28 03 13

Bernard Werber au Café de Flore

Bernard, Werber, troisième, humanitéEn novembre dernier, Bernard Werber était au micro de Nicky Depasse à l'occasion de la sortie du premier voulme d'une nouvelle trilogie, nouvelle aventure humaine, Troisième humanité.


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Café de Flore, le lundi et le jeudi à 13 heures, sur Radio Judaïca.

 

18 03 12

Mystérieuse "Claire de lune" !

Claire de lune.jpgComment ne pas être heureux de l'arrivée d'une nouvelle écrivaine dans cette façon d'écrire qui est tellement proche de nous, de notre patrimoine : l'imaginaire ! Valérie Narval aurait eu sa place dans la défunte et regrettée collection "les Maîtres de l'Imaginaire" aux côtés de Dartevelle, Owen, Muno ou Ray ! Nous sommes un pays d'écrivains marginaux aussi, dans la BD, dans la poésie, dans le fantastique (N'est-ce pas, Christophe Corthouts ?)... Quel plaisir de suivre l'histoire de Clara et d'Alex, une histoire d'aujourd'hui, où l'on "chatte" aussi ! "L'amour s'insinue, fait mal, d'un mal dont Alex ne peut bientôt plus de passer !". Ce roman fantastique est aussi tourné vers la jeunesse, car ce texte les concerne. Et l'auteur, dans la vie comme dans son livre, est une excellente communicatrice. J'aime quand soudain on avance en zone brumeuse : "... J'ai reçu ce pendentif de ma mère, il n'y pas si longtemps que ça. Il est dans la famille depuis plusieurs générations. Même s'il n'est pas très beau, il revêt à mes yeux, une grande valeur sentimentale. Il paraît que son apparence varie en fonction de celui ou de celle qui le porte..." J'adore ces phrases-là qui ouvre soudain l'imaginaire, tous les possibles... Les mots, les situations jouent de l'imagination et chez nous, habitués durant longtemps à rêver ce que nous n'avons pas, c'est comme si nous retrouvions de très anciennes racines encore plantées dans notre cerveau ! Bienvenue Valérie Narval !

Jacques MERCIER

"Claire de lune", roman, par Valérie Narval, éditions Dricot. 2012, 382 pages, couverture malikartgraphik, 23 euros.

12 11 11

Une vision décalée du futur...

jpg_narconews.jpgAvec "Narconews", son nouveau recueil de nouvelles, Alain Dartevelle nous emmène dans une série de textes fictionnels. Composé de neuf récits décalés se déroulant principalement dans la "Bruocsella" de l'Etat Belgica, ce recueil est très branché sur l'actualité et la situation politique actuelle. L'auteur nous offre certes une vision très pessimiste du futur.

Même s'il n'y a pas de narration à rebondissement, les différents récits mettent en scène un monde imaginaire, une série d'instantanés ironiques, amusants parfois violents. Une narration assez atypique qui mélange le présent et le futur, une histoire entre les deux, à la fois incroyable et pourtant très crédible.

 

Un extrait du cinquième récit intitulé: "Les Beaux restes". Dans celui-ci, on se retrouve à "Bruocsella" à travers les yeux d'un cadre supérieur qui rejoint la capitale par une autoroute dédoublée pour faire place à la circulation privatisée d'un côté et nationale de l'autre.

"Un peu par routine et surtout par aveuglement, incapable qu'il était de réaliser l'ampleur de la déglingue dans laquelle se trouvait le pays, Raymond Van den Branden avait cru bon de prendre l'E40 pour relier Ludwige-sa base logistique du moment- à Bruocsella où l'attendait une réunion de travail déterminante..."


