dirige la chaîne Histoire depuis 2007.

Il a publié en 2016 La Cause du peuple (Perrin, 2016), un best-seller dans lequel il fait plusieurs révélations critiques sur l'action et le comportement de Nicolas Sarkozy [1] dont il fut le conseiller à la présidence de la République avant d’être révoqué pour avoir enregistré des réunions « à l'insu » du locataire de l’Élysée et de ses autres conseillers, à l'aide d'un dictaphone.

Il est également l'auteur de 1940-1945, années érotiques (2008-2011, Éditions Albin Michel) et de films historiques, dont Avec le temps/C'est l'histoire d'un métamec (sur Léo Ferré, avec des photographies de Hubert Grooteclaes, 1995) et Paris Céline : Sur les pas de Céline avec Lorànt Deutsch (2011).

Dans La grande histoire des guerres de Vendée publiée chez Perrin, il retrace les événements qui ont marqué la Contre-Révolution française de la fin du XVIIIe siècle.

Pour rappel, la guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa, dans l'ouest de la France, les républicains (bleus) aux royalistes (blancs), entre 1793 et 1796.

Elle fut étroitement liée à la Chouannerie (1792-1800) en Bretagne, dans le Maine, l'Anjou et la Normandie, l'ensemble de ces deux conflits étant parfois désigné sous le nom de « guerres de l'Ouest ». La Chouannerie se déroula sur la rive droite de la Loire, tandis que le soulèvement vendéen eut lieu sur la rive gauche.

Comme partout en France, la Vendée a connu des manifestations paysannes entre 1789 et 1792. Mais c'est au moment de la levée en masse [2], en 1793, que l’insurrection vendéenne s'est déclenchée, dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d'un mouvement contre-révolutionnaire.

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix au printemps 1795. Elle s'est soldée par la défaite des rebelles vendéens au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions. [3]

Rassemblant 150 illustrations, dont de nombreuses méconnues ou inédites (tableaux, gravures, drapeaux, vitraux, emblèmes, armes et objets divers…) le superbe album de Patrick Buisson accorde par ailleurs une large place à des mémoires et à des témoignages contemporains des événements.

Un ouvrage décapant !

Bernard DELCORD

La grande histoire des guerres de Vendée par Patrick Buisson, préface de Philippe de Villiers, Paris, Éditions Perrin, novembre 2017, 272 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 29,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29 € (prix France)

 

[1] Magali Ghu, « La Cause du peuple, le livre de Patrick Buisson qui étrille Sarkozy », lavoixdunord, 27 septembre 2016.

[2] Le 23 février 1793, la Convention avait décidé la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Vend%C3%A9e

28 11 17

« Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » (Jean Anthelme Brillat-Savarin)

Fromages d'artisans en Belgique.jpgMichel Verlinden est journaliste gastronomique freelance et Julien Hazard est fromager affineur. Ils se sont associés pour faire paraître aux Éditions Racine à Bruxelles un bel album abondamment illustré et intitulé Fromages d'artisans en Belgique dans lequel ils présentent le travail de 20 producteurs passionnés et leur production (histoire, fiche technique, analyse sensorielle…), ainsi que des conseils pour la consommer (vins, bières, pain…), le tout accompagné de 20 recettes culinaires originales.

Voici la liste et les spécialités de ces artisans laitiers :

– Fromagerie de Bairsoû à Trois-Ponts (la tomme de Stavelot)

– Bergerie d’Acremont à Bertrix (le bleu de Scailton)

– Buffl’Ardenne à Neufchâteau (mozzarella de bufflonnes)

– Kaasmakerij Katarinadal à Hamont-Achel (le bleu Grevenbroecker)

– Ferme du Chemin Châtaigne à Soumagne (le Bergerin)

– Fromagerie des Tourelles à Fisenne (le Grand Murin)

– ‘t Dischof à Keiem (Keiems Bloempje)

– Ferme du Mouligneau à Forges (le Diable)

– La Fermière de Méan à Maffe (le Cabricharme)

– Fromagerie du Gros-Chêne à Méan (le Petit Crémeux)

– Het Hinkelspel à Sleidinge (le Pas de Bleu)

– La Chiquetterie à Nafraiture (chèvres frais)

– La Ferme le Bailli à Soignies (le Pavé de Soignies)

– Fromagerie Le Sarté à Sart-lez-Spa (le Sarté)

– Karditsel Kaasmakerij à Lummen (l’Aurélie)

– Fromagerie Le Valèt à Waimes (la tomme Le Valèt)

– Fromagerie du Samson à Gesves (le Samson)

– Fromagerie du Troufleur à Waimes (le Plateau des Fagnes)

– Fromagerie du Vieux Moulin à Herve (le Herve ADP)

– Fromagerie Walschot à Beersel (le Mandjeskaas)

D’onctueuse découvertes !

