24 06 17

Un alerte bicentenaire…

Le Petit Larousse illustré 2018.jpgCélébrant le bicentenaire de la naissance de son créateur (1817-1875) qui a incarné l’esprit des Lumières et rendu la langue française et le savoir accessibles au plus grand nombre, Le Petit Larousse illustré 2018 constitue le plus complet des dictionnaires de la langue française, avec des définitions claires et précises, accompagnées d'exemples, compilant plus de 63 000 mots, 125 000 sens et pas moins de 20 000 locutions et expressions (dont 2 000 régionalismes et mots de la francophonie) ainsi que 1 500 remarques de langue ou d’orthographe, tout en fournissant les étymologies, des synonymes et des analogies.

Les niveaux de langue sont donc précisés pour un emploi correct des mots alors que toutes les difficultés et les particularités grammaticales sont expliquées pour aider à maîtriser l'orthographe et la syntaxe.

Toutefois, il s’agit avant tout d’un dictionnaire encyclopédique réunissant des milliers de notices sur tous les domaines de la connaissance (sciences, économie, philosophie…), parmi lesquelles 28 000 noms propres (personnalités, œuvres, lieux, pays, événements historiques…) et 4ؘ 500 compléments, doublé d’une formidable banque d'images avec 5 500 photos, cartes, dessins, schémas, et plus de 150 planches illustrées, le tout complété d’un répertoire de citations et de proverbes, d’un atlas, de la reproduction des drapeaux du monde et d’une chronologie universelle.

Mais aussi d’une carte d’activation donnant jusqu’au 1er janvier 2020 un accès gratuit à la version en ligne avec des mises à jour régulières.

Grâce à elle, on accède sur le Net à un dictionnaire de français de 80 000 mots (135 000 définitions, 34 000 expressions) et 9 600 tableaux de conjugaison, à la sonorisation de tous les mots difficiles, à plus de 250 vidéos de L'INA sur les évènements qui ont marqué le XXe siècle, à des dossiers encyclopédiques sur les grandes notions de la culture et du savoir, à de nombreuses photographies et à des animations ludiques ainsi qu’à un hypertexte total pour passer d’un mot à un autre en un clic.

S’y ajoutent cette année deux grands quiz, l’un d’orthographe et l’autre de culture générale.

Pour « instruire tout le monde sur toutes choses », selon la devise de Pierre Larousse…

Bernard DELCORD

Le Petit Larousse illustré 2018, ouvrage collectif, préface de Bernard Cerquiglini, Paris, Éditions Larousse, mai 2017, 2 040 pp. en quadrichromie au format 16 x 23,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Dictionnaires | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 12 16

Et de 2...

9782873869953.jpg

 Est-il meilleure piste pour finir l'année en beauté que de la conclure en beaux mots

Pour ce faire et à coup sûr, on peut compter sur l'ami Bruno

Fort d'un premier Ludictionnaire aux multiples saveurs

Il en édite un second, avec même ardeur

 

Savourons, en guise d'apéro, trois définitions:

- Djihadiste : Musulman marchant à contre- Coran car il trouve que la vie vaut la peine d'être vaincue.

- Elections présidentielles: Prochaine déchéance politique majeure en France. La gauche est laminée, la droite est là, minable. Face au FN  d'ores et dégâts assuré d'être au second tour, tous les partis sont dorénavant contraints d'être contre un."

- Irlande: Pays où les brumes ne comptent pas pour des prunes.

Ludictionnaire 2,  Bruno Coppens, Abécédaire, Ed. Racine, nov. 2016, 160 pp

 

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Dictionnaires | Commentaires (0) |  Facebook | |

19 12 16

J'ai eu bon en lisant ce livre...

FRANCARD.jpgVoici un excellent, intéressant et léger livre de Michel Francard « Tours et Détours », avec comme sous-titre « Les plus belles expressions du français de Belgique ». Michel Francard est professeur à l'UCL, collabore au Petit Robert et tient une chronique dans Le Soir, entre autres.

