06 11 14

David Foenkinos, Prix Renaudot 2014 : l'interview

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Il y a dix ans, je disais sur l'antenne de Nostalgie tout le bien que je pensais de ce roman miraculeux qu'est Le potentiel érotique de ma femme d'un certain David Foenkinos.

L'avenir a confirmé le bonheur que ce jeune auteur nous avait procuré avec des romans comme Qui se souvient de David Foenkinos ? et Nos séparations.

Puis vint la consécration publique avec La délicatesse et son million d'exemplaires vendus qu'il adapte lui-même, en compagnie de son frère, au cinéma. Le film avec Audrey Tautou et François Damiens atteint lui aussi la barre du million.

David Foenkinos est un habitué de l'antenne de Nostalgie (son passage lors de la sortie de son John Lennon fut mémorable) et on attend avec impatience de voir ce que Jean-Paul Rouve a fait de son roman Les souvenirs (avec Michel Blanc, Chantal Lauby et Annie Cordy), sortie en janvier 2015.

David Foenkinos était chez nous il y a quelques jours pour parler de Charlotte, un livre atypique qui va probablement redonner une certaine notoriété à une artiste peintre oubliée.

Ecoutez l'interview en cliquant sur ce lien

Brice Depasse

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28 12 13

Majeur - bouleversant - A lire à tout prix

téléchargement (1).jpgMea  culpa, Mea maxima culpa: il me faut l'avouer , je n'aurais sans doute pas lu Le quatrième mur, s'il n'avait obtenu le Prix Goncourt  des Lycéens .  

Ni Naissance (Yann Moix) du reste, qui remportait le Renaudot ; j'y aurais survécu...

Bouleversant, grandiose, beau,  sobre, majeur.. les mots me manquent pour qualifier ce chef d'œuvre d'humanité,  d'amitié, de plume, de guerre  et de paix. Un roman qu'il faut  lire à tout prix, Sorj Chalandon : MERCI!

Nœud de l'intrigue : un serment d'amitié. Tandis que Sam,  résistant grec, juif de Salonique se meurt d'un cancer,  Georges  (Sorj ?) ,le narrateur, promet à son ami de mener à terme le projet de sa  (fin de) vie : donner à Beyrouth, en guerre – nous sommes en 1982 –, une représentation d'Antigone de Jean Anouilh qui produira une troupe hétérogène, syncrétique, chrétienne, chiite, musulmane, palestinienne, druze ... en une parenthèse sublime et utopique, de paix. L'occasion pour le jeune idéaliste de confronter sa révolte soixante-huitarde, gauchiste, ses préjugés en matière de conflit israélo-palestinien, à la réalité fracassante et absurde de la guerre.

 "Alors, je lui ai raconté Anouilh. Je lui ai avoué Samuel. J'ai expliqué que mon ami avait eu l'idée de voler deux heures à la guerre, en prélevant un cœur dans chaque camp."

"Le quatrième mur, c'est ce qui empêche le comédien de baiser avec le public."   Rempart imaginaire  d'une scène qui sépare la fiction de la réalité, qui doit protéger les personnages du trac, du public, il lui arrive de s'effondrer sur les acteurs. La guerre le veut, qui l' érige parfois infranchissable, irrémédiable couperet entre les populations en paix et celles qui connaissent la guerre.  La découverte de la violence, des exactions sordides et atroces empêchera Georges de vivre normalement parmi les siens à son second retour du Liban.

 " Il ne manquait plus que moi pour faire nous"

Mise en scène, analyse actualisée d'une Antigone créée par Jean Anouilh au plus sombre de la Seconde Guerre mondiale , Le quatrième mur lui donne un souffle nouveau, puissant, époustouflant.

Le style est maîtrisé, soigné,  fluide, imagé, dense et percutant. Simplement grandiose.

Un chef d'œuvre, je l'affirme.

Apolline Elter

Le quatrième mur, Sorj Chalandon, roman, Ed. Grasset, septembre 2013, 332 pp, 19 €

 Billet de ferveur

AE :  Le théâtre est-il lieu de résistance ?   Albert Camus, Jean Anouilh… le voyaient comme un vecteur d’idéaux.

