06 11 17

Podcast avec Olivier Guez, Prix Renaudot 2017

Olivier Guez, disparition, josef mengele, interview, podcastLe Prix Renaudot 2017 a été attribué à Olivier Guez pour son roman La disparistion de Josef Mengele.

Un livre qui n'avait pas échappé à Nicky Depasse qui a reçu l'auteur il y a quelques semaines dans sa quotidienne sur Radio Judaïca dont voici le podcast intégral.


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Olivier Guez, La disparition de Josef Mengele, Grasset, août 2017, 240 pages, 18€50.

Olivier Guez, Nicky Depasse

29 10 17

Un supermarché nommé désir ! (Magnifique !)

_dekoker.jpgDe cette charmante chroniqueuse, Charlotte Dekoker, que l'on peut entendre chez Walid sur la Première RTBF, je ne connaissais que « Bière qui roule n'amasse pas mousse », qui m'intéressait par l'exploration humoristique de quelques expressions. Cette fois, c'est dans la collection Opuscules d'Eric Lamiroy que je découvre la romancière et « Un supermarché nommé désir ». Une révélation !

Nous allons du supermarché du parking jusque dans les rayons ; et sur deux plans : mini, une séquence de l'enfance, maxi, un bribe de l'histoire d'aujourd'hui. On est emportés par ce suspens qui ne s'arrête qu'à la toute dernière ligne. Entre-temps, le sens de l'observation aigu, les détails qui expliquent et situent, tout nous appelle au coeur du double récit. C'est pleinement réussi !

Pour vous, je recopie quelques extraits :

Texte Maxi :

« C'est rassurant, un homme qui ne va pas trop vite. Je te dépasse pour que tu puisses me voir. Et pour imaginer que tu me regardes. L'instant s'étire. J'ai des fourmis dans la colonne vertébrale. »

Texte Mini :

« C'est magnifique. Encore plus beau que le jardin de papy. La brillance des poivrons m'épate. Ah, si les feux rouges avaient d'aussi belles couleurs, je suis certaine que tu t'y arrêterais plus souvent. »

Et toujours, ce qui caractérise déjà Charlotte Dekoker : une manière d'effronterie délicieuse...

« Tu as arrêté le chariot. J'ai été obligée de te regarder dans les yeux. Tu n'as rien dit. Tu t'es simplement offert à mon regard, avec ce sourire oblique, et c'est comme si tu avais mis ta main dans ma culotte ».

Ou ces deux notations superbes :

« Alcools. Probablement le seul rayon qui porte le nom d'un livre. »

Et enfin :

« -Mais pourquoi pas. Boire du gin tonic me donne l'impression d'être une écrivaine alcoolique.

-Une écrivaine, quoi. »

Décidément, la collection Opuscules nous apporte chaque semaine sa pépite de littérature.

 

Jacques MERCIER

 

« Un supermarché nommé désir », Charlotte Dekoker, Roman, Opuscules, Edition Eric Lamiroy, 10cmX14cm, 50 pp. 4 euros, www.Lamiroy.be

 

 

 

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10 10 17

Pérégrination amoureuse…

J'ai senti battre notre cœur.jpgAprès Les fées penchées (2014) et Le Vampire de Clichy (2015), deux romans publiés à Bruxelles par les Éditions Onlit, Véronique Janzyk revient sur le devant de la scène littéraire chez le même éditeur avec J'ai senti battre notre cœur, le court récit d’une relation sentimentale basée sur la marche, les livres et l’amour physique, une pure merveille de finesse, d’observation, de sensibilité et, surtout, de style pointilliste parfaitement maîtrisé dans de courts chapitres très subtils.
 
Qu’on en juge :
 
« Tu as le teint brun des paysans et des marins, des grands et petits voyageurs. Tu dors sur le dos, hiératique. Tu dors debout, comme un gisant prêt à te relever. Tes pommettes, ton nez, ton menton, ton cou se dessinent à contre-jour. Je ne te vois jamais de face quand tu dors.
 