Narconews et autres mauvaises nouvelles du monde, Alain Dartevelle, Ed. Murmure des soirs, Septembre 2011, 87pp, 14€

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Nouvelles, Science-Fiction | Commentaires (0) |  Facebook | |

20 12 08

Le Haut-lieu et autres espaces inhabitables

decorationIl s’agit de six nouvelles qui s’étalent sur 15 ans de l’écriture de Lehman, retouchés pour cette reparution, et qui tous confrontent le lecteur à des mystères qui ne seront pas expliqués, à l’exception du récit éponyme. Le Haut-lieu a été publié en 1995 dans la collection « Frayeur » aux Éditions Fleuve Noir et c’est un assez classique récit fantastico-psychologique, dans lequel un appartement se « calcifie » autour du héros comme une conséquence de ses actes... Le gouffre aux chimères provient de l’anthologie de Richard Comballot et Johan Héliot intitulée
La machine à remonter les rêves
, parue chez Mnémos en 2005. Ce texte raconte comment un service secret créé dans ce but récupère des livres traitant d’apparitions miraculeuses.
La Chasse aux ombres molles
, initialement publiée en 1991 par L’Autre Journal, présente une société qui ne crée rien, mais qui surveille ses collaborateurs de peur qu’ils ne s’en aperçoivent. Superscience, parue en 2006 dans Bifrost, imagine un monde qui vit au cœur des écrits d’auteurs français, américains et allemands d’avant 1941, et où les habitants essaient de réaliser les villes imaginées dans des livres retrouvés, comme Métropolis ou Gotham City. Origami, publié en 2006 dans Ciel et espace, décrit la réaction de divers personnages à la découverte d’une « nouvelle réalité » qui signifierait que l’univers réel se réduit à notre système solaire. La Régulation de Richard Mars, écrite en 1999 (non publiée antérieurement ?) montre un personnage transporté dans un autre monde pour veiller à l’évolution d’une espèce de rats.
Dans chacun de ces récits, le non-dit l’emporte fortement sur l'explicite, et les questions posées par l’histoire restent ouvertes à l’interprétation du lecteur. Des nouvelles qui mettent en appétit pour lire d’autres textes de Serge Lehman...
Georges Bormand

Le Haut-lieu et autres espaces inhabitables par Serge Lehman, couverture de Daylon, Paris, Denoël, 2008, collection « Lunes d’encre », 238 pp., 18 €

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20 12 08

Orages mécaniques

decorationCe volume regroupe trois romans de Pierre Pelot datant des années 80 : Kid Jésus, paru chez J’ai lu, Le Sourire des crabes et Mais si les papillons trichent, édités au Fleuve Noir. Ils sont suivis d’une postface de Claude Ecken qui explique ce que les romans auraient pu donner s’ils ne présentaient pas tous trois, faute d’avoir été corrigés, l’aspect de travaux inachevés ou tronqués de parties utiles par un éditeur qui formate ses livres.
Les histoires :
1. Sur une terre post-apocalyptique, qui se souvient que les plus riches sont partis vers des colonies stellaires (mais n’est-ce pas une légende ?) avant que la guerre ne détruise presque entièrement le monde ? Un gouvernement mondial organise, à la sueur des pauvres, la reconquête progressive des territoires dévastés. Un mineur, jouant sur les revendications et les légendes, tente d’unir les « nouveaux Damnés de la Terre », mais il sera broyé par le système.
2. Dans un monde contraint par des lois rigides, un frère et une soeur s’aiment d’un amour incestueux, que les psychiatres vont classer comme schizophrène. La révolte destructrice qui les anime est-elle réelle, ou n’est-elle qu’un rêve de malade ?
3. Dans un monde fasciste, la folie s’étend, et les policiers traquent les malades mentaux. Le héros se retrouve dans un autre monde où il va multiplier les destructions. Mais cette histoire n’est-elle pas le rêve d’un Créateur qui essaye de tricher dans un jeu de Création ?
Trois visions dures, violentes, de formes différentes, du ‘no future’ sans illusion. Intéressantes à découvrir quand, comme moi, on les a ratées à la parution, ou quand on désire avoir une idée de ce qu’était la SF de l’après SF politique. Un volume qui, compte tenu de l’aspect incomplet ou tronqué des trois romans, présente surtout un intérêt documentaire. La postface de Claude Ecken explique parfaitement comment ils s’intègrent dans l’œuvre de Pelot, et dans cette période de la SF française.
Georges Bormand

