21 04 18

« Un bon maître est celui qui accepte d'être pillé par ses élèves. » (Proverbe japonais)

Japonismes – Impressionnismes.jpgRédigé par une équipe de spécialistes [1] dirigée par Marina Ferretti Bocquillon [2] et coédité par Gallimard à Paris, le Musée des Impressionnismes à Giverny et l’Arp Museum Bahnhof Rolandseck à Remagen en Allemagne, le catalogue de l’exposition Japonismes – Impressionnismes présentée à Giverny jusqu’au 15 juillet 2018, puis du 26 août 2018 au 20 janvier 2019 à Remagen est tout simplement somptueux, tant dans sa forme que dans son contenu.

En voici la présentation :

« Avec l'ère Meiji (1868-1912), le Japon met fin à une longue période d'isolement et s'ouvre à l'Occident, exportant massivement sa production artistique. Lassés du modèle antique et sensibles au raffinement de l'art japonais, les peintres occidentaux découvrent avec enthousiasme une nouvelle esthétique. Les estampes – caractérisées par la vivacité des couleurs, l'absence de modelé des formes traitées en aplats, ainsi que l'originalité de compositions fondées sur l'asymétrie et l'ignorance délibérée de la perspective – séduisent les artistes les plus novateurs, parmi lesquels Claude Monet, Vincent Van Gogh et Paul Signac, qui entament alors une véritable révolution plastique.

 

Le japonisme est un phénomène si vaste qu'il paraît aujourd'hui plus pertinent d'évoquer ses manifestations au pluriel, comme il est question d'impressionnismes. À travers l'exposition "Japonismes - Impressionnismes" et son catalogue, le musée des impressionnismes Giverny et l'Arp Museum Bahnhof Rolandseck de Remagen souhaitent mettre en lumière l'influence de l'art japonais sur l'œuvre des peintres impressionnistes et postimpressionnistes, des années 1860 à l'aube du XXsiècle. »

Ajoutons que l’exposition présente 120 œuvres, d’Émile BERNARD, Maki BOKUSEN, Pierre BONNARD, George Hendrik BREITNER, Gustave CAILLEBOTTe, Mary CASSATT, William Merritt CHASE, Jules CHÉRET, Henri-Edmond CROSS, Giuseppe DE NITTIS, Edgar DEGAS, Maurice DENIS, Kikugawa EIZAN, James ENSOR, Yashima GAKUTEi, Paul GAUGUIN, Henri GUÉRARD, Paul HELLEU, Utagawa HIROSHIGE, Katsushika HOKUSAI, KEIICHI, Torii KIYONAGA, Toyoara KUNICHIKA, Utagawa KUNISADA, Utagawa KUNIYOSHI, Maximilien LUCE, Édouard MANET, Henri MATISSE, Claude MONET, Berthe MORISOT, Camille PISSARRO, Lucien PISSARRO, Paul RANSON, Auguste RENOIR, Henri RIVIÈRE, Ker-Xavier ROUSSEL, Paul SÉRUSIER, Georges SEURAT, Yanagawa SHIGENOBU I, Paul SIGNAc, Henri de TOULOUSE-LAUTREC, Utagawa TOYOTUNI II, Kitagawa UTAMARO, Félix VALLOTTON, Louis VALTAT, Théo VAN RYSSELBERGHE, Vincent VAN GOGH, Édouard VUILLARD, James McNeill WHISTLER et Utagawa YOSHIMURA.

Ne la manquez pas !

Bernard DELCORD

Japonismes – Impressionnismes, ouvrage collectif sous la direction de Marina Ferretti Bocquillon, Paris, coédition Gallimard – Musée des Impressionnismes Giverny – Arp Museum Bahnhof Rolandseck, avril 2018, 216 pp. en quadrichromie au format 22,8 x 28,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29 € (prix France)

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée des Impressionnismes Giverny

99 Rue Claude Monet

27620 Giverny

France

Tél. : 00 33 2 32 51 94 65

Dates :

Jusqu’au 15 juillet 2018

Tarifs :

Adulte : 7,50 €

12-17 ans : 5 €

7-11 ans : 3,50 €

Moins de 7 ans : gratuit

Tarif réduit : 5 € (conditions sur http://www.mdig.fr/sites/default/files/sites/default/file...)

Personne avec handicap : 3,50 € (gratuit pour l'accompagnateur)

Forfait famille : pour 3 billets achetés, 1 entrée enfant est offerte.

Gratuit le 1er dimanche du mois pour tous les individuels

Horaires :

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (dernière admission à 17 h 30)

 

[1] Geneviève Aitken (chargée d’études documentaires au Centre de Recherches et Restaurations des Musées de France), Sophie Basch (universitaire franco-belge spécialiste de l'orientalisme littéraire et scientifique, de la littérature fin-de-siècle et de l'histoire culturelle), Jocelyn Bouquillard (conservateur à la Bibliothèque Nationale de France) et Vanessa Lecomte (attachée de conservation du Musée des Impressionnismes Giverny).