Tu dors comme s'il allait falloir s'éveiller. La menace est toujours possible. Tu es toujours prêt à marcher.
 
Ou alors tu dors en me tournant le dos. Je vois ton dos. Je te vois devant moi. Là encore.
 
Tu crois défier le temps. Mais en marchant devant, tu permets à la distance de s'installer entre nous. Tu incarnes l'avance que tu as sur moi. »
 
Du Théo van Rysselberghe sur papier…
 
Bernard DELCORD
 
J'ai senti battre notre cœur par Véronique Janzyk, Bruxelles, Onlit-Éditions, octobre 2017, 103 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,2 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 12 €

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23 09 17

La vie en blanc

Sophie Fontanel, L'apparition, Robert LaffontSe teindre les cheveux pour tuer le gris, c’est out depuis que certaines influenceuses ont décidé de laisser les produits dans les rayons et mieux encore, d’afficher leur bonheur.

Sophie Fontanel, journaliste et auteure française, est devenue la figure de proue de cette nouvelle génération branchée gris et sel. Son nouveau roman, Une apparition, est un manifeste à la liberté de se montrer belle, telle quelle, à quarante, cinquante ans et plus.

Nicky Depasse

Ecoutez le podcast de notre interview qui a été diffusée sur Judaïca.


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L'autre partie de cet entretien est publiée dans le Elle du mois d'octobre sous le titre, L'Instagram way of life de Sophie Fontanel.

Une apparition, Sophie Fontanel, Robert Laffont, août 2017, 252 pages, env. 19 euros

Sophie Fontanel, Nicky Depasse, Nicolas Draps, Une apparitionPhoto : Nicolas Draps

 

 

19 09 17

Le talent d'Isabelle Wéry !

03_Fumer_des_Gitanes_HD_bord_noir.jpgLe talent d'Isabelle Wéry : celui de nous plonger efficacement et avec un tel bonheur dans l'histoire qu'elle nous raconte. C'est une voix qui nous berce, nous bouscule, nous charme et nous étonne. "Fumer des Gitanes" est le troisième numéro de la collection Opuscules, qui nous plaît dans sa diversité et sa régularité (sortie tous les vendredis), mais aussi par le format court et pourtant semblable à un roman. La quatrième de couverture est toujours une belle accroche, qui n'en dévoile pas trop, mais nous donne envie de poursuivre :

Imagine... Tu gardes le manoir de tes amis. Une baraque inouïe. Avec parc immense et piscine. C'est l'été flamboyant. Et ce soir, tu invites une femme, belle comme une italienne. Tu espères bien l'impressionner. Tu t'es ruiné en viande rouge maturée, en vins fous. Ce soir, tu le sens, tu emballes sec. Un paquet de Gitanes traîne dans le petit salon...

On y trouve de superbes pages sur la rencontre amoureuse, on s'en serait douté (lire ses textes pour le théâtre (La Mort du Cochon, Mademoiselle Ari Nue...) ou son second roman :  Marilyn Désossée (Editions Maelström) qui a été finaliste du Prix Victor Rossel et a reçu l'European Union Prize for Literature en 2013. 

J'adore aussi les détails vrais comme la mort de Simone Veil ou le passage de Julien Doré chez Ruquier. 

A savourer en attendant le métro, dans les encombrements ou dans son lit avant de s'endormir. Le plaisir est le même.

 

Jacques MERCIER

 

Fumer des gitanes, Isabelle Wéry, Edition Eric Lamiroy, collection Opsucules N°3, 36 pp, 10X14cm, Prix : 4€ ( + 1€ en envoi postal)www.lamiroy.net 

 

 

 

 

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13 09 17

L'intimité du romancier.