 Sorj Chalandon : Je ne sais s’il est un lieu de résistance. Aucune réplique théâtrale  n’obligera jamais un fusil à se taire. Mais  le théâtre est un autre moyen de raconter la vie et de rester en vie. Monter Antigone à Beyrouth, pour Georges et Sam, est un acte majeur :  Obliger chaque camp ennemi à offrir non un combattant à la guerre, mais un acteur à la paix. Que la pièce soit jouée ou non n’est pas au cœur de cette tragédie. L’essentiel est que des hommes de bonne volonté aient tenté de le faire

AE : Avez-vous connu, rencontré Jean Anouih ?

Sorj Chalandon : Son travail, oui. L’homme, non. Dans ce livre, il offre à Georges une lettre de recommandation pour jouer son Antigone à Beyrouth. Ce fait est de pure fiction. Mais la fille de l’écrivain, très émue par ce texte, m’a dit qu’un tel geste aurait pu être celui de son père.

AE : Le quatrième mur, c’est aussi celui que franchit Georges et qui rend son retour à la paix, parmi les siens,  impossible ?

Sorj Chalandon : Oui. Au-delà du mur invisible qui protège les acteurs des spectateurs au théâtre, j’ai envoyé Georges traverser le mur qui sépare le paix de la guerre, puis la vie de la mort. Georges est un emmuré. Je voulais qu’il ne revienne pas. Contrairement à lui, j’ai fait le chemin inverse, traversé le mur qui me ramenait à la vie et à la paix. Mais ici, il n’y avait plus de place pour deux. 

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01 12 12

Prix Renaudot

Béni soit Jean-Marie G. Le Clezio, qui de sa hotte providentielle, sortit ce joyau de lecture, consacré illico Prix Renaudot. La petite histoire révèle que, surprise par l'attribution, Scholastique Mukasonga crut d'abord à un canular, avant que de sauter dans le premier train en direction de Paris..

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"La mère supérieure prit enfin la parole. Elle souhaita la bienvenue à toutes les élèves et particulièrement à celles qui entraient pour la première fois au lycée. Elle rappela que le lycée Notre-Dame-du-Nil était destiné à former l'élite féminine du pays, que celles qui avaient la chance d'être là, devant elle, devaient devenir des modèles pour toutes les femmes du Rwanda (...)"

Perché à quelque 2500 mètres d'altitude, en retrait altier de la capitale rwandaise et de ses tentations,  le pensionnat chrétien Notre-Dame-du -Nil accueille des jeunes Rwandaises issues de familles cossues. En ce début des années '70, un quota frappe déjà d'ostracisme la minorité tutsi, limitant à 10 % l'accès des jeunes filles à l'internat. Ce ne sera hélas, que le début des humiliations et sévices qu'elles subiront, rappelant à plus d'un triste égard, les prémices d'un autres génocide historique.

" Eh bien moi, je vous le dis, les Tutsi, c'est comme les Juifs, il y a même des missionnaires, comme le vieux père Pintard, qui disent que ce sont vraiment des Juifs, que c'est dans la Bible." 

 La subtilité et la force du roman de Scholastique Mukasonga est qu'elle distille, à travers le quotidien naïf,  pétri d'idées reçues et attachant, de collégiennes et un récit percutant, parfois cruel et dérangeant mais aussi empreint de fraîcheur, d'humour, de couleur locale et de traditions ancestrales, les éléments qui rendront , vingt ans plus tard, le massacre, inéluctable.  Survivante d'une famille tutsi décimée, l'écrivain lui  rend un hommage digne, bienveillant,  marquant...aristocratique.

Une lecture majeure de l'année

 Apolline Elter 

Notre-Dame du Nil, Scholastique Mukasonga, roman, Ed. Gallimard, février 2012, 228 pp, 17,9 €

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17 11 12

Prix femina du roman étranger

url.pngPrêtant sa plume à un collectif imaginaire de femmes,  la romancière américaine d'origine nippone,  évoque l'immigration, au début du vingtième siècle, de Japonaises promises à des compatriotes installés en Californie.

" Sur le bateau nous avions emporté dans nos malles tout ce dont nous aurions besoin dans notre nouvelle vie: un kimono de soie blanche pour notre nuit de noces, d'autres en coton coloré pour tous les jours, de plus discrets pour quand nous serions vieilles, et puis des pinceaux à calligraphie, d'épais bâtons d'encre noire, de fines feuilles de papier de riz afin d'écrire de longues lettres à notre famille, (...)la poupée avec laquelle nous dormions depuis que nous avions cinq ans, (...) le miroir d'argent donné par notre mère, dont les dernières paroles résonnaient encore à notre oreille. Tu verras: les femmes sont faibles, mais les mères sont fortes."