[2] Directeur scientifique du Musée des Impressionnismes Giverny.

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15 04 18

« Une œuvre d'art doit être un tout complexe (…) vivant de sa vie propre et à son propre compte. » (František Kupka)

 

Kupka.jpg

Historien de l'art, spécialiste de l'œuvre du peintre austro-hongrois František Kupka (1871-1957) et de celle de l'artiste constructiviste russe Antoine Pevsner (1884-1962), Pierre Brullé est l'un des commissaires de la rétrospective Kupka organisée au Grand Palais à Paris jusqu’au 30 juillet 2018 et il en a rédigé un « carnet d’expo » paru aux Éditions Gallimard.

Écoutons-le :

« Figure majeure de l'art du XXsiècle, auteur d'une création picturale très originale, Kupka est le premier artiste à affronter le public parisien avec des œuvres non figuratives lors du Salon d'automne de 1912.

Le rejet de toute référence au monde sensible lui a été dicté par des réflexions personnelles, au terme d'un raisonnement logique rigoureux.

Singulier et solitaire, il développe par la suite une œuvre cohérente et variée, dans la fidélité à ses choix esthétiques initiaux, et crée une "autre réalité" en peinture, caractérisée notamment par la prégnance du géométrique et le lyrisme de la couleur. »

Anarchisant et antimilitariste, mais néanmoins volontaire dans l’armée française en 1914 (il se retrouva alors sur le front dans la Somme, dans la même compagnie que le poète suisse Blaise Cendrars, avant de tomber malade en 1915, d’être évacué sur Paris, puis d’être à nouveau mobilisé en 1918 et de terminer la guerre avec le grade de capitaine et la Légion d'honneur), Kupka commença sa carrière comme peintre académique, puis impressionniste et symboliste avant de passer à l’abstraction à partir de 1908.

Kupka - Disques de Newton.jpg

Disques de Newton, huile sur toile, 1912.

© ADAGP Paris 2018

Un vrai parcours du combattant !

Bernard DELCORD

Kupka par Pierre Brullé, Paris, Éditions Gallimard et Rmn – Grand Palais, collection « Découvertes Gallimard – Carnet d’expo », mars 2018, 64 pp. en quadrichromie au format 12 x 17 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 9,20 € (prix France)

INFORMATIONS PRATIQUES

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Tél. : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Tarifs :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit : 10 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

Gratuit pour les jeunes de 16 à 25 ans inclus, sans billet ni réservation, les mercredis 4 avril, 2 mai, 6 juin et 4 juillet, entre 19 heures et 22 heures (dernière entrée 21 heures)

Horaires d’ouverture du musée :

Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10 heures à 20 heures

Mercredi de 10 heures à 22 heures

Fermeture hebdomadaire le mardi

Fermeture exceptionnelle le samedi 14 juillet

Fermeture anticipée à 18 heures le jeudi 22 mars 2018

Dans le cadre de la nuit des musées, l'exposition sera ouverte et gratuite à partir de 20 heures le samedi 19 mai 2018 (entrée jusqu'à minuit – fermeture à 1 heure)

Accès :

Accès pour les personnes à mobilité réduite : avenue du Général Eisenhower – Porte B.

En transports en commun :

RER : ligne C, arrêt Invalides

Métro : ligne 13, arrêt Champs-Élysées-Clemenceau ; ligne 9, arrêt Franklin D. Roosevelt

Bus : lignes 42, 72, 73, 83, 93

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28 03 18

« La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières, comme la maîtresse la plus exigeante. » (Eugène Delacroix)

Delacroix– Peindre contre l'oubli.jpgHistorien et critique d'art, Stéphane Guégan est conseiller scientifique auprès de la Présidence du musée d'Orsay. Commissaire de nombreuses expositions (Delacroix, Ingres, Chassériau, Manet), il est l'auteur de plusieurs livres sur la peinture et la littérature des XIXe et XXsiècles, du romantisme de 1830 à Gauguin, Derain et Picasso.

À l’occasion de l’exposition Delacroix (1798-1863) présentée du 29 mars au 23 juillet 2018 au musée du Louvre à Paris en association avec le Metropolitan Museum of Art de New York, il a fait paraître aux Éditions Flammarion un essai magistral intitulé Delacroix– Peindre contre l'oubli.

Réunissant 180 œuvres, la rétrospective du Louvre relève un défi resté inédit depuis l’exposition parisienne qui commémorait en 1963 le centenaire de la mort de l’artiste.

Malgré sa célébrité, il reste encore beaucoup à comprendre sur la carrière de Delacroix. L’exposition propose une vision synthétique renouvelée, s’interrogeant sur ce qui a pu inspirer et diriger l’action prolifique de l’artiste, et déclinée en trois grandes périodes.

