21 02 18

Société forestière

9782367625492-001-T.jpeg

 " Suivez-moi. Partageons ensemble le bonheur que les arbres peuvent nous donner"

C'est, en effet, à une balade forestière que nous entraîne le ...forestier allemand Peter Wohlleben. Une balade un peu particulière, à portée largement documentaire,  fruit de son expérience et de nombreuses découvertes scientifiques.

Dotés de capacités sensorielles, cognitives assez extraordinaires, les arbres ont une vie, une organisation générationnelle et sociale qui feraient pâlir d'envie bien des sociétés humaines.  Ils sont également pourvus de langage et d'un réseau de communication radiculaire - par voie de champignons - qui feront défaillir, jaloux, bien des usagers de la toile.

Dotés d'intelligence, d'esprit prévisionnel, certains arbres émettent une substance répulsive, voire toxique pour leurs prédateurs.

Fascinante, cette approche anthropomorphique change, de manière drastique, notre vision du règne végétal. 

La lecture du texte est soutenue de l'impeccable diction de Thibault de Montalembert.

Que cette promenade porte ses fruits!

Apolline Elter

La vie secrète des arbres,  Ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent,  Peter Wollheben, texte traduit de l'allemand par Corinne Tresca, lu itégralement par Thibault de Montalembert, Ed. Les Arènes, mars 2017 / Ed. Audiolib, nov. 2017 - 1 CD MP3 - durée d'écoute : 7h06min.

 

14 02 18

« Miroir, mon beau miroir… »

Chirurgie esthétique – Pour ou contre.jpgLe docteur Vladimir Mitz (°1943 en URSS) est un chirurgien esthétique par ailleurs spécialisé en microchirurgie de la main et de la face. Il a aussi enseigné l’anatomie à la faculté des Saints-Pères à Paris tout en exerçant dans les hôpitaux de l'assistance publique de la capitale française (Hôpital Saint-Louis, Hôpital Boucicaut).

Il est également auteur d’ouvrages médicaux et il a traité de la chirurgie esthétique et réparatrice dans plusieurs essais, parmi lesquels Chirurgie esthétique – Pour ou contre ! paru tout récemment aux Éditions Flammarion à Paris.

Après y avoir raconté sa carrière professionnelle, il s’y penche sur le cas de vedettes médiatiques comme Michael Jackson, qui n’ont pas hésité à aller au-delà des normes, puis il met en lumière, pour les expliquer, un certain nombre d’échecs opératoires, pour montrer que certains sont bien réels et que d’autres ne le sont que dans l’esprit insatisfait de patient(e)s parfois à la recherche d’une perfection illusoire.

La médiatisation de ces échecs a entraîné une certaine défiance vis-à-vis de la chirurgie plastique qui en a pourtant tiré les leçons et demeure essentielle pour les accidentés de la vie qui souhaitent simplement être réparés ou reconstruits.

L'auteur prodigue au passage de nombreux conseils pour les adultes comme pour les adolescents, favorisant ainsi un recours intelligent et efficace à sa spécialité médicale.

Bernard DELCORD

Chirurgie esthétique – Pour ou contre ! par le Dr Vladimir Mitz, Paris, Éditions Flammarion, janvier 2018, 224 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 € (prix France)

13 02 18

« Le manager trop mou et le manager trop dur sont deux catastrophes. » (Carlos Ghosn)

Management humain.jpgLaurent Taskin, docteur en sciences de gestion, est professeur de management humain et des organisations à la Louvain School of Management et à l'Institut des Sciences du Travail et titulaire de la chaire laboRH en management humain et transformations du travail, à l'Université catholique de Louvain, où il dirige les masters en gestion des ressources humaines et en sciences du travail. Ses recherches portent sur le changement organisationnel en gestion des ressources humaines et, plus spécifiquement, sur les nouvelles formes d'organisation du travail et sur les processus de partage des connaissances, dans une perspective critique.

Anne Dietrich est docteur en sciences de gestion, maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Institut d’administration des entreprises – École universitaire de management à Lille où elle a créé le master de GRH [1] en 2004 et l'a dirigé jusqu'en 2015. Elle a rédigé de nombreux articles et ouvrages sur les compétences, l'employabilité, le management de proximité, la gestion des ressources humaines et le travail.

Ils ont cosigné chez De Boeck supérieur à Louvain-la-Neuve un essai très technique, néanmoins accessible à un large public, intitulé Management humain et qui présente, ainsi que l’indique son prière d’insérer, l’avantage de réunir dans un même ouvrage deux champs de connaissances et de pratiques trop souvent séparés dans les manuels, alors qu’ils s’entremêlent largement dans la pratique du management : la gestion des ressources humaines et le comportement organisationnel.

