21 06 09

Il y eut un soir, il y eut un matin ...

LEVY... et il y eut le nouveau Marc Levy. Le premier jour est le titre du roman de Marc Levy qui paraîtra cette semaine. Ce sera le livre de l'été et aussi le livre de l'hiver car un second tome est annoncé pour début décembre. Coup double.
Quant à l'histoire, elle circule déjà partout, grâce aux trois bandes annonce qui, si elles ciblent parfaitement le public, ont le grand mérite de ne pas se prendre au sérieux.
Nicky Depasse

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01 06 09

Le monde selon Schmitt

Le-livre-de-la-semaine-Le-sumo-qui-ne-pouvait-pas-grossir-d-Eric-Emmanuel-Schmitt_referenceAvec Le sumo qui ne pouvait pas grossir Eric-Emmanuel Schmitt revient au format du conte qui a fait son succès triomphal. Même si ses deux derniers recueils de nouvelles ont trouvé leur public vu leur exceptionnelle qualité romanesque et littéraire, il semble que le grand public soit attaché à la formule qui suscita une adhésion massive (voir Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou Les enfants de Noé). Paru la même saison que le roman Ulysse from Bagdad et le tournage de Oscar et la dame Rose, ce nouveau livre témoigne d'une volonté créatrice affirmée.
Dépaysement et moralité assurés : le nouveau Schmitt va être adoré.

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Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, avril 2009, 101p., 10€00.

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13 05 09

Livre de Bord N°18


Livre de Bord sur Liberty TV
Invité : Didier van Cauwelaert
Livres chroniqués : "La maison des lumières" de Didier van Cauwelaert (Albin Michel) mais aussi "L'éducation d'une fée", "Le père adopté" (Livre de Poche), "La nuit dernière au XV°siècle", "Attirances" (Albin Michel), Fil de fée (Gautier Languereau), "Venise, Art & architecture" (Könneman), "Le dictionnaire amoureux de Venise" de Philippe Sollers (Plon), "Le roman de Venise" de Agnès Michaux (Albin Michel), "Gros câlin" de Romain Gary/Emile Ajar (Mercure de France), "L'orage" de Romain Gary (Livre de Poche), "Les faux fuyants" et autres nouvelles rééditions de Françoise Sagan (Pocket), "Firmin" de Sam Savage (Actes Sud) et "Le sumo qui ne pouvait pas grossir" d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel).

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09 05 09

Une femme à sa fenêtre

VAN CAUwelaertJ'ai rencontré Philippe Necker dans un accident de gondole ... L'ombre de René Magritte et celle de Peggy Guggenheim hantent les ruelles et les canaux de Venise dans les premières pages de La maison des lumières, le dernier roman d'un des plus célèbres Goncourt contemporains.
Didier van Cauwelaert nous happe de l'autre côté du tableau de Magritte en compagnie d'un jeune retraité, ex-enfant star en mal d'amour, celui qu'il nourrit pour sa femme alors qu'elle s'est éloignée de lui jusqu'à la rupture. Voyage solitaire à Venise, désespérant et désespéré comme Proust de retour de la Piazzale Roma. Voyage à la rencontre du privé du célèbre peintre belge (un hasard de plus dans l'oeuvre du Belge adopté ?) et de la femme intérieure. Course après le grand Amour de toute une vie.
Cela reste beau. Cela reste du beau. Art et Amour : cela reste grand. Cela reste !

  DIDIER VAN CAUWELAERT - Nicky & Brice Depasse 1
  DIDIER VAN CAUWELAERT - Nicky & Brice Depasse 2

La maison des lumières, Didier Van Cauwelaert, Albin Michel, mars 2009, 177p., 15€00.