La première partie traite de la décennie 1822-1832 placée sous le signe de la conquête et de l’exploration des pouvoirs expressifs du médium pictural ; la deuxième partie cherche à évaluer l’impact de la peinture de grand décor mural (activité centrale après 1832) sur sa peinture de chevalet où s’observe une attraction simultanée pour le monumental, le pathétique et le décoratif ; enfin, la dernière partie s’attache aux ultimes années, les plus difficiles à appréhender, caractérisées par une ouverture au paysage et par un nouveau rôle créateur accordé à la mémoire.

Les écrits de l’artiste viennent enrichir et compléter la redécouverte de ce génie en constant renouvellement [1].

Écoutons Stéphane Guégan :

« Le romantisme n'enjolive pas le monde, il le dévoile ou le réincarne à travers ses fictions, ses voyages et ses passions. Il dit le réel en saisissant l'imagination. Delacroix (1798-1863) fut la flamme de ce romantisme-là, embrassant et embrasant les grands thèmes qui le définissent.

La politique, l'Orient, l'Éros, le sacré, Dante ou Shakespeare agissent, chez lui, d'une façon neuve, poétique, duelle, contagieuse.

Eugène Delacroix, L’Assassinat de l’évêque de Liège, (1830, musée du Louvre)..jpg

Eugène Delacroix, L’Assassinat de l’évêque de Liège, (1830, musée du Louvre).

Ce peintre qu'on dit coupé du présent et des femmes, en retrait de l'actualité et de ses désirs, fixe son époque comme nul autre. La chute de l'Empire et les révolutions du siècle ont laissé des traces profondes sur ses caricatures, souvent tues, et sur sa peinture, arrimée au combat démocratique. Le règne du "beau idéal" s'effondre...

Mais Delacroix est aussi l'homme d'un héritage assumé : David et son énergie virile, Guérin et ses noirceurs ont nourri sa jeunesse ; Géricault l'a durablement électrisé, et Gros l'a précipité dans la guerre moderne, de la Grèce au Maroc.

Jamais très loin, Raphaël, Titien, Michel-Ange, Rubens et Rembrandt entraînent aussi l'œuvre au-delà d'elle-même. »

Accompagné de 150 illustrations, son bel ouvrage rend compte d'une vie et d'une carrière. Il explore surtout le fonctionnement d'une triple mémoire, affective, culturelle et républicaine, au cœur d'une aventure picturale qui glisse vers Manet, Cézanne, Gauguin et Picasso.

Bernard DELCORD

Delacroix– Peindre contre l'oubli par Stéphane Guégan, Paris, Éditions Flammarion, mars 2018, 264 pp. en quadrichromie au format 22,3 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Louvre

Place du Carrousel

F-75058 Paris

Dates :

du 29 mars au 23 juillet 2018

Lieu :

Hall Napoléon

Tarifs :

Billet unique (collections permanentes et expositions) : 15 € sur place.

Horaires :

Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h.

Nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à 21 h 45.

Renseignements :

Tél. 00 331 40 20 53 17

Pour s’y rendre :

– En métro : lignes 1 et 7, station "Palais-Royal/Musée du Louvre" ; ligne 14, station "Pyramides".

– En bus : bus n° 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95.

– En voiture : un parc de stationnement souterrain est accessible par l'avenue du Général-Lemonnier, tous les jours de 7 h 00 à 23 h 00.

– En Batobus : Escale "Louvre", quai François-Mitterrand.

 

[1] Source : https://www.louvre.fr/expositions/delacroix-1798-1863

25 02 18

Genèse d’une œuvre majeure…

Tintoret – Naissance d'un génie.jpgÀ l’occasion de l’exposition Tintoret – Naissance d'un génie présentée au musée du Luxembourg à Paris du 7 mars au 1er juillet 2018 pour célébrer le 500anniversaire de la naissance du peintre vénitien (1519-1594), les Éditions Gallimard et la Réunion des Musées nationaux à Paris se sont associées pour publier un « carnet d’expo » éponyme du plus bel effet rédigé par Guillaume Cassegrain, professeur d’histoire de l’art à l’université de Grenoble et grand spécialiste de la production picturale dans la Cité des Doges.

Le Tintoret (1518-1594) [1], est, avec le Titien (1488-1576) et Véronèse (1528-1588), l'un des peintres les plus fascinants de la Renaissance vénitienne et l’exposition met à l'honneur ses « œuvres de jeunesse ».

La plus ancienne que l'on conserve de sa main, L'Adoration des mages, est exécutée alors qu'il n'a pas vingt ans. Des commandes importantes du début des années 1550 contribuent ensuite à le propulser sur le devant de la scène : Le Péché originel pour une l’une des plus importantes confréries de la ville, la Scuola Grande di San Marco, ou La Princesse, saint Georges et saint Louis pour le siège d'une administration vénitienne, près du Rialto.

