21 02 17

“My pharmacist is rich…”

L'anglais pharmaceutique.jpgAnne-Claire Lévy enseigne l'anglais à la Faculté de pharmacie de l'Université Paris-Sud. Elle est l’auteure, aux Éditions Ophrys à Paris, de L’anglais pharmaceutique, un précis de vocabulaire français-anglais / anglais-français qui s'adresse à tous les professionnels et aux futurs professionnels des produits de santé et qui répertorie environ 3 000 termes et expressions anglo-américains essentiels à la terminologie de la sphère pharmaceutique.

Or, qu'il soit pharmacien d'officine, hospitalier, biologiste, ou qu'il travaille dans l'industrie pharmaceutique, le rôle du pharmacien au sein de notre société est grandissant. Et l'utilisation de l'anglais dans la sphère pharmaceutique est désormais incontournable et quotidienne, si bien que l'anglais pharmaceutique est devenu une langue de spécialité à part entière.

Cet ouvrage reprend tout d’abord les grandes étapes de la vie d'un médicament, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la pharmacovigilance, en passant par les développements clinique et préclinique ainsi que le circuit administratif, tandis que sa seconde partie est dédiée à la pharmacie d'officine.

Un outil des plus utiles, incontestablement !

Bernard DELCORD

L'anglais pharmaceutique – Recherche, industrie, officine par Anne-Claire Lévy, Paris, Éditions Ophrys, collection « Anglais de spécialité », avril 2016, 207 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 26 € (prix France)

17 10 16

« Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie. » (Érasme)

Grammaire illustrée du néerlandais (cover).jpgRééditée une première fois par votre serviteur en 1992 (la parution princeps datant de 1988) aux Éditions Didier Hatier à Bruxelles, la Grammaire illustrée du néerlandais de Gaston Rosen est toujours disponible sur le marché, aux Éditions Érasme à Namur cette fois.

Il s’agit d’un ouvrage didactique pérenne pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce qu’il s’adresse au grand public, et pas seulement aux élèves et aux étudiants.

Ensuite, parce qu’il est d’une très grande clarté dans son exposé, au demeurant fort complet, de la morphosyntaxe de la langue de Vondel.

Mais aussi parce qu’il a une double matrice : son sommaire renvoie à un exposé de thèmes grammaticaux successifs en 200 unités et son index de mots clés en fin d’ouvrage renvoie directement aux unités concernées.

Grammaire illustrée du néerlandais (Hägar Dünor).jpg

(Ai-je dit quelque chose de mal ?)

Enfin, last but not least, parce que de nombreux exemples sont fournis sous forme de cartoons issus de la série mondialement célèbre des aventures du Viking Hägar Dünor dessinées par l’Américain Dik Browne.

Pour apprendre vite et en souriant…

Bernard DELCORD

Grammaire illustrée du néerlandais par Gaston Rosen, illustrations de Dik Browne, Namur, Éditions Érasme, mai 2015, 144 pp. en bichromie au format 19,5 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 €

21 07 16

« Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser. » (Étienne Bonnot de Condillac)

Le bon Usage (16e édition).jpgOffrant 3 mois d’accès gratuit à la version électronique de l’ouvrage, la 16e édition du Bon Usage de Maurice Grevisse et André Goosse parue chez De Boeck supérieur à Louvain-la-Neuve constitue, on le sait, la grammaire française de référence qui apporte une réponse nuancée [1] à toutes les difficultés que l’on peut rencontrer.

C’est aussi la grammaire de l’usage, à travers l’observation constante de l’évolution du français actuel, dont témoignent 40 000 citations de 2 500 auteurs (mentionnés en couleur dans le texte et repris dans un index, ce sont deux nouveautés), issues d’œuvres littéraires et de la presse écrite.

C’est enfin l’outil de travail incontournable des écrivains, correcteurs, traducteurs, journalistes, rédacteurs, professeurs de français… ainsi que des étudiants et des amoureux de notre langue.

Rappelons au passage que les auteurs de cette somme monumentale sont belges.

