08 11 10

Michel HOUELLEBECQ, prix Goncourt 2010

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Ce prix Goncourt est mille fois mérité. Et maintenant passons à l'essentiel : LE ROMAN !
 Je n'ai pas dévoré le nouveau Houellebecq. C'est lui qui m'a bouffé.
Je m'adresse à tous ceux qui ont été déçus par La possibilité d'une île, ceux qui parlent de ses (trop rares) romans sans les lire et à ceux qui n'ont pas essayé pensant que, non vraiment, Houellebecq, ce n'est par pour eux.  
Je ne dirai pas comme Jean-Michel Guenassia "ne pas lire avant d'avoir vécu" : comme La nausée de Sartre ou La chute de Camus, La carte et le territoire de Houellebecq donnera du plaisir aux "17 à 37 ans". Je dis qu'il prendra tout son sens, marquera dans leur chair les lecteurs de la génération Houellebecq et au-delà. En cela, l'écrivain est sorti du bois, de la jungle urbaine du désabusement et a rejoint ses semblables, l'Humanité entière. Nous sommes tous concernés par La carte et le territoire. Un jour ou l'autre, nous avons été ses personnages extrêmement attachants (oui, vous avez bien lu) . Un jour ou l'autre, nous les rejoindrons.

Au milieu de l'effondrement physique généralisé à quoi se résume la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine.

Jed Martin, fils d'un grand architecte parisien vit de petits boulots dans la photographie industrielle quand un jour l'inspiration lui tombe dessus : créer des oeuvres d'art à partir de cartes routières et de photos aériennes. Le succès qui le foudroie le propulse du jour au lendemain au dessus du panier de la société parisienne. Les portes des médias et du monde de l'art s'ouvrent devant un jeune homme très réservé, très à part qui, malgré sa nouvelle fortune, quitte la voie dorée pour s'isoler. Quelques années plus tard, il revient avec une série de toiles qui feront de lui un des artistes les mieux côtés au monde, grâce à l'intervention d'un écrivain, un homme encore plus misanthrope que lui : Michel Houellebecq.
Je ne peux, malheureusement, rien vous dévoiler de plus car je ne souhaite pas gâcher une once du plaisir que vous éprouverez à lire ce que je considère non seulement comme le meilleur roman de Michel Houellebecq à ce jour mais comme un livre qui devrait faire date.
Je ne m'attarderai donc pas à décrire l'incroyable et réjouissante galerie de portraits (Olga, l'intello russe branchée et sublime (aux formes infiniment désirables), l'attachée de presse souffreteuse et bossue (malencontreusement appelée Maryline), le père architecte, patron de cabinet, mais aussi Fred Beigbeder, Julien Lepers, Jean-Pierre Pernault, ... ), j'irai à l'essentiel : lisez ce livre, il va vous faire du bien. C'est le grand livre d'un homme qui a vu les hommes, qui a vu la vie et qui pour la première fois, en parle avec son coeur. Je vous prie de croire que Houellebecq fait mouche en ne nous épargnant rien lorsque sa plume distille ce qu'il a de plus profondément humain.
Brice Depasse

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02 11 09

Un roman français de Beigbeder, Renaudot 2009

BEIGBEDERLe dernier Beigbeder, couronné par le Renaudot, a divisé la rédaction. A la déception du Dr Corthouts succède l'enthousiasme d'Apolline Elter.

Contre :
Ahlala. Fred, je l’aime bien. Oui. Lorsqu’il prend la pose sur la plateau de Canal + ou qu’il s’amuse à mettre notre époque en boite, au fil de magnifiques mises en abîme où les publicitaires shootés et les femmes faciles défilent comme à la parade entre deux name-droping bien casse burnes pour le landerneau du show-bizzzzz. C’est blinquant, c’est drôle et surtout cela dit pas mal de choses sur notre époque. Mais là, Fred, je dois bien avouer que j’ai trouvé la lame un peu émoussée. Tu me diras que tu préviens dés le départ. Tu vas te retourner sur une enfance plutôt banale, tu avoues que tu as plutôt vécu le cul dans le beurre et que tes jérémiades risquent de passer pour les braillements un peu ridicules d’un pauvre petit garçon riche qui n’ose pas regarder la réalité en face. Et surtout tu t’empresses à tour de pages d’accuser, de façon un peu bateau tu en conviendras, la société, l’évolution des mœurs ou encore les résurgences psychanalytiques de tous tes maux. Ce que j’ai adoré dans ce roman c’est lorsque tu t’accuses d’avoir été un enfant avec un esprit d’adulte… Puis un adulte avec un esprit d’enfant. Je n’ai pas ton sens de la formule, mais tu te souviens du passage, je suppose ?Ailleurs, c’est toi qui hurle aussi que les parents s’explosent l’esprit à force de tout sacrifier à leur progéniture, de s’oublier dans un obligatoire sacrifice sur l’autel de la génération qui vient. Tu ne m’en voudras donc pas de reprendre l’argument et de ne pas sacrifier mon esprit critique et mon plaisir de lecteur à l’enfant-gâté de la littérature qui a rédigé ce roman français. Il y a des fulgurances dans tes pages de rentrée Fred, des vrais morceaux de tendresse et d’émotion. Mais il y aussi des accès de nombrilisme fatiguant, des croisades puériles, des clichés que tu as toi-même trop bien explosés/exposés dans tes autres romans. Je crois que tu as écrit ce roman avec sincérité, mais avec le nez collé contre le rétroviseur… Du coup,la route devant, l’intérieur de la berline, le décor, tout ça. C’est de l'écriture automatique, de la provoc’ de prisu et du bon mot en boîte.
Je voudrais bien que tu oses, Fred. Ecrire un autre livre de Beigbeder. Comme Windows of The World tiens…
Chris Corthouts