Il met en perspective leurs concepts, théories et pratiques et procède à leur analyse critique afin de proposer une alternative au modèle instrumental qui domine la gestion des entreprises aujourd’hui. Il appelle à faire du management un véritable projet politique et invite à remettre le travail au cœur de la GRH, plaidant pour une autre vision de l’homme au travail, celle d’un être réflexif, et du manager, considéré comme bienveillant, car soucieux des autres et de leur travail.

Les auteurs invitent à repenser les modèles et les pratiques traditionnels de la GRH et du comportement organisationnel et leur confèrent d’autres finalités et modalités, davantage centrées sur le travail et sa reconnaissance.

L’ouvrage s’adresse aux étudiants, chercheurs et enseignants en sciences de gestion, du travail et en GRH, ainsi qu’aux personnes en formation professionnelle continue dans ces domaines. Il intéressera également toute personne soucieuse d’avoir un recul critique pour renouveler son approche et ses pratiques : direction générale, cadres, responsables opérationnels, DRH [2] et cadres syndicaux.

Bernard DELCORD

Management humain par Laurent Taskin et Anne Dietrich, préface de Pierre-Yves Gomez, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck supérieur, collection « Manager RH », avril 2016, 256 pp. en gris au format 17,5 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 30 €

TABLE DES MATIÈRES

Préface par Pierre-Yves Gomez

INTRODUCTION

Vers un management (plus) humain

CHAPITRE 1

Quelle conception de l'homme au travail pour quel management humain ?

  1. Dénoncer les dérives de l'organisation du travail pour fonder une approche renouvelée

1.1 La gouvernance en questions

1.2 Le travailleur en souffrances

  1. L'imposture d'un management amoral

2.1 Pour une conception humaniste du management

CHAPITRE 2

Management humain et transformations du travail

  1. Contexte d'émergence et de développement de la GRH et du comportement organisationnel

1.1 L'Ancien Régime : une logique professionnelle

1.2 1790-1849 : une logique entrepreneuriale

1.3 1850-1896 : une logique industrielle

1.4 1897-1944 : une logique planificatrice

1.5 1945-2000 : une logique bureaucratique, puis de flexibilité

1.6 2000 à nos jours : une logique agile

  1. Limites d'une représentation historiciste

2.1 Une perspective universaliste

2.2 Une représentation figée

2.3 Des limites méthodologiques

  1. Comprendre et incarner les transformations du travail

3.1 Des transformations sociétales

3.2 Des transformations organisationnelles et managériales

3.3 Transformations des attentes des individus

3.4 Définir l'objet du management humain

CHAPITRE 3

De la motivation au travail au sens du travail

  1. Une pluralité de théories sur la motivation

1.1 Perspective du contenu : les approches en termes de besoins

1.2 Perspective du processus

  1. Limites du concept et des théories de la motivation : éléments de critique

2.1 Des théories fortement contextualisées

2.2 Une approche universaliste

2.3 Des limites méthodologiques

  1. Sens et non-sens du travail : comment ne pas démotiver ?

3.1 Le monde du travail est-il encore motivant ?

3.2 Technologie gestionnaire et non-sens au travail

3.3 Parler de la motivation des travailleurs, c'est questionner le sens au travail

CHAPITRE 4

Rôles du management humain : de la création de valeur à la production de reconnaissance

  1. Rôles, stratégies et métiers de la GRH

1.1 L'optimisation des ressources au service de la performance

1.2 La création de valeur

1.3 Métiers et expertises de la GRH : des responsabilités partagées

1.4 Construire une stratégie RH : un besoin de contextualisation

  1. Limites des modèles de GSRH

2.1 Une perspective universaliste

2.2 Une question trop simple, des réponses vagues

  1. Management humain : création de reconnaissance
  2. Quelles pratiques de gestion pour promouvoir la reconnaissance au travail ?

