20 11 09

Le rire est le propre de l’homme (Bergson)

Une réplique comique par jour

















L’animateur français de radio et de télévision Vincent Perrot est, on le sait, un très brillant cinéphile. Aussi les Éditions du Chêne à Paris ont-elles eu l’excellente idée de faire appel à lui pour composer un calendrier perpétuel intitulé Une réplique comique par jour regroupant 365 citations puisées dans les dialogues de films français classiques ou contemporains. Extraits :
« –Écoute, maman, j’en ai marre que tu m’autorises ou que tu m’interdises. J’ai 33 ans ! –Eh bien justement, c’est l’âge où on fait des bêtises. Regarde le Christ ! » (Le Garde du corps, 1983). « Ma femme aussi a un don pour l’écriture : elle remplit très bien les chèques ! » (Le Prix à payer, 2007).
« –Hello, sweet Prince ! Did you sleep well, dans la guest room de Madonna ? –Like a virgin ! » (People, Jet set 2, 2004). « –Stanislas de la Tour Maubourg. (Il lui fait le baisemain.) –Chouchou, d’la place Clichy. » (Chouchou, 2003). « –Qu’est-ce que tu attends pour te marier ? Si tu continues, tu finiras vieux garçon, maniaque et seul… –Tu veux que je te dise, pour moi le mariage, c’est passer sa vie à régler à deux une tonne de problèmes que je n’aurai jamais tout seul ! » (Marie-toi, 2009).
« –Mais oublions le film pour ce soir. Parlez-moi de vous, plutôt. –Odile ! Moi, c’est Odile. Pluto, c’est l’ami de Mickey ! » (La Cité de la peur, 1994). « –Est-ce que vous aimez la musique
classique ? –Obispo, des trucs comme ça ? » (Je vous trouve très beau, 2005). « –Fais pas attention, Théo est une brutalité de la guerre… –En langage clinique, on appelle ça un paranoïaque, en langage militaire, un brigadier ! » (Un taxi pour Tobrouk, 1960). « –On est vraiment très heureux d’être là. On est dans un lycée, ça nous rappelle notre enfance, comme une bouffée de…
–Haschich ! » (Paroles et Musique, 1984). « –Et maintenant, Blaze, flattez-moi. –Monseigneur est le plus grand de tous les grands d’Espagne. –Ce n’est pas une flatterie, ça, c’est vrai ! » (La Folie des grandeurs, 1971). « –La vérité, c’est que tu es mou et paresseux ! Tu es tout le portrait de ton oncle Émile. Celui-là, il ne passait jamais au soleil parce que ça le fatiguait de traîner son ombre ! » (Marius, 1931).
Un cadeau à (se) faire, qui permettra à chacun, dès janvier prochain, d’envisager l’avenir sous son côté radieux…
Bernard DELCORD

Une réplique comique par jour par Vincent Perrot, Paris, Éditions du Chêne, septembre 2009, 383 pp. en bichromie au format 13 x 10 cm sous couverture brochée à rabats en deux couleurs, 14 €

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11 10 08

Ecrit et réalisé par Marc Dugain

DUGAINIl l'avait évoqué avec conviction lors des entretiens qu'il nous a accordés l'an dernier (cliquez sur la couverture du livre), Marc Dugain est entré de plein pied dans le monde du cinéma. Déçu par l'adaptation de sa Chambre des officiers, l'auteur de La malédiction d'Edgar s'est engagé dans la réalisation de son dernier roman, Une exécution ordinaire. Il a choisi André Dussolier pour incarner Staline et confié à Marina Hands et Edouard Bear le rôle du couple moscovite, victime du sanglant dictateur, eux-mêmes futurs malheureux parents du commandant du Koursk.
Le tournage débutera en janvier prochain. Nous espérons tous que Marc Dugain rejoindra le minuscule cercle des grands écrivains à avoir réussi haut la main leur examen d'entrée dans le métier du cinéma.
Brice Depasse

DUGAIN_photo

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11 11 07

Darling sur les écrans

teule darlingL'adaptation cinématographique du fameux roman de Jean Teulé est actuellement projetée dans les salles. Réalisé par Christine Carrière avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux, le film est une belle adaptation d'un livre à déconseiller aux personnes trop sensibles. Un tour de force quand on sait que l'immense talent de Jean Teulé est de conter des histoires sordides avec une légèreté héroïque, faisant passer le lecteur du sourire à l'épouvante. L'auteur nous avait parlé de Darling il y a quelques mois :