Ce n'est ni la première ni la dernière fois que nous pouvons découvrir un recueil d'expressions (françaises, de francophonie, etc.), mais celui-ci a quelque chose de plus, un ensemble de qualités qui le rend plus agréable à parcourir : la mise en pages, les illustrations (Cäät), le choix des mots et le style, etc.

Dans la postface, on l'explique fort bien : « Populaires et joyeuses, poétiques et fantasques, et parfois même délurées, les expressions imagées ornent constamment nos conversations, nos écrits. Ce sont des fleurs de rhétorique. »

Relevons, presque au hasard : « J'ai bon », qui en effet exprime le mieux possible la volupté et « ne pas la faire longue », expression aujourd'hui disparue en France, alors qu'elle fut utilisée par la marquise de Sévigné au XVIIe siècle.

Souvent aussi, Michel Francard nous donne un équivalent néerlandais, qui rappelle que le pays est bilingue (trilingue, même).

J'ai eu un choc en retrouvant une insulte qu'on m'a beaucoup lancée au collège de Mouscron « Bout de chique » ! (petit pour un enfant)

En revanche, j'ignorais que « faire la file » était inconnu dans le français normatif et j'ai appris que dans « mettre à moule », cette moule venait des aciéries.

C'est enfin l'occasion de rappeler qu'en Belgique, on « réciproque » les voeux, un verbe de l'ancien français qui a été conservé ; car dans cette Francophonie de Belgique on est efficace et on dit beaucoup de choses en peu de mots. Un autre exemple : il fait « cru », adjectif qui rassemble froid et humide.

Un petit bonheur de lecture à s'offrir et à offrir !

 

Jacques MERCIER

« Tours et détours », les plus belles expressions du français de Belgique, Racine, 2016, 176 pp, 14,95 euros.

 

Écrit par Jacques Mercier dans Belge, Dictionnaires, Humour, Jacques Mercier, Langues | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 10 16

Pour remonter dans le passé…

Manuel de paléographie française.jpgNicolas Buat, conservateur en chef du patrimoine, est directeur adjoint des Archives de Paris et Évelyne Van den Neste, conservateur général du patrimoine, est chef du Service des archives et de l’information documentaire de la Présidence de la République française. Archivistes-paléographes, ils sont chargés depuis plus de dix ans du cours de paléographie organisé aux Archives départementales du Val-de-Marne.

Ils sont aussi les auteurs, aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, d’un Manuel de paléographie française et d’un Dictionnaire de paléographie française qui passionneront les historiens et seront de la plus grande utilité pour les archivistes, les conservateurs de bibliothèques et de musées, les notaires, les généalogistes, les mémorialistes, les romanistes, les étudiants, les thésards, les membres de cercles d’histoire locale et nationale, et, plus largement, toutes les personnes amenées à déchiffrer des textes rédigés entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Voici ce qu’ils nous écrivent de leurs deux ouvrages :

« De la fin du Moyen Âge à la Révolution, la façon d'écrire le français a beaucoup évolué, et le tracé des lettres encore plus rapidement que l'orthographe ou la grammaire. Pour lire les sources originales de l'histoire de France, de la charte royale au plus humble registre paroissial, il est indispensable de maîtriser certains codes et certaines règles : c'est ce qu'enseigne la paléographie.

Quel lecteur de documents anciens n'a pas été confronté à des difficultés pour déchiffrer un texte ? Quel amateur d'archives n'a pas été rebuté par une écriture jugée illisible, désorienté par une orthographe erratique, perdu par un vocabulaire abscons ? Outil pratique et pédagogique, le Manuel de paléographie française a été conçu pour que chacun, néophyte ou expert, puisse surmonter ces difficultés, à son rythme et en parfaite autonomie.

C'est pourquoi il s'intéresse essentiellement aux écritures de la période postérieure à 1450, couvrant trois siècles d'un Ancien Régime riche en fonds d'archives patiemment reconstitués après les désastres de la guerre de Cent ans. Une nouvelle ère s'ouvre alors, avec le triomphe de la langue française et la généralisation des écritures liées, bientôt qualifiées de gothiques, auxquelles les greffiers et tabellions vont demeurer attachés jusqu'au XVIIIe siècle.