_janzyk.jpgUn homme tourmenté se réfugie dans la littérature. Avec Véronique Janzyk nous sommes dans son intimité. « J'ai senti battre notre cœur » est le titre évident de ce superbe roman. Rarement, on peut se glisser ainsi dans les rouages de l'âme humaine, de ses passions, de ses doutes. Véronique le fait dans un superbe style et par le biais étonnant, entre autres, de la marche. « La marche, c'est comme l'écriture, dis-tu. La respiration du marcheur, c'est sa musique et ses enjambées son style. » et « Ni dans la marche ni dans l'écriture il n'est possible de tricher. Personne ne peut marcher à la place d'un autre. Personne ne peut écrire le livre d'un autre. » et « Nous avons fait à deux ce qui d'habitude se fait seul : marcher, lire et écrire. »

Le style de l'écrivain, c'est la manière dont il tourne les phrases. Son ton, c'est son souffle.Déjà la rencontre est insolite et belle : « Je t'ai rencontré sous un ciel étoilé. Une reconstitution du ciel, dans un musée. »

Mais bien d'autres citations sont à pécher dans le livre. En voici quelques-unes :

« Écrire, c'est cadrer. Tu cadres la réalité. Une partie de la réalité devient ta réalité. »

« Les bleus d'enfance ne s'effacent pas. Il y a dedans assez d'encre pour écrire toute une vie. »

« Peut-être n'est-ce pas tant la géographie que le trajet qui rend aux êtres leur place. »

Il y a aussi un chien : « Parfois, il y a une voix pour la faire revenir. Ma voix comme une laisse. » Magnifique !

 

P.S : Le livre sort le 4 octobre. www.onlit.net 

 

Jacques MERCIER

 

J'ai senti battre notre cœur, roman, Véronique Janzyk, 112 pp, 12X19cm, Onlit Édition 2017, 12 euros.

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23 08 17

Frappe-toi le coeur !

couve ntohtomb.jpgAmélie Nothomb a le chic pour trouver le beau titre insolite. Cette fois, il s'agit de la phrase d'Alfred de Musset : « Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie ». Comme depuis le tout premier ouvrage de l'écrivaine, j'ai adoré !

Dès le début, après quelques lignes, cette incroyable attirance dans l'histoire, le livre, les phrases. On est hyptonisés par le récit, la curiosité titillée.Vous trouverez des analyses fouillées du futur nouveau succès un peu partout, je vous distille donc ici quelques phrases qui m'ont frappé.

Vous le savez, Amélie a toujours adoré la recherche de prénoms incroyables pour ses personnages. Alors, cette fois, elle prend le contrepied pour nous surprendre :

« Marie aimait son prénom. Moins banal qu'on ne le croyait, il la comblait. Quand elle disait qu'elle s'appelait Marie, cela produisait son effet. « Marie », répétait-on, charmé. »

Et puis ceci, toujours à propos des noms :

« C'est mon vrai nom. Mes parents s'appellent Monsieur et Madame Deux. Et comme ils ne manquent pas d'humour, ils m'ont baptisée Elisabeth. » 

Quelques courts moments :

« Quel plaisir d'être cent fois respirée, mille fois convoitée, jamais butinée ! »

« Elle était si heureuse qu'elle se croyait amoureuse. »

« Tous les enfants prient sans forcément savoir à qui s'adresser. »

« Je ne suis pas cultivée, vous savez. Mais j'ai toujours aimé lire. »

« Elle travailla tellement que le temps ne contenait plus de pulpe. »

« Chaque jour était le trognon d'un jour et ce n'était pas elle qui en croquait la chair. »

Le talent d'Amélie est aussi d'allier la belle écriture au monde actuel, comme dans ce passage :

« A l'âge où les filles trouvent trop cool d'arriver en classe avec un jean troué et une chemise de bûcheron, elle portait les tenues strictes des danseuses classiques à la ville.

-Tu es limite chiante, lui dit Karine qui se considérait comme son amie la plus lucide.

-Pourquoi limite ? Fut l'éclairante réponse de Diane. »

C'est aussi un récit d'amour et d'amitié, qui m'a parfois fait songer au trouble que j'avais ressenti, adolescent, à la lecture du « Rempart des béguines » d'une autre Belge, Françoise Mallet-Joris.

