20 06 10

Un Lévy nouveau

LEVY_VOLEURAborder Le voleur d'ombres par le pitch de la quatrième et le dessin Petit Nicolassien de la couverture laissait présager le pire ... alors qu'il me réservait le meilleur. Le marketing est en effet très éloigné de l'univers que Marc Lévy développe avec la finition qu'on attendait de lui depuis des années. Marc Lévy devrait écrire moins vite conseillait Bernard Pivot dans une critique il y a deux ans. Aurait-il été entendu ? En tout cas, dans ce nouveau roman, plus aucune trace de dialogues bâclés : ils sont même rares dans la première partie du livre, celle consacrée à l'enfance du personnage principal. Une première partie bouleversante, poignante et pourtant légère c'est-à-dire très bien écrite et finement menée : belles phrases et belles idées. Le lecteur que je suis a été ému, cueilli et s'est surpris à noter de nombreuses citations dans son carnet.
Si la seconde partie du "voleur d'ombres" marque un retour dans l'univers familier des "Où es-tu ?", "Et si c'était vrai" ou "Toutes les choses qu'on ne s'est pas dites", la mue du Marc Lévy écrivain, est cependant évidente et réjouissante. Il suffisait donc de presque rien, pour reprendre Reggiani, pour parfaire le plaisir du lecteur. Une fois de plus, il y a matière à un excellent film (qu'on attend toujours) dans le nouveau Marc Lévy même si ce n'est pas vraiment nécessaire. Les lecteurs se contenteront voire préfèreront que "Le voleur d'ombres" reste ce beau livre qui parle de l'enfant que nous avons abandonné au lieu de continuer à l'être.
Brice Depasse

Le voleur d'ombres, Marc Lévy, Robert Laffont, juin 2010, 274p., 21€00.

Écrit par Brice dans Marc Lévy | Commentaires (6) |  Facebook | |

19 06 10

Aventures en territoires légers

LEVY PREMIER JOUR pocketUn étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce qu'on croit savoir de la naissance du monde. Il est astrophysicien,elle est archéologue. Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.
Quatre lignes de quatrième de couv'. Je ne sais pas vous, mais moi j'adore ! Ah si, c'est simple, c'est direct et c'est très « lecteur de Marc Levy, tu es en terrain de connaissance ». Aaaah, ils sont amoureux,il va leur arriver un truc extraordinaire qui n'a rien à voir avec les pannes à répétition de votre machine à café et au final, leur vie va changer. Et peut-être même la nôtre ! Whouaaa ! Bon, ok, j'arrête de persifler. D'autant plus que, contrairement à son incursion catastrophique dans le monde trop sérieux de l'aventure historique (Les Enfants de la Liberté, j'en ris encore, désolé, Marc.) ce Premier Jour n'a pas à rougir de la comparaison avec les autres romans d'aventures estivaux qui tombent chaque année dans l'escarcelle des amateurs de lecture au soleil. On sent même que le Levy voudrait se laisser aller quelque peu, lançant ses personnages sur des chemins un rien plus caillouteux. mais la force de l'habitude et l'oeil rivé sur un lectorat en attente, rabote les ambitions de la bête. Dommage, parce que franchement, il y avait de quoi faire. La seconde partie, que je n'ai pas encore lue, s'enfoncera peut-être davantage dans les frondaisons épaisses, plutôt que de rester sur la piste toute tracée dans la savane.Mais j'en doute.
Quoi qu'il en soit, Marc Levy avait cessé de m'étonner depuis quelques années déjà, il vient de reprendre du galon dans ma sphère d'auteur. Ah,je suis certain que cela va lui sauver sa journée, tiens. D'autant qu'il a bien besoin de mon soutien pour vendre des bouquins par palettes entières.
Dr CORTHOUTS

Le premier jour, Mac Levy, Pocket, mai 2010, 494p., 7€30.

Ecoutez Marc Lévy parler du Premier jour avec Nicky en cliquant sur la couverture du livre.

Écrit par Brice dans Poche | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 02 10

C’est dur d’être mou !

La métaphysique du mouLa recension ci-dessous a paru dans l’hebdomadaire satirique bruxellois PAN le 18 juillet 2007. Notre ami Panthotal la dédie à Bernard-Henri Lévy, en lui signalant que s’il avait eu de meilleures sources, il n’aurait pas commis sa dernière (énorme) bévue…

Un nouveau livre de Jean-Baptiste Botul, c’est une fête de l’esprit ! Intitulé La métaphysique du mou, il vient de paraître aux Éditions des Mille et une nuits à Paris, et l’auteur y fait le tour d’un concept trop longtemps ignoré de la philosophie officielle, celui de la mouité, dont il analyse les conséquences sur l’Être, le néant, la charcuterie, le fromage, les seins des femmes, le transport des valises et les années trente…
Écrit en réalité par Frédéric Pagès, un agrégé de philosophie qui officie dans les colonnes du Canard enchaîné, ce petit bijou de canular littéraire succède à La vie sexuelle d’Emmanuel Kant, à Landru, précurseur du féminisme et à Nietzsche et le démon de midi, trois autres essais impérissables du botulisme, une maladie spirituellement transmissible !
PANTHOTAL