4.1 Systèmes de rémunération

4.2 Évaluation de la performance

4.3 Gestion des carrières

CHAPITRE 5

Le lien individu-organisation : de la culture organisationnelle à la relation d'emploi

  1. La culture organisationnelle

1.1 Des définitions en théorie des organisations

1.2 La culture organisationnelle : outil et objet de gestion

1.3 La culture d'entreprise : une notion à contextualiser

  1. Un usage et une vision contestés de la culture d'entreprise

2.1 Retour sur un concept de l'anthropologie

2.2 Des usages déviants et abusifs

2.3 L'organisation : espace pluriculturel ou lieu d'affrontement de cultures ? Les apports critiques d'études de terrain

  1. Pour une vision pluridimensionnelle du lien individu-organisation

3.1 L'intérêt d'une approche « anthropologique » de l'organisation

3.2 La relation d'emploi : le lien employeur-employé

3.3 L'intégration à l'épreuve du recrutement

CONCLUSION

Management humain : mettre en œuvre une approche renouvelée de la GRH et du comportement organisationnel

Management humain : un cheminement critique pour une approche renouvelée de la GRH et du comportement organisationnel

Des principes à la réalité : quelques balises et témoignages

Références

Index

 

[1] Gestion des ressources humaines.

[2] Directeur des ressources humaines.

11 02 18

« Plus une découverte est originale, plus elle semble évidente par la suite. » (Arthur Koestler)

L'Étreinte du crapaud .jpgJuif hongrois de langue allemande, fils d'industriel, né à Budapest en 1905 et naturalisé britannique, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie.

Il part un an en Union soviétique et participe ensuite à la guerre civile espagnole, ce qui lui vaudra d’être emprisonné et condamné à mort par les franquistes, puis échangé quelque temps plus tard contre un prisonnier espagnol par le gouvernement britannique. De cet épisode est né le texte autobiographique Un Testament espagnol (1937) qui connut un grand succès international.

Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste en raison des procès de Moscou (1936-1938), Arthur Koestler combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini publié en anglais en 1940 et traduit en français en 1945, au grand dam d’intellectuels de « gauche » comme Simone de Beauvoir.

À partir de 1940, il vit en Angleterre, où, atteint de la maladie de Parkinson et de leucémie, il se suicide avec sa troisième épouse en mars 1983.

Son œuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.

Dans la remarquable collection « Le goût des idées » qu’il dirige aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, Jean-Claude Zylberstein a fait paraître récemment deux essais scientifiques d’Arthur Koestler, qui se lisent l’un comme un roman policier et l’autre comme un récit de science-fiction.

Le premier s’intitule L’étreinte du crapaud et voici la présentation qu’en donne l’éditeur :

« Le 26 septembre 1926, un biologiste autrichien nommé Paul Kammerer se tua d'un coup de revolver. Dans les milieux scientifiques, on considéra ce suicide comme le dénouement d'une bataille tantôt obscure, tantôt scandaleuse, autour des doctrines fondamentales de l'évolution.

Aux disciples de Lamarck, apôtres de l'hérédité des caractères acquis, les expériences de Kammerer menées pendant plus de quinze ans sur des générations d'amphibiens tels que la salamandre et le fameux crapaud accoucheur, apportaient des arguments apparemment décisifs.

D'où la fureur du camp opposé : celui des néo-darwinistes, adeptes des mutations fortuites préservées par la sélection naturelle. À leur tête, le savant anglais William Bateson insinua que les expériences étaient truquées, mais réussit à ne pas en examiner les résultats – s'arrangeant en particulier pour ne pas voir une pièce capitale : les "rugosités nuptiales" du dernier spécimen de crapaud accoucheur...

Un biologiste américain devait administrer le coup de grâce : se trouvant à Vienne, il y fit une découverte qu'il publia, et à la suite de laquelle Kammerer se suicida.

Longtemps intrigué par cette curieuse affaire, Arthur Koestler s'attendait, lorsqu'il décida de reprendre l'enquête, à raconter la triste histoire d'un savant qui trahit sa vocation : le suicide de Kammerer était, en effet, passé pour un aveu, et toute son œuvre en est restée discréditée.

Or, en analysant la documentation de l'époque et en se renseignant auprès de tous les survivants du drame, Koestler s'aperçut peu à peu qu'il procédait à la réhabilitation d'un homme qui, très probablement, fut la victime d'une trahison. »

Passionné de parapsychologie, Arthur Koestler a par ailleurs rédigé un curieux et passionnant ouvrage intitulé Les Racines du hasard.

Les Racines du hasard.jpg

Voici ce qu’en écrit Jean-Claude Zylberstein :

« Ce livre est une excursion à la frontière de deux domaines fondamentaux de la recherche : la physique quantique, infra atomique, d'une part, la parapsychologie, d'autre part.

En montrant comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, Koestler rappelle qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinèse et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche.