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03 05 09

Le Cid de San Francisco

MUSSOGuillaume Musso fait partie de ces auteurs dont j'attends la livraison annuelle avec une certaine fébrilité. Avec Harlan Coben, Maxime Chattam et Robert Crais, il forme le quatuor de mes incontournables annuels. Et tous les quatre possèdent, alors qu'ils naviguent dans des eaux littéraires bien différentes, un point commun : une capacité extraordinaire à digérer les influences de notre époque afin d'en habiller le squelette de leurs histoires respectives... Au point de réussir un tour de force : entretenir auprès des lecteurs une telle complicité que chacun, avec son livre serré entre les mains, se convainc peu à peu qu'il est l'interlocuteur privilégié de ces conteurs hors norme. Car les ancêtres livresques de Guillaume Musso ne sont pas des orfèvres de la grammaire, des acrobates du mot ou des ciseleurs de formules renversantes. Non. L'ancêtre de l'auteur de Que Serais-je sans toi ? était assis au coin de l'âtre, était reçu comme un ami dans les villages qu'il traversait et racontait des histoires. Passionnantes, passionnées, pleines de gens amoureux, de périls, de sombres seigneurs, de voleurs au grand cœur et de duel à l'épée.
Autrefois, ces conteurs nourrissaient leurs œuvres des légendes anciennes, des traditions orales et des trop rares histoires jetées sur des parchemins déchirés. Aujourd'hui, la matière est tout autre. Cinéma, télévision, musique, internet, jeux vidéos... Le creuset culturel et populaire est un véritable vivier dans lequel les auteurs puisent, marchant pour les plus talentueux, sur le fil entre le clin d'oeil et la parodie, la référence et le pillage pur et simple.
Que serais-je sans toi ? ne fait pas exception à la règle. Dès les premières pages, alors que deux amoureux, Martin et Gabrielle, se retrouvent sous la pluie battante, les images de Hugh Grant et Andie McDowell enlacés à la fin de « Quatre Mariages et Un Enterrement » sautent aux yeux du lecteur... Mais là où tout finit dans l'excellent film de Mike Newell, tout commence pour les deux électrons libres de Guillaume Musso. Des électrons qui sont projetés sur les deux rives de l'Atlantique et qui ne se retrouveront que bien plus tard... dans des circonstances que la quatrième de couverture du roman divulgue de façon un rien trop légère à mon goût ! Martin est devenu policier et est lancé sur les traces d'Archibald, Arsène Lupin des temps modernes au profil calqué sur celui de Sean Connery (un savant mélange de ces personnages dans The Rock et Haute Voltige, ah... ces références... un délice pour connaisseur !). Le hasard voudra que le monte-en-l'air n'est autre que le père de Gabrielle, cette moitié fusionnelle avec laquelle Martin a vécu une semaine d'amour fou à l'ombre du Golden Gate Bridge. Le hasard ? Mais ce satané hasard a-t-il vraiment quelque chose à faire dans l'univers de Guilluame Musso ? Grand horloger, tisseur de sentiments, empêcheur de décliner les clichés en rond, l'auteur ne cesse de nous endormir avec des situations que l'on croit classiques... pour ensuite nous surprendre au détour d'une phrase, d'un saut temporel ou d'une irruption de... mais chut! Je risque d'aller trop loin. Emporté, une fois de plus devrait-on dire, dans cet univers où cohérence rime avec référence, suspense avec romance et amour avec toujours, on lui pardonnera même un développement un peu facile qui frappe un personnage à mi-parcours, déclinaison romanesque et plus... morbide du « ça alors la Princesse est aussi la soeur du héros » balancé par George Lucas dans une certaine trilogie des étoiles.
Que ceux qui n'auraient pas capté la référence à la fin de la lecture du nouveau roman de Guillaume n'hésitent pas à m'écrire, je le leur expliquerai !
Ainsi donc, pour sa livraison annuelle, Guillaume Musso parvient encore à marquer un panier à trois points... et à renouveler sa formule avec brio.
Dr Corthouts

Que serais-je sans toi ?, Guillaume Musso, XO, 30 avril 2009, 19€90.