La métaphysique du mou par Jean-Baptiste Botul, Paris, Éditions Mille et une nuits, juin 2007, 109 pp. en noir et blanc au format 10,5 x 15 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 3,50 €

Écrit par Brice dans Humour | Commentaires (1) |  Facebook | |

14 07 09

Livre de Bord N°29


Présentation : Nicky & Brice Depasse
Invité : Frédéric Altamira
Destinations : Un thé au Sahara de Paul Bowles (Gallimard), La valse lente des tortues de Katherine Pancol (Livre de poche), La joueuse d'échecs de Bertina Henrichs (Livre de poche), Le voyage dans le passé de Stefan Zweig (Grasset), J'avoue que j'ai vécu de Pablo Neruda (Folio), La centaine d'amour de Pablo Neruda (Poésie/Gallimard), Je n'aurai pas le temps d'Hubert Reeves (Seuil) , Dernières nouvelles du cosmos (vers la première seconde) d'Hubert Reeves (Seuil), Vivre pour la raconter de Gabriel Marcia Marquez (Grasset), L'automne du patriarche de Gabriel Marcia Marquez (Grasset), Mon cahier de bêtises (Milan jeunesse), Le premier jour de Marc Lévy (Robert Laffont) et Méandres dominants de Frédéric Altamira (Artésis).

Écrit par Brice dans Livre de Bord | Commentaires (0) |  Facebook | |

06 07 09

La musique des mots (5) : Le premier jour

LEVYMarc Lévy est l'auteur qui compte le plus de fans chez Nostalgie. Vous remarquerez, c'est singulier, que Jean-François Pottier, l'animateur aux commandes du Morning cet été, fait partie du nombre : il ne se fait pas prier pour monter au créneau face aux assauts des détracteurs de l'homme qui valait 17 millions.
J'en ai presque perdu le fil de ma chronique matinale !
L'arrivée des deux journalistes (pour les infos de neuf heures) en studio juste après ma séquence a d'ailleurs déclenché une belle polémique que nous n'entendrons malheureusement pas : hors antenne !
Bref, Marc Lévy continue à susciter des passions et des conversations finalement bien éloignées du sujet : "il est bien son dernier livre ?"

  Musique des Mots - Marc LEVY & Johnny Clegg

Le premier jour, Marc Lévy, Robert Laffont, juin 2009, 500p., 21€00.

Écrit par Brice | Commentaires (4) |  Facebook | |

21 06 09

Il y eut un soir, il y eut un matin ...

LEVY... et il y eut le nouveau Marc Levy. Le premier jour est le titre du roman de Marc Levy qui paraîtra cette semaine. Ce sera le livre de l'été et aussi le livre de l'hiver car un second tome est annoncé pour début décembre. Coup double.
Quant à l'histoire, elle circule déjà partout, grâce aux trois bandes annonce qui, si elles ciblent parfaitement le public, ont le grand mérite de ne pas se prendre au sérieux.
Nicky Depasse

Écrit par Brice dans Marc Lévy | Commentaires (1) |  Facebook | |

25 09 08

Ennemis publics (et demi ?)

BHL_HOUELLEBECQAlors que la grande chasse aux prix (dont nous ne serons plus) alimente tous les quotidiens et magazines, un autre buzz littéraire vient de partir en flèche avec la fin d'un des feuilletons burlesques de l'été publicitaire du monde de l'édition. Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy publient un ouvrage à quatre mains : Ennemis publics.
Le seul souci avec ce type de publicité du style on a tenté de garder le secret mais, diable, la presse a eu vent de l'affaire, c'est que le livre aura grandement besoin d'être à la hauteur des hectolitres d'encre qu'il va faire couler avant sa parution.
En clair, sachez qu'il s'agit d'une correspondance entretenue entre les deux écrivains (talentueux) et cinéastes (catastrophes). Le projet de publication serait venue au cours de ces échanges. (?)
On espère que le public et les idées seront aussi gagnants que les auteurs et éditeurs.
Brice Depasse

Ennemis publics, Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy, Grasset & Flammarion, octobre 2008, 386p., 20€00.

24 09 08

Toujours des choses ...