C'est une période déterminante pour comprendre comment ce jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne, mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l'Italie [2] et brillant maître du clair-obscur, est décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite en associant la couleur du Titien au dessin de Michel-Ange.

Qu’il s’agisse de peinture religieuse ou profane, de décors de plafond ou de petits tableaux rapidement exécutés, de portrait de personnalités en vue ou d'amis proches, de dessins ou d’esquisses, les œuvres exposées rendent compte de la diversité du travail du Tintoret et de sa volonté de frapper l'œil et l'esprit par son audace.

Tintoret – Naissance d'un génie (La Princesse, saint Georges et saint Louis).jpg

 La Princesse, saint Georges et saint Louis (1552)

Huile sur toile, 226 x 146 cm, Gallerie dell'Accademia, Venise

Un livre à acquérir et une exposition à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Tintoret – Naissance d'un génie par Guillaume Cassegrain, Paris, Éditions Gallimard et Rmn – Grand Palais, collection « Découvertes Gallimard – Carnet d’expo », mars 2018, 64 pp. en quadrichromie au format 12 x 17 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 9,20 € (prix France)

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Tarifs :

Plein tarif : 13 €

Tarif réduit : 9 € (16-25 ans inclus, demandeur d'emploi et familles nombreuses)

Tarif spécial jeunes : 9 € pour 2 personnes de 16 à 25 ans inclus, du lundi au vendredi après 16h

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand et une version enfant) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil

Horaires d’ouverture du musée :

À partir du 7 mars pour l'exposition Tintoret – Naissance d'un génie

Du lundi au jeudi de 10h30 à 18h.

Vendredi, samedi, dimanche et jours fériés de 10h30 à 19h.

Fermeture le 1er mai

(Pas de jour de fermeture hebdomadaire)

Accès :

En transports en commun :

RER : ligne B, arrêt Luxembourg (sortie Jardin du Luxembourg)

Métro : ligne 4, arrêt Saint Sulpice ; ligne 10, arrêt Mabillon

Bus : lignes 58, 84, 89, arrêt Luxembourg ; lignes 63, 70, 87, 86, arrêt Saint Sulpice

En voiture :

Parking Marché Saint-Germain (accès par la rue Lobineau, Paris 6e)

Parking Place Saint Sulpice, Paris 6e

 

[1] Le Tintoret, de son vrai nom Jacopo Comin, doit son surnom (« le petit teinturier ») à son père, Battista Robusti, qui travaillait dans une teinturerie (tintorìa en italien).

[2] Comme les courants maniéristes toscan, romain et émilien diffusés à Venise par des artistes comme Sansovino, Salviati et Schiavone.

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08 11 17

« La pluie est traversière / elle bat de grain en grain / quelques vieux chevaux blancs / qui fredonnent Gauguin… » (Jacques Brel – Les Marquises)

Gauguin (cover).jpgPaul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne.

Une exposition intitulée Gauguin l’alchimiste lui est consacrée à Paris au Grand Palais jusqu’au 22 janvier 2018 par l’Art Institute of Chicago, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.

Elle retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique... et les chefs-d’œuvre réunis pour l’occasion mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

Cet événement majeur est l’occasion pour les Éditions Flammarion de ressortir l’incontournable Gauguin de l’historienne de l'art et conservatrice de musées Françoise Cachin (1936-2011) paru en 1988, un essai biographique magistral richement illustré et habilement développé.

En voici la présentation de l’éditeur :

« Unique à bien des égards, la vie romanesque Gauguin est tout compte fait bien moins extraordinaire que son itinéraire de peintre qu'elle occulte souvent. Ce livre, ici réédité, retrace l'aventure artistique de Gauguin et de sa génération et les étapes majeures de l'évolution de son œuvre, à travers une abondante illustration et l'analyse d'une centaine de ses œuvres – tableaux, dessins, sculptures.

Des commentaires des tableaux au texte, on suit les interrogations et les doutes de l'artiste, ses enthousiasmes et ses brouilles, l'aventure tragique d'Arles avec Van Gogh, jusqu'au départ pour les îles. À Tahiti puis aux Marquises, on le sait, Gauguin veut retrouver la naïveté des premiers âges et ressourcer son être loin des entraves de la civilisation. Ici, l'auteur éclaire la part respective du mythe et de la mystification dans la vision de la Polynésie que nous a léguée Gauguin.