De plus en plus "occulte", la physique théorique, enfreignant joyeusement les lois de la nature, naguère encore sacro-saintes, montrait une inclination étonnante pour des concepts "surnaturels" comme la masse négative, les trous dans l'espace, le temps renversé. Dans le monde fantastique de la physique des quanta, les notions raisonnables d'espace, de temps, de matières et de causalité n'ont plus cours.

Les plus grands physiciens de notre époque, Einstein, Planck, Heisenberg, ont été parfaitement conscients du caractère "mystique" des concepts dont ils se servaient, et plusieurs d'entre eux ont tenté une synthèse de la physique et de la parapsychologie.

Koestler examine certains de ces efforts de synthèse pour relier les sciences exactes aux intuitions de l'homme en quête de réalités profondes ; il esquisse une hypothèse personnelle à propos de ce problème qu'il demande à tous les chercheurs d'aborder sans préjugés, en se gardant à la fois d'un matérialisme figé et d'une crédulité superstitieuse. »

« Étonnant, non ? », comme disait Pierre Desproges…

Bernard DELCORD

L'Étreinte du crapaud par Arthur Koestler, traduction de l’anglais par Georges Fradier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Le goût des idées » dirigée par Jean-Claude Zylberstein, janvier 2018, 207 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)

Les Racines du hasard par Arthur Koestler, traduction de l’anglais par Georges Fradier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Le goût des idées » dirigée par Jean-Claude Zylberstein, janvier 2018, 138 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)

11 02 18

« Les colonies sont faites pour être perdues. » (Henry de Montherlant)

Traces de la vie coloniale au Congo belge et au Ruanda-Urundi .jpgRédigé sous la direction de l’universitaire, poète, écrivain, essayiste et critique belge Marc Quaghebeur (°1947) et préfacé par lui, le douzième numéro de la revue Congo-Meuse [1] intitulé Traces de la vie coloniale au Congo belge et au Ruanda-Urundi met en avant des documents, souvent inédits, ainsi que des témoignages d'acteurs de terrain et de voyageurs, qui éclairent la vie quotidienne et les mentalités dans les colonies belges à l’issue de la Première Guerre mondiale jusqu’aux moments des Indépendances.

Un recueil d’une richesse extraordinaire, comme en témoigne la table des matières reproduite ci-après, qui restitue avec un appareil de notes bien construit l’ambiance d’alors et qui décrit le quotidien du système colonial, y compris ses contradictions et ses failles, à travers ses divers composants belges, congolais, ruandais et urundais.

Nul doute qu’il retiendra l’attention d’un large public, celui qu’agitent aujourd’hui dans notre pays l’épineuse question coloniale et les interrogations sur sa réalité profonde telle que l’ont connue les colonisateurs et les colonisés.

En cela, il constitue une pièce importante du dossier à charge et à décharge…

Bernard DELCORD

Traces de la vie coloniale au Congo belge et au Ruanda-Urundi par Jean-Claude Kangomba, Nicole Leclercq et Francine Meurice sous la direction de Marc Quaghebeur, Paris, L’Harmattan, collection « Congo-Meuse » n°12, décembre 2017, 440 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 23,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 42 € (prix France)

TABLE DES MATIÈRES

 

I. CÉLÉBRATION ET CONTRADICTIONS DE L'EMPIRE

Retour sur un premier voyage de journaliste (1922)

Par Pierre Daye

La voix critique d'un Congolais (1937-1952)

Par Paul Lomami Tchibamba

L'émerveillement d'un magistrat international (1944)

Par Maurice de Wée

« Problèmes africains », un point de vue syndical et laïque (1950)

Par Charles Bertin

« Latitude Zéro », la splendeur de la langue au service de l'Empire (1950)

Par Charles Bertin

Une visite royale au Ruanda (1957)

Par un auteur inconnu

Médecin au Kasaï ! (1942-1952)

Par Albert Van Dorpe

Réflexions d'un administrateur de la partie orientale de l'Empire colonial (1951-1957)

Par Nicolas Joseph Muller

Un jeune chercheur dans la province de l'Équateur (1957-1960)

Par José Trussart

 

II. DES TRÉTEAUX ET DES VOIX

Une tournée théâtrale (1950)

Par Anne Carpriau

Le Journal de bord directorial d'une autre tournée théâtrale (1953)

Par Claude Étienne

Des marionnettes très courtisées, les Bilulus (1956)

Par Monique Heckmann et Jacques Zimmermann

La scène en dehors du théâtre de l'histoire (1959)

Par Anne Carpriau

 

III. AU SEUIL DES INDÉPENDANCES

Un partisan de l'indépendance progressive (1958)

Par Charles François

Le journal d'un témoin et acteur privilégié (1956-1960)