 

Jacques MERCIER

 

« Frappe-toi le coeur », Amélie Nothomb, Albin Michel, 180 pp, 20X1,8X13,5 cm, 16,90 euros, parution Parution le 24 août 2017

05 08 17

« J'ai dit bizarre… Comme c'est bizarre ! » (Jacques Prévert, dialogue dans Drôle de drame)

Hôtel meublé.jpgGérald Bertot alias Thomas Owen est né le 22 juillet 1910 à Louvain et il est mort le 2 mars 2002 à Bruxelles.
 
Ses études de droit terminées en 1933, il est engagé dans une meunerie, le Moulin des Trois Fontaines à Vilvorde, dont il sera le directeur pendant quarante-trois ans. Il sera également président général des Meuneries belges, puis du Groupement des Associations meunières de la CEE.
 
Parallèlement, attiré par le surréalisme, il devient critique d'art pour La Libre Belgique et L'Écho sous le pseudonyme de Stéphane Rey.
 
Mobilisé en 1939, il échappe à la déportation qui suit la capitulation de l’armée belge.
 
Sa rencontre avec Stanislas-André Steeman servira alors de déclencheur à sa carrière d'écrivain. L’auteur de L’assassin habite au 21 (1939) l'encourage à écrire des romans policiers, genre peu disponible à l'époque.
 
De 1941 à 1943, Thomas Owen publiera plusieurs nouvelles et romans policiers, caractérisés par « un humour assez féroce », qui attirèrent sur lui l'attention de la critique.
 
Il se tourna ensuite vers la littérature fantastique, en faisant paraître Les Chemins étranges en 1943. C'est de ce genre particulier, romans, contes et récits d'épouvante, que lui viendra la reconnaissance du grand public. Ses nouvelles fantastiques plongent le lecteur dans un univers en perpétuelle collision avec l'horreur et l'irrationnel (1).
 
Il est élu membre de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique en 1975, au fauteuil 28 dans lequel il succéda à Constant Burniaux (2) et qui est aujourd’hui celui de Jean-Baptiste Baronian.
 
C’est aussi en 1943 que Thomas Owen rédigea Hôtel meublé, un curieux polar qu’ont ressorti les Impressions nouvelles à Bruxelles, dans la fameuse collection « Espace Nord ».
 
En voici le pitch, fourni par l’éditeur :
 
« Un crime a été commis : Oswald Stricker, vieil expert et usurier, détenteur d’une fortune secrète, est retrouvé mort dans son appartement. L’inspecteur Maudru est chargé de cette curieuse affaire. Il sera très vite secondé par Madame Aurélia, détective amateur, qui va s’installer dans le logement du défunt pour mener l’enquête au plus près des locataires – aussi morbides que saugrenus, vivant dans la misère et prêts à tout pour s’enrichir. Un huis clos fantastico-macabre aux allures de Cluedo. »
 
Ajoutons que le titre lui-même relève de l’étrange, dans la mesure où l’intrigue de ce roman ironique se passe dans une maison qui n’est pas un hôtel meublé, mais qui pourrait l’être, non pas pour des raisons immobilières, mais parce que les personnages pour le moins pittoresques et inquiétants qui l’habitent semblent plus passagers que stables…
 
Un texte tout ce qu’il y a de décapant !
 
Bernard DELCORD
 
Hôtel meublé par Thomas Owen, postface de Rossano Rosi, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, collection « Espace Nord », novembre 2016, 237 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,00 €

(1) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Owen
 
(2) 1892-1975, à qui l’on doit un intéressant Crânes tondus (1930).

30 07 17

Sur le lieu d’amitié…

Un si petit territoire .jpgEntre 1816 et 1919, le territoire hautement stratégique de la petite commune wallonne de Moresnet (aujourd’hui dans l’entité de Plombières, en province de Liège), par la volonté des vainqueurs de NapoléonIer à Waterloo en 1815, fut un territoire neutre et indépendant de 3,44 km2 et de 250 habitants environ, dont la langue officielle était l’espéranto.
 