Mais, jusqu'au bout, les motifs d'inspiration polynésiens seront loin de recouvrir les composantes d'un art prodigieusement savant qui mêle les sources les plus diverses – par exemple Degas, Cézanne, Puvis de Chavanne, l'art égyptien, l'art précolombien – à une subtilité de coloris toute occidentale. »

Précisons en outre qu’un film d’Édouard Deluc intitulé Gauguin – Voyage de Tahiti avec Vincent Cassel dans le rôle-titre est sorti en salles le 20 septembre 2017

Bernard DELCORD

Gauguin par Françoise Cachin, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 312 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition Gauguin l’alchimiste

Gauguin (Gauguin l'alchimiste).jpg

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Galeries nationales

Entrée Clemenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Accès pour les personnes à mobilité réduite : Avenue du Général Eisenhower – Porte B

Des places de stationnement pour personnes handicapées, sous réserve de disponibilité, sont situées dans l'avenue du Général Eisenhower, devant le square Jean Perrin.

Une salle de l’exposition Gauguin l’alchimiste n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Horaires :

Jusqu’au 22 janvier 2018

Tous les jours de 10 h à 20 h

Nocturnes les mercredis, vendredis et samedis jusque 22 h

Fermé le mardi

Fermetures anticipées à 18 h les dimanches 24 et 31 décembre.

Fermé le lundi 25 décembre 2017

Pendant les vacances de Noël (du 23 décembre 2017 au 7 janvier 2018), ouvert tous les jours y compris le mardi de 9 h à 22 h (fermeture à 20 h le 7 janvier)

Tarifs :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit : 10 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

02 11 17

« Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle. » (André Derain)

Derain – Un fauve pas ordinaire.jpgRessorti (l’édition princeps, publiée dans la même collection, date de 1994) à l’occasion de l’exposition « André Derain, 1904-1914. La décennie radicale » qui est présentée au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 29 janvier 2018, le petit essai de l’historien d’art Patrice Bachelard (1952-1995) intitulé Derain – Un fauve pas ordinaire paru chez Gallimard dans la collection « Découvertes » fait habilement la synthèse de la vie (1880-1954) et de l’œuvre de ce peintre (y compris de décors et costumes de ballets et de théâtre), sculpteur, graveur, illustrateur et décorateur qui « a joué un rôle moteur et intellectuel dans l’éclosion des deux grandes avant-gardes du début du XXe siècle, le fauvisme et le cubisme » (Cécile Debray, commissaire de l’exposition).
 
Le fauvisme (ou les fauves) est un courant de peinture qui émerge en France en 1905 et se termine vers 1910. Son influence a marqué tout l'art du XXe siècle, notamment par la libération de la couleur.
 
Initié en 1907 par les peintres Pablo Picasso et Georges Braque, le cubisme est un mouvement artistique révolutionnaire dont les œuvres représentent des objets analysés, décomposés et reconstruits dans une composition abstraite, géométrique, comme si l'artiste multipliait les points de vue.
 
Après 1918, André Derain s’orientera vers un réalisme teinté de classicisme qui en fait une des figures artistiques majeures de l'entre-deux-guerres.
 
L’exposition, quant à elle, a pour ambition de retracer les étapes du parcours de l’artiste avant-guerre, moment où le peintre participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux et développe une œuvre puissante multipliant les expérimentations plastiques.
 
S’appuyant sur des archives inédites d’André Derain – ses photographies, sa collection d’estampes et de reproductions d’œuvres d’art, ses écrits et sa correspondance – cette exposition éclaire de manière inédite une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, par des contrepoints visuels forts : les photographies prises par le peintre, ses références artistiques atypiques telles que les gravures d’Épinal, les objets maoris copiés au British Museum en 1906 ou les sculptures africaines de sa collection.
 
On y admire environ 70 peintures ainsi qu’un ensemble important d’œuvres sur papier – aquarelles, dessins, carnets de croquis, gravures –, des sculptures, une cinquantaine de photographies, des sculptures maories et africaines, des céramiques…
 
Et quelques ensembles exceptionnels sont réunis pour l’occasion : la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.
 
Un événement miraculeux !
 
Bernard DELCORD
 
Derain – Un fauve pas ordinaire par Patrice Bachelard, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », septembre 2017, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,10 € (prix France)
 
Informations pratiques :
 
Exposition André Derain 1904-1914. La décennie radicale
 
Coordonnées :
Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou
Galerie 2
F-75191 Paris Cedex 04
 
Tél. 00 33 1 44 78 12 33
 
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cb56kjg/r58BdjK
 
Horaires :
Jusqu’au 29 janvier 2018
De 11 heures à 21 heures
Nocturnes jusqu'à 23 heures tous les jeudis soir
 
Accessibilité :
Métro Rambuteau (ligne 11), Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Châtelet (lignes 1, 4, 7, 11 et 14)
RER Châtelet-Les Halles (lignes A, B, D)
Bus 29, 38, 47, 75
 
Tarifs :
Prix plein : 14 €
Prix réduit : 11 €
Le premier dimanche de chaque mois, l’accès au musée est gratuit pour tous.

