22 04 12
Un Monde à la Page !
Ce lundi 23 avril, sous l’égide de l’UNESCO, il sera temps de fête la Journée Mondiale du Livre et du droit d’auteur. 24 heures entièrement consacrée à la célébration de notre objet fétiche à travers la planète entière ! On sait à quel point la lecture, l’écriture et l’éducation sont des clés essentielles pour assurer le développement social des jeunes... et des moins jeunes. L’UNESCO a donc décidé de fêter le livre, à travers le monde, depuis 1995. Vous pourrez trouver tous les détails de cette grande journée ICI, mais en attendant, l’équipe de Lire est Un Plaisir vous propose un véritable tour du monde littéraire avec un coup de projecteur sur leurs auteurs... venus d’ailleurs !
Entre un avion, un bateau et deux lectures de bio rock’n’roll, Brice Depasse nous confie : « Mes auteurs étrangers favoris : Philip Roth (Un homme, J’ai épousé un communiste), Umberto Eco (Le nom de la rose), Paul Auster (Brooklyn follies), Russell Banks (Trailer park, La réserve).Je sais, ce n’est pas original. ». Gwendoline Fusillier, qui passe une partie de ses journées à rattraper nos boulettes de mise en ligne prend tout de même le temps de lire « international ». La preuve : « Le premier qui me vient à l'esprit est sans doute: « Jamais sans ma Fille » de Betty Mahmoody, publié en 1987. Sinon dans un style plus léger j'aime beaucoup: Anna Sam: « Les tribulations d'une caissière » et « Conseil d'une amie à la clientèle » ou encore Sophie Kinsella avec sa série « Accro du shopping » et enfin Katarina Mazetti: « Le mec de la tombe d'à côté » et « Le caveau de la famille ». Quant à Jacques Mercier, lui qui a si bien incarné les quatre coins de notre Belgique dans Forts en Tête, il n’hésite pas à voyager entre les lignes : « J’adore Lawrence Durrell, surtout dans le "Quatuor d'Alexandrie", une tétralogie qui comporte : "Justine", "Mountolive", "Balthazar" et "Cléa". Il s'agit de la ville d'Alexandrie et de la même histoire vue par les protagonistes. J'ai peu rencontré d'atmosphère aussi fortes : peut-être chez F. S. Fitzgerald ? C'est dans "Justine" que l'auteur écrit : "Une ville devient un univers lorsqu'on aime un seul de ses habitants »... ». Quand à votre serviteur, c’est à travers les romans de Stephen King que, tout jeune, il a baigné dans la culture américaine... Avant de se forger un amour immodéré pour les thrillers au feu des brûlots incendiés par James Elroy, Ernest Hemingway ou encore Graham Masterton... Sans parler de Dona Leone et son oeuvre vénitienne !
Le monde entier célèbre le livre, durant toute une journée... Pour les 364 autres ? Lire est un Plaisir s’en charge !
Chris Corthouts
Écrit par Christophe Collins dans Apolline Elter, Bernard Delcord, Brice Depasse, Christophe Collins, Gwendoline Fusillier, Jacques Mercier, Karine Fléjo, Nicky Depasse, Romans | Commentaires (1) |
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01 04 12
La Fiction rattrape la réalité !

La date de publication de cette note a évidemment toute son importance... Il s'agit bien entendu d'un poisson...
Ce que dit le quatrième de couverture : Dans les locaux de Souvenirs, une des radios les plus écoutées de la Communauté française, le corps de B. Depace est retrouvé, sans vie, un lecteur MP3 au fond de la gorge. A-t-il voulu absorber l’album de trop ? La porte du bureau fermée de l’intérieur et le dernier message envoyé depuis son smartphone semble le confirmer. Mais la jeune inspectrice Gwenaëlle Fussili, fraîche émoulue de l’école de police d’Evere découvre rapidement qu’une brochette d’étranges personnages évoluait autour du spécialiste de la musique. Et que dire de son passé de producteur d'artistes ? Et de trapéziste sado-masochiste… Le mystère s’épaissit lors qu’un ancien présentateur de télévision contacte Gwenaëlle, prêt à lui faire des révélations fracassantes.