- Objection, votre Honneur, c'est un récit. Le récit d'une enfance vécue. Celle de Frédéric Beigbeder, balancé entre les us d'une bourgeoisie excentrique et ceux d'une aristocratie fauchée.
- Oui mais avec l'amnésie qu'il revendique, sur tout ce qui a trait à son enfance, on peut imaginer que l'auteur a forgé une histoire autour d' éléments rapportés.
Il demeure que je n'aurais jamais pensé prendre tant de plaisir à lire cette petite perle de la rentrée littéraire. De quoi réconcilier les fans de Beigbeder et ceux qui ne le sont pas (encore).
J'aimerais qu'on lise ce livre comme si c'était mon premier.
Motif fédérateur: l'arrestation de l'auteur, un soir de janvier 2008, tandis qu'il consomme quelque stupéfiante poudre. D'une garde-à-vue humiliante dont il fera une description sans concession, hyperbolique et drôle à la fois, Beigbeder cherche mentalement la liberté, celle de la mémoire retrouvée. Des pans de son enfance lui reviennent à la lueur patibulaire de la cellule.
Mon enfance n'est ni un paradis perdu, ni un traumatisme ancestral. Je l'imagine plutôt comme une lente période d'obéissance.
L'occasion d'un auto-portrait sincère, plutôt réaliste, à première (garde à ) vue. Ce Peter Pan de notre littérature en devient pour le coup, très attachant. Et puis une vraie révolte face à des conditions infectes de détention.
On peut oublier son passé. Cela ne signifie pas que l''on va s'en remettre.
Comment, en effet, survivre à une enfance protégée dans les paisibles quartiers de Neuilly-sur-Seine, au divorce de ses parents, au sentiment d'admiration qu'on porte à son frère et qui vous pousse à la rébellion, ...?
Comment surtout se situer face au temps qui passe?
Depuis, je n'ai cessé d'utiliser la lecture comme moyen de faire disparaître le temps, et l'écriture comme moyen de le retenir.
Apolline Elter

