07 09 16

Rencontres au sommet

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Augustin Trolliet croupit, pâle stagiaire SDF, au sein de la rédaction d'un sordide quotidien "carolo", entendez de Charleroi (en Belgique)...  Mais notre (anti-) héros, narrateur de cette fiction déconcertante, est doté d'un don peu commun: il repère les morts qui gravitent autour de ses interlocuteurs, les harcèlent et leur font parfois commettre de mauvaises actions.

Témoin et même légère victime d'un attentat djihadiste, perpétré à la sortie d'une messe...  Augustin aura maille à partir avec les enquêteurs: sa science des morts est par trop suspecte... Ajouté à cela qu'il entre en contact avec le jeune Momo Badawi, frère dd'Hocine, le kamikaze péri dans l'attentat, et avec l'ordinateur portable de ce dernier.

La vie ne comporte heureusement pas que de mauvaises rencontres. Amené à interviewer le célèbre écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, en son château-ferme de Guermanty, Augustin va nouer avec lui une conversation de haute facture philosophique, nourrie d'humanité et  révélations intimes qui sont tant de présents que l'écrivain fait à ses aficionados. Les génies qui l'entourent, peuplent sa vie - Charles de Foucauld, Mozart, Diderot, Colette, Blaise Pascale....- prouvent à l'envi "que l'on n'est jamais seul quand on écrit."

A cet honneur s'ajoute bientôt celui de rencontrer Le Grand Oeil, à savoir, Dieu en personne et de l'interroger pareillement. Moyennant, bien troublante, l'ingestion de substances hallucinogènes... 

Un dialogue alerte s'ensuit qui éclaire les relations de Dieu et de ses bien imparfaites créatures, à l'aune de trois publications majeures: les Ancien et Nouveau Testament, le Coran:

" Je renonce aux récits parfois embroussaillés de l'Ancien Testament, je me détourne des paraboles du Nouveau Testament. Leur impact m'avait déçu (...) Dans le Coran, je me montre pragmatique. Je rédige des prescriptions.

 Une légèreté qui habille, ne passons pas à côté, un syncrétisme religieux prodigieusement maîtrisé.

Le  message majeur de cette aimable fiction consisterait-il à nous enjoindre de lutter contre les amalgames...  et cet obscurantisme régressif dans lequel les Islamistes entendent nous enfoncer.

Il s'assortit d'une solution:

"Notre destin réside dans les mains de ceux qui, hélas, provoquent la réserve: les musulmans. Qu'ils se montrent sans complexes, s'opposent aux islamistes, affichent les valeurs qu'ils partagent avec les non-musulmans. Et qu'artistes, intellectuels, journalistes de tout bord participent à ces éclaircissements. La crise spirituelle ne sera dénouée que spirituellement."

Le roman foisonne - EES oblige - de nombreuses autres de pistes de  réflexion, tant il est vrai que: 

"Le livre propose, le lecteur dispose. La lecture fait la qualité d'un livre."

Je vous invite à la vôtre

Apolline Elter

 

26 09 15

Une ré-vé-la-tion

 

 

" L'éternité a duré un nuit." 

Le titre est pascalien: il évoque la fameuse nuit du 23 novembre 1654, qui saisit  d'extase et de joie, le très rationnel penseur Blaise Pascal. Ce dernier a 31 ans, il vient d'échapper à un accident de circulation.

Agé de 28 ans, en 1989,  Eric-Emmanuel Schmitt, participe à une expédition dans le Sahara algérien, aux fins d'écrire le scénario d'un film sur Charles de Foucauld. Egaré dans le froid de la nuit, après l'ascension euphorique du Mont Tahat, il se sent envahi, ravi, d'une force irrépressible et bienfaisante à la fois, qui commue l'angoisse de sa situation en une vision confiante de l'éternité.

" Tout a un sens. Tout est justifié."

Un bouleversement existentiel pour ce jeune philosophe, agnostique, épris de rationalité.

Une révolution spirituelle qui nourrit son rapport à la vie, ses écrits, toujours croissante, plus de vingt-cinq ans après l'événement. Gardée longtemps secrète - "Je tremble qu'on se méprenne sur ma confidence..." - la foi - la joie - que le célèbre écrivain a contractée cette fameuse nuit, s'exprime désormais au grand jour, nourrie de simplicité, d'humilité, de mots qui sonnent juste et rendent le témoignage sublime, singulièrement percutant, optmiste, apaisant...

"Si on me demande: "Dieu existe-t-il? ", je réponds: "Je ne sais pas", car, philosophiquement, je demeure agnostique, unique parti tenable avec la seule raison. Cependant, j'ajoute: "je crois que oui".  La croyance se distingue radicalement de la science. Je ne les confondrai pas. Ce que je sais n'est pas ce que je crois. Et ce que je crois ne deviendra jamais ce que je sais."