En effet, né à Rulles près de Habay en 1895, Maurice Grevisse fut successivement instituteur, professeur de français puis docteur en philosophie et lettres à l’Université de Liège (1925). À partir de 1927, il enseigne à l’École royale des Cadets à Namur. Ayant accepté de refondre une grammaire scolaire existante, il rédigea une œuvre originale, Le Bon Usage, qui parut en 1936 et devint la préoccupation de toute sa vie. Les plus grands grammairiens et écrivains de l’époque, dont André Gide, ont salué ce travail minutieux. Plusieurs distinctions ont ponctué sa carrière admirable, comme le prix De Keyn de l’Académie royale de Belgique en 1939 et la médaille d’or de l’Académie française en 1946. Il a été nommé officier de la Légion d'honneur en 1971 et est décédé à La Louvière en 1980 après avoir confié les rênes à son gendre, André Goosse.

Celui-ci, né à Liège en 1926, a fait des études de philologie romane à l’Université catholique de Louvain où il a rencontré Marie-Thérèse Grevisse, fille de l’illustre grammairien. Ils se marieront en 1950. Professeur dans l’enseignement secondaire puis dans son université, il est entré à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1976. Il en deviendra le secrétaire perpétuel de 1996 à 2001. Très vite associé à son beau-père, il a pris la succession afin d’assurer la pérennité du Bon Usage. Depuis, il continue à actualiser et enrichir ce gigantesque tableau de la langue française.

En son temps, la renommée de Maurice Grevisse était immense, et nous en voulons pour preuve une anecdote amusante que nous confia Marcel Jullian (1922-2004), qui devint directeur littéraire de la maison Plon en 1967 et fut l’éditeur des Mémoires d’espoir de Charles de Gaulle.

Jullian avait engagé dans son équipe de relecteurs l’écrivain belge Robert Poulet (1893-1989), fort tatillon en matière de style et qui n’hésitait pas à intervenir dans le texte du général. Celui-ci, estomaqué, demanda qui se permettait pareille audace…

N’osant expliquer qu’il s’agissait d’un ancien (injustement à notre sens, mais c’est une autre histoire…) condamné à mort pour collaboration avec les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, Jullian expliqua qu’il s’agissait d’un Liégeois.

« Et alors ? », demanda de Gaulle.

« Maurice Grevisse est liégeois », répliqua l’éditeur.

« Dans ce cas… », répondit de Gaulle.

Comme quoi…

Bernard DELCORD

Le Bon Usage (16e édition) par Maurice Grevisse & André Goosse, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck supérieur, juillet 2016, 1750 pp. en bichromie au format 13,5 x 19,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 89 €

 

[1] Car jamais elle n’impose, mais suggère, en donnant les différents usages suffisamment courants pour être pris en considération.

10 04 16

Un vade-mecum remarquable !

Grands courants de la littérature française (2e édition).jpgLa nouvelle édition (88 pp. au lieu de 64) désormais tout en couleurs des Grands courants de la littérature française par Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel s’avère, comme la précédente – parue en 2007 – et ainsi que nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, d'une belle pertinence et d'une grande clarté.

C'est qu'en quelques pages, les auteurs vont à l'essentiel de l'Humanisme, du Baroque, du Classicisme, des Lumières, du Romantisme, de la Modernité, du Réalisme, du Symbolisme, du Surréalisme ainsi que de la culture contemporaine – avec, pour celle-ci, un contenu plus complet et détaillé – dans ses expériences et ses contradictions (Existentialisme, Théâtre de l'absurde, Nouveau Roman, Oulipo, Francophonie littéraire, Postmodernité...) dont ils remettent les idées en place avec une maestria digne de tous les éloges.

Rappelons au passage que ces 10 courants figurent en Belgique francophone parmi les savoirs requis dans le cadre des compétences terminales de français aux 2e et 3e degrés (tous réseaux, enseignement général et technique de transition).

L’ouvrage, rédigé dans respect de l’orthographe réformée, se fonde sur une structuration claire des contenus et des explications, ainsi que sur de nombreux extraits littéraires représentatifs et sur des illustrations significatives (portraits, peintures, architecture…) en lien avec une ligne chronologique illustrée et actualisée présente au centre de l’ouvrage, une frise qui permet une meilleure mémorisation des grands repères culturels et littéraires.