Cela devait arriver. A force d’occuper le devant de la scène musicale et littéraire de notre petite Communauté Wallonie Bruxelles, Brice Depasse (à peine déguisé dans cet ouvrage) devient le héros, mort, de son propre roman policier. Roman à clé, énigme complexe trempée dans un bon bain de couleurs locales, Passe un rock, ça fera du bruit ! voyage entre Bruxelles, Liège, Namur et Binche dans un festival de situations burlesques que ne renierait pas les Monty Python. L’auteur assure que tout est vrai dans ce roman, sauf ce qui ne l’est pas, bien entendu. On rit d’ailleurs de voir avec quel précision il dépeint le monde impitoyable des médias francophones belges, petite cour de récréation où les égos se télescopent pour des broutilles et où le pire des châtiments est de ne pas recevoir son badge V.I.P pour parader dans les allées de la Foire du Livre au soir de son inauguration officielle. Personne ne sort vraiment indemne de ce jeu de massacre… Et c’est peut-être là une des faiblesses de ce roman à la nitroglycérine : personne ne mérite d’être sauvé si l’on en croit l’auteur et en ces temps de cynisme galopant, un petit rayon de soleil, une jeune stagiaire pleine d’espoir ou même un chien de berger au poil brillant, était-ce trop demander ?
Passe un rock, ça fera du bruit !, de Christophe Collins. Editions des Ichtyologues Réunis. 224p.
Écrit par Christophe Collins dans Brice Depasse, Christophe Collins, Gwendoline Fusillier, Humour, Jacques Mercier, Thriller, Polar | Commentaires (1) |
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18 01 12
Des mots d'enfants pour se souvenir...
Marie-Julie Rosenrot surnommée Lili Rose, a 9 ans en 1940 quand commence l'Exode. Elle part avec sa famille sur les routes françaises. Avec des mots d'enfant, elle nous raconte SA guerre. Un récit poignant avec toute l'insouciance de l'enfance, pourquoi les bombes seraient-elles pires que la punition de sa maman lorsqu'elle est prise en train de voler à l'école? Elle joue à la messe, à la guerre, fait des bêtises, avec ses frères, un monde à part, une bulle à côté des bombardements. Des écrits naïfs, simples qui montrent que le temps passe. Un jour, Lili Rose abandonne son récit de l'Exode...« J'attends mon heure », cette phrase revient régulièrement, mais qu'attend réellement Lili Rose? Deviendra-t-elle celle qu'elle a toujours rêvé d'être? On la retrouve quelques années plus tard, elle a grandit... Le ton change, les mots aussi. On découvre une jeune fille débrouillarde, confiante, qui croit en l'avenir. Désormais, on ne l'appelle plus Lili Rose mais Maroussia. Est venu, le temps où il faut se débrouiller et gagner sa vie. Une période difficile pour la jeune fille. "Je préfère avoir faim que sommeil, encore que je m'endorme mal quand j'ai trop faim." Après des petits boulots pour s'en sortir, elle entreprend des études aux Beaux Arts pour devenir architecte. Elle rencontre des garçons, sort, vit pleinement sa vie d'étudiante. Ses amis l'appellent Marie... Elle voyage, découvre la vie parfois malgré elle. Et puis, elle rencontre Jacques, un mariage, un voyage de noces... Et aujourd'hui, qu'est-elle devenue? Marie-Julie n'est pas morte, elle repense à sa vie à travers une boîte à boutons. " Une boite à boutons, c'est plus, ou mieux, ou pire qu'un album de photos figées, car les boutons ont vécu et s'offrent pour revivre. "
Marie Faucher est d'abord auteur de contes. Grâce à ces cahiers retrouvés des années plus tard, ces cahiers griffonnés, elle devient plus réaliste et retrace son histoire personnelle. Ces cahiers, qui racontent avec naïveté et simplicité des histoires, l'histoire de cette petite fille. Avec humour, tristesse parfois même dureté, Marie Faucher a continué l'histoire, a voulu montrer comment Lili Rose est devenue grande dans cette société d'après-guerre...
Sortie prévue ce 19 janvier 2012.
Les cahiers de Lili Rose, Marie Faucher, éd. Carnets Nord, Janvier 2011, 204pp, 17€.
Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Histoire, Récits, Romans | Commentaires (0) |
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12 01 12
Deux soeurs inséparables...
« Louise et Juliette » est le premier roman de Catherine Servan-Schreiber. Tiens! Un nom qui vous dit probablement quelque chose. En effet, Catherine est la fille de la célèbre sénatrice et journaliste, Brigitte Gros et la petite fille d'Emile et Denise Servan-Schreiber. Une famille bien connue dans le milieu journalistique et politique. Pour son premier roman, elle nous offre l'Histoire (oui oui avec un grand H!!) de sa famille sous l'occupation allemande en France.
« Louise et Juliette », ce sont deux soeurs qui s'aiment d'un amour inébranlable. L'une, Louise a épousé Charles, le directeur d'un journal et issu d'une famille juive. Le couple a cinq enfants. L'autre, Juliette, est mariée avec un préfet. Ensemble, ils ont un enfant, Cédric.
Des soeurs que rien ne devrait séparer et pourtant.... La Seconde Guerre Mondiale arrive... Va-t-elle les éloigner? Par les kilomètres sûrement, mais les deux soeurs s'écrivent, se racontent leur guerre, chacune dans des camps opposés. En effet, Juliette, suit son mari, Paul. Lui, qui a choisit Vichy, qui vénère le Général Pétain et qui ne « fait que son devoir ». Louise, de son côté, s'inquiète, fuit l'ennemi, vit dans la peur, se réfugie à Megève, zone libre à l'époque. Sa famille juive change de nom pour échapper aux allemands.
« Louise fuyait les Allemands, Juliette les attendait. »
Tout au long du roman, on suit cette inquiétude de Louise pour sa famille, surtout pour Charles et sa fille ainée, qui se sont engagés dans la Résistance. Une fois la zone libre de Mégève envahie, Louise retourne à Paris... Et après des années de séparation, elles se retrouvent. Leur amour l'une pour l'autre est intact, chacune essaie de comprendre la position délicate de l'autre pendant cette guerre qui n'aura pas eu raison de leur lien si fort.
« Louise et Juliette », un roman au suspense insoutenable, que l'on dévore du début à la fin. Émouvant, inquiétant, très juste et rempli de belles valeurs familiales.
Louise et Juliette, Catherine Servan-Schreiber, éd. Livre de Poche, Septembre 2011, 445pp., 6,90€.
Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Histoire, Romans, Servan-Schreiber | Commentaires (0) |
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09 12 11
La vraie histoire du Père Noël...
"Il y a bien longtemps, le Père Noël ne vivait pas dans le Grand Nord. Il n'avait pas de rennes. Il n'était pas habillé en rouge et blanc. Et il ne s'appelait pas non plus Père Noël... "
La vraie histoire du Père Noël... Vaste sujet! Enfin la vérité du gros monsieur habillé en rouge et blanc avec une grande barbe.... Et non, il n'avait pas de rennes et ne vivait pas dans le Grand Nord...
Un conte drôle jouant avec les mots et surtout où l'on découvre que notre vie actuelle, nos rites, mythes et traditions ne sont pas le fruit du hasard mais bien le résultat du passé... Tout au long de cette jolie petite histoire, on suit Pierre Noël qui deviendra Père Noël, on apprend d'où vient le sapin, la hotte ou encore toute la symbolique de la fête.
Une idée originale qui a germé dans la tête de deux frères, l'un écrit (Pascal) et l'autre (Michaël) illustre. Leur projet? "Apporter des réponses aux questions que les grands ne se posent plus. Sur un ton décalé, mais sans toucher à l'histoire que tout le monde connaît...Nous avons décortiqué les nombreux clichés liés au Père Noel pour en proposer une nouvelle lecture originale."
Une idée de cadeau originale et inattendue à glisser sous le sapin... Un petit aperçu avec le making-of...
Petite particularité: chaque livre est dédicacé de manière personnalisée en fonction du hobby de la personne à qui il est destiné.
La vraie histoire du Père Noël, Pascal et Michaël Mageren, Editeur Pascal Mageren, 2009, 10€. Toutes les infos sur: http://www.lavraiehistoire.be
Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Humour, Livres pour la jeunesse | Commentaires (1) |
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