28 01 12
Michel Galabru ne sait pas dire non
Entretien réalisé au théâtre de Paris pour Ciné Clip Clap et Livre de bord
Une émission de Nicky Depasse sur Liberty TV
Janvier 2012
Michel Galabru, Je ne sais pas dire non !, Michel Lafon, novembre 2011, 18€95, 317p.
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24 01 12
L'amour selon Frédéric Beigbeder
Frédéric Beigbeder adapte lui-même au cinéma son roman "L'amour dure trois ans". Une adaptation qui est plutôt une suite au texte qui lui a valu de se faire remarquer comme auteur et récompenser par un jury et l'attention du public.
Nicky a rencontré l'auteur, désormais réalisateur, lors de l'avant-première de son film qui, disons le tout de suite, est très réussi.
Frédéric Beigbeder, L'amour dure trois ans, Folio, janvier 2012, 194p., 5€70.
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19 11 11
Jubilatoire
" Je dis souvent que le temps qui passe ne pèse que sur les épaules de ceux qui ne savent pas tendre les bras"
Exquise Marthe Mercadier.
S'il est vrai que les épreuves - un an de mutisme absolu, deux ans de paralysie, conséquence d'une chute, l'épreuve de la guerre et, à son insu, de la Résistance- cela vous forge une personnalité, la pétillante octogénaire est la preuve qu'avec un zeste d'envie, on célèbre la vie,... à l'envi.
"En vie...deux mots qui, réunis, n'en font qu'un et pas n'importe lequel: envie."
.Joie de vivre, exubérance parfois éreintante ...sont les leitmotive d'un parcours résolument placé sous le signe de la baraka.
Un parcours que la célèbre actrice trace à l'attention de ses lecteurs, revisitant quelques événements majeurs du XXe siècle et l'engagement social et politique qui est le sien.
Un parcours placé sous le signe de l'amitié qui fait revivre les grands noms des planches et du petit écran, Francis Blanche, Micheline Presle, Jean le Poulain, Michel Serrault, Michèle Morgan, André Bourvil, Fernandel... et autres célébrités tels Edith Piaf, Jacqueline Auriol, Blaise Cendrars, ....
Un parcours dévoué à la générosité, à sa famille aimée, ses animaux chéris, et une jouvence dont cette nouvelle Denise Grey, nous révèle quelques secrets truffés d'humour:
"Il y a encore quelques mois, lorsqu'un moins de vingt ans me reconnaissait dans la rue, cela relevait du miracle...ou de mauvais traitement à enfant de parents fanatiques! Puis, j'ai participé à l'émission de télévision "Danse avec les stars." Depuis, je ne peux plus passer devant un lycée, un collège ou même une école maternelle sans qu'on m'y délivre un sourire ou quelques mots que, faute d'une parfaite audition, j'imagine gentils".
L'adepte des bains de siège glacés et des joggings dans le bois de Boulogne pourrait de la sorte réaliser un voeu qui devient également cher à nos yeux:
"J'aimerais assez atteindre mes quatre-vingt-dix-sept ans. On serait alors en 2025 et je pourrais fêter le cinq centième anniversaire du statut d'actrice."
Une vraie, belle et radieuse leçon de vie.
Apolline Elter
Je jubilerai jusqu'à cent ans. Souvenirs et bons conseils, Marthe Mercadier, avec la collaboration d'Alain Morel, biographie, Flammarion, octobre 2011, 239 pp, 19 €
Billet de saveur
AE: Après cette vibrante et délicieuse plongée dans un parcours pour le moins tonique, nous serions curieux de connaître, chère Marthe Mercadier, votre madeleine de Proust:
Marthe Mercadier: Ma madeleine, ce sont trois personnes qui ont eu une importance toute particulière au cours de mon enfance et durant ma jeunesse (souvenirs renforcés par mes promenades dans Paris) : Napoléon III, Hausmann et Offenbach.
Mes grands-parents m’ont transmis tout ce que Napoléon III et Haussmann ont fait pour la France. Il y a eu beaucoup de joie, d’enthousiasme dans tous les travaux qu’ils ont réalisés pour la France, pour Paris : on en parle peu je trouve, ce qui est bien dommage car cela est vraiment important.