Abondamment illustré, l’ouvrage se compose de deux parties distinctes : un exposé en six chapitres des principes et des méthodes de la paléographie, suivi de neuf parcours d'exercices, à la fois thématiques et progressifs.

Cet apprentissage permet aux paléographes débutants, mais aussi aux plus confirmés, de se familiariser avec le dessin des lettres, de repérer les abréviations des mots, de comprendre des tournures de phrases aujourd'hui archaïques, en bref, d'exercer au quotidien son œil paléographique…

Dictionnaire de paléographie française.jpg

Conçu quant à lui comme un ouvrage de base, le Dictionnaire de paléographie française s'adresse aussi bien à l'érudit qu'au simple curieux. Plus commode qu'un manuel, il est le compagnon idéal du chercheur en salle de lecture. Il se laisse également feuilleter avec plaisir : comme tout dictionnaire, il offre avec plus de 2 500 entrées, 12 000 exemples et 15 000 illustrations un trésor d'associations de mots et d'images, de découvertes inattendues.

Certains mots font encore l'objet de planches particulières : autre, faire, icelui, Jehan, maître, pour, présent, que... Il ne s'agit en aucun cas d'un dictionnaire de mots rares ! Ce sont au contraire les termes les plus courants qui sont les plus difficiles à lire ou à interpréter, parce qu'ils sont écrits en abrégé ou perdus dans des formules au sens obscur. Les exemples sont là pour montrer les associations de mots et d'idées les plus fréquentes dans les actes de procédure ou de la pratique notariale.

Régler une querelle de voisinage, obtenir un dégrèvement d'impôts, passer un contrat de travail, organiser une succession : ces soucis de la vie quotidienne étaient également ceux de nos ancêtres, et nous sommes nombreux à vouloir en retrouver le témoignage dans des liasses et des registres parfois très anciens.

Les archives publiques sont ouvertes à tous, et ce dictionnaire aidera son utilisateur à remonter le temps, peut-être bien au-delà de ce qu’il espérait. »

De précieux outils de décryptage !

Bernard DELCORD

Manuel de paléographie française par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 313 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 25 € (prix France)

Dictionnaire de paléographie française, nouvelle édition revue et augmentée, par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 803 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 45 € (prix France)

23 06 16

Qui bono ? – À qui profite le crime ? (Cicéron)

Dictionnaire et vocabulaire du latin (Larousse).jpgPar les temps qui courent de populisme électoraliste et de déliquescence subséquente des contenus des programmes scolaires, en guise de réplique aux cuistres et aux ignares qui ont décidé de trucider l’enseignement du latin sous prétexte qu’il s’agit d’une langue morte, et pour infliger un camouflet aux « pédagogues » des gogues ministériels qui voient dans l’étude de la langue de César et dans la lecture de Sénèque des pratiques suspectes parce qu’« élitistes », mot cache-sexe de leur incurie, de leur démagogie et de leurs aigreurs jalouses, osons un acte de résistance : la consultation quotidienne du Dictionnaire latin et du Vocabulaire latin parus chez Larousse, deux ouvrages collectifs accessibles à tous et ô combien passionnants, qui plongent leur utilisateur au cœur des origines de notre langue, mais aussi de la plupart de celles du pourtour méditerranéen ainsi que de la culture de l’Europe de l’Ouest, de l’Afrique francophone et du Maghreb.

C’est que l’enjeu est d’importance, celui du vivre ensemble, du penser ensemble et du parler ensemble dans le respect de tous et de soi-même, car, comme l’assurait Malcolm X peu de temps avant son assassinat : « Vous ne pouvez pas haïr les racines d'un arbre et ne pas haïr l'arbre tout entier ».

Aujourd’hui, parmi les jeunes générations, la faillite de l’orthographe et du vocabulaire est patente, avec son lot d’incompréhension du discours des autres, d’incapacité à lire les textes littéraires – et pas seulement – et de formatage de la pensée en stéréotypes et en slogans puérils.