Orages Mécaniques par Pierre Pelot, couverture de Marc Simonetti, Paris, Éditions Bragelonne, 2008, collection « Les Trésors de la SF », 498 pp., 25 €

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20 12 08

Crépuscule d'acier

decorationMartin Springfield est un ingénieur civil qui embarque sur le vaisseau de guerre dernier cri de la Nouvelle République pour assurer la programmation temporelle. Le voyage à venir s’annonce délicat car la guerre est déclarée contre le Festival. Venu d’un univers inconnu, se comportant de façon totalement irrationnelle, celui-ci cherche de l’information, toujours et partout.
Pour sauver sa planète, la Nouvelle République décide une manœuvre désespérée : remonter le temps pour détruire l’ennemi avant son arrivée.
Mais la situation globale est complexe : une révolution prolétarienne a éclaté sur la planète, une envoyée de l’ONU espionne pour son compte et, surtout, la menace de l’Eschaton plane. C'est une entité inconnue qui détruit toute civilisation essayant de modifier le cours du temps. Martin, ballotté par les événements, lutte pour sa survie. Mais lui aussi a ses petits secrets.
Charles Stross a un style bien à lui, parsemant son récit de remarques humoristiques et de situations improbables. Parfaitement maîtrisée, l’écriture de l’auteur est plaisante et divertissante, tandis que le récit demeure cohérent et structuré. L’auteur développe des théories scientifiques bien à lui sur la complexité du temps, mais il en tire des paradoxes savoureux.
La multitude d’éléments étranges peut dérouter le lecteur, qui ne sera pas aidé par la présentation confuse retenue par l’éditeur. Mais ce ne sont que des défauts mineurs car avec ses héros charismatiques, ses rebondissements et ses mystères, Crépuscule d’acier réunit tous les ingrédients d’un très bon roman, ce qui s’est traduit en 2006 par une présence en finale pour l’obtention du prix Hugo.
Chris de Savoie

Crépuscule d’acier par Charles Stross, traduction de Xavier Spinat, Paris, Éditions Le Livre de Poche, 2008, 535 pages, 7,50 €

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19 10 08

Les visions de Linda Nagata

NAGATACette jeune auteure américaine d’origine japonaise a sorti, avec grand succès, ses premiers romans en 1996, rencontrant de suite obtenu une notoriété (méritée) des deux côtés du Pacifique avec, par exemple, le prix Locus du meilleur premier roman pour The Borg experiment. Elle a aussi obtenu le Nebula de la meilleure novelette en 2000 avec son court roman Godesses (téléchargeable gratuitement en anglais sur son site). Il aura fallu un peu plus de dix ans avant qu’un éditeur français finisse par traduire un de ses romans, Limit of vision (en français Aux marges de la vision) qui lui, date de 2003. Espérons que ce ne soit pas le dernier.
Aux limites du cyberpunk, mais pas vraiment punks, les romans que j’ai lus se déroulent dans un avenir assez proche portant les conséquences de nouvelles découvertes dans les champs de la biologie et de l’informatique ou à l’interface entre ces deux sciences.
Lire la suite de la chronique
et Lire l'interview de Linda Nagata
Georges Bormand

Aux marges de la vision, Linda Nagata, Bragelonne, 2008, 398p., 20€ env.