Un roman français
, Frédéric Beigbeder, Grasset, août 2009, 281p., 18€00

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01 11 09

Marie Ndiaye goncourtisée

Marie_NDiayeRomancière pur-sang, gagnante du Goncourt 2009, elle a dominé la rentrée avec ses Trois femmes puissantes.
Cette petite bonne femme a l’étoffe d’une grande romancière, se dit-on en lisant Trois femmes puissantes, huit ans après Rosie Carpe qui lui valut le Prix Femina 2001, un début de notoriété publique et l’indépendance financière. Ecrivain de race dès son premier livre, cette bonne élève de mère française et de père sénégalais entra à dix-huit ans dans la prestigieuse écurie de Jérôme Lindon, aux éditions de Minuit, avec un livre intitulé Quant au riche avenir et cousu d’une seule phrase, plus chic tu meurs. Neuf ouvrages, fictions et théâtre, suivirent à la même enseigne, ses pièces (vues en nos régions) entrèrent au répertoire de la Comédie-Française et, surtout, l’écrivain évolua sans discontinuer, se fit moins « littéraire », plus en phase avec le monde et le traduisant de plus en plus librement avec un grand art de « médium ».
Son dernier roman, à cet égard, saisit par la pâte humaine de ses personnages et l’empathie profonde avec laquelle elle en retrace les destinées, sur fond de déracinement et d’humiliations vécues par des femmes et des hommes de notre temps. On pense à l’immense V.S. Naipaul, Nobel de littérature 2003, en lisant Trois femmes puissantes, et parfois à la Duras « annamite» ou au Simenon « africain », pour son écriture ou pour ses atmosphères et ses coups de sonde dans la psychologie conflictuelle des protagonistes. Une certaine magie, des oiseaux plus ou moins inquiétants et des dérives au bord des gouffres de la folie et du meurtre imprègnent en outre le roman de leur inquiétante étrangeté, dont on ressort ému et « sonné ».
La première histoire de ce triptyque marque les retrouvailles de Norah, Sénégalaise devenue avocate à Paris, convoquée par son père despote (et non moins déchu) à Dakar où elle est censée défendre son frère qui s’accuse du meurtre de sa belle-mère et amante. Mais la vérité, manipulée par le terrible patriarche déchu, reste à démêler…
Non moins retors, Rudy Descas, le prof blanc du lycée Mermoz de Dakar, qui a séduit la jeune Fanta et lui a fait miroiter un avenir meilleur en France, se retrouve là dans la peau d’un déclassé minable, entre sa femme dépitée qui le rejette et sa mère fondue en mystique débile.
Enfin, le plus triste sort est vécu par Khady Demba, entr’aperçue dans la première histoire et retrouvée dans une accablante suite d’épisodes au fil desquels, après la mort prématurée de son mari la laissant sans enfant, elle va vivre le calvaire des « damnés de la terre » en quête de lendemains qui chantent.
Or, sans préjugés politiquement corrects, remarquable par sa façon de percevoir les moindres mouvements affectifs de ses personnages, en relation avec leurs démêlés économiques, Marie Ndiaye brosse des portraits qui saisissent par leur caractère quasi symbolique et par leur vibration personnelle. Avec des vues pénétrantes sur le chantage affectif à base de calcul, la tyrannie douce ou le charme destructeur, notamment, la romancière justifie implicitement son titre en suggérant que la vraie puissance est, plus que force imposée: confiance inébranlable en soi et en la vie…
Jean-Louis KUFFER

Trois femmes puissantes, Marie Ndiaye, Gallimard, août 2009, 316p, 19€00.

Cliquez sur la couverture pour accéder au pertinent et excellent blog de Jean-Louis Kuffer.

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14 06 09

Bon, sain et pas cher

COFFEOn ne présentera plus Jean-Pierre Coffe ni ses ouvrages, ni son salutaire dada : manger de la qualité. "A pas cher", c'est aussi possible. Pour moins de 9 € par jour, et en famille, s'il vous plaît !
Recettes et ingrédients dans cet ouvrage qui, lui-même, est vendu à petit prix.
Avant de le lire, écoutez-le. C'était ce vendredi matin, dans le Grand Morning de Nostalgie, avec mes comparses Philippe & Laure.


Le plaisir à petit prix : Bien manger en famille pour moins de 9 euros par jour , Jean-Pierre Coffe, Plon, 2009, 384p., 9€90.

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17 01 09

Scenarii Quiriny

QUIRINYJubilatoire. Tel est le mot qui résume le plaisir que Bernard Quiriny a dû éprouver en écrivant les quatorze nouvelles qui composent son recueil, celui que le lecteur ressent en les découvrant.
Des scenarii génialement absurdes, cyniques, farfelus, traités avec une logique implacable, imparable: du Geluck, Nothomb, d'Oultremont, Dahl, Aymé, Borgès, ... réunis, mêlés à la sauce d'encre de la plume quirinienne : une femme à la peau d'orange, sensuellement épluchée, un évêque dédoublé, un employé qui a un don d'ubiquité auditive, un groupe d'esthètes fascinés par les marais noires, ... et j'en passe. J'ai dégusté ces nouvelles comme des friandises, adhérant à cette "disposition d'esprit commune " dont l'auteur qualifie les familles littéraires.
C'est le premier traité de musicologie odoriférante", explique-t-il. Les compositeurs y sont classés selon les neuf groupes d'odeurs distingués au XIXe siècle par Zwaardemaker: éthérées, aromatiques, fragrantes, ambrosiaques, alliacées, empyreumatiques, capryliques, répulsives et nauséeuses.
Des zygomatiques suppliciés,
Un prix Rossel* 2008 largement justifié.
Apolline Elter

Contes carnivores, Bernard Quiriny, Seuil, mars 2008, 248 pp, 18 €

* Le prix littéraire le plus populaire de Belgique.

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21 12 08

Prix du Livre européen : deuxième

JUDTAprès un premier prix du Livre européen fortement marqué politiquement envers une Belgique en difficulté institutionnelle (cliquez sur la couverture et la photo), on attendait beaucoup de cette deuxième _je n'ose pas dire session_ édition.
S'il ne s'agit pas d'un roman que le jury présidé par Jorge Semprun a élu, ce livre fleuve du journaliste britannique Tony Judt mérite l'attention de tous.
Après la guerre raconte, analyse et met dans une perspective encore inédite la reconstruction de TOUTE l'Europe au cours des soixante dernières années. Dans cette fresque où tout se tient depuis les Balkans jusqu'à l'Oural en passant par les pays de la CECA, Tony Judt nous fait descendre dans les ruines de l'Europe de l'Ouest et de l'Est après la seconde guerre mondiale. Retour de nazisme, retour du communisme, Après la guerre est un immense tourbillon de nations et de nationalités sorties du chaos à des époques et en des lieux bien différents. Ce phénomène que seules les années rendront clair et net dans un chapitre de livres d'Histoire valait bien un premier récit, gigantesque.
Découvrez-le !