Par Albert Maurice

Derniers mois avant l'indépendance du Congo (1960)

Par Charles Moeller

Départ des coloniaux (1960)

Par Maximilien Philips

À l'approche de la fin de la tutelle sur le Burundi. Les Chasseurs ardennais (1960)

Par le lieutenant Dubois

 

IV. LES ADIEUX ET LES LARMES

Souvenirs d'un journaliste congolais

Par Joseph Mbungu NKandamana

Conscience et errance dans l'univers post-colonial

Par Muepu Muamba

 

Postface

Par Jean-Claude Kangomba

INDEX

 

[1] Cette revue est animée conjointement par des auteurs et des contributeurs européens et africains.

10 02 18

« Il pleuvait encore, ce matin-là ; une pluie douce, morne, résignée comme un veuvage. » (Georges Simenon in "Cécile est morte")

Le Paris de Simenon.jpgMembre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises à Bruxelles, juré du Prix Nocturne à Paris, collaborateur du Magazine littéraire et auteur prolifique, Jean-Baptiste Baronian (°1942) est l'auteur d'une soixantaine de livres. Il a publié des romans, des essais, des biographies (Baudelaire, Verlaine et Rimbaud), ainsi que le Dictionnaire amoureux de la Belgique. Il est le président de l'association internationale « Les Amis de Georges Simenon », auquel il a consacré une centaine d'articles et plusieurs ouvrages.

Parmi ceux-ci, relevons Le Paris de Simenon (Paris, Éditions Alexandrines), dans lequel Jean-Baptiste Baronian met en avant les rapports qu’entretenait le créateur du commissaire Maigret avec la Ville Lumière.

Voici ce qu’il nous en dit :

« Simenon découvre Paris lors de son service militaire. Il écrit à Tigy, sa femme : “Paris ne m'a pas étonné. Dès la première minute, je m'y suis trouvé comme chez moi. Pas une hésitation – pas la moindre curiosité. J'étais bien, j'étais content d'être là et pas ailleurs –, je me demandais et je ne demande encore qu'à y rester toujours.” Il s'installe à Paris en 1919 et au printemps 1924, il publie Le Roman d'une dactylo.

Ses publications se vendant fort bien, au début du mois de novembre 1924, Tigy et lui louent un appartement de deux pièces sur cour au 21, place des Vosges, dans le cœur du Marais. On les voit alors partout : à La Rotonde, à La Coupole, “aussi peu bourgeois que possible”, au Select, ouvert jour et nuit, à la terrasse du Dôme... Il mène une vie trépidante et emmagasine une multitude d'expériences, d'impressions, de sensations et d'émotions. Il a d'ailleurs situé à Paris l'intrigue de cent sept romans sur les quelque deux cents qu'il a signés de son patronyme, et il l'a toujours longuement évoquée dans ses œuvres autobiographiques, en particulier dans ses vingt et une dictées.

De 1931 à 1934, ce sont donc dix-neuf aventures du commissaire Maigret, Jules de son prénom, qui paraissent à l'enseigne d'Arthème Fayard. On voit le héros se balader sur les pas de son créateur, du quai des Orfèvres au boulevard Richard Lenoir et au carrefour Montparnasse où il s'arrête à La Coupole, au milieu d'une populeuse clientèle internationale. »

Ajoutons que la plupart des romans de Simenon qui parlent de Paris ont été écrits aux États-Unis ou en Suisse.

Une histoire bien belge…

Bernard DELCORD

Le Paris de Simenon par Jean-Baptiste Baronian, Paris, Éditions Alexandrines, collection « Le Paris des écrivains », octobre 2016, 102 pp. en noir et blanc au format 10,5 x 15,2 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8,90 € (prix France)

01 02 18

Un abécédaire à tribord toute…

L'imposture du vivre-ensemble de A à Z .jpgChroniqueur au Figaro-littéraire, Paul-François Paoli (°1959) est un journaliste et essayiste très droitier. [1]

Il publie L'imposture du vivre-ensemble de A à Z – Quelques points de repères (aux Éditions de l’Artilleur à Paris), un essai fortement étayé dont, écrit-il, « l'ambition est de présenter un panorama non exhaustif de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens. Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du "vivre ensemble" à laquelle on nous exhorte ».