On a dit beaucoup de bien de leurs aménagements dans les villes françaises, on a dit que la France était belle (et elle l’est toujours). Napoléon III et Haussmann ont participé au renouveau de la France, ils ont triplé les réseaux de chemins de fer de notre pays.
Offenbach a, quant à lui, bercé mon enfance : c’était un grand musicien, dès que j’entends une de ses œuvres, je replonge dans mes souvenirs . »
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10 10 11
Quand Bruxelles sort en boîte (à images)…
Dans Bruxelles fait son cinéma, un petit essai éclairant fort brillamment rédigé (par le cinéphile Georges Lebouc) et très habilement illustré (par le photographe Laurent Poma ) qui vient de paraître chez 180° éditions à Saint-Gilles, le lecteur apprend tout, à travers la présentation d’une sélection de 60 films, sur les liens entretenus par le cinéma avec la capitale belge de l’Europe, et ils sont nombreux !
Bien entendu, la plupart des cinéastes de chez nous ont choisi la ville de Tintin pour cadre de l’un ou l’autre de leurs films. Cela va du précurseur Alfred Machin (Saïda a enlevé Manneken-Pis, 1913), bien oublié aujourd’hui, à Jaco van Dormael (Mr Nobody, 2009), sans oublier Gaston Schoukens (Bossemans et Coppenolle, 1938, Un « Soir » de joie, 1954), André Delvaux (Belle, 1972), Jacques Brel (Le Far West, 1973), Benoît Lamy (Home sweet Home, 1973), André Ernotte (Rue Haute, 1976), Gérard Corbiau (Le Maître de Musique, 1988), Stijn Coninx (Koko Flanel, 1990, Daens, 1993), Rémy Belvaux (C’est arrivé près de chez vous, 1993), Jan Bucquoy (La Vie sexuelle des Belges, 1994), Alain Berliner (J’aurais voulu être un danseur, 2005)…
Mais nombre de réalisateurs français ont aussi tourné dans la cité des Kiekefretters : Philippe Fourastié (La Bande à Bonnot, 1968), Claude Chabrol (La Rupture, 1970, Le Sang des autres, 1984), Alain Resnais (Providence, 1976), Bertrand Blier (Préparez vos mouchoirs, 1977), Claude Miller (Mortelle randonnée, 1982), Patrice Leconte (Monsieur Hire, 1988), Jacques Rouffio (L’Orchestre rouge, 1989), Éric-Emmanuel Schmitt (Odette Toulemonde, 2006), François Ozon (Angel, 2007), Laurent Tirard (Le petit Nicolas, 2008), Yann Moix (Cineman, 2010) et Dany Boon (Rien à déclarer, 2010), par exemple.
Sans oublier l’un(e) ou l’autre cinéaste venu(e) notamment des États-Unis (Fred Zinnemann, Au risque de se perdre, 1959, avec l’actrice Audrey Hepburn née à Ixelles en 1929), de Pologne (Jerzy Skolimowski (Le Départ, 1967) ou des Pays-Bas (Dorothée van den Berghe (Meisje, 2002), de même que diverses scènes et épisodes de Meurtres à domicile, Louis la Brocante, Les Anges gardiens, Les Barons et de bien d'autres longs métrages.
Qui ont fait leur chouchou de Bruxelles, en quelque sorte…
Bernard DELCORD
Bruxelles fait son cinéma par Georges Lebouc, photographies de Laurent Poma, introduction par Henri Sonet, Bruxelles, 180° éditions, collection "Bruxelles ma belle", septembre 2011, 128 pp. en quadrichromie au format 21 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19 €
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27 06 11
« Il n'y a aucun mérite à être quoi que ce soit. » (Marcel Mariën)
Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 27/06/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :
Le 15 mars 1960, parodiant à sa manière le livre de dévotion chrétienne L’Imitation de Jésus-Christ du moine allemand Thomas a Kempis (1380-1471), l’écrivain surréaliste belge Marcel Mariën (1920-1993), qui était aussi poète, essayiste, éditeur, photographe, cinéaste, créateur de collages et d'objets insolites tout autant que révolutionnaire d’obédiences diverses, fit projeter un film dont il était l’auteur et dont Tom Gutt [1] (1941-2002) était l’acteur principal, L’Imitation du Cinéma, une farce érotico-freudienne anticléricale qui fit un beau scandale durant quelques jours avant d’être interdite une bonne fois pour toutes.