Un outil indispensable !

Bernard DELCORD

Grands courants de la littérature française, nouvelle édition, par Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel, Éditions Érasme, juillet 2015, 88 pp. en quadrichromie au format 20,8 x 29,3 cm (accompagnées d'une frise de 4 pages) sous couverture brochée en couleurs, 15 €

25 03 16

Voyage en musique…

Les instruments d'Afrique .jpgMoussa le singe aime la musique... et s'amuser !

En sa compagnie, avec Les instruments d’Afrique paru chez Didier Jeunesse à Paris, un bel album composé par Dramane Dembélé et illustré par Rémi Saillard, l’enfant écoute chaque instrument, sur des musiques originales composées et interprétées par Dramane Dembélé, puis il devine à quoi il ressemble et il soulève un flap pour le voir et découvrir ainsi 5 instruments traditionnels africains : le djembé, le n'goni, la sanza, le tama et la flûte peule.

L’occasion aussi de voir des zèbres, des insectes, un hippopotame, des fétiches, des oiseaux, des éléphants, une pirogue…

Et, à la fin, d’entendre un superbe morceau avec tous les instruments !

Bernard DELCORD

Les instruments d'Afrique, musique de Dramane Dembélé, illustrations de Rémi Saillard, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Écoute & devine », août 2015, 14 pp. cartonnées en quadrichromie au format 19,8 x 19,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs et accompagnées d’un CD audio, 13,10 € (prix France)

02 03 16

Sacré Bescherelle...

S'en laver les mains et autres expressions bibliques.jpg

Formatrice en français, Françoise Claustres est également l'auteur de livres sur la Bible, notamment pour les enfants. Aux Éditions Hatier à Paris, dans la célébrissime collection « Bescherelle », elle a fait paraître S'en laver les mains et autres expressions bibliques, un petit essai illustré par le bédéiste Robin dans lequel on apprend que des expressions comme « gagner son pain à la sueur de son front », « trouver la perle rare », « jeter la première pierre », « un bouc émissaire », « ne pas bouger d’un iota », « une année sabbatique », « servir sur un plateau d’argent », « pleurer comme une madeleine », « une période de vaches maigres », « semer la zizanie », « quel tohu-bohu ! » trouvent leur origine dans la Bible.

L’auteure explique leur provenance, qu’elle est allée rechercher dans les pages de ce texte fondateur, et elle leur rend ainsi tout leur sens en montrant à quel point elles ont traversé les âges, certaines étant « vieilles comme Mathusalem » 

Bernard DELCORD

S'en laver les mains et autres expressions bibliques par Françoise Claustres, illustrations de Robin, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2015, 96 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 20,5 cm sous couverture cartonnée et plastifiée en couleurs, 19,95 € (prix France)

17 02 16

« Le temps est maître en tous arts. » (Proverbe espagnol)

Grammaire de l'espagnol contemporain.jpgAgrégé de l’université Paris IV Sorbonne, diplômé de Sciences Po Paris et ancien élève de l’ENA, Éric Freysselinard a été membre de jurys de concours d’espagnol et est l’auteur de plusieurs titres aux Éditions Ophrys [1] chez qui il a fait paraître récemment une Grammaire de l'espagnol contemporain du Niveau B2 – C1 du cadre européen.

Claire, novatrice et complète, elle est centrée sur les usages académiques et fournit plus de 1300 exemples traduits, classiques et contemporains, tirés des grands auteurs et de la presse, qui permettront à l’étudiant de mémoriser plus facilement les explications.

Reprenant les principales règles, cette grammaire les renouvelle, en développe les points les plus difficiles (l’accent tonique, les diphtongues, ser-estar, por-para, cuanto-tanto, le subjonctif, l’usage des prépositions de lieu, después de ti ou después que tú, l’usage de doble que, etc.) et présente de nombreuses autres constructions souvent absentes des grammaires classiques (arder-quemar, tirar [de], fundir-derretirse, atañer-concernir, poner-meter, caer-caerse, en general-por lo general, etc.) ; elle propose aussi de nombreuses traductions (à force de, qui plus est, plutôt, pour un peu, le fait que, faillir, manquer, soit… soit, loin de, encore moins, etc.) et elle développe certaines thématiques comme le temps et l’espace.