Il suffit, par exemple, de lire la presse, papier ou sur Internet, pour s’en convaincre…

Or, ce n’est pas tant à la capacité plus ou moins grande des jeunes à apprendre ce qu’on leur enseigne qu’il faut imputer cette faillite (il y a toujours eu de bons élèves, des moins bons et des cancres…), mais bien à l’incapacité et à l’incompétence de nombre de leurs maîtres, eux-mêmes incapables d’écrire sans fautes d’orthographe et de syntaxe…

 Qui bono ? À qui profite le crime, comme le demandait Cicéron avec insistance dans un plaidoyer fameux ?

À la société tout entière, qui a dévalorisé l’école et ses enseignants et continue de le faire, au point que des régiments entiers de ceux-ci quittent la profession ou l’exercent avec dépit, quand ce n’est pas la boule au ventre, et pas uniquement dans les écoles-poubelles, tant leur rôle et leur statut sont décriés…

Fort logiquement, la formation des profs a suivi une courbe descendante orientée, dans certaines branches, vers la spécialisation technique et, dans d’autres, vers l’apprentissage ludique, tout en faisant passer la culture générale et langagière par pertes et profits…

Aujourd’hui, les écoles normales et les universités octroient des diplômes de formateurs à bien des récipiendaires sans grandes connaissances grammaticales – un concepteur de programmes nous a même un jour assené qu’avec une quinzaine de règles, on évite 80% des fautes, et que c’est bien suffisant… –, dont le mémoire de fin d’études et les préparations de cours sont truffés d’erreurs de français, et on tolère qu’ils sévissent ad vitam perpetuam dans des classes au sein desquelles ils distillent leur inculture sans se remettre en question !

Or, à quoi sert de savoir encoder un texte en Word si on est incapable de le rédiger ou de comprendre ce que l’on recopie ? À quoi sert d’apprendre une langue étrangère quand on ne connaît pas – ou à peine – sa langue maternelle ? À quoi sert un raisonnement scientifique mal étayé ? À quoi sert une pensée brouillonne ?

Et que l’on ne vienne pas nous taxer d’intentions ségrégationnistes !

Les plus habiles utilisateurs de la langue française ne sont-ils pas de nos jours des écrivains maghrébins, libanais ou congolais, à l’instar de Tahar ben Jelloun, Amin Maalouf, in Koli Jean Bofane ou Valentin-Yves Mudimbe ?

Il est vrai qu'ils ont été, chez eux, à bonne école...

Bien entendu, notre philippique, si elle ne vise pas collectivement les élèves, ni même les enseignants – comment leur reprocher d’ignorer ce qu’on ne leur a pas appris dans leur cursus ? –, ne plaide pas non plus pour que tout le monde apprenne le latin et obligatoirement à une culture classique que d’aucuns trouveraient surannée.

Mais de là à ce que plus personne n’y ait accès, il y a de la marge !

Il est au contraire urgent de revenir aux fondamentaux et de réorienter les enseignants vers une maîtrise approfondie de la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire français, la langue étant le vecteur le plus efficace de la transmission du savoir !

Revenons maintenant à nos outils :

Le Dictionnaire latin s’avère très complet, puisqu’il contient :

– 150 000 mots, expressions et traductions,

– un dictionnaire de version (latin-français),

– un dictionnaire de thème (français-latin),

– toutes les formes des noms, verbes et adjectifs latins,

– un grand nombre d'exemples et de citations,

– des locutions et proverbes expliqués.

Avec un éclairage pédagogique sur la civilisation latine :

– 5 000 noms propres commentés (personnages, institutions et lieux),

– des développements culturels,

– une chronologie, le calendrier latin, les poids et mesures.

Vocabulaire latin.jpgQuant au Vocabulaire latin, il présente :

– tout le vocabulaire de base,

– une organisation par thèmes (la politique, la religion, le sport, les campagnes militaires, les métiers, les animaux),

– des explications sur l'emploi et la formation des mots,

– des notes et astuces pour mémoriser certaines constructions, déjouer les pièges classiques ou résoudre des difficultés grammaticales,

– des aides sur la prononciation,

– une structure claire et une présentation attrayante,

– des exercices et des jeux simples avec leurs corrigés pour vérifier ses acquis.