Et d’ajouter :

« Au-delà de ce constat, comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philosophique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines ? Et comment donner du sens à ce fameux "vivre ensemble" si ces "valeurs" fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas ? »

D’Afrique à Zemmour (Éric), en passant par Antimodernisme, Arendt (Hannah), Aron (Raymond), Badiou (Alain), Bataille (Georges), Baudrillard (Jean), Bobo, Bourdieu (Pierre), Butler (Judith), Clemenceau (Georges), Cohn-Bendit (Daniel), De Gaulle, Droits de l’homme, Égalité, Féminisme, Fourest (Caroline), Gallo (Max), Heidegger (Martin), Levinas (Emmanuel), Lévi-Strauss (Claude), Mai 68, Mondialisation, Nietzsche, Ricoeur (Paul), Rousseauisme, Sade, Sélection, Shoah, Sollers (Philippe), Voltaire ou Weil (Simone), l’auteur livre des considérations tranchées qui ont le mérite d’être claires, même quand elles sont – très – contestables.

À nos yeux, le réel intérêt de l’ouvrage – en dépit de sa médiocre qualité éditoriale [2] – tient dans le fait qu’il constitue un Who’s Who de la droite française d’aujourd’hui et de ses maîtres à penser, avec des notices nombreuses (rien que pour la lettre B, par exemple, sur Elisabeth Badinter, Maurice Barrès, François-Xavier Bellamy, Alain Besançon, Léon Bloy, Raymond Boudon, Pierre Boutang, Rémi Brague, Jean-Paul Brighelli, Pascal Bruckner, Jean-Louis Brunaux et Patrick Buisson), fournissant des informations de premier plan sur leurs courants de pensée respectifs et sur leurs publications.

En cela, il devrait éveiller l’intérêt de lecteurs de tout bord…

Bernard DELCORD

L'imposture du vivre-ensemble de A à Z – Quelques points de repères par Paul-François Paoli, Paris, Éditions de l’Artilleur, janvier 2018, 361 pp. en noir et blanc au format 13,8 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 € (prix France)

[1] Il est notamment l’auteur de Les Impostures de l'égalité (Max Milo, 2003), Je suis corse et je n'en suis plus fier (Max Milo 2005), Pour en finir avec l'idéologie antiraciste (Bourin Éditeur, 2012), Malaise de l'Occident - Vers une révolution conservatrice ? (Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2014) ou encore Quand la gauche agonise - La république des bons sentiments (Éditions du Rocher, 2016).

[2] Les fautes sont nombreuses, par exemple « sensé » pour « censé » (à maintes reprises), Simon Leys alias Pierre Ryckmans devenant Pierre Ryckman, « épigone » pour « parangon » dans la notice sur Michel Foucault, « nos ancêtres les gaulois » pour « nos ancêtres les Gaulois », et même sur la couverture où l’on trouve « vivre-ensemble » alors que les deux notices consacrées à cette entrée sont intitulées « vivre ensemble », et « points de repères » pour « points de repère »...

20 01 18

Guerres et Lettres...

Histoire, Forme et Sens en Littérature – La Belgique francophone – Tome 2 – L'Ébranlement (1914-1944).jpgVéritable Pic de la Mirandole des littératures belge et congolaise de langue française, l’universitaire [1], poète, écrivain, essayiste et critique Marc Quaghebeur (°1947) dirige les Archives & Musée de la Littérature à Bruxelles tout en présidant l’Association européenne des Études francophones.

Poursuivant les recherches qu’il avait entreprises dans Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 1 : L'engendrement (1815/1914) publié en 2015 chez PIE Peter Lang et aux Archives & Musée de la Littérature à Bruxelles, il vient de faire paraître, chez les mêmes éditeurs, Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 2 : L'Ébranlement (1914-1944), un brillantissime essai remarquablement documenté sur les transformations opérées chez les grands auteurs de l'époque léopoldienne par le viol de la neutralité belge et l’invasion allemande d’août 1914 ainsi que par la résistance imprévue de l’armée belge et les violences de la soldatesque du Reich, puis, à l’issue du conflit mondial, par l’adoption du suffrage universel.

Ensuite, il s’attache, à travers le prisme de la nouvelle génération d’écrivains, à l’affirmation du fantastique réel chez Franz Hellens (1881-1972), Marcel Thiry (1897-1977) ou Robert Poulet (1893-1989), ainsi qu’aux novations langagières et formelles des Henri Michaux (1899-1984), Paul Nougé (1895-1967), Charles Plisnier (1896-1952) et autres Fernand Crommelynck (1886-1970) ainsi qu’aux rapports pour le moins complexes entretenus par les écrivains belges avec la langue française et la France, à travers le prisme du « Manifeste du Groupe du Lundi » [2] publié à Bruxelles le 1er mars 1937 à l’initiative de Robert Poulet et, dans une moindre mesure selon nous [3], de Franz Hellens. Il rend également compte de la mise en place d’une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications de ce « Manifeste ».