Un Grevisse du castillan, en quelque sorte…

Bernard DELCORD

Grammaire de l'espagnol contemporain par Éric Freysselinard, Paris, Éditions Ophrys, janvier 2016, 256 pp. en noir et blanc au format 16,5 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 € (prix France)

Table des matières :

La langue espagnole. Les articles et indéfinis. Les pronoms. Les prépositions. Les conjonctions de coordination, adverbes et mots de liaison. La phrase. Le superlatif et le comparatif. La quantité. Le temps. L’espace. Suffixes et préfixes. Les verbes. Bibliographie. Index.

 

[1] Ser y Estar (2013), L'espagnol par la presse (2013), Le mot et l'idée n°2 Espagnol (2007), Grammaire et vocabulaire du catalan (2005) et Les 3500 mots essentiels : espagnol (2000).

15 11 15

À vos mesures !

L'encyclopédie des patrons et modèles .jpgCouturière réputée dans le monde entier, l’Anglaise Alison Smith a commencé sa carrière comme professeure de couture avant de devenir chef de textile d'une des plus grandes écoles de mode de Birmingham (Grande-Bretagne). Après plusieurs années d'enseignement, notamment à la Liberty Sewing School à Londres, elle a ouvert une boutique, Fabulous Fabric, avant de créer sa propre école, la Alison Victoria School of Sewing à Ashby-de-la-Zouch dans le Leicestershire.

Elle est l’auteure de plusieurs livres dont la traduction française a paru chez Flammarion à Paris, comme Couture pas à pas en 2012.

C’est l’année suivante qu’a été publiée son Encyclopédie des patrons et modèles qui fournit aux étudiantes, mais aussi aux couturières débutantes ou chevronnées, toutes les techniques de base pour réaliser ses propre vêtements, tirer le maximum de son matériel et de sa machine, apprendre à lire, tracer, couper et modifier ses patrons.

Une mise en pratique aisée, grâce à un corpus de plus de 2500 photographies de pas à pas, pour le façonnage de jupes, robes, vestes, pantalons, tops...

Avis à toutes les futures Mademoiselle Chanel et à tous les Christian Dior à venir !

Bernard DELCORD

L'encyclopédie des patrons et modèles par Alison Smith, traduction par Elizabeth Luc et adaptation par Cécile Degorce, Paris, Éditions Flammarion, avril 2013, 320 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 28,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 30 € (prix France)

31 08 15

Éloquence corporelle...

Savoir parler en public avec son corps.jpgJoseph Messinger est écrivain, psychologue et spécialiste de la communication verbale et non verbale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages à succès sur le langage des gestes comme Ces gestes qui vous trahissent, Le dico illustré des gestes et La Grammaire des gestes. Caroline Messinger, son épouse, est écrivain et se passionne pour le décryptage verbal.

Ils ont publié chez Flammarion à Paris un essai intitulé Savoir parler en public avec son corps dans lequel sont passés au crible les signaux émis par notre regard, nos bras, nos jambes, nos mains, nos genoux, nos pieds… lorsque nous nous exprimons face à d’autres personnes.

« Le corps a son propre langage qui contredit parfois la parole. Que vous passiez un entretien d'embauche, que vous négociiez un contrat ou que vous donniez une conférence, sachez décoder les gestes de votre interlocuteur et comprendre leur symbolique. Apprenez également à décrypter vos propres gestes pour choisir les attitudes adéquates et dominer la situation, écrivent-ils. »

À travers le décodage de postures répétitives et leurs significations, les auteurs donnent les clés essentielles pour savoir parler avec son corps et séduire son public.

Bernard DELCORD

Savoir parler en public avec son corps par Joseph & Caroline Messinger, illustrations de Grégoire Vallancien, Paris, Éditions Flammarion, mars 2013, 198 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes relatives à une posture très fréquente :

Les bras croisés

On ne croise jamais les bras sans une raison valable. Le réflexe est tellement courant que nul n’y prête plus attention.

