15 09 11

Le regard d'un arbre sur la vie

 

51lyGnifXJL._SL500_AA300_.jpg« On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans, j'ai connu toute la gamme des passions humaines... Je suis tombé au lever du jour: une nouvelle vie commence pour moi. »

 

Tristan, le poirier planté sous Louis XV nous emmène sur les traces de ses origines. Et c'est qu'il en a vécu des choses! Des guerres de religion, la Révolution française, l'affaire Dreyfus... Tout au long des 28 chapitres, il revit chaque moment, chaque émotion dont il a été le témoin.

« Un arbre n'a d'autres sentiments que ceux qu'on lui confie. » (page 14)

Malgré ces liens avec le passé il garde une accroche avec le présent , il découvre de nouveaux sentiments à travers ses personnages, de Georges Lannes, son dernier propriétaire à Yannis Karas qui retrace son histoire en passant par Manon qui voit en lui un papa de substitution et qui grâce à lui deviendra une grande artiste.

 

Le dernier roman de Didier Van Cauwelaert nous intrigue, nous fait découvrir la vie, la manière de penser des hommes à travers les branches, les racines et les feuilles de Tristan., le tout sur fond de suspense.

Le journal intime d'un arbre, un livre drôle, poignant qui apporte une réflexion sur la vie ou quelle est, pour un arbre comme pour un être humain, la meilleure façon de ne pas mourir?

 

La sortie est prévue pour le 13 octobre 2011.

 

Le journal intime d'un arbre, Didier Van Cauwelaert, Editions Michel Lafon, octobre 2011, 19€, 250pp.

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Didier van Cauwelaert, Romans | Commentaires (1) |  Facebook | |

09 10 10

Le faiseur de rêves et la lectrice (portrait littéraire de Didier van Cauwelaert)

Didier Van Cauwelaert.jpgPour le bonheur des noctinautes, j'ouvre ses livres, au milieu de cette rentrée littéraire comme les autres. Parmi les publications aimées de septembre, beaucoup se feront oublier. Les siennes, pérennes, enseignées, lues, dictées... resteront, n'en déplaise aux détracteurs, aux littérateurs...

 

Et l'Académie, me direz-vous ? N'ayant la patience de regarder « vieillir » ce faiseur de rêves impénitent, elle vote pour soi-disant plus aguerri. Sans crainte jamais de passer tout près du talent, de l'égoïste altruisme dont il ne se repent pas. Ce n'est pas l'auteur (plaît-il ?) qui en aura loupé l'occasion, mais le brocard qui ne s'en remettra pas.

 

Aimé, comme jamais, des enfants comme des « grands », désaimé d'une minorité pour une querelle de syntaxe, j'aimerais dire, en dépit du désarroi de certains qui se reconnaîtront, que s'il existe une infirmité à la syntaxe, elle existe aussi à la lecture. C'est que, lorsque celle-ci dérange, il y a matière à réflexion. D’autant que les textes sont lisibles par tous, que les expressions banales de la langue y trouvent une deuxième vie au travers de leurs transformations, de par cette plume encore.

 

Les oxymores, nombreux, n’ennuient personne. Les pieds-de nez aux clichés, qu’ils soient d’ordre stylistique ou narratif, abondent.

 

Et pourtant, pas une faute, pas un nègre, pas une grimace de l’auteur toujours près de ses lecteurs qui, non contents de le lire, continuent de le questionner sur… le comment et le pourquoi de ce chemin obligé qu’est celui de l’écrivain.

 

Et pour ne point encore le nommer je vous laisse en mémoire que « Elle ne peut plus vivre sans lui » devient entre ses mots « Elle ne rentre plus dans sa vie ».