Une lecture lumineuse. Grandiose. Et je pèse mes mots.

Apolline Elter

 La nuit du feu, Eric-Emmanuel Schmitt, témoignage, Ed. Albin Michel, août 2015, 190 pp

Billet de ferveur

AE :  Un quart de siècle est passé, depuis ce bouleversement existentiel – l’expérience reste pourtant d’un présent inouï – vous nous en faites …présent (et nous vous en sommes reconnaissants)  Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour la consigner ?

Eric-Emmanuel Schmitt : J’ai mis du temps à considérer que cette expérience, quoique personnelle, devait devenir publique. Lorsque je l’évoquais parfois, les yeux des mes interlocuteurs s’arrondissaient et un grand silence s’installait pour m’écouter. J’ai compris que je devais colporter ce message : la vie est plus riche que nous l’imaginons, elle nous surprend et nous comble parfois, nos certitudes restent malléables,  il faut être prêt pour la révolution… et la révélation ! Une fois que j’eus décidé d’écrire ce livre, j’ai mis longtemps à en trouver la forme exacte,  celle d’un voyage à pied -  une expédition dans le Sahara – qui se double d’un voyage spirituel. Et puis, avant de rédiger ce récit initiatique, il a fallu faire sauter l’ultime résistance : dire « je » ! J’ai publié quarante livres – romans, pièces, nouvelles – sans jamais dire « je » ! Or je ne voulais pas tendre mon portrait au lecteur, mais lui tendre un miroir où il peut se voir et se découvrir lui-même.

 

AE : Avez-vous confronté cette révélation mystique à l’expérience de moines contemplatifs ?

Eric-Emmanuel Schmitt : Dans mon cas, les contemplations succèdent à la révélation. Tout un champ d’expériences m’a été ouvert pas cette nuit. Le retrait du monde, propre aux moines contemplatifs me pose néanmoins un problème : lorsqu’on a reçu la grâce, il me semble qu’on ne doit pas se retirer du monde mais au contraire, s’y engager pour témoigner, améliorer ce qu’il est possible de changer. Ma nuit au désert a fait de moi un optimiste actif, un militant de la joie. Naturellement, je respecte ceux qui contemplent et prient pour nous, ceux qui nous accueillent pour nous permettre de retrouver la paix de l’âme, mais je suis plus « séculier » que « contemplatif ».

AE : Le projet initial de film sur l’ermitage de Charles de Foucauld at-il vu le jour ?

Eric-Emmanuel Schmitt : Malheureusement, ce beau scénario ne fut jamais tourné. Le producteur s’est désengagé suite à des problèmes d’argent et le metteur en scène venait de connaître un échec avec son dernier film. Le cinéma… Rude métier ! Moi, à l’époque, je ne comptais pas car j’étais inconnu. Votre question me rappelle que, maintenant que j’ai dirigé plusieurs longs métrages, j’aimerais bien, un jour, tourner l’épopée de Charles de Foucauld. Rendre au désert ce qu’il m’a donné…

30 10 13

Drôles d'oiseaux

SCHMITT_1er.jpgJe vous convie aujourd'hui à une rencontre souriante et décontractée avec un Eric-Emmanuel Schmitt débordant de bonne humeur et de bons mots à ma table du Café de Flore.

Nous allons tout d'abord parler de littérature, de sexe, d'amour et de Bruxelles au travers de son nouveau roman, Les perroquets de la place d'Arezzo qu'il publie, comme toujours, chez Albin Michel.

Mais ensuite, ô surprise, il sera question de bandes dessinées avec Les aventures de Poussin Ier qui vient d'éclore chez Dupuis grâce au pinceau de Janry.

Et peut-être parlerons-nous aussi de cinéma ? Qui sait ?

Nicky Depasse

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eric, emmanuel, schmitt, nicky, depasse, 2013

 

 

Entretien diffusé dans Café de Flore sur Radio Judaïca le jeudi 24 octobre.

Les perroquets de la place d'Arezzo, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, septembre 2013, 700p, 24€90.

Les aventures de Poussin Ier, Eric-Emmanuel Schmitt et Janry, Dupuis, septembre 2013, 68p, 14€50.

Ecoutez l'entretien intégral d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Brice Depasse réalisé pour Nostalgie en cliquant ici.

08 09 13

La philosophie de basse-cour n'est plus ce qu'elle était

aventures, poussin 1er, Janry, SchmittUn poussin qui sort de l'oeuf se pose bien des questions existentielles auxquelles il tente de répondre. C'est l'autre rentrée inattendue d'Eric-Emmanuel Schmitt qui, associé au génial Janry, le papa du Petit Spirou, se lance dans une série burlesque sur la philo.

