05 10 16

Un livre pour faire passer la routinite aigüe

51wodqsyaTL._SX338_BO1,204,203,200_.jpg"Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", un titre qui dès le départ donne envie de se plonger dans ce roman de Raphaëlle Giordano. Et bien n'hésitez pas une seconde! 

Vous ferez ainsi la connaissance de Camille, presque la quarantaine, mariée, mère de famille avec un job passionnant... Mais la jeune femme qui a tout pour être heureuse, ne l'est pas. Elle souffre de "routinite aigüe". Elle fera la connaissance de Claude Dupontel. Cet homme, routinologue va clairement changer la vie de la presque quadragénaire. Il lui propose de lui venir en aide et ensemble, ils vont vivre des expériences hors du commun. 

Des rendez-vous inattendus, des défis plus originaux les uns que les autres... Camille va littéralement changer sa manière de vivre pour se faire du bien et enfin être heureuse. La jeune femme va repartir dans une vie meilleure à la conquête de ses rêves. Mais chut, il ne faut pas tout révéler!

A lire absolument, si vous êtes à la recherche de vous-mêmes, que vous vous posez des questions sur votre vie, votre famille, votre personnalité. Nul doute que vous profiterez des conseils donnés par le routinologue tout au long du bouquin. Après le récit, un petit vade-mecum vous est même proposé. A la fin de ce roman, on se remet en question, on fait le ménage dans sa vie et on élimine les personnes ou objets nuisibles! Un livre qui fait véritablement du bien au moral! Une première étape sur le chemin du bien-être. 

Question forme, la plume de l'auteure est agréable à lire, les chapitres sont courts et riches en citations. A lire, pour contrer ou anticiper la routine! 

Raphaëlle Giordano n'en est pas à son premier roman. Ecrivain, artiste, peintre, coach en créativité, elle est tombée dans la psychologie quand elle était petite. Elle en a fait sa grande spécialité. Ses premiers livres proposaient une approche sur le développement personnel.  

"Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", Raphaëlle Giordano, éd. Eyrolles, 2015, 217 pages, 14,90 euros. 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Bien-être, Gwendoline Fusillier, Romans, Société, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |

05 10 16

Chroniques d'un avocat...

walgraffe.gif"Voici le trou, voici l'échelle: descendez", est le premier livre de René Walgraffe. Avocat dans la région couvinoise, l'homme de loi arrive tout doucement au terme de sa carrière... 

Il a décidé à travers ce livre, de faire une sorte de bilan. Au travers de 17 nouvelles, il revient sur des affaires qui ont marqué sa carrière d'avocat mais aussi de curateur. Volontairement des noms ont été changés, des situations ont été romancées, des dossiers ont été mélangés. Mais nul doute que certains se reconnaitront. Des situations cocasses, des dossiers durs comme les affaires de moeurs, des trahisons, des faillites, toutes sortes de sujets sont évoqués. Du moins nanti, au criminel en passant par le politique, de la victime au coupable, il a défendu toutes les classes de la société. 

Au fil de ces petites histoires, on est littéralement plongé dans la vie quotidienne de l'avocat couvinois. Avec son franc-parlé, il n'a pas peur parfois de dépeindre un portrait peu élogieux de certains confrères. "Les confrères qui pratiquent l'alpinisme ensemble m'ont toujours paru faire preuve de beaucoup d'inconscience, à moins d'être le premier de cordée, et encore", écrira-t-il. René Walgraffe amène également à réfléchir sur le fonctionnement de la justice belge actuelle. 

Le ton humoristique, parfois cru, caustique, croustillant mais humain pousse le lecteur à ne pas refermer le bouquin de sitôt. A lire sans modération!  

"Voici le trou, voici l'échelle: descendez", René Walgraffe, éd. Amalthée, 2016, 192 pages, 13,30euros

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22 02 15

"Il faudra leur dire..."

9782221095928.jpgLa nuit du 30 janvier 1944, Ida, âgée de 14 ans est emmenée par trois soldats français. Née en France de parents juifs polonais, elle sera conduite seule vers l'enfer. Drancy, Birkenau, Auschwitz en février 1944, elle affrontera la proximité, la puanteur, la violence des camps. Elle luttera pour ne pas tomber malade du typhus. Elle y restera 17 mois dont deux hivers. Un simple numéro, une seule gamelle, mise au travail, Ida tentera de survivre à l'horreur.Elle échappera à la mort dès son arrivée au camp, tout simplement grâce à une coiffure qui lui donne l'allure d'une adolescente plus âgée. Elle s'en servira par la suite, ce qui la sauvera à plusieurs reprises. 