Un bien beau corpus scripti, comme dirait Marcel moreau…

Bernard DELCORD

Dictionnaire Larousse latin-français & français-latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Maxi Poche + », juin 2016, 956 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 19,8 cm sous couverture Intégra en couleurs, 10,95 € (prix France)

Vocabulaire latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Les clés de la réussite », juin 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 12,8 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 7,90 € (prix France)

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14 06 16

« Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots. » (Rafael Alberti)

Dictionnaire des produits de la mer et de l'eau douce.jpgL’historien, écrivain et lexicographe français Éric Glatre a fait paraître aux Éditions BPI à Clichy un Dictionnaire des produits de la mer et de l’eau douce à la fois très complet et fort érudit qui enchantera l’esprit et les papilles des amateurs de saveurs maritimes et fluviales.

Car, fil des pages, le lecteur trouvera décrits en détail les poissons de mer et d’eau douce, les coquillages, les crustacés et les mollusques disponibles sur les étals européens, des plus connus aux plus rares, avec

– leur identification (nom scientifique, classe, ordre, famille),

– leur description générale (type, forme générale du corps, alimentation, couleur),

– leur aire de répartition (localisation, profondeur, lieu de vie),

– leur description détaillée (caractères particuliers ou distinctifs),

– leur taille et poids moyen, leur pêche (nature, techniques, captures moyennes annuelles),

–leurs présentations à l’étal,

– leur saisonnalité (sous la forme d’un tableau synoptique annuel)

– et leurs utilisations culinaires,

ainsi que

– les divers produits issus de la pêche (conserves, fumaison, salaison, saurisserie),

– les principales spécialités culinaires,

– les beurres, fonds, garnitures et sauces,

– les matériels professionnels,

soit un ensemble très complet des mots qui participent à la mise en œuvre de ces produits aquacoles par la ménagère ou le cuisinier.

L’utilisateur découvrira également de nombreuses définitions intéressant les produits de la mer ou de l’eau douce qui font l’objet d’un signe d’identification de l’origine et de la qualité (AOP, IGP, Label Rouge) et, last but not least, un tableau indiquant à quelle saison il faut faire ses emplettes.

À vos filets et cannes à pêche !

Bernard DELCORD

Dictionnaire des produits de la mer et de l'eau douce – Poissons, coquillages, crustacés, mollusques par Éric Glatre, Clichy, Éditions BPI, mai 2016, 608 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes : 

Rubens (sauce)

Sauce aromatique, élaborée à partir d’une mirepoix maigre taillée finement en brunoise, de vin blanc sec et d’un fumet de poisson réduits lentement, auxquels on ajoute d’abord, sur feu doux, du madère et des jaunes d’œufs fouettés jusqu’à obtenir la consistance d’une crème, puis, hors du feu, de beurre clarifié (ou du beurre d’écrevisses) et quelques gouttes d’essence d’anchois, l’ensemble étant ensuite assaisonné, chinoisé et tenu dans un endroit chaud, hors du feu, utilisée particulièrement pour rehausser la saveur des poissons bouillis, cuits à la vapeur ou pochés.

29 05 16

L’édition du bicentenaire de Pierre Larousse !

Le Petit Larousse illustré 2017 (cover 2).gifCélébrant le bicentenaire de la naissance de son créateur (1817-1875) qui a incarné l’esprit des Lumières et rendu la langue française et le savoir accessibles au plus grand nombre, Le Petit Larousse illustré 2017 constitue le plus complet des dictionnaires de la langue française, avec des définitions claires et précises, accompagnées d'exemples, compilant plus de 63 000 mots, 125 000 sens et pas moins de 20 000 locutions et expressions (dont 2 000 régionalismes et mots de la francophonie), tout en fournissant les étymologies, des synonymes et des analogies.

Les niveaux de langue sont par ailleurs précisés pour un emploi correct des mots. En outre, et dans l’esprit de Pierre Larousse, toutes les difficultés et les particularités grammaticales sont expliquées pour aider à maîtriser l'orthographe et la syntaxe.