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25 10 17

« Le petit oiseau est sorti... »

Robert Doisneau (cover).jpegRédigé par Danielle Leenaerts et Virginie Devillers et publié aux Éditions Racine à Bruxelles, le catalogue de l’exposition Robert Doisneau qui se tient actuellement au Musée d’Ixelles est en tout point magnifique !
 
Il est vrai qu’il s’agit de la dernière exposition de ce musée avant les travaux de rénovation et d'agrandissement qui entraîneront sa fermeture au public entre mai 2018 et 2022 et qu’il fallait donc marquer le coup…
 
C’est une réussite totale !
 
Voici la présentation de l’événement :
 
En exclusivité en Belgique, le Musée d’Ixelles propose une rétrospective magistrale de l’œuvre de Robert Doisneau, l’illustre photographe du Baiser de l’Hôtel de ville. 150 clichés vintages y invitent à renouer avec la candeur, la malice et la beauté du quotidien de l’après-guerre.
 
Cette exposition s’articule autour de trois axes.
 
Le Merveilleux quotidien des années 1930 à 1970 offre une traversée dans l’œuvre d’un photographe qui se voulait faux témoin : il ne décrit pas le réel, mais en propose plutôt une lecture poétique.
 
Palm Springs 1960 : 30 clichés en couleurs réalisés pour le magazine américain Fortune traduisant le regard amusé d’un ethnologue improvisé sur une population de retraités bienheureux à l’opulence joyeuse.
 
Ateliers d’artistes : 55 prises de vue réalisées entre 1945 et 1971 dans les ateliers de Picasso, Braque, Utrillo, Giacometti, Brancusi ou César... (1) 

Robert Doisneau (Le baiser de l'hôtel de ville).jpeg

Robert Doisneau, Le baiser de l'Hôtel de ville, Paris, 1950 © Robert Doisneau
 
Particulièrement soigné, le catalogue est une mine de clichés et d’informations fournies par les auteures et par le préfacier, Jacques Véry, professeur honoraire au Lycée Robert Doisneau à Corbeil-Essonnes.
Un must pour les amateurs d’art et les bibliophiles !
 
Bernard DELCORD
 
Robert Doisneau par Danielle Leenaerts et Virginie Devillers, préface de Jacques Véry, versions bilingues français-anglais et français-néerlandais Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2017, 240 pp. en quadrichromie au format 24 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,95 €
 
Renseignements complémentaires :
 
EXPOSITION ROBERT DOISNEAU
Du 19.10.17 au 04.02.18
 
Adresse :
Musée d’Ixelles
Rue Jean Van Volsem 71
B - 1050 Bruxelles
Tél. +32 (0)2 515 64 21/22
E-mail : musee@ixelles.be
www.museedixelles.be
 
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 17 h 00.
(Derniers tickets à 16 h 45.)
Fermé le lundi et les jours fériés.
 
Tarifs :
8 €
5 € : étudiants, seniors, groupes (10 personnes ou plus), Amis du Musée, Ixellois, détenteurs d'un billet Thalys et/ou d'un billet SNCB en cours de validation.
 
Accessibilité :
L'entrée du Musée d'Ixelles est accessible via un plan incliné. Le musée dispose par ailleurs d'un ascenseur et d'une chaise roulante.
 
(1) Source : http://www.museedixelles.irisnet.be/expositions/expositions-en-cours-1/robert-doisneau

04 10 17

« Rubens fait vraiment sur moi une forte impression. Je trouve ses dessins colossalement bons, je parle des dessins de têtes et de mains. » (Vincent van Gogh)

Rubens – Portraits princiers.jpgCoédité à Paris par la Réunion des Musées nationaux - Grand Palais et par les Éditions Gallimard en raison de l’exposition éponyme qui se tiendra jusqu’au 14 janvier 2018 au Palais du Luxembourg dans la même ville, le superbe petit livre-objet intitulé Rubens – Portraits princiers paru sous la plume de Julien Magnier, un historien d’art spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle, est une belle invitation à ne pas manquer l’événement !
 
Rappelons que Pierre Paul Rubens, né le 28 juin 1577 à Siegen (Westphalie) et mort le 30 mai 1640 à Anvers, est un peintre baroque flamand de toute première importance.
 
Et voici la présentation (1) de l’exposition par son commissaire, Dominique Jacquot, conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Strasbourg, et par Cécile Maisonneuve, conseillère scientifique à la Réunion des Musées nationaux - Grand Palais :
 
« Rubens fut, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour. S’il se voulait d’abord peintre de grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe.
 
Prisé pour son érudition et sa conversation, il joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.
 