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  GUILLAUME MUSSO - Dr Corthouts & Nicky 2

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19 11 08

Quelle(s) merveille(s) !

ART_NOUVEAUOn sait à quel point l’Art nouveau a fait florès en Belgique au XIXe siècle, essaimant à Paris puis à travers le vaste monde. Et si l’on connaît encore quantité d’œuvres, architecturales et sculpturales surtout, on a bien souvent oublié le nom des artistes qui les ont produites, réduits qu’ils sont pour la plupart à ne laisser trace de leur patronyme que sur les plaques des rues et des avenues de la capitale de l’Europe.
C’est à ressusciter le travail, les idées et l’atelier de 34 d’entre eux que s’est attaché Benoît Schoonbroodt dans un magnifique essai superbement et très intelligemment illustré, paru tout récemment à Bruxelles aux Éditions Racine. Il s’intitule Artistes belges de l’Art nouveau et donne à comprendre et à admirer l’œuvre de Victor Horta et de Paul Hankar, mais aussi de peintres comme Théo Van Rysselberghe, Georges Lemmen ou Armand Rassenfosse, d’affichistes et d’illustrateurs comme Auguste Donnay ou Gisbert Combaz, de sculpteurs comme Victor Rousseau, Égide Rombaux ou Charles Van der Stappen, d’orfèvres comme Philippe Wolfers ou Léopold Van Strydonck, de femmes artistes comme Lina Cauchie ou Gabrielle Canivet-Montald, de peintres décorateurs comme Adolphe Crespin ou Maurice Langaskens, de maîtres verriers comme Raphaël Evaldre, d’artisans céramistes comme Guillaume Janssens et d’artistes polymorphes et géniaux comme Privat Livemont (auquel notre auteur a d’ailleurs consacré une magnifique monographie, parue l’année dernière chez le même éditeur)… Bravo, les artistes !
Bernard DELCORD

Artistes belges de l’Art nouveau par Benoît Schoonbroodt, Bruxelles, Éditions Racine, 2008, 272 pp. au format 24,50 x 29 cm, 59,95 €

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17 11 08

Le triomphe de d'Ormesson

dormessonSi C'était bien, Voyez comme on danse et Une fête en larmes ont été pour Jean d'Ormesson des récits et romans de bilan, Qu'ai-je donc fait ? revient avec plus de détails sur un passé que ses lecteurs croient connaître tant l'écrivain a mêlé son histoire (ses histoires) à la fiction. Ses amours (bonheurs et regrets), ses ennemis, ses maîtres, sa famille, Au plaisir de Dieu.
Mais les clés ne sont pas uniquement littéraires et biographiques. D'Ormesson ne peut pas envisager son existence autrement que dans l'ensemble de l'Histoire, de l'Humanité, pire ou mieux, de l'Univers dans lequel on n'est finalement et seulement rien.
Mais ce rien n'est rien à côté de ce que nous aurons été au cours de cette vie. Ce que, en définitive, rien ni personne ne pourra nous enlever : nous aurons vécu.
Merci, Jean.
Brice & Nicky

  JEAN d'ORMESSON - Nicky Depasse 1
  JEAN d'ORMESSON - Nicky Depasse 2

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25 08 08

Dans 50 ans, il n'y aura plus de livres

bernard-werberEn attendant la parution en octobre du nouveau livre de Bernard Werber, un recueil de 17 nouvelles, je vous propose une interview (très intéressante) du célèbre auteur des Fourmis, Thanatonautes, Anges, Dieux et autre Encyclopédie du savoir relatif et absolu. Un entretien donné à notre excellent confrère Agoravox à propos de sa nouvelle "Le crépuscule des libraires" qui présage un débat animé (mais très amical, ne cachons pas inutilement nos affinités) entre Bernard et moi cet automne.
Un paradis sur mesure, le nouveau livre de Bernard Werber, sortira en librairie le 2 octobre. Bernard Werber a toujours aimé alterner gros roman et forme courte, genre qu’il affectionne particulièrement. Dans ce recueil, on y retrouvera les sujets qui le préoccupent : l’avenir de l’homme, de la planète, l’inconscience de notre monde. Quelles politiques, quelles sanctions faut-il inventer pour que nous cessions de nous détruire ? Que deviendrait une Terre sans les hommes (un monde-jardin peuplé de femmes pacifiques ayant occulté jusqu’au souvenir du mâle) ? Qu’est-ce en réalité qu’une réunion de copropriétaires dont le syndic est un fieffé filou ? Et quatorze autres thèmes.