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04 10 08

Ce sera hier

Wolfgang JeschkeLe futur proche que nous dépeint Le Jeu de Cuse (l’action débute en l’an de grâce 2052) n’est pas exactement reluisant. Suite à un accident nucléaire survenu à la frontière franco-allemande, le centre du continent se retrouve transformé en un « no-man’s land » durablement contaminé par la radioactivité, vidé de ses habitants. L’Union Européenne s’est pour sa part écroulée du fait de la résurgence de poussées nationalistes multiples. La pression migratoire venue du sud s’intensifie chaque année, provoquant l’érection d’une véritable barrière visant à séparer les riches privilégiés des masses issues du Tiers-Monde, avides d’une existence digne de ce nom. La violence s’est, quant à elle, généralisée et le racisme est devenu omniprésent.
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Franck Boulègue

Le Jeu de Cuse,Wolfgang Jeschke ,traduit de l’allemand par Christina Stange-Fayos, 634 p., L’Atalante

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25 05 08

Un enfant en 2054

EXPERON CRUCIANIAnnabel est une magnifique femme que l’approche de la quarantaine rend fébrile. Incapable de réussir son diplôme d’Aptitude Auprès des Enfants (AAE), elle craint de ne jamais pouvoir devenir mère. Obnubilée par son désir de maternité, elle décide de tout tenter pour contourner la loi sur le contrôle des naissances, quitte à payer un prix démesuré et à mettre en danger son mariage.
Son mari, Andy, est un chercheur surdoué qui a inventé les fulguimas, programmes permettant l’assimilation d’un livre en quelques minutes. Lorsqu’il reçoit Ange en consultation, Andy découvre que le cerveau de l’enfant a muté et qu’il ne perçoit que par images. Andy n’a dès lors qu’un objectif : relancer le projet Expéron, qui lui permettra de soigner le petit garçon. Le savant cherche en effet le moyen de transférer des ressentis d’une personne à une autre via la greffe d’une mansheet, ou morceau d’expérience. L’apprenti sorcier est pourtant loin d’être au bout de ses surprises avec Ange.
Hélène Cruciani signe avec Expéron un superbe premier roman. Sa France de 2054 n’est pas sillonnée de vaisseaux spatiaux mais l’on apprend incidemment que des catastrophes nucléaires ont eu lieu, que virus et cancers foudroyants se sont multipliés, que les ressources sont limitées et que les règlements rythment la vie des habitants. Dans cet univers morbide, l’auteur développe l’histoire d’un couple terriblement humain, aux actes dictés par des passions extrêmes. La personnalité des héros est fouillée et aucun des personnages rencontrés ne présente une psychologie monobloc. Souffrances, espoirs, chacun d’eux illustre un cas unique d’adaptation ou de rejet à son univers.
On pourrait reprocher au récit son manque d’action mais le propos d’Hélène Cruciani n’est pas là. A travers l’histoire prenante de ce couple, une société liberticide convaincante et si proche de la nôtre émerge. L’écriture sans excès de l’auteur est efficace et offre 244 pages de plaisir, malgré un thème difficile et douloureux.
Chris de Savoie

Expéron, Hélène Cruciani, illustré par Laëtitia Deschamps, 244 pages, Editions Griffe d’Encre, mars 2008, 16€.

Commander « Experon »

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19 02 08

Le dictionnaire des aliens

DICTIONNAIRE EXTRATERRESTRESUn dictionnaire sur les extraterrestres. Voila donc qui est original.
L’ouvrage de Thierry Acot-Mirande offre, pour la première fois, un tour d’horizon de tous les domaines dans lesquels les extraterrestres ont pu influencer les artistes que ce soit en littérature, au cinéma, en BD, en peinture, la musique ou la télévision.
Classé par ordre alphabétique, ce dictionnaire présente un who’s who des êtres venus d’ailleurs. On y retrouve évidemment des entrées au sujet de grands écrivains comme Wells, Lovecraft, Dick, Van Vogt, mais aussi concernant le cinéma (La Guerre des mondes, Star Wars, 2001 l’odyssée de l’espace), la télévision avec X-Files, Taken, etc.
Une idée originale pour ce dico qui recense tous les domaines artistiques et culturels.
Certes on ne prétend pas ici à l’exhaustivité, ni à un approfondissement infini de chaque thème mais cela donne déjà de belles pistes d’approche.
Marc Bailly

«Dictionnaire intergalactique des extraterrestres : Dans la culture populaire contemporaine » de Thierry Acot-Mirande, Scali, 300 pages, novembre 2007, 24€00

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