Or ne voilà-t-il pas qu’un petit éditeur belge, La Maison d’à côté, vient de ressortir en DVD cette histoire d’un jeune homme du XXe siècle qui, pour trop avoir lu l’œuvre mystique du sous-prieur de l’abbaye de Zwolle, choisit de se faire crucifier… par imitation.
Il n’y a pas loin, on s’en doute, du comique à la provocation et au blasphème mais, si l’on ne peut que louer la qualité du travail technique réalisé pour mettre ce film surréaliste (le seul, en somme, avec Le chien andalou et L’âge d’or de Buñuel) à la portée du public contemporain, force est de constater qu’il a beaucoup perdu de son impact et que l’on se surprend trop souvent à bayer aux corneilles devant ses recherches d’effet devenues quelque peu surannées…
Sic transit gloria rerum novarum !
PÉTRONE
L’Imitation du Cinéma de Marcel Mariën, Histoire d’un film ignoble (comprenant le film de 52’ sur DVD, quelques bonus, une interview de l’auteur et un livret de 87 pp. analysant l’histoire du film, augmenté de textes de Marcel Mariën), Bruxelles, La Maison d’à côté, septembre 2010, un coffret cartonné en noir et blanc au format 15 x 15 cm, 27,60 €
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17 06 11
Le cinéma de Guillaume Musso
Écrit par Brice dans Cinéma et littérature, Guillaume Musso | Commentaires (0) |
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02 06 11
David Fincher a tourné une nouvelle version de Millenium
Le film du réalisateur de Seven sortira début 2012 avec Daniel Craig dans le rôle de Michael Blomqvist. Le cinéma américain ira-t-il aussi loin dans le glauque que la version du compatriote de Stieg Larsson ? Nous verrons si le résultat est à la hauteur de cette ahurissant trailer sur bande sonore de cover de Led Zeppelin. L'attente va être longue.
Brice Depasse
Écrit par Brice dans Cinéma et littérature, Thriller, Polar | Commentaires (1) |
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17 11 10
Juste Veber
Le livre de souvenirs d'un des cinéastes français les plus célébrés.
Le papa de François Pignon a beaucoup à raconter. Sur ses films (rien que la liste de ceux qui sont devenus cultes nous ferait l'article) qu'il a écrits et/ou réalisés, sur les acteurs qu'il a dirigés ou fait parler, sur les réalisateurs pour qui il a écrit (dans l'ombre ou la lumière).
Belle surprise, Francis Veber a autant d'humour dans la vie que sur le papier ou la pellicule.
La preuve par neuf avec ce (bel) entretien avec Nicky réalisé pour Liberty TV. Jamais à court de répliques, l'auteur du Diner de cons va vous en raconter de bien belles sur Depardieu, Audiard, Besson, Carmet, Richard, Villeret, ...
Que cela reste entre nous, Francis Veber, Robert Laffont, septembre 2010, 324P., 21€00.
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01 11 10
Le grand n'importe quoi
Écrit par Brice dans Biographies, Cinéma et littérature, Documents, récits, essais | Commentaires (0) |
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22 07 10
L'homme qui voulait jouer Douglas Kennedy
Romain Duris (L’auberge espagnole, Les poupées russes) endosse le rôle principal dans l’adaptation cinématographique du best seller de Douglas Kennedy, L’homme qui voulait vivre sa vivre, en salles le 3 novembre prochain. Devant la caméra d’Eric Lartigau (Prête-moi ta main), aux côtés de Catherine Deneuve et de Marina Foïs, il incarne le personnage de Ben Bradford, cet avocat trentenaire qui a réussi à New York professionnellement et familialement (une femme, deux enfants). Il déchante lorsqu’il se rend compte que sa femme le trompe et, un rapide retour sur lui-même plus tard, se dit qu’il n’a pas pris le chemin de vie qui lui convenait.
Au vu de l’interview de France 3 réalisée sur le tournage (cliquez ici), l’adaptation ramène personnages et action en France. En attendant le 3 novembre, l’histoire de Douglas Kennedy vous attend en format poche chez Pocket. Nous, on aime.
Nicky Depasse
L’homme qui voulait vivre sa vie, Douglas Kennedy, Pocket, juin 2004, 496p., 7€30.
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