Bernard DELCORD

Fromages d'artisans en Belgique par Michel Verlinden et Julien Hazard, photographies d’Alexandre Bibaut, Bruxelles, Éditions Racine, novembre 2017, 192 pp. en quadrichromie au format 23 x 27 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil lacté la recette originale suivante :

Tartiflette aux portobellos et au Pavé de Soignies

Pour 4 personnes

Ingrédients :

1 kg de pommes de terre à chair ferme

2 gousses d'ail

2 oignons jaunes

4 cuillers à soupe de fines herbes hachées [ciboulette, cerfeuil, persil...)

200 g de champignons portobellos

200 g de pavé de Soignies

Noix muscade fraîchement râpée

Huile d'olive

Poivre noir fraîchement moulu, sel

Recette :

Préchauffer le four à 170 °C.

Couper les pommes de terre en tranches d'environ 3 mm d'épaisseur.

Couper finement les champignons portobellos.

Ne pas rincer sous le robinet ni frotter à sec !

Laisser blanchir les tranches de pommes de terre pendant 3 minutes dans l'eau bouillante. Égoutter sans rincer, afin de maintenir l'amidon.

Dans une poêle, faire chauffer l'huile d'olive.

Émincer les oignons très finement puis les faire blondir pendant 5 minutes dans l'huile chaude.

Saler et poivrer, parsemer d'herbes et d'ail écrasé.

Mélanger les oignons aux lamelles de pommes de terre.

Dans un grand plat à gratin, déposer les lamelles de pomme de terre aux oignons.

Recouvrir de tranches de fromage et enfourner pour 45 minutes.

Élever la température à 180 °C.

Laisser cuire pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'une croûte dorée apparaisse et que les pommes de terre soient tendres.

Servir immédiatement avec une salade fraîche.

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21 11 17

« Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois. » (Roland Barthes)

Robert Doisneau, les années Vogue.jpgEntre 1949 et 1952 de manière exclusive et par la suite de façon épisodique, le célébrissime photographe français Robert Doisneau (1912-1994) a immortalisé la vie artistique et l’actualité mondaine de la capitale française pour la version hexagonale du magazine Vogue dans des clichés remarquables qui ont été récemment réunis par l’Atelier Robert Doisneau et publiés par les Éditions Flammarion dans un magnifique ouvrage intitulé Robert Doisneau, les années Vogue qui fera les délices des admirateurs de l’œuvre du maître qui disait :

« En résumé, mon emploi à Vogue pouvait se diviser en trois volets. D'abord la vie à Paris, sorte de trombinoscope de ceux dont les noms devaient absolument alimenter les conversations : artistes, écrivains, créateurs de toutes sortes. Ensuite les photographies de mannequins dans les décors de la ville ou sur le redoutable fond blanc du studio. Enfin, le troisième volet, les mondanités, est celui qui m'a laissé les souvenirs les plus durables. »

Dans ce somptueux album, on voit notamment, en sus de clichés consacrés à des villes d’après-guerre (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille), Brigitte Bardot faire ses débuts de jeune mannequin, Paul Léautaud en 1947, Fernand Léger en 1948, Orson Welles en 1949, des instantanés de bals mondains et de mariages, des portraits d’Edmonde Charles-Roux, Colette, Jean Cocteau, Foujita, Marcel Mouloudji, Jeanne Moreau, Juliette Gréco, Michel Galabru et André Gide en 1950, d’Yves Montand, Pierre Brasseur, Louis Jouvet, Jean-Paul Sartre et Gérard Philippe en 1951, de Nikki de Saint Phalle, Marcel Aymé, Georges Brassens, Michèle Morgan et de Pablo Picasso occupé à retoucher des photos de mode en 1952, de Bernard Blier en 1954, de Julien Green et d’Henri Troyat en 1955, d’Albert Camus et Catherine Sellers répétant Requiem pour une nonne au théâtre des Mathurins, en 1957, de Jean-Paul Belmondo en 1960, de Karen Blixen en 1961 et même de Chantal Goya en 1965…

Le gratin, quoi…

Bernard DELCORD

Robert Doisneau, les années Vogue, ouvrage collectif réalisé par l’Atelier Robert Doisneau, Paris, Éditions Flammarion, mars 2017, 356 pp. en quadrichromie au format 24,8 x 31,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49,90 € (prix France)

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