Darling Film
«Darling», de Jean Teulé, Pocket, 5€51

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JEAN TEULE - Brice Depasse 2



Darling
envoyé par caro8049

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09 05 07

Amélie Nothomb au cinéma

COVER LIVRESylvie Testud à nouveau dans une adaptation cinématographique d'un roman d'Amélie Nothomb. Elle ne pourra plus interpréter le rôle d'Amélie comme dans "Stupeur et tremblements" (cliquez sur l'affiche du film pour visionner la bande annonce), car il s'agit cette fois du "Sabotage amoureux" qui la met en scène enfant dans la Chine des années 70. Premier long métrage pour la réalisatrice belge Christine Delmotte, "Le sabotage amoureux" sera également interprété par Lio et Olivier Gourmet. En cliquant sur la couverture, vous pourrez visiter le site de la production du film (pas très à jour).
Brice Depasse

Stupeur,-

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22 04 07

Ne touchez pas la hache

BALZACBelle adaptation du roman de Balzac. Jacques Rivette remet au goût du jour "La duchesse de Langeais", une des grandes dames de littérature, femme dont la beauté et les parures ont innondé leur entourage de splendeur. Interprétée avec panache par Jeanne Balibar, Antoinette de Navarreins, femme exquise et avant-gardiste fit chavirer le coeur du général de Montriveau au premier regard. Mais, car il y a un mais, Antoinette se refusa à lui. Par jeu de séduction et aussi pour se protéger. Guillaume Depardieu qui incarne Armand de Montriveau est, dans ce film, touchant et irrésistiblement sensuel.
Honoré de Balzac publia ce roman pour la première fois en 1834 sous le titre "Ne touchez pas la hache" dans la revue L'Écho de la Jeune France. Cinq ans plus tard, dans la deuxième édition, il lui donna le titre de "La Duchesse de Langeais".
Nicky Depasse

Extrait : "N'être que votre ami ?" s'écria monsieur de Montriveau, à la tête de qui ce terible mot donna des secousses électriques. Sur la foi des heures douces que vous m'avez accordées, je m'endors et me réveille dans votre coeur ; et aujourd'hui, sans motif, vous vous plaisez gratuitement à tuer les espérances secrètes qui me font vivre. Voulez-vous, après m'avoir fait promettre tant de constance, et avoir montré tant d'horreur pour les femmes qui n'ont que des caprices, me faire entendre que, semblable à toutes les femmes de Paris, vous avez des passions, et point d'amour ? Pourquoi donc m'avez-vous demandé ma vie et pourquoi l'avez-vous acceptée ?
- J'ai eu tort mon ami. Oui, une femme a tort de se laisser aller à de tels enivrements quand elle ne peut ni ne doit les récompenser.
- Je comprends, vous n'avez été que légèrement coquette.
- Coquette ? ... je hais la coquetterie. Etre coquette, Armand, mais c'est se promettre à plusieurs hommes et ne pas se donner. Se donner à tous, c'est du libertinage."

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22 03 07

Molière mauvais tragédien

MOLIERE Livre

Par Vincent Engel (visitez son site).

Il fallait oser… Refaire un film sur Molière après celui de Mnouchkine relevait de la gageure. Mais le parti pris de Laurent Tirard était à l’opposée de celui de son illustre prédécesseur : plutôt que de raconter la vie de Molière, il a opté pour une période peu connue de sa biographie et a choisi de renverser la perspective habituelle, qui cherche dans l’oeuvre de l’auteur les échos de sa vie.
Le Molière de Tirard raconte en effet l’histoire d’un Molière qui rêve d’être tragédien… Faisant faillite, il se retrouve en prison. L’en sort un bourgeois, M. Jourdain, qui en échange lui demande de lui apprendre à jouer la comédie pour dire devant elle une pièce qu’il a écrite en l’honneur d’une jeune veuve dont il est épris.
Partant des pièces les plus connues de Molière, Tirard s’amuse à inventer une histoire que Molière aurait vécue et qui lui aurait inspirée ces mêmes pièces.
Cela donne un film amusant, aux dialogues ciselés et à la photographie superbe, avec un Luchini magnifique de sobriété, ce qui n’était pas un petit défi pour cet acteur plutôt connu pour son cabotinage ! Un très beau travail de direction d’acteur…