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17 07 08

Charmant prince scandinave cherche moquette pour mourir dessus

PRINCEComme chaque année, le magazine Lire publie dans un supplément de son numéro de juillet le premier chapitre du nouvel Amélie Nothomb à paraître fin août. Et après cela, son éditeur Albin Michel, nous demande à nous, journalistes de maintenir un embargo jusqu’à la sortie du livre.
La pression médiatique dans une main, un mauvais roman dans l’autre, je comprendrais commercialement leur attitude. Mais il n’en est rien. Bien au contraire. Alors pourquoi mettre sous le boisseau mon désir de vous recommander cet agréable et intimiste thriller (mais oui !) finement ciselé par notre compatriote récemment nommée Commandeur de l'Ordre de la Couronne ?
Un quidam appelé à aucune postérité cède à la tentation d’endosser l’identité d’un homme venu inopinément mourir sur la moquette de sa salle de séjour. Une identité aux apparences enviables mais à la vérité dangereuse.
De l’humour, de l’espoir, du suspense dans un roman d’Amélie Nothomb, ce n’est pas banal. Et vous savez quoi ? J’en redemande.
Le précédent récit autobiographique Ni d’Eve ni d’Adam m’avait enchanté. Le romanesque Fait du prince confirme l’excellent retour d'Amélie après les décevants Acide sulfurique et Journal d’hirondelle.
En attendant d’y revenir, je vous propose ci-dessous l’incipit du Fait du prince. Pour lire l’entièreté du premier chapitre, cliquez sur la couverture.

Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.
- Pour ma part, je n'aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin.
- Cela revient au même. Ces gens-là sont de mèche. Si quelqu'un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque à votre domicile, vous êtes le premier suspect.
- Suspect de quoi, si c'est une crise cardiaque?


«Le fait du prince»,Amélie Nothomb, Albin Michel, 21 août 2008, 160p, 15€90

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19 05 08

Vous irez le chercher

MUSSOLe meilleur Musso à ce jour.
Je sais que certains fans sont déçus. Je leur dis qu'ils sont passés à côté de l'essentiel. La voix de la littérature qui parle à travers ce roman grand public. Très grand public. Bien que toujours dans la veine "faiseur de rêves" des géants du cinéma américains, Guillaume Musso avertit déjà le public qu'il y a un autre monde derrière la littérature de divertissement. Qu'il y a un autre divertissement. Celui des lettres. L'autre moitié de son univers.
Un jour il joindra les deux. En attendant, sans renier les recettes qui font son immense succès, l'incroyable bouche-à-oreilles qui règne autour de ses livres, Guillaume Musso multiplie les codes mais aussi les indices ostentatoires.
J'ai joui de bonheur avec cet explosif cocktail de Steven Spielberg et d'Albert Cohen.
Brice Depasse

  GUILLAUME MUSSO - Brice & Nicky Depasse 1
  GUILLAUME MUSSO - Brice & Nicky Depasse 2
  GUILLAUME MUSSO - Brice & Nicky Depasse 3
  GUILLAUME MUSSO - Brice & Nicky Depasse 4

A propos du film, Afterwards, écoutez :

  GUILLAUME MUSSO - Brice & Nicky Depasse 5

Foire Livre013_106Photo : Alain Trellu

Je reviens te chercher, Guillaume Musso, XO, mai 2008, 19€90

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