LEVYEt peut-être celles qu'on ne vous a pas encore dites..., Marc Levy.
Le denier Marc Levy : le roman que vous achetez, sous prétexte de l'offrir à votre meilleure amie. Et qu'aussitôt vous lui empruntez. Vite fait.
Tandis qu'elle s'active aux préparatifs de son mariage, Julia apprend la mort de son père, Anthony Walsh. Les funérailles ont lieu le jour prévu pour la cérémonie festive. Le mariage est suspendu.
Et voilà que par l'effet d'une prouesse technologique hallucinante, le père de Julie lui est rendu, histoire de renouer en quelques jours, une relation perdue.
Après Le père adopté, de Didier Van Cauwelaert (2007) et l'ouvrage auto-biographique de Michel Drucker, Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi? (2007) , le roman de Marc Levy inspecte les méandres de la relation au père. Relation conflictuelle dans ce cas, puisque le dialogue entre Julia et Anthony Walsh avait été interrompu et ne reprend qu'à la faveur de la mort.
La mort comme adjuvant.
Tel est sans doute le fil conducteur du roman, puisque c'est la mort supposée de Tomas, le fiancé de Julia et celle d'Edwards, l'ami homo de Stanley, qui permet à Julia et Stanley de faire connaissance et de nouer les liens d'une amitié indéfectible. De même, la mort de son père permet à ce dernier de réparer une erreur monstrueuse, à Julia d'assumer une tendresse pudique, farouchement refoulée.
Et le lecteur de se laisser prendre au jeu d'une intrigue savamment dosée, jouant et se jouant, avec humour, des paradoxes- Anthony Walsh jamais été aussi humain que depuis qu'il est une machine - et de se laisser capturer l'esprit jusqu'à ce que la lecture en soit finie...
Apolline Elter

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy, Robert Laffont, mai 2008, 21€00.

Ecoutez l'entretien de Nicky avec Marc Lévy à propos de ce livre en cliquant sur la couverture.

Écrit par Brice dans Marc Lévy | Commentaires (4) |  Facebook | |

24 09 08

Toujours des choses ...

LEVYEt peut-être celles qu'on ne vous a pas encore dites..., Marc Levy.
Le denier Marc Levy : le roman que vous achetez, sous prétexte de l'offrir à votre meilleure amie. Et qu'aussitôt vous lui empruntez. Vite fait.
Tandis qu'elle s'active aux préparatifs de son mariage, Julia apprend la mort de son père, Anthony Walsh. Les funérailles ont lieu le jour prévu pour la cérémonie festive. Le mariage est suspendu.
Et voilà que par l'effet d'une prouesse technologique hallucinante, le père de Julie lui est rendu, histoire de renouer en quelques jours, une relation perdue.
Après Le père adopté, de Didier Van Cauwelaert (2007) et l'ouvrage auto-biographique de Michel Drucker, Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi? (2007) , le roman de Marc Levy inspecte les méandres de la relation au père. Relation conflictuelle dans ce cas, puisque le dialogue entre Julia et Anthony Walsh avait été interrompu et ne reprend qu'à la faveur de la mort.
La mort comme adjuvant.
Tel est sans doute le fil conducteur du roman, puisque c'est la mort supposée de Tomas, le fiancé de Julia et celle d'Edwards, l'ami homo de Stanley, qui permet à Julia et Stanley de faire connaissance et de nouer les liens d'une amitié indéfectible. De même, la mort de son père permet à ce dernier de réparer une erreur monstrueuse, à Julia d'assumer une tendresse pudique, farouchement refoulée.
Et le lecteur de se laisser prendre au jeu d'une intrigue savamment dosée, jouant et se jouant, avec humour, des paradoxes- Anthony Walsh jamais été aussi humain que depuis qu'il est une machine - et de se laisser capturer l'esprit jusqu'à ce que la lecture en soit finie...
Apolline Elter

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy, Robert Laffont, mai 2008, 21€00.

Ecoutez l'entretien de Nicky avec Marc Lévy à propos de ce livre en cliquant sur la couverture.

Écrit par Brice dans Marc Lévy | Commentaires (4) |  Facebook | |

16 07 08

Faute de Goût ?

Poche LEVYMarc Levy… Un auteur qui est devenu synonyme de vente pharaonique, de comédie légère et de… tête de gondole. Snobé par une partie de la critique, qui pense toujours que le succès à des relents d’égouts et que le public, s’il achète en masse, ne peut répondre qu’à un réflexe pavlovien induit par la pub et non pas faire preuve du moindre sens critique, Marc Levy s’est lancé une sorte de défi : écrire un « vrai » livre, aux résonances sérieuses, défaits de toute « mièvrerie » et de mécanique facile. Quelle meilleure toile de fond alors que la seconde guerre mondiale, cette période fascinante et répugnante à la fois, où l’homme a laissé libre cours à ses plus bas instincts. Les Enfants de la Liberté se veut donc une sorte de témoignage, d’hommage à ces jeunes adolescents, qui vécurent la guerre dans la résistance et ne cessèrent jamais de torpiller la toute puissance de l’occupant allemand. Seul souci, peut-être débordé par son sujet, paralysé par les souvenirs familiaux bien réels, Levy a du mal à se défaire de ses tics hollywoodiens et finit par basculer dans une sorte d’enchaînement systématique de coups d’éclats et de notices biographiques qui manquent de tripes … et de cœur. Paradoxal pour un auteur qui parvient, par ailleurs, à insuffler une vraie vie à des personnages de pure fiction. A lire, parce que sous la braise un peu froide se cache sans doute les brandons d’un futur grand roman.
Chris Corthouts

«Les enfants de la liberté», Marc Levy, Pocket, avril 2008, 367p, 6€40

Acheter « Les enfants de la liberté »

Écrit par Brice dans Poche | Commentaires (0) |  Facebook | |