 

Au fil de ce livre intitulé "J'ai pas pleuré", Ida raconte ses conditions de vie, ses rencontres... Elle évoque régulièrement la chance dont elle a bénéficié. Affectée au commando de pierres, elle finira par travailler dans une usine d'armement. Les conditions de vie sont inhumaines, chaque jour, elle voit des compagnons d'infortune mourir de froid, de fatigue, de douleur... Les moindres détails de la vie au camp sont décrits. En janvier 1945, les Allemands évacuent Auschwitz. S'ensuit la marche de la mort pour Ida. Des kilomètres à marcher, en soutenant les autres qui n'avancent plus et finissent par périr sur le bord du chemin. Mais la maladie la rattrape. Emmenée dans une annexe du camp, elle sera soignée par Wanda, une infirmière déportée pour résistance. Elle cherchera à la revoir après sa libération, mais en vain. Ce n'est qu'en mai 1945, qu'Ida sera véritablement libre par des soldats soviétiques. Rapatriée en France, elle apprendra que son père ne reviendra pas.Haut et fort, elle clamera que si elle a craqué: "j'ai pas pleuré". 

 

Ce livre est né d'une rencontre particulière en 1988. C'était la première fois qu'Ida retournait à Auschwitz, elle a accepté d'accompagner un groupe de lycéens. Elle y rencontre Bertrand Poirot-Delpech. Ce dernier propose d'être son scribe. Ensemble, ils livrent aux lecteurs plus qu'un témoignage mais bien un espace de réflexion sur ce que des humains ont été capables de faire à d'autres humains.Mais il y a aussi tout "l'après". Comment tenter de revivre après tout cela?

L'auteur explique être investie de la mission de transmettre l'histoire. "L'oubli serait aussi intolérable que les faits eux-mêmes. (...) Je n'oublie pas que j'ai reçu une mission sacrée. Je revois les femmes qui me l'ont confiée, en partant pou Revier, l'antichambre de la mort:"Si vous rentrez, il faudra leur dire. Ils ne vous croiront pas, mais il faudra leur dire"."

"J'ai pas pleuré", est un livre poignant ouvrant sur d'autres perspectives de cette page noire de notre histoire. 

 

J'ai pas pleuré, Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech, éd. Robert Laffont, 252 pages, Paris, 2002

 

22 02 15

Un trio de choc!

9782266247566.jpgEve prend la fuite le jour de son mariage. Sur sa route vers le sud, elle croise le chemin d'Emile. Camionneur, bourru avec un coeur énorme. Après quelques kilomètres ensemble, ils se séparent. Mais leurs destins vont de nouveau se recroiser. La femme déEmile est partie il y a peu, il noie son chagrin dans l'alcool... C'est sans hésiter qu'il accepte d'accompagner Eve  vers la Toscane. Cette dernière qui se fait appeler Angie veut découvrir le secret lié à sa naissance.  Elle veut retrouver sa nounou d'enfance. Sur le chemin, le duo improbable rencontre Azraël, un ancien champion de patinage artistique. Tous à la recherche d'une vérité et d'un nouveau sens, ils vont atterrir dans la ferme d'un vieil anglais. 

Ils sont tous différents, ont tous des histoires différentes mais ont cette chose en commun, ils veulent la vérité sur le passé pour combattre l'avenir. Ensemble, ils vont vivre des histoires loufoques, des situations graves, parfois drôles, émouvantes. 

"Au bout du chemin", est un roman facile à lire abordant de nombreux thèmes; la solitude, l'amitié, la confiance, l'aventure... A certains moments, on sourit, on se met dans la peau de ces trois personnages attachant qui avancent sans se soucier et qui vivent une aventure incroyable. A d'autres, on est ému, solidaire, en colère. 

Je le recommande! 

Au bout du chemin, Patricia Hespel, éd. Les nouveaux auteurs (Pocket), Paris, 380 pages, 2013

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Humour, Littérature générale, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 02 15

Le témoignage d'une femme courageuse

9782352876762-G-210x344.jpgPoignant, incroyable, révoltant... Le témoignage d'Amale El Atrassi pousse à la réflexion. Cette jeune femme musulmane issue d'une famille de six enfants raconte l'enfer qu'elle a vécu pendant son enfance. Pour la première fois, une femme expatriée du Maroc raconte son quotidien. Les coutumes, le viol, l'exil forcé, la séquestration, elle évoque son histoire, où les femmes ne sont pas considérées comme elles le devraient.  