La seconde invasion allemande, la défaite de mai 1940 et l’Occupation qui s’ensuivit entraînèrent la reviviscence du mythique chez Maurice Maeterlinck (1862-1949), Michel de Ghelderode (1898-1962), Hergé (1907-1983) ou Pierre Nothomb (1887-1966) [4], qui surgit alors comme une réponse très belge à la faillite du réel, ce que les contrepoints de Victor Serge (1890-1947) à l’égard des deux conflits mondiaux ont confirmé à leur manière [5].

Une formidable synthèse !

Bernard DELCORD

Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 2 : L'Ébranlement (1914-1944) par Marc Quaghebeur, Bruxelles, coédition PIE Peter Lang et Archives & Musée de la Littérature, collection « Documents pour l’Histoire des Francophonies/Théorie », janvier 2018, 414 pp. en noir et blanc au format 15 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 44 €

 

[1] Sa thèse de doctorat en Philosophie et Lettres, intitulée L'œuvre nommée Arthur Rimbaud, défendue à l’Université catholique de Louvain en 1975, avait fait grande sensation.

[2] Signé par Charles Bernard, Hermann Closson, Hubert Dubois, Paul Fierens, Marie Gevers, Michel de Ghelderode, Éric de Haulleville, Franz Hellens, Pierre Hubermont, Arnold de Kerchove, Grégoire le Roy, Georges Marlow, Charles Plisnier, Robert Poulet, Camille Poupeye, Gaston Pulings, Marcel Thiry, Henri Vandeputte, Horace van Offel, René Verboom et Robert Vivier.

[3] Cf. Bernard Delcord, « À propos de quelques “chapelles” politico-littéraires en Belgique (1919-1945) », Bruxelles, Cahiers du Centre de Recherches et d’Études historiques de la Seconde Guette mondiale, n° 10, novembre 1986, pp 153-205.

[4] Et, d’une certaine façon, Paul Willems (1912-1997) dans Tout est réel ici (1941) et L'herbe qui tremble (1942).

[5] Sources : dossier de presse.

18 01 18

« Faire battre le cœur de la France. » (Benoît Hamon, slogan politique)

Les couples illustres de l'histoire de France .jpgCopublié par les Éditions Perrin et Le Figaro Histoire, Les couples illustres de l'histoire de France, un plaisant ouvrage collectif rédigé sous la direction des historiens et journalistes Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux, se penche avec humour [1], intelligence et sagacité – le premier n’ayant pas ici vocation à exclure les deux autres – sur les liens plus ou moins sentimentaux qui ont uni avec plus ou moins de grâce et de fidélité une vingtaine de couples (voire de trios ou de quatuors) politiques, littéraires ou artistiques dont les partenaires ont laissé une trace plus ou moins profonde dans la mémoire collective des habitants de l’Hexagone et d’ailleurs, du Moyen Âge à nos jours.

Un essai qui n’est pas sans rappeler les 10 tomes, parus entre 1954 et 1965, des Histoires d'amour de l'histoire de France du regretté Guy Breton (1919-2008), dont les ventes totalisèrent plus de 6 millions d’exemplaires.

Souhaitons-lui un succès équivalent !

Bernard DELCORD

Les couples illustres de l'histoire de France, ouvrage collectif sous la direction de Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux, Paris, Éditions Perrin et Le Figaro Histoire, octobre 2017, 453 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 21 € (prix France)

 

Liste des couples :

Héloïse et Abélard

Aliénor, Louis VII, Henri II

Catherine de Médicis et Henri Plantagenêt

Henri II et Diane de Poitiers

Louis XIV et Mme de Maintenon

Louis XV et Mme de Pompadour

Louis XVI et Marie-Antoinette

Germaine de Staël et Benjamin Constant

Napoléon et Joséphine

Adolphe Thiers et les Dosne, mère et filles

George Sand et Alfred de Musset

Napoléon III et Eugénie

Colette, Henry et Bertrand de Jouvenel

Louis Aragon et Elsa Triolet

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir

Jean Cocteau et Jean Marais

Yves Montand et Simone Signoret

Charles et Yvonne de Gaulle

Georges et Claude Pompidou

François et Danielle Mitterrand

 

[1] Par exemple, les sous-titres « Les trois moitiés de Monsieur Thiers » du chapitre consacré par Laurent Theis aux rapports entretenus par le massacreur de la Commune avec une nommée Sophie Dosne et ses deux filles ou bien « La guêpe et l’architecte » de celui consacré par Robert Schneider au couple pour le moins agité des Mitterrand, qui prend toute sa saveur si l’on se souvient que le Président français avait commis un livre intitulé L’abeille et l’architecte

17 01 18

Les mots pour le lire...