En exclusivité pour Lire est un plaisir, écoutez le podcast intégral qu'Eric-Emmanuel Schmitt a accordé à Brice Depasse. De larges extraits seront diffusés ce dimanche 15 septembre dans Nostalgie Pop Culture.

Les aventures de Poussin 1er, Janry et Eric-Emmanuel Schmitt, Dupuis, septembre 2013, 64 pages, 14€50.



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Écrit par Nicky Depasse dans B.D., Eric-Emmanuel Schmitt, Podcasts | Commentaires (0) |  Facebook | |

08 09 13

Sex, lies and novels

Eric-Emmanuel, Schmitt, perroquet, ArezzoEn cette rentrée littéraire, Eric-Emmanuel Schmitt étonne tout le monde avec ses Perroquets de la place d'Arezzo. Dans ce roman fleuve, il dépeint les moeurs sexuelles des habitants d'une des plus étonnantes places des quartiers chics de Bruxelles puisqu'elle est squattée depuis des années par des perruches et des perroquets qui n'en ont jamais quitté les arbres. 

En exclusivité pour Lire est un plaisir, vous pouvez écouter l'intégralité de l'interview réalisée par Brice Depasse dont de larges extraits seront diffusés dans Nostalgie Pop Culture ce dimanche 15 septembre.


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Les perroquets de la place d'Arezzo, Eric-Emmanuel Schmitt, septembre 2013, 700 pages, 24€90

Écrit par Nicky Depasse dans Eric-Emmanuel Schmitt, Podcasts, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 05 12

Sagesse séculaire

les-dix-enfants-que-madame-ming-n-a-jamais-eus-cover.jpg" De la Chine de Mao, madame Ming conservait l'égalitarisme; de celle de Confucius, elle perpétuait l'humanisme."

Appréhendée en sa sagesse profonde, nourrie de proverbes séculaires, Madame Ming exerce, avec dignité, le métier de préposée aux toilettes. Elle fait ainsi la connaissance du narrateur et, la première réserve passée, lui dévoile peu à peu le portrait de ses enfants.

"L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient"

Et si ce conte - philosophique - prétendait précisément le contraire?

De sa bougie empreinte de bienveillance,  d'expérience de maturité et de ..maternité,  Madame Ming emmène le narrateur, à travers sa galerie de portraits, véritable Comédie humaine, à établir les bases de la paternité.

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, Eric-Emmanuel Scmitt, roman, Albin Michel, avril 2012, 116 pp, 12 €

Festival de la Correspondance de Grignan:  Thème de l'année: les philosophes.

Eric-Emmanuel Schmitt est attendu au Festival, le jeudi 5 juillet à 15 h30, pour un entretien avec Karine Papillaud , centré sur  la veine romanesque de la philosophie.

 

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Eric-Emmanuel Schmitt, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 04 12

La voie de l'harmonie

9782226220691.jpgAvec ce sixième opus du cycle de l'Invisible, Éric-Emmanuel Schmitt nous emmène au pays qui incarne le mystère par excellence : la Chine. Un magnifique voyage dans l'espace, mais aussi dans le temps. Car si ce pays a vécu bien des bouleversements, des destructions massives, il y a une passerelle entre la Chine d'aujourd'hui et celle d'hier demeurée intacte : la passerelle de l'esprit. Celle de la sagesse confucéenne. C'est donc à la découverte de l'âme chinoise que nous partons avec l'auteur.

Confucius a semé les graines de l'« humanisme chinois ». Loin de vouloir s'ériger en maître à penser, il a voulu éveiller les consciences, susciter l'esprit critique chez ses disciples. « Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui. » (Les Analectes). Il n'a donc pas fondé de religion au sens occidental du terme, mais davantage prôné des principes de vie basés sur une morale positive, la quête de l'harmonie entre les êtres, la noblesse de coeur et non de sang (Junzi). Ce que notre notre narrateur va découvrir.

Ce dernier vient en effet régulièrement en Chine pour affaires. Descendu au grand hôtel de Yunhaï, dans la province de Guangdong, il a pour stratégie d'interrompre souvent la négociation en s'éclipsant aux toilettes, ce qui déstabilise ses interlocuteurs. Des toilettes sur lesquelles règne la fascinante Madame Ming, dame pipi. Une femme qui très vite l'intrigue. Comment ne pas être étonné en effet, qu'elle affirmât avoir dix enfants dans ce pays où règne la loi de l'enfant unique ? Si notre négociant a le sentiment d'être face à une affabulatrice, force lui est d'admettre à chacun de ses passages en ces lieux d'aisance, la fascination qu'exerce sur lui ladite femme, tandis qu'elle évoque avec sensibilité, amour et sagesse chacun de ses enfants.