Toutefois, il s’agit avant tout d’un dictionnaire encyclopédique réunissant des milliers de notices sur tous les domaines de la connaissance (sciences, économie, philosophie…), parmi lesquelles 28 000 noms propres (personnalités, œuvres, lieux, pays, événements historiques…) et 4ؘ 500 compléments, doublé d’une formidable banque d'images avec 5 500 photos, cartes, dessins, schémas, et plus de 150 planches illustrées.

Orné cette fois de lettrines oniriques célébrant l’esprit des Lumières et faisant la part belle au voyage et au savoir tout en invitant à la rêverie, l’ouvrage se complète d’un répertoire de citations et de proverbes, d’un atlas, de la reproduction des drapeaux du monde et d’une chronologie universelle.

Mais aussi d’une carte d’activation donnant jusqu’au 1er janvier 2019 un accès gratuit à la version en ligne avec des mises à jour régulières.

Grâce à elle, on accède sur le Net à un dictionnaire de français de 80 000 mots (135 000 définitions, 34 000 expressions) et 9 600 tableaux de conjugaison, à la sonorisation de tous les mots difficiles, à plus de 250 vidéos de L'INA sur les évènements qui ont marqué le XXe siècle, à des dossiers encyclopédiques sur les grandes notions de la culture et du savoir, à de nombreuses photographies et à des animations ludiques ainsi qu’à un hypertexte total pour passer d’un mot à un autre en un clic.

Fabuleux, non ?

Bernard DELCORD

Le Petit Larousse illustré 2017, Paris, Éditions Larousse, mai 2016, 2 048 pp. en quadrichromie au format 16 x 23,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 33,55 €

Nouvelles entrées

Pour les amateurs de nouveautés, voici une liste de quelques-uns des 150 noms communs et de la cinquantaine de noms propres qui font leur entrée dans l’édition 2017 :

Noms communs et adjectifs :

Nouveaux mots :

Acérole, ambiancer, arty, autocentré, ciabatta, cosplay, émoticône, europhobe, exemplatif, fourou, foutah, futsal, mahi-mahi, mannele, Mook, mycotoxine, nanomédecine, noisettine, open source, panthéonisable, réfectionner rétrofuturisme, sarcopénie, socca, supersymétrie, troll, vigiler, wrap, yoyette, yuzu, zipper…

Nouvelles définitions :

Logiciel (figuré, souvent péjoratif. Manière de raisonner propre à qqn, un groupe, généralement considérée comme figée, rigide)

Patate (avoir la) (être en forme, avoir de l’énergie)

Sniper (personne qui critique violemment, avec véhémence ; éreinteur)

Spin-off (série télévisée, bande dessinée ou film créés à partir d’une œuvre à succès)

Toquer (chauffer intensément, en parlant du soleil).

Noms propres :

Nouveaux entrants :

AI WEIWEI, artiste chinois

SVETLANA ALEKSIEVITCH, écrivaine et journaliste biélorusse d’expression russe

ÉLISABETH BADINTER, philosophe française

VICTOR-LÉVY BEAULIEU, écrivain canadien de langue française

PAUL BERG, biologiste américain

WILLIAM CLIFF, poète belge de langue française

ANGELA DAVIS, philosophe américaine

BRIAN DE PALMA, cinéaste américain

DERIB, dessinateur et scénariste suisse de bandes dessinées

PHILIPPE DESCOLA, anthropologue français

ALEXANDRE DESPLAT, compositeur français (musique de films)

XAVIER DOLAN, cinéaste canadien

SHELLY-ANN FRASER-PRYCE, athlète jamaïquaine

JOA˜O GILBERTO, guitariste, chanteur et compositeur brésilien (bossa-nova)

HUBERT DE GIVENCHY, couturier français

ROBERT GUÉDIGUIAN, cinéaste français

MICHEL GUÉRARD, cuisinier français

LEWIS HAMILTON, coureur automobile britannique

CHARLES JULIET, écrivain français

SANDRINE KIBERLAIN, actrice française

ARTHUR LAFFER, économiste américain

SUZANNE LEBEAU, dramaturge canadienne de langue française

GÉRARD LESNE, haute-contre français (classique)