Autour des portraits de Philippe IV, Louis XIII ou encore Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck…), l’exposition plonge le visiteur dans une ambiance palatiale au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIe siècle. » 
 
Par ailleurs, le film inédit Rubens. Peindre l’Europe accompagne l’exposition Rubens. Portraits princiers. Un documentaire éclairant sur l’œuvre flamboyante de cet « Homère de la peinture » (comme le surnommait Delacroix), le portraitiste des princes, et sur le rôle majeur qu’il a tenu dans le traité d’entente qui ramènera la paix en Europe au XVIIe siècle. (2)
 
L’ouvrage de Julien Magnier, avec ses superbes reproductions et ses brefs commentaires très éclairants, constitue quant à lui un remarquable petit guide pratique à lire avant de se rendre à cette exposition-phare et à consulter tout au long de la visite.
 
Une initiative de toute beauté !
 
Bernard DELCORD
 
Rubens – Portraits princiers par Julien Magnier, Paris, Réunion des Musées nationaux - Grand Palais & Éditions Gallimard, collection « Découvertes », octobre 2017, 64 pp. en quadrichromie au format 12 x 17 cm sous couverture Intégra en couleurs, 9,20 € (prix France)
 
Informations pratiques :
 
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard
75006 Paris
Tél. : 01 40 13 62 00
 
Horaires d’ouverture du musée :
Du lundi au dimanche de 10 h 30 à 19 h.
Nocturne tous les vendredis jusqu’à 22 h.
Nocturnes supplémentaires jusqu’à 22 h les lundis du 13 novembre au 18 décembre.
(Pas de jour de fermeture hebdomadaire.)
Fermeture le 25 décembre.
Ouverture de 10 h 30 à 18 h les 24 et 31 décembre.
Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.
Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.
 
Tarifs :
– Plein tarif : 12 €.
– Tarif réduit : 8,5 € (16-25 ans inclus, demandeur d'emploi et famille nombreuse).
– Tarif spécial jeunes : 8,5 € pour 2 personnes de 16 à 25 ans inclus, du lundi au vendredi après 16 heures.
– Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.
– Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5€ par appareil.
 
Suite au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, nous vous informons qu’un seul sac par personne (format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.
 
(1) http://museeduluxembourg.fr/evenement/presentation-de-lexposition-1  
(2) http://museeduluxembourg.fr/actualite/rubens-peindre-leurope   

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19 09 17

Un chef-d’œuvre classique… mais pas seulement !

Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon (cover).jpgPierre Rosenberg est membre de l'Académie française. Ancien directeur du Louvre, il a organisé de nombreuses expositions. Spécialiste de l'art français et italien des XVIIe et XVIIIe siècles, il a fait de Nicolas Poussin l'un de ses sujets de prédilection.
 
Il est par ailleurs l’un des commissaires de l’exposition Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon qui se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Jeu de Paume du château de Chantilly – riche de la deuxième plus importante collection de peintures anciennes après le musée du Louvre – et il a dirigé la publication de son catalogue paru sous le même titre aux Éditions Flammarion à Paris, un superbe ouvrage fort de 180 belles illustrations.
 
Nicolas Poussin (1594-1665) est un peintre français du XVIIe siècle, représentant majeur du classicisme pictural. Formé à Paris, il est surtout actif à Rome à partir de 1624. Il a peint aussi bien des scènes d'histoire que religieuses ou mythologiques, mais aussi des paysages animés. Sa renommée lui permet de devenir peintre du roi et de revenir en France entre 1640 et 1642. Il préfère finalement repartir à Rome où il réside jusqu'à sa mort. Il est l'un des plus grands maîtres classiques de la peinture française et son influence est considérable, de son vivant et jusqu'à nos jours.
 
Outre 400 dessins, entre 220 et 260 tableaux lui sont attribués, parmi lesquels Le Massacre des Innocents (circa 1627-1628) (1). 
 
Cette œuvre représente une scène du massacre des Innocents, issue du Nouveau testament et citée dans l'Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18. Il s’agit du meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem, ordonné par Hérode, craignant la concurrence d'un roi des Juifs dont la venue lui avait été annoncée par les Mages, peu après la naissance de Jésus.

Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon (tableau).jpg

 Le Massacre des Innocents
Huile sur toile, 147 × 171 cm
 
Pablo Picasso (1881-1973) étudiera la composition de l'œuvre lors de sa période méditerranéenne de 1920-1922, et il reprendra le personnage à l'étoffe bleue à droite dans plusieurs de ses dessins. L'attitude et la posture des femmes du tableau se retrouvent notamment dans divers personnages féminins de Guernica (2).
 
L’exposition se concentre sur le chef-d’œuvre de Nicolas Poussin. À travers les prêts prestigieux d’une cinquantaine d’œuvres, elle met en lumière sa postérité en accordant une large place à l’art moderne et contemporain.
 
Le visiteur y découvre tout d’abord l’histoire du tableau et de ses propriétaires, de son commanditaire italien, le marquis Vincenzo Giustiniani (1564-1637) au duc d’Aumale (1822-1897), de Rome à Chantilly en passant par Londres.
 