Elle est née en France, y est scolarisée et pourtant... La famille vit dans le petit village de Bourges. Un jour, les filles, lassées d'être considérées comme "moins que rien" feront une fugue à Paris. Une escapade vue comme une libération.  Mais le retour sera difficile. Elles seront battues, enfermée dans la cave. Un jour, lors d'un voyage au Maroc pour aller saluer la famille, elle sera abandonnée là pendant trois ans. Confrontée à la violence, au déni, elle survivra. ESon père lui répétant sans cesse, qu'elle allait pouvoir revenir... Mensonges. Un père violent, négligeant, violent et alcoolique. t ne doit son salut qu'à sa mère. Dans son livre, Amale livre aussi l'histoire de sa maman, mariée de force à l'âge de 16ans à cet homme.

Au fil des pages, l'auteur révèle des us et coutumes où se mêlent violence et brimades. Elle a fait preuve de courage en écrivant ce livre qui risque de lui attirer les foudres des siens. A noter qu'Amale est la soeur aînée du comique et animateur de télévision, Mustapha El Atrassi. Ce dernier n'a jamais souhaité s'exprimer sur le témoignage  de sa soeur. Par honte? Peut-être... Cet enfant Aujourd'hui encore, Amale se bat contre son passé. Agée de 38 ans, elle n'est pas reconnue comme  marocaine, ni française et pourtant elle est mère de quatre enfants nés en France. 

 

Louve musulmane, Amale El Trassi, éd. Archi Poche, Paris, 206 pages, Septembre 2014

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Biographies, Gwendoline Fusillier, Médias, Portraits, Récits, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 04 12

Un Monde à la Page !

10003243SriLnka©R.Dominique_unesco_01.jpgCe lundi 23 avril, sous l’égide de l’UNESCO, il sera temps de fête la Journée Mondiale du Livre et du droit d’auteur. 24 heures entièrement consacrée à la célébration de notre objet fétiche à travers la planète entière ! On sait à quel point la lecture, l’écriture et l’éducation sont des clés essentielles pour assurer le développement social des jeunes... et des moins jeunes. L’UNESCO a donc décidé de fêter le livre, à travers le monde, depuis 1995. Vous pourrez trouver tous les détails de cette grande journée ICI, mais en attendant, l’équipe de Lire est Un Plaisir vous propose un véritable tour du monde littéraire avec un coup de projecteur sur leurs auteurs... venus d’ailleurs !

Entre un avion, un bateau et deux lectures de bio rock’n’roll, Brice Depasse nous confie : « Mes auteurs étrangers favoris : Philip Roth (Un homme, J’ai épousé un communiste), Umberto Eco (Le nom de la rose), Paul Auster (Brooklyn follies), Russell Banks (Trailer park, La réserve).Je sais, ce n’est pas original. ». Gwendoline Fusillier, qui passe une partie de ses journées à rattraper nos boulettes de mise en ligne prend tout de même le temps de lire « international ». La preuve : « Le premier qui me vient à l'esprit est sans doute: « Jamais sans ma Fille » de Betty Mahmoody, publié en 1987. Sinon dans un style plus léger j'aime beaucoup: Anna Sam: « Les tribulations d'une caissière » et « Conseil d'une amie à la clientèle » ou encore Sophie Kinsella avec sa série « Accro du shopping » et enfin Katarina Mazetti: « Le mec de la tombe d'à côté » et « Le caveau de la famille ». Quant à Jacques Mercier, lui qui a si bien incarné les quatre coins de notre Belgique dans Forts en Tête, il n’hésite pas à voyager entre les lignes : « J’adore Lawrence Durrell, surtout dans le "Quatuor d'Alexandrie", une tétralogie qui comporte : "Justine", "Mountolive", "Balthazar" et "Cléa". Il s'agit de la ville d'Alexandrie et de la même histoire vue par les protagonistes. J'ai peu rencontré d'atmosphère aussi fortes : peut-être chez F. S. Fitzgerald ? C'est dans "Justine" que l'auteur écrit : "Une ville devient un univers lorsqu'on aime un seul de ses habitants »... ». Quand à votre serviteur, c’est à travers les romans de Stephen King que, tout jeune, il a baigné dans la culture américaine... Avant de se forger un amour immodéré pour les thrillers au feu des brûlots incendiés par James Elroy, Ernest Hemingway ou encore Graham Masterton... Sans parler de Dona Leone et son oeuvre vénitienne !

Le monde entier célèbre le livre, durant toute une journée... Pour les 364 autres ? Lire est un Plaisir s’en charge !  

Chris Corthouts

01 04 12

La Fiction rattrape la réalité !