VINCENT LINDON, acteur français

JÉRÔME MESNAGER, peintre français

BENJAMIN MILLEPIED, danseur et chorégraphe français

MONTY PYTHON (LES), troupe d’artistes américano-britanniques

DENIS MUKWEGE, gynécologue congolais et militant des droits de l’homme

BENOÎT PEETERS, écrivain français et scénariste de bandes dessinées

GIUSEPPE PENONE, sculpteur italien

PASCAL PICQ, paléoanthropologue français

THOMAS PIKETTY, économiste français

PETER PIOT, médecin et microbiologiste belge

JOËL POMMERAT, dramaturge et metteur en scène français

JACQUES RANCIÈRE, philosophe français

CRISTIANO RONALDO, footballeur portugais

SANAA (SEJIMA [KAZUYO] AND NISHIZAWA [RYUE] AND ASSOCIATES), agence dʼarchitecture japonaise

PHAROAH SANDERS, saxophoniste américain de jazz

MAGGIE SMITH, actrice britannique

SPLENDID (LE), troupe de théâtre française

BILL WATTERSON, dessinateur et scénariste américain de bandes dessinées

MICHEL WIEVIORKA, sociologue français

FREDERICK WISEMAN, cinéaste américain (documentaires)

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16 04 16

Ce que parler veut dire au pays de Brel, de Simenon et du Manneken-Pis…

Dictionnaire des belgicismes (2e édition) .jpgToujours préfacée par le magicien des mots Bruno Coppens, la deuxième édition, revue et enrichie de propositions de lecteurs, du Dictionnaire des belgicismes rédigé sous la direction du linguiste Michel Francard parue à Louvain-la-Neuve aux Éditions De Boeck Supérieur-Duculot rassemble 2000 mots, tournures et expressions typiques du français aux couleurs de la Wallonie et de Bruxelles, des particularismes le plus souvent savoureux qui enrichissent une fois, et même 2000 fois la langue de Voltaire.

Si certains d’entre eux, comme septante et nonante, s’avèrent étymologiquement corrects – les Belges, pour le coup plus modernes que les Français, n’ayant conservé que le quatre-vingt de la numération vicésimale gauloise… –, d’autres relèvent du folklore, sont des wallonismes, des germanismes ou des flandricismes ou ont été créés avec un sens de l’humour bien souvent volontaire, mais pas toujours…

Toujours est-il qu’en Belgique, un avaloir n’a rien de commun avec un à-valoir, quand il fait mourant c’est plutôt bon signe, mais quand on ramasse un cigare, cela l’est moins, tandis qu’un lèche-plat n’a pas de langue et que les mitraillettes, on les mange, tout comme les américains et, à Liège, les cartouches ou les spéculations

Surréaliste, n’est-il pas ?

Bernard DELCORD

Dictionnaire des belgicismes (2e édition revue et augmentée) par Michel Francard, Geneviève Geron, Régine Wilmet et Aude Wirth, préface de Bruno Coppens, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck Supérieur-Duculot, février 2015, 409 pp. en noir et blanc au format 13 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 24,50 €

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13 04 16

Des hommes et des mots…

Vous avez dit kafkaïen.jpgGilles Vervisch, agrégé de philosophie et professeur en lycée, ancien chroniqueur radio dans la matinale du Mouv’, est l'auteur, notamment, de Comment ai-je pu croire au Père Noël ? Quelques grammes de philo dans un monde de pub et Puis-je vraiment rire de tout ?

Docteur en chimie, Olivier Talon est chercheur spécialisé dans les bioplastiques et les études d'impact environnemental. Ils sont tous deux auteurs du Dico des mots qui n'existent pas (Paris, Éditions Omnibus, collection « Bibliomnibus », 2014).