La candeur, la naïveté des attentes et des questions qui tarabustent les jeunes femmes cèdera la place à la réalité parfois brutale et dure de leur nouvelle vie et des compagnons imposés.

"Nous voilà en Amérique, nous dirions-nous, il n'y a pas à s'inquiéter. Et nous aurions tort."

Réduites à un labeur de champs, de bonnes et même de prostitution, la plupart de ces femmes se résigneront avec une abnégation ethnique à cet esclavage implicite. La guerre viendra qui mettra la communauté au ban de la société et  parquera  les hommes dans la "sécurité"  de camps d'internement.

C'est sur cette note de silence que s'achève ce singulier - et poignant - récit d'un destin pluriel.

AE

Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka, trad. de l'américain par Carine Chichereau, Ed. Phébus, 144 pp, 15 €

 

15 11 12

La parole aux Congolais

url.jpgDoté du Médicis du l'essai - une récompense justifiée - l'ouvrage, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (un label) trace de façon minutieuse, honnête et abordable,  le destin complexe  et souvent violent de notre ancienne colonie africaine.

"Quand j'ai envisagé il y a six ans d'écrire, pour le cinquantième anniversaire de l'indépendance du Congo, un livre sur l'histoire mouvementée du pays, non seulement à l'époque postcoloniale, mais aussi pendant la période coloniale et une partie de l'ère précoloniale, j'ai décidé que cela n'aurait de sens que si je pouvais donner la parole à autant de voix congolaises que possible."

Le propos est campé. Archéologue de formation, fils d'expatrié post-colonial,  David Van Reybrouck attache "une grande valeur aux informations non textuelles" , intégrant d'innombrables entretiens, sur place -avec des "témoins ordinaires "-  et la consultation de milliers  documents,  dans la perpective d'une histoire globale.

"La nouvelle de la traversée de Stanley fit en Europe l'effet d'une bombe. Le roi Léopold [II] comprit aussitôt que Stanley était l'homme qu'il lui fallait pour réaliser ses ambitions coloniales."

Focalisé sur un siècle et demi d'Histoire congolaise - en gros la période de 1870 à 2010 - l'essai autopsie celle-ci sous forme de  tranches, éclairées chacune d'une tonalité particulière. Dénué de tabous, exempt de concessions, il assied, de la sorte, les dirigeants  et missionnaires de tous bords, au banc d'un tribunal historique sobre et précis.

Le propos, de 600 pages, est assorti d'un index, utile et d'une justification des sources.

Un travail édifiant; une lecture qui ne l'est pas moins.

AE

Congo, une histoire, David Van Reybrouck, essai, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin, Actes Sud, sept.2012, 712 pp, 28 €

14 11 12

Yersinia pestis

 

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Comme nous tous, Yersin cherche le bonheur.

 

Sauf que lui, il le trouve.

Deuxième volet de notre survol des (grands) prix littéraires, nous nous penchons sur le roman à large portée historique de Patrick Deville, attributaire, notamment, du Prix Femina 2012 (proclamé, le lundi 5 novembre)

 " A la mort de Pasteur, la petite bande des apôtres laïcs essaime sur tous les continents et ouvre des Instituts, répand la science et la raison. Ils ne cessent de s'envoyer des courriers d'un bout à l'autre du monde au hasard des navires en partance. Des lettres écrites d'un jet à la plume, dans la langue positiviste de la Troisième République à la syntaxe impeccable. S'ils ne sont pas tous des Michelet au moins des Quinet. Des scientifiques lettrés qui savent qu'amour, délice et orgue sont féminins au pluriel"

Jeune prodige du cercle de Louis Pasteur, le Suisse Alexandre Yersin découvre en 1894  le bacille de la peste - yersinia pestis - et par la suite, le vaccin pour s'en prémunir.  Mais il est un électron libre, qui refuse de se fixer en France ou dans un quelconque institut, lui qui ne rêve que de voyages et d'explorations. C'est ainsi qu'il découvre Nha Trang, bourgade d'Indochine dont il fera son paradis terrestre.