 

Atika BENNANI

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26 06 10

L'imagination de Didier Van Cauwelaert n'a pas de bride

les-temoins-de-la-mariee-didier-van-cauwelaert1Ce n'est pas un scoop.
Mais elle a aussi une vision. Et là, cela devient diantrement intéressant.
Campons l'argument de son dernier roman: Marc Hessler, photographe célèbre, très cher et grand séducteur se tue dans un accident de voiture lors même qu'il vient d'annoncer à ses meilleurs amis qu'il va se marier. Yun, sa fiancée débarque le lendemain, de Shanghai. Faut-il la préserver ou lui asséner d'emblée la vérité ?
Et c'est à partir de cette tragédie initiale que Didier Van Cauwelaert va bâtir son roman, cristallisant autour de la personne énigmatique et sublime de Yun, les états d'âmes de chacun des protagonistes, Bany, Marlène, Lucas et Jean-Claude et expurgeant leur amitié de la dépendance financière qu'elle avait instaurée vis-à-vis de Marc. 
Un roman qui offre, à nouveau, la possibilité d'une lecture plurielle : Yun, sorte de poupée à la plastique incroyable,  serait-elle  la sauvegarde d'une amitié qui s'englue dans la dépendance financière ? Serait-elle, par une sorte de vase (urne funéraire) communiquant, sinon une réincarnation Marc, la porte-parole de ses dernières volontés ?
L'imagination féconde de l'auteur stimulerait-elle celle de ses lecteurs?
Apolline ELTER

Les témoins de la mariée, Didier Van Cauwelaert, roman, Albin Michel, mai 2010,255 pp,
19 € 

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17 06 10

Attachant

DVCCommémoration, le 10 juin dernier du 150e anniversaire du rattachement du Comté de Nice à la France.
A cette occasion, Didier Van Cauwelaert, célèbre romancier et Niçois de surcroît, s'est vu confier la commande d'une pièce, Le rattachement, qui sera créée au Palais des Rois Sardes, du 12 au 20 juin, mise en scène par Daniel Benoin, avec  Samuel Labarthe, en Napoléon III, Alexandra Lamy, dans le rôle de l'impératrice Eugénie et Mélanie Doutey, qui campe une conseillère en plan de vie, assez polymorphe.
Vous découvrirez que vous vous êtes demandé l'impossible, que vos rêves sont irréalisables, que le jeu n'en vaut pas la chandelle, et que la chandelle s'est consumée trop vite.
Conviant le neveu de Napoléon à revenir sur terre, nanti de son épouse et d'une conseillère en plan de vie, le dramaturge offre au couple impérial la possibilité de réinventer son destin. Vrai exercice de funambule, la pièce se joue à l'équilibre des faits historiques avérés et de la volonté des protagonistes de persister et signer.
Une façon aussi de réhabiliter quelque peu une figure décriée de l'Histoire, de rendre le rattachement...attachant.
Apolline Elter

Le rattachement, Didier Van Cauwelaert, théâtre, Albin Michel, juin 2010, 88 pp, 10 €

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24 05 10

Antipasti libri avec Didier van Cauwelaert



Spéciale Didier van Cauwelaert
Enregistrée en public à l'hôtel Amigo, Grand place de Bruxelles, le 21 mai
Photos Gianni Candido
Images / Son Xavier Vanvaerenbergh et Flavia Fidolino
Diffusion sur Liberty TV à partir du 8 juin 2010

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03 04 10

Un mariage et un enterrement

VAN CAUWELAERTEntre deux épisodes de Thomas Grimm, le nouveau roman de Didier van Cauwelaert, Les témoins de la mariée paraîtra le mois prochain. Comme nous avons reçu une copie de l'épreuve avant correction, Nicky s'y colle. Elle va sûrement vous en parler très vite car le pitch nous a tous emballé.
Nous étions ses meilleurs amis : il nous avait demandé d'être ses témoins. Trois jours avant le mariage, il est mort dans un accident de voiture.
Ce matin, à l'aéroport, nous attendons sa fiancée. Elle arrive de Shanghai, elle n'est au courant de rien et nous, tout ce que nous savons d'elle, c'est son prénom et le numéro de son vol.
Qui aurait pu se douter qu'un tel drame redonnerait un sens à notre vie, et nous ferait enfin découvrir le bonheur ? A nos risques et périls... Elle nous bouleverse, nous fascine, nous rend fous, mais cette Chinoise de vingt ans est-elle la femme idéale ou bien la pire des tueuses ?