  JORGE SEMPRUN - Brice Depasse

Sans titre14Après guerre : Une histoire de l'Europe depuis 1945, Tony Judt, Ed Armand Coli, septembre 2007, 1018p.

Photo : Edouard Smekens

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10 10 08

Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008

LECLEZIO_faimUn évènement. La maison Gallimard s'apprête à envelopper Ritournelle de la faim, le nouveau roman de Jean-Marie Gustave Le Clézio du plus prestigieux et rare des bandeaux éditoriaux : Prix Nobel.
Reconnaissance méritée qui aura, comme pour Albert Camus, connu quelques tentatives avortées de l'académie suédoise au génie littéraire et poétique d'un homme tranquille, probablement le plus effacé de la grande génération des années soixante.
Nous vous laissons profiter de cet entretien enregistré quelques heures à peine avant l'annonce. Si son oeuvre vous est encore étrangère, l'homme vous touchera. Indubitablement.
Les prix Nobel français ne furent pas légion au cours de ces cinquante dernières années : Claude Simon, Jean-Paul Sartre, St John-Perse (Gao Xingjian en tirant un peu sur la couverture) et Albert Camus.

Ritournelle de la faim, JM G Le Clézio, Gallimard, octobre 2008, 206p., 18€00.

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15 09 08

D'amour et d'amitié en Algérie

KHADRAC'est un très grand Khadra que publie Juliard cet automne. Quel souffle ! La richesse, la misère, le soleil d'Algérie, les attentats, le maquis, les amours impossibles, l'amitié grégaire des ados, le charme de l'avant-guerre, le désert, la guerre d'indépendance, les fêtes, le racisme, l'Islam, la fierté, l'alcoolisme, le pardon, les anciens combattants, la vieillesse, le bon vin, l'anisette, les premiers émois, la première fois, ... tout sonne dans cette épopée où les destins personnels sont broyés par le grand marteau de l'Histoire.
Yasmina Khadra est, certes, un de nos grands producteurs de best sellers actuels. Son humanité, son talent et son style font de lui un des écrivains majeurs contemporains.
Quel beau et juste Prix Nobel de littérature il ferait.

   YASMINA KHADRA – Brice Depasse 1
   YASMINA KHADRA – Brice Depasse 2
   YASMINA KHADRA – Brice Depasse 3

La chronique sur Nostalgie :

   GRAND MORNING - Yasmina Khadra

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra, 2008, 413p., 20€00.

Yasmina Khadra04Photo : Alain Trellu

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11 11 07

Grand entretien : Yannick HAENEL (troisième partie)

Yannick Haenel24"Nous passons notre temps à fraterniser dans l'inessentiel" Heidegger. Et Yannick Haenel d'ajouter, "il suffit d'allumer la télévision à n'importe quel moment ou de se rendre aux Galeries Lafayettes un jour de soldes."

  YANNICK HAENEL - Nicky Depasse 5

J'admire Sollers mais je ne suis pas son fils spirituel. Je ne suis le fils de personne".

  YANNICK HAENEL - Nicky Depasse 6

Photos : Alain Trellu

«Cercle», de Yannick Haenel, L’Infini, Gallimard, 501p, 21€00

Acheter «Cercle»

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07 11 07

Amélie Nothomb, Prix de Flore 2007

NOTHOMB Ni d'eve ni d'adamParce qu'elle le vaut bien. Parce qu'il le valait bien ce "Ni d'Eve ni d'Adam". La référence à la pub de ce début d'article est aussi consternante que la majorité des articles fleurissant sur le Prix de Flore 2007. On invoque la ratio du prix à sa création par Beigbeder en 1994, les ventes astronomiques des livres d'Amélie, bref un tas de raisons pour lesquelles elle ne devrait pas recevoir ce prix. Et le roman dans tout ça ?
Au cas où cela intéresserait quelqu'un, nous l'avons trouvé enthousiasmant (voir notre chronique en cliquant sur la couverture), digne séquelle de celui qui lui valut le Prix de l'Académie Française et deux millions d'exemplaires vendus. Un pari difficile et réussi. Un rendez-vous et un ton inattendus. Voilà le livre qui méritait bien un Prix. Proficiat Amelieke.

  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 1
  AMELIE NOTHOMB - Brice Depasse 2
Amélie Nothomb 01
Photos : (c) Marianne Rosenstiehl / H&K

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