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La date de publication de cette note a évidemment toute son importance... Il s'agit bien entendu d'un poisson...

Ce que dit le quatrième de couverture : Dans les locaux de Souvenirs, une des radios les plus écoutées de la Communauté française, le corps de B. Depace est retrouvé, sans vie, un lecteur MP3 au fond de la gorge. A-t-il voulu absorber l’album de trop ? La porte du bureau fermée de l’intérieur et le dernier message envoyé depuis son smartphone semble le confirmer. Mais la jeune inspectrice Gwenaëlle Fussili, fraîche émoulue de l’école de police d’Evere découvre rapidement qu’une brochette d’étranges personnages évoluait autour du spécialiste de la musique. Et que dire de son passé de producteur d'artistes ? Et de trapéziste sado-masochiste… Le mystère s’épaissit lors qu’un ancien présentateur de télévision contacte Gwenaëlle, prêt à lui faire des révélations fracassantes.

 

Cela devait arriver. A force d’occuper le devant de la scène musicale et littéraire de notre petite Communauté Wallonie Bruxelles, Brice Depasse (à peine déguisé dans cet ouvrage) devient le héros, mort, de son propre roman policier. Roman à clé, énigme complexe trempée dans un bon bain de couleurs locales, Passe un rock, ça fera du bruit ! voyage entre Bruxelles, Liège, Namur et Binche dans un festival de situations burlesques que ne renierait pas les Monty Python. L’auteur assure que tout est vrai dans ce roman, sauf ce qui ne l’est pas, bien entendu. On rit d’ailleurs de voir avec quel précision il dépeint le monde impitoyable des médias francophones belges, petite cour de récréation où les égos se télescopent pour des broutilles et où le pire des châtiments est de ne pas recevoir son badge V.I.P pour parader dans les allées de la Foire du Livre au soir de son inauguration officielle. Personne ne sort vraiment indemne de ce jeu de massacre… Et c’est peut-être là une des faiblesses de ce roman à la nitroglycérine : personne ne mérite d’être sauvé si l’on en croit l’auteur et en ces temps de cynisme galopant, un petit rayon de soleil, une jeune stagiaire pleine d’espoir ou même un chien de berger au poil brillant, était-ce trop demander ?

Passe un rock, ça fera du bruit !, de Christophe Collins. Editions des Ichtyologues Réunis. 224p.

 

18 01 12

Des mots d'enfants pour se souvenir...

 414bmyfSPKL._SL500_AA300_.jpgMarie-Julie Rosenrot surnommée Lili Rose, a 9 ans en 1940 quand commence l'Exode. Elle part avec sa famille sur les routes françaises. Avec des mots d'enfant, elle nous raconte SA guerre. Un récit poignant avec toute l'insouciance de l'enfance, pourquoi les bombes seraient-elles pires que la punition de sa maman lorsqu'elle est prise en train de voler à l'école? Elle joue à la messe, à la guerre, fait des bêtises, avec ses frères, un monde à part, une bulle à côté des bombardements. Des écrits naïfs, simples qui montrent que le temps passe. Un jour, Lili Rose abandonne son récit de l'Exode...« J'attends mon heure », cette phrase revient régulièrement, mais qu'attend réellement Lili Rose? Deviendra-t-elle celle qu'elle a toujours rêvé d'être? On la retrouve quelques années plus tard, elle a grandit... Le ton change, les mots aussi. On découvre une jeune fille débrouillarde, confiante, qui croit en l'avenir. Désormais, on ne l'appelle plus Lili Rose mais Maroussia. Est venu, le temps où il faut se débrouiller et gagner sa vie. Une période difficile pour la jeune fille. "Je préfère avoir faim que sommeil, encore que je m'endorme mal quand j'ai trop faim." Après des petits boulots pour s'en sortir, elle entreprend des études aux Beaux Arts pour devenir architecte. Elle rencontre des garçons, sort, vit pleinement sa vie d'étudiante. Ses amis l'appellent Marie... Elle voyage, découvre la vie parfois malgré elle. Et puis, elle rencontre Jacques, un mariage, un voyage de noces... Et aujourd'hui, qu'est-elle devenue? Marie-Julie n'est pas morte, elle repense à sa vie à travers une boîte à boutons. " Une boite à boutons, c'est plus, ou mieux, ou pire qu'un album de photos figées, car les boutons ont vécu et s'offrent pour revivre. "

 Marie Faucher est d'abord auteur de contes. Grâce à ces cahiers retrouvés des années plus tard, ces cahiers griffonnés, elle devient plus réaliste et retrace son histoire personnelle. Ces cahiers, qui racontent avec naïveté et simplicité des histoires, l'histoire de cette petite fille. Avec humour, tristesse parfois même dureté, Marie Faucher a continué l'histoire, a voulu montrer comment Lili Rose est devenue grande dans cette société d'après-guerre...