Les témoins de la mariée
, Didier van Cauwelaert, Albin Michel, mai 2010, 260p., 19€00.

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29 11 09

La fin du monde tombe un jeudi

drimmJ'ai 13 ans moins le quart et je suis le seul à pouvoir sauver le monde.
Si je veux.

Peut-être aurez-vous reçu le slogan sur votre portable, si vous avez opté pour l'abonnement des 61 épisodes de Thomas Drimm, diffusés en avant-première quotidienne depuis le mois de juin...
Pour ce premier tome d'une saga destinée aux jeunes de 12 à 112 ans, Didier Van Cauwelaert entraîne le lecteur dans un monde futuriste, régi par des politiques absurdes, aux côtés de Thomas Drimm. Jeune ado, Thomas promène  solitude, obésité et passion pour le cerf-volant, dans un quotidien coincé entre un père alcoolique et une mère, psychologue- en chef - de casino. Le meurtre accidentel d'un éminent savant et la réincarnation de sa puce en ourson de peluche créera entre Thomas et Léo Pictone une relation...obligée.
L'enjeu du thriller est le simple salut de l'Humanité: il s'agit de détruire le Bouclier antimatière créé par le savant, qui, récupérant l'énergie contenue dans les puces des morts, empêche les âmes de quitter l'attraction terrestre , partant, les désincarnations de l'au-delà de nous aider en se réincarnant. CQFD.
Si le lecteur perçoit d'emblée le côté initiatique du récit qui permet à Thomas d'entrer dans le monde des adultes , l'humour qui pousse certaines de nos pratiques contemporaines au comble de leur absurdité, il retrouve un Didier Van Cauwelaert passionné des modes de communications para-normales et puissances vibratoires,  qui avaient fait le piment d'une certaine Madeleine du Méridien (http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/post/5676773/)
C'est ça le drame de mon invention! Dès qu'un photon approche, le pictonium crée aussitôt un antiphoton qui le repousse! Or ce sont les photons qui véhiculent notre conscience après la mort! Si tu ne m'aides pas à détruire le Bouclier pour libérer les âmes prisonnières de leurs puces, Thomas, l'espèce humaine va disparaître!
En filigranes et pudiquement cachée sous le couvert de l'humour et d'une action soutenue , une attachante histoire d'amitié entre un ado et une vieille éminence, et les prémisses de l'amour porté à  la belle Brenda,  de 10 ans son aînée.
Chaque fois qu'on croit agir pour le bien de l'humanité, on fait son malheur.
A suivre, donc.
Apolline Elter

Thomas Drimm, 1. La fin du monde tombe un jeudi, Didier van Cauwelaert, Albin Michel, oct.2009, 396 pp, 18 €

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09 05 09

Une femme à sa fenêtre

VAN CAUwelaertJ'ai rencontré Philippe Necker dans un accident de gondole ... L'ombre de René Magritte et celle de Peggy Guggenheim hantent les ruelles et les canaux de Venise dans les premières pages de La maison des lumières, le dernier roman d'un des plus célèbres Goncourt contemporains.
Didier van Cauwelaert nous happe de l'autre côté du tableau de Magritte en compagnie d'un jeune retraité, ex-enfant star en mal d'amour, celui qu'il nourrit pour sa femme alors qu'elle s'est éloignée de lui jusqu'à la rupture. Voyage solitaire à Venise, désespérant et désespéré comme Proust de retour de la Piazzale Roma. Voyage à la rencontre du privé du célèbre peintre belge (un hasard de plus dans l'oeuvre du Belge adopté ?) et de la femme intérieure. Course après le grand Amour de toute une vie.
Cela reste beau. Cela reste du beau. Art et Amour : cela reste grand. Cela reste !

  DIDIER VAN CAUWELAERT - Nicky & Brice Depasse 1
  DIDIER VAN CAUWELAERT - Nicky & Brice Depasse 2

La maison des lumières, Didier Van Cauwelaert, Albin Michel, mars 2009, 177p., 15€00.

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