Quand le croisement est reproduit ponctuellement, il peut parfaitement ressortir d’un besoin de détente du dos. Mais, le plus souvent, le croisement des bras est réactif à une invasion de votre territoire mental par l’atmosphère délétère qui prévaut dans le public. Mais il arrive que le croisement intervienne alors que vous n'avez pas conscience du dérapage de votre conférence.

Les bras croisés en permanence

Néanmoins, le croisement systématique des bras face à ce genre de situation est symptomatique d'une attitude de protection non consciente contre une invasion du territoire.

L’attitude est clairement oppositionnelle et voisine d’une conduite de revendication. Elle indique surtout une déflation de la confiance en soi, une méfiance absolue qui correspond au profil clinique de la paranoïa. Et qui ne signifie pas automatiquement que le conférencier en soit un, de paranoïaque, au sens clinique du terme.

Un paranoïaque se signale par son orgueil démesuré, sa psychorigidité, sa méfiance généralisée, son hypersensibilité au jugement d'autrui, mais surtout pas son raisonnement paralogique. Tout ce qu'il avance repose sur de faux postulats, des erreurs de jugement, des illusions et des préjugés dictés par une affectivité hors normes.

Les sujets atteints de troubles paranoïaques ou paranoïdes croisent les bras en quasi-permanence. Ils sont aussi abonnés au double croisement (bras et jambes). Ils affichent leur manque de confiance en eux et doutent de tout par principe.

L’agressivité ambiante dans le cadre d'un cours ou d'une formation en entreprise entraîne automatiquement le croisement des bras. Mis en situation d'examen, le formateur protège d'office son territoire mental en croisant les bras. Face à un intervenant qui détient un pouvoir d'influence ou de nuisance au sein de l'entreprise, le croisement des bras est une barrière dérisoire, mais obligée. Tel est le lien de cause à effet qui institutionnalise cette réaction corporelle archi banale et pourtant essentielle.

Comme je le signale déjà dans La Grammaire des gestes (Éditions Flammarion), le territoire mental individuel est un espace sacré, un sanctuaire, dont le rôle consiste à défendre les idées, les projets, le credo ou la foi du sujet. La fréquence du croisement des bras est un signal fort et surtout prédictif du climat mental à la conscience. Il faut y être attentif, car il signifie que la confiance en soi est ébranlée.

Nombre de jeunes femmes (surtout les ados) se promènent dans les endroits publics les bras croisés. Cette manie est typiquement féminine (les hommes ne croisent les bras qu'en face à face). La confiance en soi de ces femmes est-elle perturbée ? Certains objecteront que les femmes n'ont pas de poches pour cacher leurs mains. Exact ! Et cette remarque explique peut-être en partie pourquoi les femmes croisent plus souvent les bras que les hommes.

Il en résulte logiquement que les orateurs qui croisent systématique­ ment les bras sont plus influençables ou impressionnables. La prise de conscience de cette dernière remarque est importante, car elle fait barrage au doute.

Si chaque fois que vous intervenez face à un public, vous croisez les bras, donnez-vous la peine de situer l'origine de ce réflexe, vous renforcerez ipso facto votre confiance en vous-même et vous retrouverez une autorité accrue.

31 05 15

Le cours de l'histoire...

Histoire 1re Hatier (2015).jpgParu chez Hatier à Paris sous la direction de Marielle Chevallier (qui œuvre au Centre national de documentation pédagogique) et de Xavier Lapray (professeur au Lycée Paul Eluard à Saint-Denis dans le célèbre « 9-3 » aux portes de la capitale française), le manuel scolaire intitulé Histoire 1re L/ES/S – Questions pour comprendre le XXe siècle devrait retenir toute l’attention des enseignants belges des classes de rhétorique, non seulement parce qu’il n’est guère éloigné de leur programme, mais aussi parce qu’ils y trouveront :

– Une mise en valeur de la chronologie pour donner des repères aux élèves.

– Des cartes, des dossiers, des documents concrets et des exposés de cours en très grand nombre.

