08 06 08

Pascal Dessaint primé et tourné

DESSAINT VerrasEn cours d'adaptation au cinéma, Cruelles natures de Pascal Dessaint a reçu le Prix Mystère de la critique 2008.

  FM BIRONNEAU - Nicky Depasse 2


DESSAINT Cruelles natures , Pascal Dessaint, Rivages/Thriller, mars 2007, 221p., 16€00.
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Tu ne verras plus, Pascal Dessaint, Rivages/Thriller, 258p., mars 2008, 17€00

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08 06 08

Streets of Philadelphia

PETE DEXTERPhiladelphie. Quartier de God's Pocket. Leon Hubbard meurt sur un chantier. Un peu trop vantard, la lame de rasoir toujours à portée de main, il a provoqué une fois de trop un de ses collègues. Version officielle : accident du travail. Mais sa mère et d'autres gens du coin veulent en savoir plus. L'affaire prend de l'ampleur, la mafia s'en mêle et Richard Shellburn, journaliste spécialisé dans les faits divers, est envoyé par son rédacteur en chef pour mener sa propre enquête.

  FM BIRONNEAU - Nicky Depasse 3

God’s pocket, Pete Dexter, Editions de l’Olivier, mars 2008, 21€00

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08 06 08

Les Terres d'Amérique de Craig Davidson et Sherman Alexie

DAVIDSONNous terminons cette sélection par deux romans de la collection d'un grand libraire de la capitale française : Terres d'Amérique.
Craig Davidson dont nous vous avons déjà parlé et Sherman Alexie (Flight, déjà chroniqué par Valérie) avec qui nous proposerons une rencontre cette semaine.

  FM BIRONNEAU - Nicky Depasse 4

ALEXIE_FLIGHT

Sherman Alexie, Flight, traduit de l’américain par Michel Lederer, Terres d’Amérique, Albin Michel, mai 2008, 201 pages.,16€00.

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Juste être un homme, Craig Davidson, Terres d’Amérique, Albin Michel, mars 2008, 245p., 19€90

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07 06 08

Le titre... tout est dans le titre

DESCOSSEAssocié à la « nouvelle génération » des auteurs de thrillers français, Oliver Descosse nous revient à temps pour se glisser, en toute logique, dans la valise du vacancier amateur de lecture sous-le-parasol. « En toute logique », puisque avec des chapitres courts, une intrigue éclatée en deux enquêtes que rien ne semble rapprocher et des personnages qui fleurent bon la boîte à outils du parfait polar estivale, cette Liste Interdite ne surprend jamais … mais remplit parfaitement son rôle. Celui d’un « page-turner » comme les appelle Brice, soit un opus dont la lecture se mue rapidement en addiction. Chapitre après chapitre, péripétie après péripétie, on s’attache à ce policier black brut de décoffrage, à ce juge d’instruction au féminin rongée par le démon de la vengeance ou à cet enquêteur zen à la passivité toute relative. De découvertes en énigmes, de fausses pistes en rebondissements, La Liste Interdite pousse parfois la mécanique un peu loin (le jeu de piste se mue alors en jeu de l’oie où chaque rencontre est une « case » qui renvoie les héros et le lecteur vers une nouvelle recherche et un nouveau délai) mais finit par nouer les fils de son intrigue avec force et logique.
Que demander de plus ? Un pincée d’originalité peut-être…
Dr Corthouts

La liste interdite , Olivier Descosse, Michel Lafon, avril 2008, 566p., 20€90.

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17 05 08

Un soir de pluie

GARDNERVieille routière du polar, Lisa Gardner a effectué ses classes d’écriture, comme pas mal d’auteurs anglosaxons tout sexe confondu, dans le milieu des romance-novels. Ce que nous connaissons ici sous le nom de « collection Harlequin » et qui, de l’aveu même de l’auteure, n’ont qu’une durée de vie de quelques semaines dans les rayons des librairies. Tout cela pour annoncer la couleur : Lisa Gardner écrit efficace, rapide et cliché. Pas question pour autant de dire que Disparue est un mauvais livre ! Disons plus clairement qu’il s’agit d’un thriller de facture ultra classique, où les personnages sont tellement typés qu’il ne faut pas être grand clerc pour savoir qui survivra à la fin de l’histoire. Mais rendons à César ce qui lui appartient (enfin, à Lisa plus exactement) : la tension ne fléchit jamais et l’aventure est menée de façon carrée. C’est à peine si on remarque, en fin de parcours, une soudaine tendance à éclater le récit de façon un peu artificielle pour multiplier les lignes de suspense.
Bref, le genre de roman casse-tête à critiquer, puisqu’il ne passionne ni n’ennuie, il divertit. Ah ben, voilà une belle formule, tiens.
Dr Corthouts

Disparue, Lisa Gardner, Albin Michel, mars 2008, 423p., 19€90.