De tout cela et du reste, Laurent Tirard s’est entretenu…


ÉCOUTEZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR









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19 02 07

A propos de La Bande du Drugstore

ARMANETDRUGSTORE"La bande du Drugstore", premier roman de François Armanet a été adapté au cinéma par l'auteur lui-même. Un film qui prend le chemin du culte tout comme sa bande originale (du drugstore, bien sûr !).
ARMANET FOLIO

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31 01 07

When Odette met Balthazar

ODETTE livreLe premier film d'Eric-Emmanuel Schmitt est une véritable cure de bonheur qui eût même guéri le regretté Franquin de sa déprime. Le public de l'avant-première ce lundi à Bruxelles aura passé une bonne nuit. Eric-Emmanuel Schmitt aussi ! Courte ! Mais il est heureux, comme toujours. Même Albert Dupontel semble être loin de ses névroses ce mardi matin avant de repartir pour Paris en compagnie de Catherine Frot. Tous deux sont parfaits dans le film. Comme l'écrivait Luc Ferry l'an dernier, "la philosophie est une question de survie". Schmitt l'a tellement bien compris (et enseigné) qu'il en a tiré un admirable racourci cinématographique. Un pas vers le public de Balthazar Balsan mais aussi vers tous ceux que la sagesse rapproche de l'âme des enfants.

ERIC-EMMANUEL SCHMITT - Brice Depasse


OT3007

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21 12 06

Eragon : la bande annonce

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22 11 06

Qu'on se le dise !

personnegAh, que j'adore ce titre de « docteur » qui me donne une importance que je n'ai pas dans la vie réelle ! Me voici donc, par la magie du net et de Brice, notre maître à tous, devenu l'égal d'un George Clooney qui, bardé de son faux diplôme et d'un stétoscope bien astiqué, faisait chavirer le coeur de toutes les ménagères accrocs aux couloirs blafards d'Urgences. Mais je m'égare. Enfin, pas temps que ça finalement, puisqu' Harlan Coben est lui aussi un phénomène venu d'outre Atlantique et dont le succès va grandissant d'année en année. On lui souhaite juste de ne pas devoir enfiler un jour la tenue en latex ultra moulante de Batman comme ce fut le cas pour Giorgo « Martini » Clooney.
Allez, au fait!.
Le fait, c'est évidemment la première adaptation d'un roman d'Harlan Coben, due non pas comme c’est la coutume, au rouleau compresseur normalisant d'un grand studio hollywoodien, mais bien à la caméra de ... Guillaume Canet ! L'histoire est aujourd'hui connue pour avoir alimenté bon nombre d'interviews pendant la promo du film : Canet est tombé raide dingue de « Ne Le Dis à Personne » dès la première lecture et n'a eu de cesse de convaincre Harlan Coben de lui laisser tenter l'aventure de l'adaptation « locale » de cette histoire qui se déroule, dans le roman, à New York et dans les alentours immédiats.
COBENPersonneUn pari osé pour le second film d'un acteur-réalisateur qui ne s'est encore jamais exprimé dans le genre ultra codé que représente le polar cinématographique.
Alors, une réussite ? Oui, sans aucun doute. Une réussite d'autant plus intéressante qu'elle ose jouer la carte de l'adaptation tout en conservant, de bout en bout, l'essence même du roman de Coben. Evidemment, ce qui fait la force des livres de l'américain, cette mise en scène résolument hitchcockienne des déboires d'un homme comme les autres face à l'incompréhensible complexité d'une machination qu'il tente à la fois de comprendre et de déjouer, s'avère du pain béni pour les caméras. Mais de nombreux metteurs en scène ont souvent commis le péché d'un trop grand respect de l'oeuvre originale (oui Ron Howard, je te parle mon bonhomme... un « vrai » scénario pour ton Da Vinci Code, plutôt qu'une photocopie en triple interligne du roman original, c'eut été plus malin) pour encore imaginer.
Chris Corthouts

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