Les 100 mots du roman.jpgAgrégé de lettres modernes et docteur d'État ès lettres [1], Yves Stalloni (°1944) a en charge certaines classes préparatoires à Toulon, dont les « prépas-HEC’ (culture générale) et la classe de Première supérieure (khâgne). Dans cette fonction, il est nommé professeur de chaire supérieure. Parallèlement, il est chargé de cours à l'université de cette ville dans diverses sections. Auteur de plusieurs dizaines d'ouvrages de méthodologie et de critique littéraire [2], il a aussi écrit trois romans [3]. Depuis 2004, membre titulaire de l'Académie du Var. Il exerce désormais une activité de conférencier, essentiellement dans la région sud-est. [4]

Il a publié récemment Les 100 mots du roman, un petit essai paru aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », qui s’adresse à un très vaste public, celui des lecteurs, des étudiants, des enseignants, des apprentis écrivains et des auteurs confirmés au moyen d’un abécédaire qui passe en revue les grandes notions permettant de circonscrire ce genre protéiforme qu’est la forme littéraire la plus répandue, d'en raconter les origines et d'interroger ses problèmes spécifiques.

Grâce à lui, vous saurez quelles différences il y a entre le roman policier, le roman épistolaire et le roman de science-fiction, quelles sont les recettes du best-seller ou encore comment remporter un prix littéraire…

Bernard DELCORD

Les 100 mots du roman par Yves Stalloni, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », novembre 2017, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 €

Liste des 100 mots :

À thèse (roman) - Actant - Anachronies narratives - Analepse - Antihéros - Antiroman - Apprentissage (roman d’) - Autobiographique (roman) - Autofiction - Aventures (roman d’) - Bande dessinée - Best-seller - Chronique - Cinéma - Composition - Conte - Courtois - Défauts du roman - Description - Détail - Dialogue - Diégèse - Ellipse - Énonciation - Épistolaire (roman) - Épopée - Érotique (roman) - Espionnage (roman d’) - Existentialiste (roman) - Exotique (roman) - Fait divers - Fantastique (roman) - Féminin (roman) - Fin - Focalisation - Héros - Historique (roman) - Horizon d’attente - Illusion romanesque - In medias res - Incipit - Initiation (roman d’) - Intrigue - Intrusion d’auteur - Journal intime - Libertin (roman) - Mémoires - Métatexte - Météo - Mise en abyme - Mœurs (roman de) - Monologue intérieur - Morale - Mouvements narratifs - Mythe - Narrateur - Narration - Naturaliste (roman) - Noir (roman) - Nom d’auteur - Nom propre - Nouveau roman - Nouvelle - Novel - Pacte romanesque - Paratexte - Passé simple - Pastorale - Pause - Personnage - Picaresque (roman) - Poétique (roman) - Policier (roman) - Populaire (roman) - Portrait - Préface - Première personne (roman à la) - Prix littéraires - Prolepse - Psychologique (roman) - Réaliste (roman) - Récit - Réel - Robinsonnade - Roman - Roman-feuilleton - Roman-fleuve - Romancier - Romanesque - Rustique (roman) - Scène - Science-fiction - Sentimental (roman) - Sommaire - Témoignage - Temps - Tiroir - Titre - Troisième personne (roman à la) - Utopique (roman).

 

[1] Sa thèse défendue en 1996 à l'université de Nice s’intitule Des formes au sens parcours critique de Prévost a Perec.

[2] Parmi lesquels Précis de littérature française, (en collaboration), Armand Colin, 1995 (rééditions 2009, 2013), Les Romans-clés de la littérature française, Éditions du Seuil, 1998, La Contraction de texte, Ellipses, 1998, Écoles et courants littéraires, Armand Colin, 2002 (rééditions 2009, 2015), Dictionnaire du roman, Armand Colin, 2006 (réédition 2013), 365 éponymes expliqués (avec Paul Desalmand), Chêne, 2015.

[3] Les Nuages de Magellan, L'Harmattan, 1998, Eudoxe ou une initiation toulonnaise, Géhess, 2010, réédition Sudarènes, 2015, L'homme des phares –  La vie très riche et très romanesque de Michel Pacha, Sudarènes, 2017.

[4] Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Stalloni