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17 05 08

Sous le ciel de Tchernobyl

TABACHNIKMétaphore intéressante que celle utilisée par Maud Tabachnik pour offrir aux lecteurs une radiographie de la Russie à l’époque de la catastrophe de Tchernobyl. Tout cela au travers de trois personnages emblématiques : un journaliste dont les parents ont quitté la mère patrie suite aux exactions commises sur les juifs, un mafieux roi de l’embrouille au cœur d’un système en pleine déliquescence et enfin un « ours » élevé en pleine nature, géant simple et victime toute désignée d’une police coincée entre réflexes du passé et pression du présent.
Grâce à ces trois points de vue, l’auteur se livre à une cartographie étonnante, précise des mutations qui ont secoué l’Union Soviétique depuis la révolution, la chute du Tsar et l’actuel « alignement » sur une logique capitaliste totalement déstructurée.
Sous des habits de thriller/polar, ce Ciel de Cendres est en réalité une réflexion toute en nuance sur l’Histoire et ses changements, sur les soubresauts de toute une nation dans laquelle les hommes ont perdu leurs repères.
Un défaut ?
Oui, tout cela est trop court ! Sacrifiant peut-être au rythme nécessaire du polar, Maud Tabachnik pousse tous ses personnages vers une conclusion que je me garderai bien de vous révéler.
On aurait apprécié de rester plus longtemps en leur compagnie.
Dr Corthouts

Ciel de cendres, Maud Tabachnik, Albin Michel, avril 2008, 283p., 19€00.

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11 05 08

Société d'une personne (a)morale

MOURADPour l’instant vous êtes encore majoritaire. Mais dans ce cas, évidemment, plus question d’augmentation de capital. Il vous sera donc impossible de rembourser vos créanciers. Vous serez mis en liquidation, avec interdiction d’exercer votre métier pendant 15 ans. Votre personnalité morale sera sans doute invalidée - plus de passeport ; plus de carte d’identité. Vous ne serez plus qu’une créance douteuse sur les bilans des compagnies d’assurance [...].
Alexandre Guyot, 32 ans. Un argumentaire parfait, une campagne de communication sans pareille.
Alex est le premier humain à être coté en bourse, une société-personne. Il vaut quelques millions d’euros et vend donc 45% de lui-même sur le marché. Assisté par des juristes, des communicateurs, des avocats, il découvre comment profiter de la vie en levant 1 million d’euros de liquidités sur ses revenus à court et moyen terme. Mais quand il faut faire face aux côtés moins agréables, seuls ceux qui ont des intérêts financiers restent. Les "amis", eux, vendent ce qu’ils ont acquis de vous.
Et voilà, Alex avait quitté Claire, femme de petite vie, à la limite de la prostitution, mais petite amie attitrée. Quittée ? Oui, c’est choquant mais un homme célibataire est mieux coté...
Quand Claire se suicide, c’est non seulement Alex qui plonge mais la cotation d’Alex : il perd 90% de sa valeur.
Le voilà contraint à subir une OPA de la part d’une collègue cotée à la hausse qui ne veut que le mettre dans son lit. Contraint à constituer - non un couple- mais une société-couple et pire, contraint à créer une filiale...
Mais enfin, restons linguistiquement correct : entre relations filiales (parents-enfants) et une filiale, tout est commun. Alors pourquoi ne pas parler de son enfant comme de sa filiale !
Ce n’est même pas un roman d’anticipation, car c’est à ce moment, aujourd’hui, qu'il se situe. Cauet, Sarkozy et autres personnages actuels sont en arrière-trame !
Au départ, l’idée semble amusante, intéressante limite culottée mais l’intrigue nous conduit à réfléchir sur le véritable sens de la valeur humaine. Le propos est assez pessimiste dans un premier temps car on conclut que la personne ne vaut que ce que son porte-feuille, ses muscles et son cerveau peuvent apporter comme dividendes.
Ce livre a le grand mérite de nous obliger à ne plus voir les autres comme des valeurs dans un marocain d’amis. A redonner un sens à ce qui n’est pas chiffrable. Et finalement, ce qui semble une bonne idée, devient une nouvelle façon de se créer son propre enfer.
Un roman mais qui fait cogiter. Un thriller boursier en fait, bien ficelé.
Véronique De Laet

Les actifs corporels, Bernard Mourad, illustré par Pascal Colrat, J’ai lu, août 2007, 249p., 5€60.