On y exploitait alors la mine de zinc de la Vieille Montagne (épuisée en 1885), la plus riche d’Europe, dont on a extrait plus de deux millions de tonnes en cinq siècles, et les Pays-Bas en disputaient la souveraineté à l’Allemagne. Celle-ci annexa le territoire en 1915 et le traité de Versailles établit en 1919 la souveraineté belge sur le Moresnet Neutre ainsi que sur le village allemand voisin de Neu-Moresnet. À nouveau confisquée par l’Allemagne en 1940, la commune fut définitivement restituée à la Belgique en 1944.
 
Sans toutefois battre monnaie, le Moresnet Neutre, qui avait pris le nom espérantiste d’Amikejo (« lieu d’amitié »), arborait son propre drapeau, avait son propre gouvernement, ses services postaux et même son hymne national, l’Amikejo Marsch. Il y a donc 98 ans que l’espéranto n’est plus la langue officielle du seul pays pour qui il le fut jamais (1).
 
C’est dans cet étrange pays au confluent des frontières actuelles de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique que l’écrivain et diplomate français Marc Bressant (2) situe l’action de son roman-fleuve Un si petit territoire (publié à Paris par Bernard de Fallois), une saga passionnante qui s'étend sur tout un siècle pour s'achever avec l'entrée des troupes allemandes dans le Moresnet Neutre le 8 août 1914.
 
Car, écrit l'auteur, « les deux jeunes aides de camp, l'un néerlandais, l'autre prussien, à qui leurs souverains avaient confié mission de "régler au plus vite le problème de Moresnet", ne se doutaient évidemment pas qu'en créant au cœur de l'Europe un pays sans armée ni police ni justice, ils ouvraient la porte à de bien singulières aventures… »
 
Bernard DELCORD
 
Un si petit territoire par Marc Bressant, Paris, Éditions de Fallois, avril 2017, 414 pp. en noir et blanc au format 15,6 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)
 
(1) Cf. Neutral-Moresnet-neutre – Échos d’une curiosité européenne par Leo Wintgens, Aachen, Helios Verlag & Montzen, Centre de recherches linguistiques Obelit, collection « Documents d’Histoire », novembre 2010, 304 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 30,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 39,90 €.
 
(2) Dont l’ouvrage La Dernière Conférence a été récompensé par le grand prix du roman de l'Académie française en 2008.

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28 07 17

En voiture, Simone !

La clé sous la porte.jpgParu d’abord chez Joëlle Losfeld en 2015, La clef sous la porte de Pascale Gautier (1) – dont le roman précédent, Les Vieilles (Joëlle Losfeld, 2010, Prix Renaudot poche 2012) avait connu un immense succès – ressort en format de poche chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio ».
 
En voici le pitch :
 
« Ils sont solitaires, dociles, désabusés. Ils sont enseignant, retraité, cadre, employée. Tous sont ligotés à leur petite vie, à leur faux confort. Auguste, comme chaque fois qu'il retrouve ses parents, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. José, retraité endurci, vit devant la télé, allumée 24 heures sur 24. Ferdinand subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques. Agnès, toujours amoureuse d'hommes mariés, est harcelée par ses trois frères qui lui demandent de venir au chevet de leur mère qui est en train de mourir pour la cinquième fois...
 
Jusqu'au jour où, grains de folie aidant, ces quatre contre-héros vont rompre les amarres. Parents, métier, épouse, raison : tout finit par voler en éclats… »
 
Caustique à souhait, cette exploration des vies ordinaires en crise et des travers de notre société est aussi une ode à la liberté…
 
Bernard DELCORD
 
La clef sous la porte par Pascale Gautier, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio », avril 2017, 224 pp. en noir et blanc au format 10,7 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 6,60 € (prix France)
 

(1) Qui est par ailleurs directrice littéraire du domaine français aux Éditions Buchet-Chastel. La clef sous la porte est son onzième roman.

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