Mais comment pourrait-il lui reprocher de se réfugier dans l'imaginaire, de s'inventer des enfants aux métiers tous plus fabuleux, plus créatifs, plus ingénieux les uns que les autres, tant il sent sa frustration de maman, ses regrets silencieux de n'avoir pas pu assouvir son désir de maternité jusqu'au bout? Une nostalgie qu'il comprend et...partage, puisqu'il n'a lui-même pas connu ce puissant bonheur d'être père. Un écho puissant, d'autant plus puissant que Madame Ming s'exprime en des termes d'une infinie sagesse, celle de Confucius. Elle lui (nous) ouvre la voie de l'harmonie entre les êtres.



Après la découverte du judaïsme, du christianisme, de l'islam, du bouddhisme, du zen, Éric-Emmanuel Schmitt, avec sa sensibilité à fleur de plume, nous interpelle, nous convoque, nous interroge. A l'heure où l'ambition, l'individualisme, les guerres économiques, politiques, ethniques, religieuses font rage, il nous invite à nous recentrer sur l'essentiel : le tissu humain.

Sur le fil de ses mots, se tisse une tapisserie brillante, apaisante, lénifiante, celle de la quête du bien, du bon, du meilleur. Celle de l'harmonie.

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, Éric-Emmanuel Schmitt. Editions Albin Michel, Avril 2012, 115 P., 12€.

 

FLEJO Karine

P.15 : « Accomplir un acte remarquable vaut mieux que d'être remarqué. »
P.51 : « Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler; si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi »


Écrit par Karine Fléjo dans Eric-Emmanuel Schmitt | Commentaires (0) |  Facebook | |

02 10 11

Entretien avec Eric-Emmanuel Schmitt


Eric Emmanuel SCHMITT La femme au miroir par BriceDepasse

07 10 10

Stupeur et bouleversements

Quand je pense que Beethoven....gifVu sous l’angle du titre de la nouvelle œuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt (Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…, Éditions Albin Michel), il est vrai que la situation est injuste : la sentence de Madame Vo Than Loc, professeur de piano de son enfance, y revient en boucle, telle une ritournelle, tandis que le narrateur renoue avec stupeur sa relation –existentielle– au grand compositeur.

 

« Le buste de Beethoven me réveillait. Par lui, je concevais que, depuis deux décennies, je ne marchais qu'à moitié dans mes vraies chaussures... »

 

La représentation de Fidelio à l'opéra de Zurich assortie d'une visite au NY Carlsberg Glyptotech de Copenhague qui consacre, lors d'une exposition sur les masques, une salle complète à Ludwig von Beethoven, bouleversent la vie de l'écrivain, réconciliant à la fois un passé enfoui et une ouverture optimiste sur la destinée humaine.

Justifiant l'adoration portée au grand Maître à travers deux époques cruciales de sa vie, l'adolescence et le présent infini, l'écrivain se risque à l'exercice périlleux du partage d'émotions musicales. Cela donne un résultat assez brillant pourvu que le lecteur se prête à l'écoute attentive des six extraits gravés sur le CD qui accompagne l'essai. Comme il l'avait fait pour Ma vie avec Mozart, Éric-Emmanuel Schmitt révèle une sensibilité musicale qui pourrait bien être la clef de voûte de son écriture. L'approche est particulièrement intéressante et l'on ne peut que saluer la perspective de voir Bach et Schubert –ô merveille– prêter leur art à deux prochains opus.

 

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Deuxième volet de l'ouvrage, Kiki van Beethoven, change de registre si ce n'est d'idole. La pièce de théâtre, que l’on joue depuis le 21 septembre 2010, au Théâtre La Bruyère (Paris) prend le chemin inverse de l'argument précédent: c'est l'âge mûr, incarné par « Kiki », fraîche pensionnaire de la « Résidence des Lilas », qui inoculera à Boubacar, jeune Black, ainsi qu'à ses sémillantes comparses, le virus de l'adulation : « Écouter Beethoven, c'est chausser les sandales d'un génie et se rendre compte qu'on n'a pas la même pointure ».

 

Un Beethoven qui ne restera pas sourd à la détresse enfouie de Kiki.

 

Apolline ELTER

 

Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent… par Éric-Emmanuel Schmitt, Paris, Éditions Albin Michel, septembre 2010 (livre + CD), 184 pp en noir et blanc au format 14,5 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 22,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Eric-Emmanuel Schmitt | Commentaires (0) |  Facebook | |

01 06 10

Spécial Livre de Bord ERIC-EMMANUEL SCHMITT

Écrit par Brice dans Eric-Emmanuel Schmitt | Commentaires (0) |  Facebook | |