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10 05 08

Gaïa : sublime fin de cycle

CHATTAM 2008Une somme. C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai refermé le dernier roman de Maxime Chattam. Non pas une « somme » en terme littéraire mais bien une somme thématique, l’aboutissement d’une réflexion entamée avec Les Arcanes du Chaos, poursuivie dans Prédateurs et enfin conclue (provisoirement ?) avec cette Théorie de Gaïa. De l’histoire, je ne vous dirais rien ou presque. Sachez simplement que dans le plus pur style « Jurrasic Park » un trio de chercheurs est parachuté au cœur d’une série d’événements dramatiques… dont les implications pourraient bien changer notre vision du monde.
Pas besoin d’en savoir plus pour être happé par un thriller scientifique et horrifique au cœur duquel les références se télescopent avec malice. Alien, Aliens, Lost, Jurrasic Park, A La Poursuite du Diamant Vert mais aussi des clins d’oeil appuyés aux jeux vidéo, à la littérature de genre ou encore à la musique forment une toile riche sur laquelle Maxime Chattam accroche une intrigue totalement maîtrisée. Et ce n’est pas tout. Si l’exercice se limitait à une savante remise en forme d’une tripotée d’influences, on flirterait trop vite avec la parodie, voire avec le plagiat. Mais où La Théorie Gaïa fait fort, c’est dans la réflexion scientifiquement étayée et intelligemment vulgarisée. Le thriller se fait alors objet de débat, ouvre les portes d’un vrai questionnement : Maxime Chattam ose titiller un Michaël Crichton sur son propre terrain. On excusera du coup un final un rien pyrotechnique – il ne manque, lors d’une des scènes finales, qu’un Bruce Willis lâchant son classique « Yi Pi Kaïe Hé Mother f… » pour compléter le tableau – et certaines références tellement évidentes qu’elles en deviennent des clichés. Mais à ce niveau d’expertise, de maîtrise et de tension, franchement, c’est vraiment par pur plaisir de pinailler que je les évoque.
Dr Corthouts

La théorie Gaïa, Maxime Chattam, Albin Michel, avril 2008, 405p, 22€00

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22 01 08

La lagune du mensonge

WILSONAllez chez votre libraire. DEBUSQUEZ CE LIVRE. Guillaume MUSSO (excusez du peu) se joint à moi pour vous dire que ce premier roman du britannique Andrew Wilson est une véritable perle, un thriller dont on n'a pas fini de parler.
Un palazzo vénitien dans lequel vit reclus depuis des lustres un riche anglais auteur d'un unique roman considéré comme un classique. Un jeune diplômé en Art, anglais lui aussi, débarque chez lui accidentellement. Il cherche un emploi qui lui permettrait d'écrire son premier livre.
La suite est digne d'un Limier mâtiné de Cercle des poètes disparus en beaucoup plus pervers.
Andrew Wilson a mis dans son roman tant de choses qu'il rend leur énumération fastidueuse et inutile. Sachez seulement que ces 300 pages vous happeront tout entier car le plaisir de lecture habite chaque phrase, chaque lieu, chaque personnage, chaque thème.
J'oubliais une chose, encore : le dénouement est diabolique.
Brice Depasse

« La langue du mensonge », de Andrew Wilson, Albin Michel, 296p, janvier 2008, 20€00

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09 08 07

Chronique express : Conjuration Casanova

CASANOVA GIACOMETTI RAVENNEAprès Le Rituel de l’Ombre, excellent roman qui avait pour cadre les loges maçonniques et des nostalgiques du troisième Reich, Giacometti et Ravenne lancent leur inspecteur Marcas sur une nouvelle enquête sulfureuse. Cette fois, ce sont les adeptes d’une obédience déviante, sous les ordres d’un certain Dionisos qui sèment les cadavres sur leur chemin.
Excellente structure, personnages parfaitement typés, rebondissements à gogo et action haletante, il n’en faut pas plus pour que cette Conjuration trouve le chemin des lectures de l’été. D’autant que l’aventure se déroule à Paris, mais aussi sur les côtes siciliennes, en Espagne et, Casanova oblige, à Venise ! Une balade sudiste, tout en restant dans son transat, pour le prix d’un dixième de billet low-cost ! Toujours insatisfait, ou noyé jusqu’aux yeux dans de trop nombreuses lectures, j’ai simplement trouvé le dénouement de l’aventure un chouïa tarabiscoté. Mais sous le parasol, personne ne s’en plaindra.
Chris Corthouts

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