Puis le chef-d’œuvre est confronté à des grands maîtres du XVIIe siècle (Guido Reni, Pietro Testa), à une version antérieure du tableau provenant du Petit Palais et à un dessin préparatoire.
 
Le parcours se poursuit par différentes interprétations allant du XVIIIe au début du XIXe siècle (Jean-Baptiste-Marie-Pierre, Léon Cogniet).
 
Les dernières salles montrent les relectures modernes et contemporaines du Massacre des Innocents. Le Charnier (1945) de Pablo Picasso y côtoie Head II (1949) de Francis Bacon ainsi que des œuvres d’artistes contemporains (Henri Cueco, Jean-Michel Alberola…)
 
Enfin, des propositions inédites d’Annette Messager, Pierre Buraglio ou Jérôme Zonder démontrent toute la force et l’actualité du chef-d’œuvre de Chantilly.
 
Un événement à ne pas manquer !
 
Bernard DELCORD
 
Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon sous la direction dr Pierre Rosenberg, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 192 pp. en quadrichromie au format 22 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 45,00 € (prix France)
 
Informations pratiques :
 
Lieu : Salle du Jeu de Paume du Domaine de Chantilly
 
Coordonnées : en voiture, le Domaine de Chantilly est à 20 min de l’aéroport Paris Charles de Gaulle et 40 km de Paris centre.
Depuis Paris : autoroutes A3 et/ou A1 sortie Chantilly ou D316 et D317
Depuis Lille et Bruxelles : autoroute A1 sortie Senlis
 
Coordonnées GPS (DD) :
Latitude : 49.193854
Longitude : 2.485316
 
Horaires :
Jusqu’au 1er novembre inclus :
Ouvert 7J/7
10h-18h / 20h pour le parc
Du 2 novembre au 7 janvier inclus :
Tous les jours sauf le mardi
10h30-17h / 18h pour le parc
 
Billets et tarifs :
Exposition incluse sans supplément dans le billet Domaine.
Billet Domaine (château, parc, grandes écuries + exposition) : 17€ Plein tarif / 10€ Tarif réduit
Billet Exposition + Parc : 10€ Plein tarif / 6€ Tarif réduit
 
Visite guidée de l'exposition : 3€ en supplément du billet d'entrée
Tous les week-ends et jours fériés à 11h, 15h et 16h
Inscription sur place dans la limite de 20 personnes par créneau horaire
Aucune visite guidée le 25 décembre
 
Parking (à régler sur place) : 4€
 
 
(1) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Poussin
 
(2) Guernica : capitale historique et spirituelle du Pays basque, elle est particulièrement connue pour sa destruction, le 26 avril 1937, par les aviateurs de la légion Condor, envoyés par Hitler afin de soutenir le général Franco durant la guerre civile d’Espagne (1936-1939). Guernica est aussi le titre d’une célébrissime huile sur toile monumentale de style cubiste réalisée entre le 1er mai et le 4 juin 1937, à Paris, par Pablo Picasso pour dénoncer le bombardement de la ville, qui fit de nombreuses victimes civiles.

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18 06 17

À la soupe ! Manger en 14-18

À la soupe.jpgPrésentée au Memorial Museum de Mons, l’exposition À la soupe ! Manger en 14-18 propose de partir à la découverte des habitudes alimentaires de la Première Guerre mondiale. Que mangent les soldats sur le front ? Quels aliments les civils en zone occupée peuvent-ils se mettre sous la dent ?

En ces temps troublés, se nourrir devient une préoccupation de tous les instants. Des ersatz plus ou moins savoureux remplacent les aliments rationnés, l’aide alimentaire nationale et internationale se développe, tandis que les Montois se mettent à cultiver fruits et légumes dans leur jardin.

Photographies d’époque, témoignages, archives et objets historiques lèvent le voile sur la nourriture pendant la Grande Guerre.

Une fois n’est pas coutume, cette expo s’adresse aux plus jeunes. Une réelle approche didactique permettra aux enfants, dès 6 ans, de comprendre, tout en s’amusant, l’enjeu que représentait l’alimentation durant la Première Guerre mondiale. Vous pourrez aussi visiter un jardin potager de légumes anciens ou profiter d’un moment de détente sur la terrasse du musée. [1]

Bernard DELCORD

Informations pratiques :

Du 03/06/2017 à 10h00 au 15/04/2018 à 18h00.

Adresse :

Mons Memorial Museum

Boulevard Dolez, 51

7000 Mons

Téléphone : 065/40.53.25

Mail : polemuseal@ville.mons.be

Site Web : www.monsmemorialmuseum.mons.be

Tarifs :

6€ et 4€ uniquement pour l’exposition – 12€ et 8€ le ticket combiné avec les collections permanentes.

 

[1] Source : dossier de presse de l’exposition.

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