" Dans n'importe quelle entreprise on l'accuserait d'inconstance. Il a derrière lui ses travaux sur la tuberculose et la diphtérie. Il est un savant adoubé par Pasteur, un excellent médecin de bord. Yersin a déjà gagné qu'on ne vienne pas trop l'emmerder."

Documenté aux sources de la correspondance que Yersin entretenait avec sa mère, Fanny  et sa soeur, Emilie et des archives de l'Institut Pasteur, le récit de Patrick Deville sort de l'ombre un être qui a soigné davantage de patients que sa mémoire...Il brosse sa vie à rebours, au départ de son dernier vol, en mai 40 qui lui fait quitter définitivement la France. L'emploi de l'indicatif présent imprime au récit une tonicité appréciable.

Roman remarqué de la rentrée littéraire - il était en lice pour plusieurs des grands prix -  mise en perspective des événements sur le ligne du temps, Peste & Choléra revêt, entre autres qualités, un réél intérêt historique.

AE

Peste & Choléra, Patrick Deville, roman, Ed. Seuil, août 2012, 225 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Prix littéraires | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 11 12

Qui a tué Nola Kellergan?

9782877068161.jpgSorte de roman-gigogne, de mise en perspective abyssale (pensez aux boîtes vache-qui-rit, qui présentent une vache qui rit, arborant à son oreille une boîte vache-qui-rit laquelle arbore une boîte vache-qui-rit, et se décline ainsi en  une suite infinie...) , le roman du jeune auteur genevois déroule le long  fil d'écriture d'un jeune romancier à succès - Marcus Goldman - en proie à une abyssale panne d'écriture...

Il s'en va retrouver Harry Quebert, son professeur d'Université, ami et maître à penser, qui lui inculque, en exergue de 31 chapitres numérotés à rebours, les précepts de l'écriture vraie.

 " Au fond, Harry, comment devient-on écrivain?

- En ne renonçant jamais"

" Les mots sont à tout le monde, jusqu'à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un vrai écrivain."

La quête se double d'un drame, trame d'un thriller ficelé de multiples rebondissements: Harry Quebert est tout bonnement soupçonné d'avoir tué, trente-trois ans auparavant, Nola Kellergan, une jeune fille de quinze ans, dont il était éperdument amoureux.

Pris au jeu d'une enquête et de retournements de situations habilement rythmés, Marcus Goldman entreprend de disculper son mentor, recouvrant de la sorte la fièvre d'écriture dont il avait été privé.

"Le danger des livres, mon cher Marcus, c'est que parfois vous pouvez en perdre le contrôle.  Publier, cela signifie que ce que vous avez écrit si solitairement vous échappe soudain des mains et s'en va disparaître dans l'espace public"

Affrontant les écueils d'une telle entreprise et de nombreux détracteurs,  le narrateur saisit le lecteur aux rets d'un imbroglio à traction capillaire légèrement excessive...Mais comment en vouloir à l'écrivain qui vous tient en haleine quelque 670 pages durant....

"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé"

Ne boudons dès lors pas le plaisir d'une lecture plaisante même s'il ne répond pas d'emblée à notre conception des palmes académiques.

 La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker, roman, Editions des Fallois / L'Age d'Homme, août 2012, 670 pp, 23 €

 

22 08 12

Un regard désarmant sur la vie !

 