Ils ont fait paraître, chez le même éditeur et dans la même collection un autre petit essai philologique amusant intitulé Vous avez dit kafkaïen ? – Dictionnaire des mots tirés de noms propres (réels ou fictifs, célèbres ou un peu moins) dans lequel ils se penchent sur 173 mots usuels (noms communs et adjectifs) de la langue française issus de personnages réels ou fictifs, célèbres ou un peu moins.

Si l'on sait communément que les adjectifs « cartésien » et « kafkaïen » nous viennent respectivement du philosophe René Descartes et du romancier tchèque Franz Kafka tandis que le mot « sadisme » résulte des turpitudes du marquis de Sade, il est moins connu que la poubelle tient son nom d'un préfet de la Seine qui, pour des raisons d'hygiène, imposa son usage en 1884 ou que le jeu de colin-maillard se réfère à un chevalier du XIe siècle originaire de Huy (en Belgique) nommé Colin qui combattait armé d’un maillet.

Et personne ou presque ne s’est entendu expliquer que le mot rustine est dû à son inventeur, un certain Louis Rustin, que jacuzzi était le nom de son inventeur, que les magnolias sont un hommage rendu au botaniste français Pierre Magnol (1638-1715), que le verbe turlupiner évoque le nom de scène d’un comédien du XVIIe siècle, que le doberman doit son nom à l’éleveur qui a mis au point sa race en procédant à des croisements judicieux ou encore que Bluetooth était le surnom d'un Viking du Xe siècle…

Une belle infirmation de la phrase d’Alphonse Allais qui disait « qu’il vaut mieux aller hériter à la poste qu’aller à la postérité » !

Bernard DELCORD

Vous avez dit kafkaïen ? – Dictionnaire des mots tirés de noms propres (réels ou fictifs, célèbres ou un peu moins) par Gilles Vervisch & Olivier Talon, Paris, Éditions Omnibus, collection « Bibliomnibus », mars 2016, 196 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12 € (prix France)

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25 03 16

« Quel premier communiant n'a rêvé d'être pape ? » (François Mitterrand)

Dictionnaire des papes.jpgProfesseur à l'Université de Reims pendant 27 ans, Ivan Gobry (né en 1927) a aussi été membre du conseil scientifique de l'Université de la Citoyenneté européenne (Conseil de l'Europe) et professeur à l'Institut catholique de Paris.

C’est un médiéviste et un philosophe réputé, spécialiste entre autres de l'histoire de l'Église et de ses institutions, sur lesquelles il a publié de nombreux ouvrages.

Dans l’édition 2013, augmentée et mise à jour, de son Dictionnaire des papes paru chez Pygmalion à Paris, il dresse le portrait de tous les papes, des plus obscurs aux plus brillants, qui se sont succédé sur le trône de saint Pierre, depuis ce dernier jusqu’à l’avènement de François.

Chaque notice comprend leurs dates de naissance et de mort, les dates de leur pontificat, la présentation des événements majeurs de leur règne, et l’ensemble est rédigé avec la plus stricte objectivité historique.

L’ouvrage est complété de cartes, de la liste chronologique des papes et des antipapes avec les dates de leur pontificat, d’explications sur la fonction papale et cardinalice, sur la « prophétie des papes » et sur la papesse Jeanne.

L’occasion d’en savoir plus sur les 23 Jean, les 16 Benoît, les 16 Grégoire, les 14 Clément, les 13 Léon, les 13 Innocent, les 12 Pie, les 9 Boniface, les 9 Étienne, les 8 Alexandre, les 8 Urbain, les 6 Paul, les 5 Martin, les 5 Félix, les 5 Célestin, les 4 Serge, les 4 Sylvestre, les 3 Calixte les 3 Victor ou les 2 Jean-Paul qui ont presque tous coiffé la tiare, mais aussi sur des personnages répondant aux noms pittoresques d’Agapet, de Clet, de Conon, d’Eutychien, d’Honorius, de Vigile, de Zozime…

Bernard DELCORD

Dictionnaire des papes par Ivan Gobry, Paris, Éditions Pygmalion, juin 2013, 537 pp. en noir et blanc + 8 pp. en quadrichromie au format 15,4 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 € (prix France)

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