 Sortie prévue ce 19 janvier 2012.

 Les cahiers de Lili Rose, Marie Faucher, éd. Carnets Nord, Janvier 2011, 204pp, 17€.

 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Histoire, Récits, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

12 01 12

Deux soeurs inséparables...

 9782253134565.jpg« Louise et Juliette » est le premier roman de Catherine Servan-Schreiber. Tiens! Un nom qui vous dit probablement quelque chose. En effet, Catherine est la fille de la célèbre sénatrice et journaliste, Brigitte Gros et la petite fille d'Emile et Denise Servan-Schreiber. Une famille bien connue dans le milieu journalistique et politique. Pour son premier roman, elle nous offre l'Histoire (oui oui avec un grand H!!) de sa famille sous l'occupation allemande en France.

 « Louise et Juliette », ce sont deux soeurs qui s'aiment d'un amour inébranlable. L'une, Louise a épousé Charles, le directeur d'un journal et issu d'une famille juive. Le couple a cinq enfants. L'autre, Juliette, est mariée avec un préfet. Ensemble, ils ont un enfant, Cédric.

 Des soeurs que rien ne devrait séparer et pourtant.... La Seconde Guerre Mondiale arrive... Va-t-elle les éloigner? Par les kilomètres sûrement, mais les deux soeurs s'écrivent, se racontent leur guerre, chacune dans des camps opposés. En effet, Juliette, suit son mari, Paul. Lui, qui a choisit Vichy, qui vénère le Général Pétain et qui ne « fait que son devoir ». Louise, de son côté, s'inquiète, fuit l'ennemi, vit dans la peur, se réfugie à Megève, zone libre à l'époque. Sa famille juive change de nom pour échapper aux allemands.

 « Louise fuyait les Allemands, Juliette les attendait. »

Tout au long du roman, on suit cette inquiétude de Louise pour sa famille, surtout pour Charles et sa fille ainée, qui se sont engagés dans la Résistance. Une fois la zone libre de Mégève envahie, Louise retourne à Paris... Et après des années de séparation, elles se retrouvent. Leur amour l'une pour l'autre est intact, chacune essaie de comprendre la position délicate de l'autre pendant cette guerre qui n'aura pas eu raison de leur lien si fort.

 « Louise et Juliette », un roman au suspense insoutenable, que l'on dévore du début à la fin. Émouvant, inquiétant, très juste et rempli de belles valeurs familiales.

Louise et Juliette, Catherine Servan-Schreiber, éd. Livre de Poche, Septembre 2011, 445pp., 6,90€.

 

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09 12 11

La vraie histoire du Père Noël...

couverture.png"Il y a bien longtemps, le Père Noël ne vivait pas dans le Grand Nord. Il n'avait pas de rennes. Il n'était pas habillé en rouge et blanc. Et il ne s'appelait pas non plus Père Noël... "


La vraie histoire du Père Noël... Vaste sujet! Enfin la vérité du gros monsieur habillé en rouge et blanc avec une grande barbe.... Et non, il n'avait pas de rennes et ne vivait pas dans le Grand Nord...

 

Un conte drôle jouant avec les mots et surtout où l'on découvre que notre vie actuelle, nos rites, mythes et traditions ne sont pas le fruit du hasard mais bien le résultat du passé... Tout au long de cette jolie petite histoire, on suit Pierre Noël qui deviendra Père Noël, on apprend d'où vient le sapin, la hotte ou encore toute la symbolique de la fête.

 

Une idée originale qui a germé dans la tête de deux frères, l'un écrit (Pascal) et l'autre (Michaël) illustre. Leur projet? "Apporter des réponses aux questions que les grands ne se posent plus. Sur un ton décalé, mais sans toucher à l'histoire que tout le monde connaît...Nous avons décortiqué les nombreux clichés liés au Père Noel pour en proposer une nouvelle lecture originale."

Une idée de cadeau originale et inattendue à glisser sous le sapin... Un petit aperçu avec le making-of...

 


Petite particularité: chaque livre est dédicacé de manière personnalisée en fonction du hobby de la personne à qui il est destiné.

 

La vraie histoire du Père Noël, Pascal et Michaël Mageren, Editeur Pascal Mageren, 2009, 10€. Toutes les infos sur: http://www.lavraiehistoire.be

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Humour, Livres pour la jeunesse | Commentaires (1) |  Facebook | |