– La mise en avant des documents majeurs en vue de leur exploitation pédagogique.

– Plus d’une centaine d’exercices et de méthodes pour se préparer aux examens (des mises en activité tout au long des chapitres et des conseils méthodologiques spécifiques à chaque série de documents).

 

– Une matière répartie en dix chapitres :

• Croissance et mondialisation depuis 1850

• La Première Guerre mondiale sous l’angle de l’expérience combattante dans une guerre totale

• Genèse et affirmation des régimes totalitaires (soviétique, fasciste et nazi)

• La Seconde Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement

• Les espoirs d’un ordre mondial au lendemain des conflits

• La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances

• De nouvelles conflictualités depuis 1991

• La République, trois républiques

• La République et les évolutions de la société française

• La République et la question coloniale

 

De plus, et nous insistons sur ce point, le manuel se complétera prochainement de deux outils particulièrement dynamiques et intéressants :

 

♦ Un Manuel numérique interactif standard pour l’élève intégrant :

 – un outil d'annotation ;

– un marque-page ;

– un mode d’affichage en plein écran des doubles pages et un « zoom » pour agrandir une zone de la page.

 

♦ Un Manuel numérique interactif pour le professeur enrichi :

– D'outils pour vidéo-projeter et personnaliser.

– D’un affichage plein écran de chaque document et de la possibilité de zoomer sur celui-ci.

– D’une navigation facilitée (sommaire interactif, recherche par mots-clés, marque-pages).

– D’une personnalisation possible grâce aux annotations et au comparateur de documents.

– D’un outil de création de cours à partir de documents personnels de l’enseignant et de ceux du manuel.

 

– De vidéos avec des archives pour introduire ou construire des séquences de cours :

• Les combattants de la Grande Guerre.

• L’encadrement des jeunes lors d’un rassemblement à Nuremberg (1934).

• L’ONU à Londres (1946).

• La crise de Cuba (1962)

• Le siège de Sarajevo, 13 juin 1992.

• L’ouverture du procès de Nuremberg (1945).

• La présentation de la Constitution de la Ve République par le général de Gaulle (1958).

• Les usines Renault de Flins en 1952.

• L’immigration polonaise en France.

• Le discours de Simone Weil sur le projet de loi relatif à l’avortement.

• « Si la France perdait l’Algérie » (JT du 11 septembre 1957).

 

– De séquences animées d'histoire des arts pour l’étude interactive des œuvres du manuel afin d’intégrer l’histoire des arts de manière dynamique :

• Le monde du travail dans l’objectif du photographe.

• Les artistes représentent la société de consommation.

• Un artiste en guerre : Paul Nash.

• Photographier la guerre du Vietnam.

• Dalou sculpte Le Triomphe de la République.

• La sculpture au service de l’imaginaire colonial.

 

– De cartes et de documents interactifs (en cliquant sur des éléments de légende, les documents se construisent pas à pas pour expliquer des éléments-clés du cours).

 

– De quiz et résumés sonores :

• Des quiz sur les repères historiques et les notions à retenir.

• Des résumés sonores sur les éléments importants du cours.

 

– De compléments pédagogiques : livre du professeur...

 

Tout ce qu’il faut pour dynamiser un cours considéré à tort comme poussiéreux par bien des élèves et leurs parents !

 

Bernard DELCORD

 

Histoire 1re L/ES/S – Questions pour comprendre le XXe siècle, ouvrage collectif sous la direction de Marielle Chevallier et de Xavier Lapray, Paris, Éditions Hatier, collection « Histoire Lycée » avril 2015, 366 pp. en quadrichromie au format 19,7 x 28,5 cm sous couverture Integra en couleurs, 29 € (prix France).

Manuel numérique interactif standard pour l’élève disponible en ligne avec téléchargement et version tablette incluse au prix de 5 € (prix France).

Date de parution : 30/06/2015.

Manuel numérique interactif pour le professeur : sous condition d'achat d’au moins 25 manuels papier, pour 1 licence en ligne avec téléchargement et version tablette incluse (1 an : 29 € ; illimité : 69 € – prix France).

Date de parution : 15/07/2015.