Paul.jpgLa notation au verso du recueil de nouvelles de Florence Paul est juste : Nous sommes invités dans « En vie de bonne heure » (ou Envie de bonheur) à partager le regard désarmant de l'auteure. Ce petit livre a déjà quelques mois d'existence, faite d'amitié, de rencontres et même du « prix ex-libris » accordé par les bibliothèques du Brabant Wallon, mais je vous le conseille vivement si vous aimez la belle écriture, simple, naturelle, avec les mots qui conviennent. Si vous aimez les courtes histoires aux retournements ou aux coups de théâtre inattendus ! Si vous aimez notre vie quotidienne, souvent, mais avec ce zeste d'imaginaire propre à notre culture aussi ! Cette Nivelloise peut attiser avec talent notre curiosité d'une nouvelle à l'autre. Mais d'entrée de jeu dans la première nouvelle « Réception au château », elle se joue de nous et nous en sourions, confiants dans la suite des récits ! J'aime qu'elle soit divers personnages, comme cette personne de 88 ans dans « Le ruffian du cimetière » ! « Un âge où l'on parle à soi-même (...) la dernière personne qui peut vous comprendre et même peut-être vous aimer »... superbe ! Ce « ruffian », terme littéraire un peu sorti du langage courant et qui désigne un grand voyou, utilise des sms et écoute de la musique avec des oreillettes sur le banc public ! Les descriptions de la nature dans « Le jardin d'Helena » sont magnifiques ! Belle aussi la description des mineurs dans « la dernière chaise », de ces chaises qu'au bon temps, on remet sur le trottoir devant la maison pour bavarder avec les voisins et les passants ! Et puis nous avons onze ans avec Célestine, et nous avons du chagrin avec elle, car les parents... C'est un peu la suite dans la nouvelle suivante avec « Le psy ». J'ai un faible pour « Chute » qui décrit si bien le point de vue de la personne qui tombe en VTT, comme au ralenti. Et enfin, ce bijou de conclusion : « La petite dernière », dont je vous laisse la surprise. Florence Paul a un style, un ton, une écriture et surtout une talentueuse manière de nous faire partager son texte, ce qui est le propre des vrai(e)s écrivain(e)s !

 

Jacques MERCIER

 

« En vie de bonne heure », nouvelles, Florence Paul, EME Editions (www.intercommunications.be), 80 pp. 15/21,5 cm, couverture et illustrations : Maryse Cheron, 9 euros.(6 euros en version Pdf)

06 06 12

Prix littéraire Prince Alexandre de Belgique

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 Passionné de lectures -  à connotation historique ou scientifique principalement-   S.A.R. le Prince Alexandre de Belgique nous a quittés, il y aura bientôt 3 ans.

Pour rendre hommage à sa mémoire, son épouse, S.A. R la Princesse Léa de Belgique organise, cette année, via le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique,  la première édition d'un prix littéraire, qui récompensera deux essais historiques ou philosophiques (un en français, un en néerlandais) favorisant la connaissance de l'Histoire et du patrimoine de notre pays.

Les modalités pratiques d'organisation du prix sont confiés au Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles (  www.mlmb.be ) et à la maison d'édition Avant-Propos (www.avantpropos.eu) . Le jury est composé d'un comité de lecture  assez prestigieux, dans lequel siègent notamment  Jacques Brédael, Christian de Duve, Mark Eyskens, Hervé Gérard, Jean-Christophe Hubert, Gérard Lhéritier, Patrick Weber ....

En pratique, les candidats au prix devront être de nationalité belge et envoyer pour le 31 août au plus tard, à la maison d'édition Avant-Propos,  un texte inédit (doté d'un titre) de 200.000 à 250.000 caractères, espaces compris, susceptible d'être publié.

La proclamation du prix aura lieu, le 29 novembre, de chaque année, date anniversaire du décès de S.A.R Le Prince Alexandre de Belgique.

Outre la possibilité d'être publiés, les lauréats recevront 2.000 €.

Vous pourrez obtenir le règlement du concours ainsi que toute information pratique auprès de ses organisateurs, via les sites Internet précités (et celui du fonds d'entraide : www.fondsdentraidehulpfonds.be ) ou, pour les questions ponctuelles,  par messagerie électronique:

- François-Xavier Remion: fx@actionetcommunication.be

- Avant-Propos: info@avantpropos.eu

-  Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles: info@mlmb.be

A suivre, assurément,

Apolline Elter

 

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18 05 11

Double bonheur et Au nord du monde, Prix de l'Inaperçu

 

nord, monde, therouxPour sa quatrième édition, le Prix de l'Inaperçu, remis au petit café de l’Industrie à Paris a été décerné à Stéphane Frière pour Double bonheur (éditions Métaillié) et Marcel Théroux pour Au nord du monde (Plon).

 

Sont admis à concourir pour le Prix de l’Inaperçu ‑ en deux catégories (française et étrangère) – les livres : qui n’ont pas reçu plus de deux ou trois revues critiques ; dont les ventes n’ont pas dépassé le millier d’exemplaire (plus ou moins) ; et  qui l’auraient bien mérité, pourtant.

C'est chose faite pour ces deux livres qui passeront un peu moins inaperçu, pour autant que la presse fasse en sorte que ce prix ne passe pas inaperçu. A bon entendeur.

 

Brice Depasse

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